* Château FONBADET, UN PAUILLAC DE CHARME

Fonbadet P. Peyronie
À la tête des Deuxièmes Grands  Classés. Charmante, Pascale Peyronie, aux côtés de son père, Pierre, perpétue la tradition familiale avec talent et passion.

Un vrai coup de coeur pour son Pauillac 2011, coloré, de bouche puissante et dense, aux nuances de framboise cuite, d’humus et de réglisse, d’une structure très soutenue, charnu, d’une finale complexe. Le 2010 est un grand vin où la complexité s’allie à la distinction, de couleurrouge profond aux reflets violets, aux tanins enrobés par le fruit, avec des nuances de cassis et d’épices, ample et bien corsé, de belle garde. Superbe 2009, qui réunit concentration aromatiqueet souplesse en bouche, marqué par ces senteurs très spécifiques de fumé, avec ces nuances de groseille et de truffe, aux tanins soyeuxcharnu comme il se doit, de belle garde.

Le 2008 est de couleur foncée, aux notes de fruits rouges bien mûrs (griotte, framboise…), un vin aux tanins très équilibrés, de bouche pleine, de belle garde. Le 2007 est structuré, très élégant, de bouche profonde, tout en arômes, aux connotations de mûre et de griotte, un vin corsé, aux nuances d’épices en finale, aux tanins harmonieux mais amples à la fois, de bouche soyeuse, idéal sur un carré d’agneau rôti aux courgettes et tomates farcies. Beau 2006, ample, de couleur intense, racé, auxtanins riches et bien équilibrés, aux connotations de cassis, de mûre et de poivre, tout en bouche, rond et velouté. Grand 2005, avec beaucoup de matière, au nez subtil où dominent les petits fruits cuits et la réglisse, mêlant richesse et souplesse des tanins, concentration et subtilité aromatique, avec ce côté charnu très caractéristique et tout en charme.

Goûtez le Second Vin, l’Harmonie de Fonbadet 2010, charnu, de belle robe soutenue, ample en bouche, au nez légèrement épicé, avec des notes de groseille et de cassis, aux tanins fondus mais structurés à la fois, de très bonne évolution. Le 2009, est excellent aujourd’hui, mêlant structure et finesse, de belle robe intense, très équilibré, très parfumé (épices, groseille…), un vin riche et corsé.

Château FONBADET 

(PAUILLAC)
Pierre et Pascale Peyronie

33250 Pauillac
Téléphone :05 56 59 02 11
Télécopie : 05 56 59 22 61
Email : pascale@chateaufonbadet.com
Site : www.chateaufonbadet.com

 

- L’ACCORD IDEAL DES VINS ET DES FRUITS DE MER

Il n’est souvent pas si simple d’accorder les fruits de mer. Le goût iodé puissant des coquillages et des crustacés peut gâcher un vin. Il faudra choisir des vins blancs suffisamment nerveux donc assez puissants et dotés d’une belle acidité.

Quel vin avec les coquillages : coquilles Saint-Jacques, huîtres, moules, oursins 

Sur des huîtres : Les huîtres crues ont un goût très fin qu’il ne faudra surtout pas masquer par des vins blancs trop boisés ou puissants. Les vins blancs choisis devront être secs, aromatiques et d’une certaine minéralité en bouche. Sélectionnez des appellations comme Muscadet, Chablis ou encore Riesling voire même un Champagne extra-brut.

Sur des moules marinières, proposez des vins blancs légers et expressif au nez tels qu’un Pinot Blanc d’Alsace ou un Edelzwicker fruité et aromatique ainsi que des vins blancs de Provence comme un Coteaux d’Aix en Provence ou un Coteaux Varois.

Avec des coquilles Saint-Jacques à la chair plus sucrée et moelleuse, on s’orientera sur des vins blancs plus amples et complexes tels qu’un Condrieu, un Puligny-Montrachet, une Palette ou encore un Meursault.

Avec des oursins : Le caractère iodé prononcé des oursins appelle des vins blancs secs et dotés d’une bonne acidité et d’une certaine minéralité en bouche, on pense à des vins blancs du Val de Loire qui iront parfaitement tels que les appellations Savennières, Chinon, Sancerre ou encore Pouilly-Fumé.

Quel vin avec les crustacés : tourteaux, langoustines, langoustes, crevettes, homards, écrevisses

Les crustacés à la chair fine, plus ou moins dense, permettent de nombreux mariages avec le vin. On pourra accorder des vins rouges légers comme un Irancy, un Pinot noir d’Alsace ou encore un vin d’Anjou, avec des crustacés accompagnés de sauces. L’idéal reste encore les vins blancs à la fois puissants et délicats. Vous choisirez votre vin en fonction du type de préparation à savoir cru ou cuit. On retiendra les accords suivants : Pacherenc-du-Vic-Bilh sec et écrevisses à la gasconne, Langouste et Châteauneuf-du-Pape Blanc ou encore Homard à l’Américaine et Alsace blanc en vendanges tardives.

Les vins de l’année avec Vins du Siècle

* LA BORDEAUXTHEQUE, GALERIES LAFAYETTE, PARIS

Bordeauxtheque 2“La Bordeauxthèque a été ouverte en mai 2010, nous dit son Président, Christophe Dufournier. L’idée était de créer la plus grande Cave des Vins deBordeaux au monde. Nous créons des manifestations, des dégustationscommentées autour du Bar Rouge, où l’on peut déguster à tout moment de la journée des grands crus au verre au meilleur prix. Ainsi l’amateur peut, s’il le souhaite, acheter la bouteille à la Bordeauxthèque qui jouxte le bar. Dans ces 250 m2, nous avons installé une sélection absolument unique de Bordeaux avec un premier prix à 4,90€ jusqu’à des prix beaucoup plus élevés avec les neuf grands crus : Lafite-Rothschild, Latour, Margaux, Mouton-Rothschild, Haut Brion, Mission Haut Brion, Cheval Blanc, Petrus et Yquem, sur une trentaine demillésimes, ce qui est tout à fait unique. Ces flacons prestigieux sont exposés dans une rotonde centrale coiffée d’une coupole dorée.

Le centre abrite un socle circulaire sur lequel rayonne l’ambre des bouteilles d’Yquem. Quelques bouteilles mythiques telles que Mouton 1945 ou Yquem 1899 font figures de piècesde collection dignes d’un musée. Ce magasin de Vins est conçu comme une bibliothèque du XVIIe siècle, un ouvrage architectural tout à fait prodigieux. Notre gamme est prévue pour satisfaire tous les types d’amateurs de Vins deBordeaux. Nous avons une sélection de crus classés, des deuxièmes Vins de ces crus classés, des crus bourgeois ainsi que de délicieux “petits” châteaux, bien sélectionnés pour leur qualité. Tous les mois, nous organisons une opération “Fenêtre sur Bordeaux”, un vin sélectionné et distribué dans l’ensemble de nos magasins, nous aimons mettre en avant un petit vignoble bordelais.

Nous avons une gamme extrêmement large de 1500 références et c’est ce qui fait de la Bordeauxthèque un lieu unique. Notre objectif est de pouvoir contenter tous les désirs de la clientèle en leur proposant des Vins de qualité, la famille Moueix étant très attachée à cela. Une équipe de 6 personnes sommeliers et vendeurs polyglottes conseillent une clientèle française et internationale. Les Galeries Lafayettes de Paris est le magasin qui accueille chaque année le plus de clients en France. Beaucoup d’étrangers s’intéressent à notre sélection ainsi que de nombreux parisiens connaisseurs qui viennent acheter régulièrement. J’ai pour objectif de faire encore mieux connaître la Bordeauxthèque aux parisiens.”

* LES FORMIDABLES CUVEES DE Charles HEIDSIECK 

Heidsieck Blanc des MillenairesHeidsieck Blanc des Millenaires
« Charles Heidsieck, nous explique Régis Camus, Chef deCaves, a atteint un tel niveau d’équilibre et d’harmonie qu’il a été qualifié de perle rare de la Champagne. Il s’adresse aux vrais amateurs deChampagne. Pour Charles Heidsieck comme pour Piper-Heidsieck, nous raisonnons de la même façon : tout a son importance. Le style et la qualité sont le résultat de parti-pris multiples, depuis les vendanges jusqu’au moment de l’expédition. » La palette d’assemblage est en effet riche et complexe avec plus de 100 crus qui reflètent toutes les nuances du vignoble champenois. L’assemblage se fait avec environ un tiers de chacun des trois cépages, selon les années. La proportion des vins de réserve est supérieure à un tiers, ce qui est rare en Champagne, et ils peuvent avoir jusqu’à huit ans de maturation. Le vieillissement de quatre ans minimum donne une remarquable complexité aromatique. Les vieux millésimessont de véritables trésors pour l’amateur. La Maison a créé son oenothèque, avec des vinsd’exception, de grandes années. Là encore, Régis Camus a l’oeil sur tout : la surveillance de la vigne, le choix des raisins, le pressurage et la vinification cru par cru… Ses objectifs : refléter la richesse du terroir champenois et perpétuer le style Charles Heidsieck. La maturation dans les crayères est de trois ans minimum, deux fois plus que la durée imposée par les réglementations de l’appellation. Splendide Blanc des Millénaires 1995, un assemblage de raisins de 5 crus de la Côte des blancs, un grand vin vieilli minimum 10 ans avant d’être mis sur le marché, dense, très parfumé, mêlant finesse et charpente, d’un bouquet très aromatique aux connotations de 6pêche, de pain brioché et de citronnelle, un Champagne tout en bouche, riche et très charmeur, une très grande cuvée. Ce Blanc des Millénaires est une cuvée mythique, assemblée exclusivement à partir de Chardonnay, un brillant exercice de style et certainsmillésimes atteignent la dimension du chef d’oeuvre. Le Champagne Blanc De Blancs brut Divin est de mousse fine et persistante, d’une belle complexité en bouche, un Champagne très bien dosé, ample et charpenté, qui sent le pain grillé et la pêche jaune, d’une belle élégance, avec des nuances de fleurs au palais, tout en structure, d’une belle finale. Beau brut Réserve Mis en Cave 2003, de belle robe, finement bouqueté (aubépine, rose), très fin, de bouche subtile, persistante et très parfumée (fruits frais, amande, pain grillé), de mousse intense, idéal sur une cuisine raffinée. Beau brut rosé Millésime 1999, riche en parfums (petits fruits rouges mûrs), de bouche pleine, d’une belle longueur. Le brut roséRéserve, aux arômes de fruits rouges frais, coloré, est classique et distingué, de bouche ample. Le brut Millésimé 2000, distingué, allie richesse aromatique et persistance, un Champagne très bien dosé, aux senteurs de fleurs et de fruits (abricot, pêche), élégant, de bellerobecorsé, d’une finale harmonieuse. Le brut Réserve est complexe, frais et charpenté à la fois, aux nuances où dominent la rose et le miel.
Présidente : Cécile Bonnefond – Directeur : Stephen Leroux 12, allée du Vignoble 51100 Reims Téléphone :03 26 84 43 00 Télécopie : 03 26 84 43 49 Site : www.charlesheidsieck.com

- SAVOIE ET JURA : LES MEILLEURS VINS ONT TOUT POUR EUX !

¥PERRIER¥INSERTION PRESSE HD 18-09-12Top Palmarès Vignerons 2015
 Région Jura-Savoie
- Prix d’Honneur ❤❤❤❤❤ : 6
- Prix d’Excellence ❤❤❤❤ : 6
- Satisfecits ❤❤❤ : 5
- Lauréats ❤❤ : 3
En Savoie, en Roussette comme en Mondeuse, en Apremont comme en Jongieux, le vignoble associe remarquablement ses vins à la cuisine régionale. Le terroir a son importance ici, comme le vigneron. La diversité des terrains (mélange de blocs rocheux marno-calcaires émanant du Granier avec les sols en place pour les vins d’Abymes et d’Apremont, par exemple) constitue le terroir de prédilection du cépage fondamental pour les blancs secs de Savoie, la Jacquère. Les rouges, provenant du Gamay noir à jus blanc comme ceux de Chautagne, et ceux issus de la Mondeuse, aux arômes de fraise et de violette, dont le bouquet s’épanouit en vieillissant comme ceux des vins de Pinot, sont fins et fruités. Ici, les vins sont élaborés selon des méthodes traditionnelles et ces blancs, dont les crus les plus typés se caractérisent par une robe brillante et un fruité discret à la nuance de noisette, ont une véritable spécificité.

TOP VIGNERONS SAVOIE

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Alain BOSSON
Cave de CHAUTAGNE
Domaine de CHEVIGNEUX
Denis FORTIN
Vins LAMBERT
Domaine MEUNIER
Michel et Xavier MILLION-ROUSSEAU
Maison MOLLEX
Pascal PAGET
Domaine Franck PEILLOT

Dans le Jura, les vins possèdent une palette unique : les blancs et les rouges méritent une dégustation, les rosés sont souvent superbes et s’associent à ces rares et complexes vins jaunes aux arômes de noix qui atteignent leur apogée au bout de quelque 20 à 25 ans, et aux vins de paille, des vins de liqueur faits de raisins surmaturés conservés sur un lit de paille.

TOP VIGNERONS JURA

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Domaine Benoît BADOZ
Joseph DORBON
Domaine Daniel DUGOIS
Domaine Amélie GUILLOT
Domaine Jacques TISSOT
VOIR LE Classement des meilleurs BEAUJOLAIS/JURA/SAVOIE
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PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

CHENAS MOULIN-A-VENT
BEL AVENIR CHAMPAGNON DUBOEUF MORTET

P.-M. CHERMETTE SAMBIN

Cave Ch. CHENAS

MORGON JULIENAS REGNIE
Gérard BRISSON

GRANIT DORÉ Michel GUIGNIER PIZAY Michel TÊTE

CHAPONNE CHERS GAGET VOLUET

FLEURIE SAINT-AMOUR BEAUJOLAIS
Cédric CHIGNARD

BOISFRANC (B) (bl) Cédric VINCENT (B) EMERINGES (B) GUELET MONTERNOT (B) PÉRELLES (B)

A. S. DUBOIS FOURNELLES LASSAGNE MANTELLIERE NUGUES (B) PAMPRES D’OR (B) PARDON ROTISSON (B)

BROUILLY COTE-DE-BROUILLY CHIROUBLES
CHEYSSON COMBE AU LOUP CRÊT DES GARANCHES Alain MICHAUD

BARON DE L ECLUSE A. CHARVET LORON

SAVOIE JURA BUGEY
MOLLEX (Sa)

Alain BOSSON (Sa) DORBON ( Ju) Daniel DUGOIS (Ju) MILLION-ROUSSEAU (Sa) Pascal PAGET PERRIER (Sa)

Benoît BADOZ (Ju) Denis FORTIN (Sa) Amélie GUILLOT (Ju) LAMBERT (Sa) MEUNIER (Bugey) Franck PEILLOT (Sa)

ANGELOT CAVE CHAUTAGNE (Sa) DUPASQUIER MACLE

DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CHENAS MOULIN-A-VENT
Jean BARONNAT*

JUILLARD-WOLKOWICKI

MORGON JULIENAS REGNIE
DONZEL DUFOUR

 

PIRON PLAIGNE

FLEURIE SAINT-AMOUR
METRAT* VIGNES du PARADIS*

 

CRÊT du RIS MADONE MARRANS

BROUILLY COTE-DE-BROUILLY CHIROUBLES
BEAUJOLAIS-VILLAGES BEAUJOLAIS
CHEVIGNEUX (Bugey) MOREL PETIT (Ju) PINTE PUFFENEY

 

TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CHENAS MOULIN-A-VENT
CHANTEGRILLE

CÔTES DE LA MOLIÈRE

MORGON JULIENAS REGNIE
Dom.du VIN DES POÈTES
FLEURIE SAINT-AMOUR
(Cave SAIN-BEL)
BROUILLY COTE-DE-BROUILLY CHIROUBLES
DALAIS Domaine de la MOTTE
BEAUJOLAIS-VILLAGES BEAUJOLAIS

 

IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements

- L’ACCORD IDEAL DES VINS ET DES VOLAILLES

Poulets, pintades, pigeons, canard, et dindes, appellent une multitude d’accords mets et vins. La volaille est véritablement le trait d’union entre les vins rouges et les vins blancs. En plus du jeu des textures et des goûts, on peut s’intéresser au jeu des couleurs entre la chair de la viande et la robe des vins. Cependant, on évitera de servir des vins rouges trop tanniques ou des blancs très boisés qui risquent de trop s’imposer face au plat servi.

Quel vin avec les volailles rôties 

Avec les volailles rôties, présentez des vins rouges élégants et souples. On pense tout de suite à des vins faits à partir du cépage Pinot noir tels que le Pinot d’Alsace. Optez pour des grands vins de Bourgogne comme des Mercurey, Marsannay ou autre Passetoutgrain issus des cépages Gamay et Pinot noir mais aussi aux vins du Beaujolais. Le poulet rôti, à la chair fondante en bouche et légèrement sèche, accompagné de ses pommes de terres à la peau craquante, ira très bien avec un vin gouleyant comme un Chiroubles. On raisonnera de même pour la dinde qui est plus une volaille réservée pour les fêtes. Avec un pigeon rôti à la viande délicate et juteuse, on pourra accorder des vins rouges jeunes sur le fruit et aux tanins peu marqués comme les vins rouges de Sancerre ou de Chinon mais aussi un Givry de Bourgogne.

Quel vin avec les volailles braisées

Une pintade au chou a un goût envahissant. On choisira des vins rouges souples en bouche et pouvant développer des notes évoluées de sous-bois mais aussi sauvages avec l’âge comme un Saumur-Champigny en Val de Loire, un Lirac dans la vallée du Rhône ou encore un Côtes dans le Bordelais. Il faut suffisamment de puissance pour équilibrer l’odeur du chou de la pintade par exemple. On retiendra comme accord mets et vins agréable, la dinde braisée et un Côte-du-Rhône Village Cairanne.

Quel vin avec les volailles mijotées 

Souvent ces plats sont accompagnés de sauces crémeuses grasses et odorantes ou bien des sauces au vin. Les recettes les plus connues sont le poulet à la crème et le coq au vin jaune. Libre à vous de choisir un vin blanc ou un vin rouge. Les vins blancs choisis devront être suffisamment gras et aromatiques au caractère bien trempé élevés en fûts de chênes tels un Minervois, un vin de Chardonnay du Languedoc ou un grand blanc de la Côte de Beaune comme un Meursault ou encore un vin blanc du Jura issu du cépage blanc Chardonnay. Si vous optez pour des vins rouges, choisissez-les aux tanins patinés pour un accord voluptueux avec la viande. Certains vins rouges de Bordeaux comme des Côtes de Bordeaux iront très bien ainsi que des vins de Pessac Léognan de quelques années.

Quel vin avec le canard 

Le canard qu’il soit confit, servi en cassoulet ou en magrets, peut privilégier l’accord plutôt régional. Des vins du Sud-ouest conviendront à merveille comme un Madiran ou un Cahors aux tanins accrocheurs dans leur jeunesse. Ils équilibreront le gras du confit ou la graisse du canard pour un accord par complémentarité gras/tanins. Si vous préférez un accord ton sur ton, optez pour des appellations comme Fronton, Gaillac ou encore Bergerac qui sont des vins rouges moelleux en bouche. Les recettes originales ; les aiguillettes de Canard sauce cassis avec un Fronton rouge, le magret de canard aux poires, miel et gingembre avec un vin blanc liquoreux comme un Sauternes.

Les vins de l’année avec Vins du Siècle

* En Alsace, les meilleurs vins sont sans réelle concurrence

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Top Vignerons Alsace

- Prix d’Honneur ❤❤❤❤❤ : 18
- Prix d’Excellence ❤❤❤❤ : 23
- Satisfecits ❤❤❤ : 19
- Lauréats ❤❤ : 3
Quelle belle région ! J’ai un faible pour elle, origines alsaciennes obligent, et c’est un réel plaisir de suivre cette route des vins qui serpente à travers les collines du vignoble, au pied des pentes boisées des Vosges.
Et comment ne pas apprécier l’extraordinaire convivialité des hommes de la région et ces vrais vins typés dont les meilleurs atteignent une typicité rare et procurent la joie du vin, à des prix très sages ?

Le vignoble s’étend du nord au sud sur plus de 170 km. Son parcours est un pur bonheur : des villages fleuris aux winstubs, des collines ondulées, où se dressent fièrement les vignes prêtes au combat comme des troupes de légionnaires romains à la multitude des crus, les uns plus typés que les autres. L’homme vient s’associer à un terroir hors du commun, où l’on élève des vins sans concurrence, avec cette typicité exceptionnelle.

Abrité des influences océaniques par le massif vosgien qui lui procure l’une des pluviosités les plus faibles de France (450 à 500 mm d’eau par an), le vignoble d’Alsace bénéficie d’un climat semi-continental ensoleillé, chaud et sec. Ce climat est propice à une maturation lente et prolongée des raisins, et favorise l’éclosion d’arômes d’une grande finesse. La géologie alsacienne représente une véritable mosaïque, du granite au calcaire en passant par le gneiss, le schiste, le grès… On ne peut pas confondre un vin d’Alsace avec un autre cru, tant les terroirs laissent s’exprimer particulièrement, ici, le Riesling, là, le Gewurztraminer ou le Pinot gris.

Le Classement et le Top Vignerons vous aident à choisir les incontournables.

 Quand boire les millésimes : voir la VINTAGE CODE

Cliquez sur le nom pour accéder gratuitement aux commentaires du Guide Dussert-Gerber des Vins 2015

Domaine des 7 VIGNES
Pierre ARNOLD
Domaine Christian BARTHEL
BAUMANN-ZIRGEL
Charles BAUR
BECK – Domaine du REMPART
Claude BERGER
BESTHEIM
Domaine Claude et Christophe BLEGER
Cave de CLEEBOURG
Domaine de La CROIX de MISSION
Domaine du MOULIN de DUSENBACH
Fernand ENGEL et Fils
Robert FALLER & Fils
Domaine René FLECK et Fille
Domaine Charles FREY
Pierre FRICK et Fils
Domaine Armand GILG
Domaine Henri GSELL
Bernard HAEGELIN
Domaine HAEGI
Vignoble André HARTMANN
Louis HAULLER
Domaine Victor HERTZ
Domaine HORCHER
HUBER et BLÉGER
CAVE de HUNAWIHR
Jacques ILTIS & Fils
Cave KAES
Jean-Louis KAMM & Fils
Domaine Damien KELHETTER
KIRSCHNER
Georges KLEIN et Fils
René KOCH & Fils
KUENTZ Romain & Fils
Jacques et Christophe LINDENLAUB
Gérard METZ
Château d’ORSCHWIHR
Maison PETTERMANN
Domaine Edmond RENTZ
Hubert REYSER
Maison REYSZ-JOST
Domaine Philippe SCHAEFFER
SCHAEFFER-WOERLY
Lucien SCHIRMER & Fils
Charles SCHLÉRET
Domaines SCHLUMBERGER
Domaine Aline et Rémy SIMON
Earl STINTZI
Domaine STOEFFLER
André VIELWEBER

 

- LES VINS DU SIECLE ONT DU TALENT !

Les Vins du Siècle est un grand site fédérateur, bilingue et mondial. Dans toute la France, « triés sur le volet », les meilleurs producteurs (la très grande majorité ayant l’exclusivité de leur appellation) sont retenus pour la typicité des vins, leur rapport qualité-prix-plaisir, l’expression de leur terroir et leur passion de vignerons.

Pas de vins à la mode, surcôtés ou de « jus de bois » dans Les Vins du Siècle. La typicité d’un vin, ce n’est rien d’autre que l’association d’un sol, d’un micro-climat, d’une plante et d’un homme. On ne peut aimer un vin qu’en appréciant celui qui le fait. Derrière une étiquette, il y a un viticulteur (ou une viticultrice) et c’est fondamental de ne pas les dissocier. Bien sûr, les sols ont une influence considérable et, dans chaque territoire, dans chaque commune, le vigneron fait la différence avec son voisin.

Il ne s’agit donc pas seulement de faire du bon vin, ce que tout le monde peut faire, mais surtout d’élever de vrais vins racés, reconnaissables entre mille, qui sentent ce “fumé” bourguignon, déploient ce “velours” libournais, ces senteurs alsaciennes, cette “chair” en Médoc ou à Châteauneuf, cette “minéralité” à Pouilly ou à Meursault, cette fraîcheur en Champagne comme dans nos grands liquoreux. Ces vins-là, “chouchoutés” par des vignerons avec lesquels on aime partager un moment de plaisir, dans une gamme de prix unique au monde, sont de vraies valeurs sûres. Grâce à eux, un Chinon ne ressemble pas à un Gigondas, le Cabernet franc est différent du Grenache…

Ce qui compte, en effet, c’est l’originalité. En dégustation, un consommateur doit pouvoir reconnaître un Saint-Émilion, un Châteauneuf-du-Pape de par cette diversité des cépages si bien adaptés aux différents terroirs français. La force du vin, c’est d’être un produit vivant et convivial. C’est donc un art de vivre, celui d’aimer la force de la Nature, de rêver en lisant quelques vers de poésie, de partager un nectar, en sachant que la qualité passe par la diversité, que l’extase est la même avec un très Grand Cru ou un vin modeste, puisque seuls comptent le plaisir de l’instant et celui du goût et du partage. Ce goût du vin, c’est avant tout culturel, c’est une question de mémoire collective avec une histoire, une tradition, ce que ne pourra jamais offrir un vin “fabriqué”, français ou étranger.

Quel intérêt de boire un vin de Bordeaux qui aurait le même goût qu’un vin du Languedoc, de Chine ou d’Australie ? Le vin, ce n’est pas un jus de bois mais un jus de raisin. Il faut qu’il garde son fruit et de la finesse. Quand on a la chance de pouvoir sortir de son sol un Sancerre “minéral”, un Châteauneuf-du-Pape épicé, un Pomerol qui sent la truffe, un Chambertin marqué par la griotte, un Sauternes issu du Botrytis, un Champagne où la craie apporte cette élégance ou un cru d’Alsace marqué par un sol unique… on n’a pas besoin de tricher. Il suffit de le faire savoir, d’expliquer pourquoi tel terroir donne à son raisin, puis au vin, ce goût de poivre ou de cannelle, tel autre celui du chèvrefeuille ou du cassis.

Partout en France, il y a de grands vins typés, dans toute la gamme, et sans que l’on soit forcément obligé de payer le prix fort pour avoir le meilleur. Le monde du vin est aussi celui du rêve et du plaisir, du partage et des rencontres avec des hommes et des femmes attachants et passionnés. Ce sont ceux-là, les vrais, qui comptent et nous apportent cette pluralité qualitative exceptionnelle, à tous les prix, que toute la planète a bien raison de nous envier.

Dans Les Vins du Siècle, voici une présentation attractive de ces vignerons qui ont du talent, de leur propriété, la qualité des millésimes, les prix… et surtout la possibilité de faire le bon choix et d’entrer directement en contact avec eux !

Appellation par appellation, nous vous proposons une sélection des meilleurs propriétaires de France pour la typicité des vins, leur rapport qualité-prix-plaisir, l’expression de leur terroir et leur passion de vignerons. Une présentation attractive de leur propriété, de la qualité des millésimes, de leurs prix… et surtout la possibilité d’entrer directement en contact avec eux.

Alsace Languedoc
Beaujolais Provence
Bordeaux Roussillon
Bourgogne Savoie
Champagne Sud-Ouest
Corse Val-de-Loire
Jura Vallée-du-Rhône

* LE NOUVEAU CLASSEMENT DES MEILLEURS VIGNERONS DU SUD-OUEST

Top Palmarès Vignerons Sud-Ouest 2015

Région Sud-Ouest
- Prix d’Honneur ❤❤❤❤❤ : 22
- Prix d’Excellence ❤❤❤❤ : 16
- Satisfecits ❤❤❤ : 13
- Lauréats ❤❤ : 2

De jolis coups de cœur cette année, notamment en Cahors, Madiran, Jurançon ou Gaillac. Ici, les cépages et les sols ont une véritable influence, une véritable présence historique. De quoi montrer sa propre personnalité quand on en a comme c’est le cas à Cahors ou à Madiran.

 À quoi bon avoir de beaux cépages de caractère comme le Tannat, le Cot, La Négrette ou le Gros Manseng si c’est pour “lisser” les vins et les dépersonnaliser au point que l’on ne sait plus ce que l’on goûte ? La complexité des terroirs et des climats est pourtant bien réelle dans la région, et prouve que l’on ne fait pas la même qualité, selon les aléas de la nature, au fin fond du Béarn ou dans le Lot. C’est ce qui compte, et crée la typicité.

Mon Classement vous ouvre les portes des vignerons qui méritent une commande.

 Quand boire les millésimes : voir la VINTAGE CODE

Classement Sud-Ouest Perigord 
Tout savoir sur le vignoble

LES MEILLEURS RAPPORTS QUALITE-PRIX-TYPICITE DE L’ANNEE

Les Classements du site sont réactualisés en permanence dans l’année en fonction des dernières dégustations (derniers ou anciens millésimes, coups de cœur, déceptions…) et peuvent donc être différents de ceux du Guide « papier », qui ne peut être remis à jour avant la prochaine édition

Accédez GRATUITEMENT aux commentaires de dégustation du GUIDE DUSSERT-GERBER DES VINS 2015 en cliquant sur le nom (en rouge)

PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

CAHORS
BOVILA
CAMINADE
LA COUTALE
CROZE DE PY
FAMAEY
GAUTOUL
HAUTE-SERRE
LAVAUR
NOZIÈRES
TRIGUEDINA

BOUT DU LIEU
EUGÉNIE
MERCUES
PAILLAS
SOULEILLAN

MAISON-NEUVE
PECH DE JAMMES
PELVILLAIN
REYNE

BERGERAC
COTES-DE-BERGERAC
MONBAZILLAC
GRAND-JAURE (P)
MOULIN-POUZY (M)
PÉROUDIER (BI)
LA PLANTE

LAROQUE (BI)
VIEUX TOURON (M)

CLOS DU BREIL

GAILLAC
BOURGUET
LABARTHE
LECUSSE (Bl)
PIALENTOU (BI)

L’EMMEILLÉ

MADIRAN
JURANCON

BARRÉJAT
BORIES
Cru LAMOUROUX (J)
PARADIS
PICHARD
VIELLA

CUQUERON
GAILLON (M)
HUSTE (J)
NIGRI (M)
ROUSSE (J)
SERGENT

BURGUÉ-SÉRÉ (J)
LAFITTE-TESTON
MONTAUD

AUTRES APPELATIONS

VIGNERONS BUZET (Bt)

GENSAC
PLAISANCE (F)
POUYPARDIN (G)
VIGNERONS BRULHOIS

GUILLAMAN (IGP)
HAILLE (IGP)
HERREBOUC
CAVE IROULÉGUY (I)
JOY (IGP)
MALARTIC (IGP)
SAINT-GUILLHEM (F)
VOIE BLANCHE (VP)

DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CAHORS
ARMANDIÈRES
(PASSELYS)
BERGERAC
COTES-DE-BERGERAC
MONBAZILLAC
CROIX BLANCHE (BI)*
HAUT-FONGRIVE*
PUY SERVAIN (HM)*

BERTRANOUX (P)
(LA BORDERIE (M))
POULVERE M)
TIREGRAND (P)

MAINE-CHEVALIER
PANISSEAU (BI)

GAILLAC
ADELAÎDE
GRAND CHÊNE
LACROUX
LESCURE
RHODES
SARRABELLE
MADIRAN
JURANCON

(Cru LAROSE (J))
AUTRES APPELATIONS

MAGNAUT
MAURIGNE (Sa)*
MIRAIL
(PELLEHAUT)

TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CAHORS
(TROTTELIGOTTE)
BERGERAC
COTES-DE-BERGERAC
MONBAZILLAC
PIQUE-SÈGUE
(ROQUES-PEYRE*)
GAILLAC
MADIRAN
JURANCON
Prod. JURANÇON (J)
AUTRES APPELATIONS

(CAVE FRONTON (F))

 

IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements

- GUIDE DES VINS : LE TOP DES PROPRIETAIRES BORDELAIS

Les Prix d’Honneur ❤❤❤❤❤ : Les références de leur appellation, que je connais généralement depuis longtemps, certains ont été retenus depuis le 1er Guide (ou patiquement), ce qui -en soi- mérite un véritable “coup de chapeau”, tant il est difficile de se maintenir au plus haut niveau, chacun dans sa gamme, naturellement. Eux, associent le talent et la passion, sans se faire avoir par les modes… tout ce que l’on aime.

Les Prix d’Excellence ❤❤❤❤ :  D’autres grandes valeurs sûres, dans toute la gamme, dans le Guide depuis très longtemps ou qui sont de grands coups de cœur de l’année. Ils sont également garants d’une régularité qualitative exemplaire et d’un attachement réel au terroir. Du grand art encore, chacun possédant son originalité. Pour certains, s’ils confirment cette excellence, ils atteindront le Prix d’Honneur.

Les Satisfecits ❤❤❤ : Les grandes satisfactions de ces derniers millésimes et/ou ceux dont les vins m’ont particulièrement séduits cette année, qui se distinguent et dont le talent se confirme. Ils peuvent prétendre au Prix d’Excellence.

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Prix d’Honneur

Jean-Guy Beyney (Clos de Sarpe)
Joël Dupas (Béchereau)
Famille Filippi-Gillet (Boutillon)
Marie-Cécile Fougère (Crain)
Jean-Marie Garde (Clos René)
Anne et Hugues Mallet (Haut-Macô)
Jacques Mournaud (Grand Cormier)
Odette Pommier (Darius)
Famille Baly (Coutet)
Jean-Noël Belloc (Brondelle)
Pierre Bonastre (Hennebelle)
Lionel Bord (Clos Jean)
Jean-Marie Bouldy (Bellegrave)
Aurore Briolais (Haut-Mousseau)
Régis Chevalier (Haut-Cruzeau)
Michel et Pierre Choquet (Lagrange Les Tours)
Jean-Francis Daney (Arche-Pugneau)
Henri-Louis Fagard (Cornemps)
Julian Grelot (Tour Mont d’Or)
Olivier Lavialle (Luchey-Halde)
Famille Lignac (Guadet)
Denis Lurton (Desmirail)
Luc Monlun (Chalet de Germignan)
Famille Ponsar-Mahieu (Tour-Marcillanet)
Famille Renouil (Brousteras)
Jean-Claude Rocher (Vieux Château des Rochers)
Famille Rouvière (Bernadon)
Brigitte Rullier-Loussert (Dalem)

Satisfecits

Virginie Aubrion (Piote)
Famille Billon (La Garelle)
Philippe Bourcier (Haut-Bourcier)
Famille Cheminade (Destrier)
Sylvie Courreau-Fompérier (Guillemin la Gaffelière)
Françoise Decamps (Vieux Montagne)
Famille Demonchaux (Pierrail)
Famille Durand (Haute-Faucherie)
Jocelyne Frachet (Frachet)
Sébastien Fraysse (Loirac)
Gilles Fressineau (Piron)
Jean-Claude Gallier (Reynats)
Famille Godineau (Arnauds)
Véronique et Philippe Mazières (Collines)
Famille Médeville (Fayau)
Didier Meneuvrier (Croix-Davids)
Famille Neel-Chombart (Lamothe de Haux)
Jean-Loup Robin (Gontet-Robin)
Famille Sendrey (Haut-Claverie)
Pascal Sirat (Panchille)
Famille Sirot-Soizeau (Closiot)

 

* GUIDE DES VINS 2015 : LA BOURGOGNE EST A L’HONNEUR

Top Vignerons Bourgogne
- Prix d’Honneur ❤❤❤❤❤ : 43
- Prix d’Excellence ❤❤❤❤ : 21
- Satisfecits ❤❤❤ : 21
- Lauréats ❤❤ : 5

Du grand art ! En blancs, on le sait, c’est ici que l’on excite ses papilles avec quelques-uns des plus grands vins du monde, de Meursault à Chablis, de Puligny à Corton. Les rouges sont tout aussi formidables, dans une série de millésimes particulièrement savoureux, pratiquement sans discontinuer depuis les années 2000.

Ces vignerons talentueux et passionnés n’ont nul besoin de vinifications “gonflées”. Ici, en effet, on ne s’excite pas à faire des vins “putassiers”, privilégiant ce qui doit l’être : le terroir et le fruit. L’altitude des vignes, l’inclinaison des pentes, la richesse des sous-sols en ressources minérales… Tout concourt donc ici, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime, et cela explique l’extrême diversité des grands vins bourguignons, qui leur donne cette typicité unique, où l’élégance prédomine toujours.

Les millésimes       
Pour les rouges

- les grands : 2010, 2009, 2008, 2007, 2005, 2003, 2002, 2000, 1999, 1995, 1990, 1989, 1985, 1983, 1979, 1978, 1976, 1978, 1971, 1970.

- les bons : 2013, 2012, 2011, 2006, 2004, 2001, 1998, 1996, 1993, 1988, 1986, 1979.

Pour les blancs

- les grands : 2010, 2009, 2008, 2007, 2006, 2005, 2004, 2002, 2000, 1999, 1998, 1995, 1990, 1989, 1986, 1985, 1983, 1982, 1979, 1978, 1976, 1970.

- les bons : 2012, 2011, 2003, 2001, 1997, 1996, 1994, 1988, 1987, 1971.

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Classement Bourgogne Rouges 
Classement Bourgogne Blancs 
Tout savoir sur le vignoble

LES MEILLEURS VIGNERONS DE BOURGOGNE

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Robert AMPEAU et Fils
Pierre ANDRÉ
AUVIGUE
Domaine Vincent BACHELET
Clos BELLEFOND
Domaine BERGER-RIVE
Domaine BERTAGNA
Domaine BERTHAUT
Domaine François BERTHEAU
Domaine Albert BOILLOT
Pierre BOURÉE Fils
Marc BROCOT
Château de la BRUYÈRE
Domaine René CACHEUX et Fils
Domaine Jacques CARILLON
Domaine du CHALET POUILLY
Domaine du CHARDONNAY
Domaine Jean CHARTRON
Domaine CHEVILLON-CHEZEAUX
Domaine de la CHOUPETTE
Domaine COQUARD-LOISON-FLEUROT
Domaine COUDRAY-BIZOT
Domaine Daniel DAMPT et Fils
Eric DARLES
Domaine Bernard DELAGRANGE et Fils
Domaine DENIS Père et Fils
Domaine DENUZILLER
Jean-Pierre DICONNE
Gérard DOREAU
Domaine ELLEVIN
Frédéric ESMONIN
Domaine de la FEUILLARDE
Domaine FOUGERAY de BEAUCLAIR
Domaine Pierre GELIN
Domaine Alain GEOFFROY
Domaine François GERBET
Claude GHEERAERT
Domaine Jean-Jacques GIRARD
Domaine Jean GIRARD
GLANTENET Père & Fils
Domaine GONDARD-PERRIN
Domaine GROS Frère et Soeur
Domaine Antonin GUYON
Domaine HEIMBOURGER Père et Fils
Domaine Pascal HENRY
Domaine JAFFELIN Père et Fils
Domaine Albert JOLY
Domaine Marc JOMAIN
LABOURE-ROI
Clos des LAMBRAYS
Philippe LECLERC
Domaine LETESSIER-TIXIER
Domaine Roger LUQUET
Domaine Pierre MAREY et Fils
Domaine des MEIX
Domaine des MONTS LUISANTS
Sylvain MOSNIER
Domaine Pierre NAIGEON
Jean-Marie NAULIN
Domaine NINOT
Domaine Manuel OLIVIER
Jean-Paul PAQUET & Fils
Gérard et Laurent PARIZE
Cave du Père TIENNE
Domaine de PISSE-LOUP
Nicolas POTEL
Domaine de la POULETTE
Domaine POULLEAU Père & Fils
Domaine PRIEUR-BRUNET
Domaine Michel PRUNIER et Fille
Domaine Henri REBOURSEAU
Domaine Guy ROBIN
Château de SANTENAY
Domaine SEGUIN-MANUEL
Gérard TREMBLAY
Domaine Alain VIGNOT
Domaine VIRELY-ROUGEOT

- Les vins du Languedoc que vous ne devez pas manquer !

Top Palmarès Vignerons 2015 Région Languedoc-Roussillon – Prix d’Honneur ❤❤❤❤❤ : 23 – Prix d’Excellence ❤❤❤❤ : 30 – Satisfecits ❤❤❤ : 19 – Lauréats ❤❤ : 10     Très belles dégustations dans la région, où l’on ne peut que soutenir les efforts certains des vignerons pour hisser leurs crus au meilleur niveau.
Il y a les vignerons qui, et depuis longtemps, ont toujours su maîtriser les rendements, vinifier et élever leurs vins, en respectant leur spécificité, sans vouloir copier telle ou telle appellation plus connue. C’est le noyau dur des grands vins du Languedoc, même si certains ont tendance à l’oublier. La plupart sont à la tête de leurs appellations respectives, et le fait de s’y maintenir mérite un coup de chapeau. On les retrouve également principalement dans les Prix d’Honneur et d’Excellence.   Il y a ensuite les propriétaires, dans toutes les appellations, qui ont évolué plus récemment vers une recherche qualitative semblable, notamment ces dernières années. Ils ont cru en leur région et je les ai soutenus dès le début. De grandes valeurs sûres  et quelques caves. Ils sont dans le haut de mon Classement.   Il y a enfin ceux qui ne sont pas installés depuis longtemps dans la région ou des propriétés qui ont été reprises par des vignerons d’autres régions ou les enfants. On les défend avec plaisir car ils s’attachent également à produire des vins typés et de qualité, à des prix très abordables.   Les Classements et Top Vignerons viennent donc récompenser ceux qui le méritent.

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TOP VIGNERONS LANGUEDOC

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Château D’AGEL
Domaine de L’ARGENTEILLE
Domaine de BARROUBIO
Domaine de la BARTHE
Domaine de BELLEVUE
Clos de BELLEVUE
Domaine BERTRAND-BERGÉ
Château BORDE-ROUGE
Domaine BOURDIC
Château BOUSQUETTE
Château de CABRIAC
Château CAMBRIEL
Domaine Les CASCADES
Domaine CAVAILLES
CLOS CENTEILLES
Domaine de CLARMON
Château La CLOTTE-FONTANE
Domaine COSTEPLANE
Château COUPE ROSES
Domaine la CROIX CHAPTAL
Mas de CYNANQUE
Mas de DAUMAS-GASSAC
Domaine ENTRETAN
Domaine de L’ESCATTES
L’ESTABEL CABRIÈRES
Château ÉTANG des COLOMBES
Château FABAS
Domaine de FAMILONGUE
Abbaye de FONTFROIDE
Domaine de FONTSAINTE
Domaine GALTIER
Domaine du GRAND ARC
Château du GRAND-CAUMONT
Domaine GRAND GUILHEM
Château GRAND-MOULIN
Domaine Les GRANDES COSTES
Château La GRAVE
Domaine de GRESSAC
Domaine GUIZARD
Domaine de L’HERBE SAINTE
Domaine LOUS GREZES
Domaine de MAIRAN
Domaine MARTINOLLE-GASPARETS
Domaine du MAS de MADAME
Domaine Mas NUY
Mas de la PLAINE HAUTE
Château de MATTES-SABRAN
Domaine du METEORE
Château MIRE-L’ÉTANG
Domaine des MOULINES
MAS DU NOVI
Philippe NUSSWITZ
Domaine PECH D’ANDRÉ
Domaine PECH de LUNE
Château PÉPUSQUE
Château des PEYREGRANDES
Domaine de la REYNARDIÈRE
Cave Les Vins de ROQUEBRUN
Domaine de ROUDENE
Château SAINT-MARTIN-des-CHAMPS
Domaine SAINT-MICHEL LES CLAUSES
Domaine des SAUVAIRE
Château de SERRES
Château SPENCER LA PUJADE
Château TRILLOL
Domaine de VALAMBELLE
Domaine de La VIEILLE

Vins du siecle Vins du siècle

* Guide 2015 : dans toute la Vallée du Rhône, les coups de cœur sont nombreux !

Top Palmarès Vignerons 2015
Région Vallée du Rhône
- Prix d’Honneur ❤❤❤❤❤ : 14
- Prix d’Excellence ❤❤❤❤ : 22
- Satisfecits ❤❤❤ : 37
- Lauréats ❤❤ : 9

Ici, en-dehors des appellations les plus prestigieuses, les meilleurs vins, dans de nombreuses appellations (Vacqueyras, Vinsobres, CDR-Villages…), bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-typicité, viennent aussi conforter le terroir et la main de l’homme, qui font la différence.

De Vienne en Avignon, les rouges, charnus, charpentés, séveux, racés, avec des notes de prune, de réglisse et des parfums de sous-bois, sont des vins denses et chaleureux comme nous les aimons. On déguste des blancs rares et savoureux (Condrieu, Hermitage, Saint-Joseph et Châteauneuf-du-Pape), issus de raisins qui se plaisent à merveille dans ces sols pauvres, exceptionnels pour la vigne qui doit chercher sa nourriture en profondeur.
Les millésimes       

Les grands : 2010, 2009, 2008, 2005, 2004, 2003 et 2001, 2000, 1998, 1996, 1995, 1989, 1988, 1985, 1983, 1978, 1970, 1967 et 1961.

Les bons : 2013, 2012, 2011, 2007, 2006, 1999, 1997, 1994, 1990, 1986, 1982, 1981.

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Classement Vallée du Rhône  Tout savoir sur le vignoble

TOP VIGNERONS VALLEE DU RHONE

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Domaine Les 3 CELLIER
Domaine ALARY
Pierre AMADIEU
Domaine de L’AMAUVE
Domaine de L’ARNESQUE
ARNOUX & Fils
Domaine de L’AURE
Domaine Juliette AVRIL
Domaine BANNERET
Château BEAUCHENE
Domaine BEAUVALCINTE
Château BIZARD
Clos des BRUSQUIÈRES
Domaine de La CAMARETTE
Château La CANORGUE
CLOS des CAZAUX
Domaine de CHAMP-LONG
Domaine CLAVEL
Château des COCCINELLES
DAUVERGNE-RANVIER
Domaine de DEURRE
Domaine Benjamin et David DUCLAUX
Domaine des ENCHANTEURS
Guy FARGE
Domaine Jacques FAURE
Domaine FLACHER
Château FONTVERT
Château FORTIA
Domaine du GALET des PAPES
Domaine de GALUVAL
Domaine de La GAYÈRE
Domaine JABOULET Philippe & Vincent
Domaine des LAURIBERT
Vignobles LEVET
Domaine LOU FREJAU
Domaine de Magalanne
Domaine MARTIN
Domaine MATHIEU
Domaine La MEREUILLE
Château MONT-REDON
Domaine de MONTINE
Domaine du MOULIN
Domaine MOULIN du POURPRÉ
Château MOURGUES du GRES
Domaine de NALYS
Château d’OR et de GUEULES
Domaine des PASQUIERS
Château PESQUIÉ
Cave POULET & Fils
LE PUY DES ARTS
Domaine du PUY MARQUIS
Château REDORTIER
Château La ROLIÈRE
Domaine de ROSIERS
Château SAINT-ESTEVE D’UCHAUX
Clos SAINT PIERRE
Domaine SAINT-VINCENT
Domaine SERGUIER
Domaine SYLLA
Domaine de TARA
Domaine de TAVERNEL
TERRE d’HACHENE
Domaine TOUR SAINT-MICHEL
Château TROIS COLOMBES les RAMEAUX
Domaine de la VALÉRIANE

Millesimes Millesimes

- GUIDE DES VINS 2015 : LE GRAND CLASSEMENT DES MEILLEURES CUVEES DE CHAMPAGNE

La Champagne poursuit une incroyable avancée qualitative et les meilleurs vignerons s’attachent à démontrer que leur terroir laisse parfaitement s’exprimer les Chardonnay, Pinot noir, et Pinot meunier, dans chaque village. Et que de belles bouteilles savourées !

De la plus fantastique à la plus abordable, on sent que les vignerons et maisons retenus sont parvenus à une maîtrise certaine de leur art, chacune, bien entendu, évoluant dans des sphères qualitatives différentes.

Mon Classement est donc entièrement actualisé, et vous montre le véritable visage de la Champagne, qui tient compte de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des hommes. C’est ce qui fait tout son intérêt ; récompenser les meilleurs, les plus connus comme les autres, ceux qui respectent les consommateurs. L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent.

Vous allez retrouver notamment ces grands coups de cœur dans la catégorie des Deuxièmes Grands Vins Classés, particulièrement riche, et le Top Vignerons.


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Actualité du vignoble
Tout savoir sur le vignoble
Vignerons sélectionnés

 

Un bon Champagne c’est charmeur, un grand Champagne, c’est toujours un plaisir exceptionnel, que l’on n’a d’ailleurs jamais pu copier ailleurs. Les hommes et les femmes, les assemblages et les terroirs font, là comme partout, toujours la différence.

Je rappelle qu’il faut considérer le Champagne comme un vin à part entière : les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouve dans le Classement dans la catégorie des Premiers Grands vins Classés, puis dans une bonne partie des Deuxièmes Grands vins Classés) sont des cuvées de Champagne que l’on boit comme un grand vin, en les associant à des moments du repas, sur des plats appropriés. On a la chance d’accéder ainsi aussi bien au summum de la finesse qu’à celui de la complexité et de la vinosité.

Bien que l’on en parle moins (à tort), le terroir, les sols ont toute leur importance en Champagne, apportant une spécificité réelle et différente selon que l’on se trouve à Cramant ou à Épernay, à Ay ou à Bouzy, dans l’Aube ou la Marne. À cela s’ajoute la proportion des cépages, et chaque maison, cave ou vigneron, possède alors les facultés de créer véritablement une cuvée légère ou puissante. Et puis, ce qu’il ne faut pas occulter pour comprendre la différence entre une grande cuvée et une autre, ce sont, outre l’art fondamental de l’assemblage que signe la main de l’homme, les incontournables vins de réserve, que l’on ajoute à des vins plus jeunes. On ne fait un grand vin que si l’on a du stock, l’exception confirmant la règle. Il y a aussi des cuvées bien trop chères, difficilement cautionnables, donc.

Attention aussi aux nombreuses marques qui appartiennent à certains “faiseurs”. Ceux qui ne sont plus que des noms sur une étiquette ne font pas partie de cette hiérarchie, comme d’autres marques de négoce, dont la qualité n’est pas en cause, qui sont dirigées par des responsables de groupes qui vendent du Champagne comme de la lessive…

Il y a de grandissimes bouteilles millésimées 2006, 2004 ou 2002 (le 2003 nettement moins passionnant, trop “rôti”) et certains vieux millésimes (1998 et 1995, notamment) sont remarquables de fraîcheur et prouvent le potentiel d’évolution des meilleures cuvées. On trouve de remarquables vins, millésimés ou non, à des prix très justifiés, dans toute la gamme, comparativement à d’autres appellations, et on comprend le succès mérité de la région.

Le climat champenois

Hivers assez doux, printemps incertains, étés chauds, automnes relativement beaux. Cependant une influence septentrionale et continentale s’exerce déjà, dont l’âpreté et la rigueur sont adoucies par celles des effluves maritimes provenant de la Normandie, de la Picardie et de l’Île-de-France voisines. La température moyenne annuelle est de 10 °C. Les forêts et les bois qui couvrent les plateaux environnants entretiennent une certaine humidité et tendent à stabiliser les températures. C’est un rôle modérateur essentiel car la vigne doit sa vigueur à cette humidité constante. Le vignoble est planté à une altitude qui varie entre 130 et 180 mètres, ce qui la préserve dans une certaine mesure des gelées de printemps associées aux brumes matinales qui s’attardent dans les vallées.

Le sol

Le vignoble champenois est établi sur le calcaire. Les grands crus reposent, en général à mi-coteau, sur une mince couche d’éboulis provenant des pentes tertiaires, où affleure la craie du crétacé supérieur avec ses fossiles caractéristiques (bélemnites), en un bloc atteignant 200 m d’épaisseur et parfois davantage. Cette assise est recouverte par une couche de terre meuble et fertile, d’une épaisseur variant entre 20 et 50 cm. La craie en sous-sol assure un drainage parfait permettant l’infiltration des eaux en excès, tout en conservant au sol une humidité suffisante. De plus, elle a la faculté d’emmagasiner et de restituer la chaleur solaire, jouant ainsi un rôle régulateur extrêmement bénéfique à la maturité, complémentaire de l’action stabilisatrice des bois et forêts déjà notée. C’est enfin à la craie, avant tout, que les vins de Champagne doivent leur finesse et leur légèreté. Sur les coteaux orientés au midi ou au sud-est qui l’abritent de leurs épaulements, la vigne prospère, protégée des vents du nord, généreusement offerte au soleil. La lumière, d’une exceptionnelle intensité, est réverbérée par cette terre claire qui réfléchit la chaleur du soleil : les grappes mûrissent entre les rayons et leurs reflets.

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PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
KRUG (Grande Cuvée) (r)

DEVAUX (D) (r)
CHARLES HEIDSIECK (Millénaire) (r)
POL ROGER (Sir Winston Churchill) (r)

LAURENT-PERRIER (Grand Siècle)
PHILIPPONNAT (Clos des Goisses)
TAITTINGER (Comtes de Champagne) (r)

ELLNER (Réserve) (r)
ALAIN THIÉNOT (Grande Cuvée)

CATEGORIE B
Priorité à l’élégance
GOSSET (Grand millésime) (r)
ROEDERER (Cristal)
DE SOUSA (Caudalies)
DE TELMONT (O.R.1735)

Pierre ARNOULD (Aurore)
PAUL BARA (Réserve) (r)
PIPER-HEIDSIECK (Rare)
DE VENOGE (Princes)

VEUVE CLIQUOT (Grand Dame)
LEGRAS et HASS (Blanc de Blancs)
LOMBARD (Grand Cru) (r)

DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
De CASTELNAU (Millésimé) (r)
CHARPENTIER (Terre d’Émotion)
COLLET (Esprit Couture)*
FLEURY (Fleur de l’Europe)*
LAURENT-GABRIEL (Prestige) (r)
Philippe de LOZEY (Cuvée des Anges)*
RALLE (Réserve)*
Maurice VESSELLE (Millésimé)*

Michel ARNOULD (Grande Cuvée)*
BARON ALBERT (La Préférence) (r)
BOURDAIRE-GALLOIS (Prestige)*
Christian BOURMAULT (Grand Éloge)*
BRIXON-COQUILLARD (Prestige)
Guy CADEL (Grande Réserve) (r)
CANARD-DUCHÊNE (Charles VII)
Guy CHARBAUT (Millésimé)*
Pierre GOBILLARD (Prestige)*
LANCELOT-ROYER (Chevaliers)
Laurent LEQUART (Prestige)*
Etienne OUDART (Référence)*
Jean-Michel PELLETIER (Anaëlle) (r)
SIMART-MOREAU (Millésimé)

Jacques DEFRANCE (Millésime)*
Philippe DUMONT (Prestige)
GATINOIS (Millésime)*
GREMILLET (Evidence)*
LAFORGE-TESTA (Millésime)*
MALETREZ (Premier Cru)*
René RUTAT (Millésimé)*
THÉVENET-DELOUVIN (Carte Noire)
VAUTRAIN-PAULET (Grande Réserve)*

ASPASIE (Brut de Fût)*
BARDOUX (Millésimé)*
BONNET-GILMERT (Millésimé)*
BOULARD-BAUQUAIRE (Mélanie)*
J.CHARPENTIER (Pierre-Henri)
GOUTORBE (Spécial Club)
HUGUENOT-TASSIN (Réserve)*
HUOT (Carte Noire)
LENOBLE (Grand Cru)*
Rémy MASSIN (Prestige)*
MORIZE (Grande Réserve) (r)
ROLLIN (Grande Réserve)*

Christian BRIARD (Ambre)*
Lionel CARREAU (Préembulles)*
Guy CHARLEMAGNE (Millésimé)
DOUSSOT (Grande Cuvée)
François BROSSOLETTE (Millésime)*
HAMM (Signature) (r)
Olivier et Laetitia MARTEAUX (Millésimé)
OLIVIER Père et Fils (Aparté)
PERRIER JOUËT (Belle Epoque)*
PLOYEZ-JACQUEMART (Passion)*
André TIXIER et Fils (Millésime)*
VEUVE OLIVIER (Grande Réserve)*
VIGNON Père et Fils (Marquises)

BRION-BOIZARD (Brut)
BARON FUENTÉ (Cuvée Prestige) (r)
R. DUMONT et Fils
MOREL Père et Fils (Cuvé Gabriel)*
PANNIER (Réserve)
ROGGE-CERESER (Excellence)*

AUTRÉAU-LASNOT (Millésimé)
BAILLETTE-PRUDHOMME (Millésime)*
BOUCHÉ (Millésimé)*
Germar BRETON (Blanc de Blancs)*
HENIN-DELOUVIN (Grand Cru)*
Veuve Maurice LEPITRE (Heritage)*
Gaston RÉVOLTE (3e Millésnaire)
Claude RIGOLLOT (Millésimé)*

CATEGORIE B
Priorité à l’élégance
Edouard BRUN (Élégante)
Gaston CHIQUET (Blanc de Blancs) (r)*
DELAUNOIS (Sublime)*
Pierre MIGNON (Madame)*
MUMM (R. Lalou)*
Michel TURGY (Blanc de blancs)
VINCENT D’ASTRÉE (Millésimée)*
Zoémie DE SOUSA (Merveille)

BEAUMONT DES CRAYERES (Fleur de Prestige)*
BOIZEL (Ultime)*
COUTIER (Henri III)
DRAPPIER (Grande Sendrée)
Nathalie FALMET (Nature)*
FLEURY-GILLE (Grande Réserve)*
GIMONNET Pierre (Fleuron)*
Guy LARMANDIER (Grand Cru)*
LECLERC-BRIANT (Les Crayères)*
Bernard LONCLAS (Millésimé)
MÉDOT (Blanc de blancs)
Charles MIGNON (Grande Cuvée)*
PERSEVAL-FARGE (Jean Baptiste)
PETITJEAN-PIENNE (Millésimé)*
ROBERT-ALLAIT (Prestige)
André ROBERT (Mesnil)*
JEAUNEAUX ROBIN (Extra)
ROYER (Grande Réserve)
SADI-MALOT (Cuvée SM)*
J.M TISSIER (Apollon)*

BARDY-CHAUFFERT (Réserve)*
BOURGEOIS-BOULONNAIS (Premier Cru) (r)*
COLIN (Grand Cru)*
DUMENIL (Prestige)*
GABRIEL-PAGIN (Grande Réserve)*
Michel GENET (Grand Cru)*
Philippe GONET (Extra)
GRASSET-STERN (Millésimé)*
Michel LABBÉ (Prestige)
MARGAINE (Spécial Club)*
Yvon MOUSSY (Prestige)*
VERRIER (Raymond Verrier))*

BLONDEL (Blanc de blancs)*
XAVIER LECONTE (Vent des Anges)*
Nicolas MAILLARD (Platine)
Albert de MILLY
Alexandre PENET (Nature)*
RENAUDIN (Réserve)*
A. ROBERT (Sablon)*
TISSIER et Fils (Saveur de Juliette)*
WIRTH et MICHEL (3 Cépages)*

BRIGITTE BARONI
BERTEMES (Extra)
BOREL LUCAS (Séléction)*
CHASSENAY d’ARCE (Premier)*
DANGIN (Prestige)*
GALLIMARD (Quintessence)
ERIC LEGRAND
Hubert PAULET (Risléus)*
MOUZON LEROUX (Prestige)*
PRIEUR (Millésimé)

Claude BARON (Topaze)*
Daniel CAILLEZ (Héritage)
PENET-CHARDONNET (Extra Réserve)*
Franck DEBUT (Tradition)
PIERRARD (Blanc de blancs)

TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
(LAMBLOT (Premier Cru))
Prestige des SACRES (Privilège)*

(FENEUIL-POINTILLART (Premier Cru))
(Nicolas FEUILLATTE (Grand Cru)*)
(GARDET (Prestige))
Robert JACOB (Collection Privée)*
LENIQUE (Millésime) (r)
(VOLLEREAUX (Marguerite)*)

CATEGORIE B
Priorité à l’élégance
BLIARD-MORISET (Réserve)*
BONNAIRE (Millésimé)*
Vincent COUCHE (Perle Nacre)*
FOISSY JOLY (Grande Cuvée)
VEUVE LANAUD (Prétrosses)*
Xavier LORIOT (Élégance)
LOUIS de SACY (Inédité)
NAPOLEON (Blanc de blancs)
(SENDRON-DESTOUCHES (Millésimé)*)

IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements

* GUIDE DES VINS 2015 : EN BLANCS ET EN ROUGES, LES NOUVEAUX CLASSEMENTS DES VINS DE LOIRE

Région Val de Loire – Prix d’Honneur ❤❤❤❤❤ : 46- Prix d’Excellence ❤❤❤❤ : 23 – Satisfecits ❤❤❤ : 38 – Lauréats ❤❤ : 5   ANJOU-SAUMUR Peu d’autres vins peuvent “copier” les meilleurs crus de la région, marqués par ces sols de tuffeau ou de roche calcaire en parfaite osmose avec les cépages Cabernet franc et Chenin, le premier s’épanouissant sûrement le mieux ici, dans cette région où il fait bon s’octroyer quelques étapes gourmandes et historiques. De Champigny à Beaulieu-sur-Layon, du Puy-Notre-Dame à Parnay, la région est riche en terroirs et en saveurs, avec des blancs secs très agréables, des rouges puissants et colorés, au nez de violette comme ceux de Saumur-Champigny. Superbes liquoreux (Coteaux-du-Layon, Bonnezeaux…), qui atteignent les sommets depuis quelques années, et peuvent inquiéter d’autres vins liquoreux qui auraient tendance à s’endormir sur leurs lauriers. Les Crémants de Loire, du brut au demi-sec, bénéficient d’un rapport qualité-prix-plaisir réel. Leur élaboration est soumise à des règles strictes. Le rendement de base est de 50 hl/ha soit 7 500 kg de vendanges. Les vendanges manuelles, le pressurage soigné, l’art des assemblages et une seconde fermentation de 1 an au moins (qui peut atteindre 18 mois) en bouteilles dans les caves de tuffeau leur confèrent une fine mousse et des arômes délicats qui varient selon les terroirs.

Les sols des vignobles de l’Anjou-Saumur

Quatre ensembles principaux composent le sous-sol des terroirs d’Anjou et de Saumur, sur environ 17 000 ha :

- Un socle schisteux d’âge briovérien pour la partie sud, sur la rive gauche du Layon.

- Un plateau schisteux de composition variable recouvert de sables et de graviers d’Anjou, les faluns et les limons, pour la partie nord, sur la rive droite du Layon. Plus précisément, si l’on part du Layon aux sols argileux, riches et humides pour monter sur les coteaux, on trouve quatre zones successives :

- Sols peu évolués sur schistes de pentes fortes laissant pénétrer les racines qui trouvent potassium, magnésium et peu de phosphore, satisfaisant le Chenin, le Cabernet franc et le Cabernet-sauvignon.

- Sols sur schistes du silurien peu altérés, plus épais, avec un horizon intermédiaire limoneux argileux, convenant moins bien au Chenin et aux vins liquoreux, mais excellent pour les vins rouges qui peuvent atteindre de très hautes qualités.

- Sols sur altérites du silurien que l’on trouve dès que l’on s’approche du plateau où les schistes sont altérés sur environ un mètre d’épaisseur avec recouvrement sableux ou limoneux. La vigne y pousse très bien, pour favoriser les grands vins liquoreux ou les rouges de l’Anjou.

- Sols sur sables et graviers d’Anjou, formation d’âge pliocène, avec beaucoup de gravies de quartz roulés ocrés. La vigne y trouve peu, mais suffisamment d’eau.

- Un socle cristallin constitué de roches volcaniques ou volcano-sédimentaires appelées spilites vertes, dans plusieurs endroits, comme par exemple dans la vallée du Layon.

- Un plateau sédimentaire dans lequel prédomine la craie tuffeau en Saumurois encore appelé “l’Anjou blanc”. Ses sols sont constitués de calcaire affleurant dans la zone sud de “la côte” ou de sol blanc argilo-sableux vers l’ouest, mais toujours sur sous-sol de tuffeau.

  PAYS NANTAIS J’ai débuté dans cette région, et j’y suis donc attaché, car les vins méritent d’être appréciés à leur juste valeur, notamment en tenant compte de leur véritable potentiel d’évolution et de prix particulièrement abordables. La typicité est notamment liée à la mise en bouteilles sur lie, qui consiste à laisser les vins reposer sur leur lie durant 4 ou 5 mois après leur fermentation jusqu’à leur embouteillage. Elle permet de protéger le vin de l’oxydation et lui confère une fraîcheur et un perlant caractéristique, grâce à une présence importante de gaz carbonique (un Muscadet sur lie en contient deux fois plus qu’un Muscadet). La spécificité existe bien car le sous-sol est composé de roches de l’ère primaire, et se particularise par un système complexe de failles et un métamorphisme poussé. On y trouve en majorité des roches mères éruptives (35 % de gneiss, micaschistes, éclogites, amphibolites et prasinites). Cette diversité induit des différences notables de précocité et de rendement. Les vins récoltés sur schistes, micaschistes, gneiss du bassin versant de la Loire et du marais de Goulaine sont généralement précoces et tendres. Les vins récoltés sur le secteur est du vignoble et issus de terrains de gabbros et de roches vertes, sont plus tardifs.

Le vignoble du pays nantais

Le vignoble nantais représente, en ce qui concerne le Muscadet, le Gros-Plant et le Coteaux-d’Ancenis-Gamay, une surface d’environ 16 000 ha. L’aire de production s’étend géographiquement le long de la vallée de la Loire en amont de Nantes ainsi qu’à l’est et au sud-ouest du département de la Loire-Atlantique. Ses limites extrêmes n’atteignent la Vendée et le Maine-et-Loire que pour une faible part de la production.

On distingue le Muscadet de Sèvre-et-Maine au sud-est de Nantes, le Muscadet des Coteaux de la Loire, et le Muscadet des Côtes de Grandlieu. Le vignoble, monocépage (Melon), possède un sous-sol composé de roches de l’ère primaire, et se particularise par un système complexe de failles. On y trouve des roches mères éruptives (35 % de gabbros et granites) ou des roches mères métamorphiques (65 % de gneiss, micaschistes, éclogites, amphibolites et prasinites). Du fait de la variété des substrats géologiques et de leur altération, les sols viticoles sont très variés. Cette diversité induit des différences notables de précocité et de rendement. Les vins récoltés sur schistes, micaschistes, gneiss du bassin versant de la Loire et du marais de Goulaine sont généralement précoces et tendres. On les trouve, entre autres, sur les communes du Landreau, du Loroux-Bottereau, Haute-Goulaine et certaines communes des coteaux de la Loire. Les vins récoltés sur le secteur est (Vallet, Mouzillon, Gorges, Corcoué sur Logne…) et issus de terrains de gabbros et roches vertes, sont plus tardifs.

Vins du siecle Vins du siècle   PAYS NIVERNAIS Les rois Sancerre et Pouilly-Fumé sont des vins auxquels bien peu d’autres blancs secs peuvent rivaliser, tant le terroir s’exprime au mieux ici. C’est, en effet, ainsi : ces vignerons modestes et fiers s’attachent à élever quelques-uns des plus grands vins blancs secs qui soient. La région fourmille donc de vins qui possèdent une typicité exacerbée, associée à un rapport qualité-prix réellement exceptionnel et une complexité due bien sûr à ces sols différents, les uns plus spécifiques que les autres. Cela fait donc du bien de “sentir” la puissance des terroirs et permet de renvoyer au jardin d’enfants les nouveaux vins qui poussent partout et les producteurs qui croient encore qu’il suffit de planter un cépage pour obtenir un grand vin… Le Sauvignon sait en effet se marier parfaitement avec ces sols de silex, d’argiles ou de marnes, et produit une typicité propre.

Le vignoble du pays nivernais
 

Les vignobles du Centre sont installés sur des plateaux et des coteaux datant de l’ère secondaire (principalement) et de l’ère tertiaire. Abandonnés il y a 70 millions d’années par la mer, leurs sols se composent aujourd’hui d’une grande variété de sédiments calcaires et argileux sur lesquels les vignerons ont fait le choix de planter un nombre restreint de cépages de qualité.

- A Menetou-Salon, le vignoble est planté sur des sols calcaires et des sédiments calcaires du jurassique supérieur sur une côte (cuesta) dont les pentes assez raides à l’ouest (Morogues) s’adoucissent en direction de l’est.

- Des coteaux de marne calcaire à pentes moyennes et de hautes terrasses de sables et de graves produisent les vins de Reuilly.

- En Sancerrois, des formations géologiques très différentes s’étendent de part et d’autre de la faille de Sancerre. A l’ouest, on trouve deux formations datant du jurassique :

- les “terres blanches” de nature argilo-calcaires qui représentent 40 % du vignoble et se trouvent sur les collines les plus élevées de la partie occidentale du Sancerrois, les “caillottes”, terres très pierreuses et calcaires.

À l’est, on est en présence de formations crétacées non calcaires (sols bruns d’érosion) sur les versants est, et de terres argilo-siliceuses datant du tertiaire Eocène appelées “silex” sur les versants ouest des collines. Ces terres très siliceuses représentent 20 % du vignoble.

En général, les caractéristiques de tous ces sols sont les suivantes :

- Des pentes fortes à très fortes (de 30 à 60 %)
- Une très importante proportion de cailloux

- D’où un très faible volume de terre fine exploitable par les racines

- Des réserves d’eau relativement faibles suivant les types de sols et leur profondeur.

    TOURAINE En rouge, trois appellations sortent du lot, Chinon, bien sûr, où la race rejoint une vraie typicité, puis Bourgueil et Saint-Nicolas-de-Bourgueil, où l’on se rend aussi bien compte de l’expression de ces terroirs de tuffeau et de graviers, et Touraine. La race du Cabernet franc s’exprime parfaitement sur ces terroirs variés d’argile ou de silex, où le tuffeau croise les Perruches ou les Aubuis. Les moelleux sont superbes, en Montlouis comme à Vouvray. Géologiquement, la Touraine appartient au Bassin parisien : au cours des ères géologiques, cette grande cuvette a été comblée par des sédiments marins ou continentaux qui se sont transformés en couches de roches sédimentaires. D’une parcelle à l’autre, on passe de zones argilo-sableuses à des zones sablo-argileuses, de terres argilo-calcaires à des terres de sable, d’argile et de silex.

Les vignobles de Touraine
 

Selon les degrés d’érosion et d’évolution des coteaux, on peut trouver les types de sols suivants :

- Les “Bournais”, riches en limon, dérivés de l’argile à silex et de sables miocènes. Ce sont des terres froides et plutôt humides qui sont peu utilisées pour la culture de la vigne.

- Les “Perruches”, argilo-siliceuses, aptes à porter la vigne. Elles conviennent plus particulièrement à la production de vins rouges (Touraine).

- Les “Bournais Perrucheux”, sols intermédiaires entre ceux précédemment décrits.

- Les “Aubuis”, terres argilo-calcaires, chaudes, perméables et fertiles, qui recouvrent les roches calcaires de “tuffeau” turonien. Elles conviennent particulièrement à un cépage comme le Chenin (Vouvray, Montlouis).

- Les “Varennes”, sols des vallées constitués d’alluvions modernes. Ils permettent, sur des parties sableuses, un bon épanouissement de la vigne (Chinon, Bourgueil).

Située en zone septentrionale, la région de Touraine subit beaucoup les influences océaniques. Hivers doux, fortes gelées exceptionnelles côtoient des débuts d’automne généralement beaux sous lesquels les cépages les plus tardifs arrivent aisément à maturité.

Il faut noter que la notion de millésime garde tout son sens dans cette région : en effet, l’importance de l’ensoleillement et de la pluviométrie varie beaucoup selon les années et les vins peuvent être fort différents.

  Quand boire les millésimes : voir la VINTAGE CODE Tout savoir sur le vignoble Vignerons sélectionnés

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PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

ANJOU-SAUMUR
BEAUREGARD (S)
GAUTERIE (A)
GODINEAU (A)
LA PALEINE (S)
PERRUCHES (S)
ROCHETTES (A)
LA VARIERE (A)

FOSSE SÈCHE (S)
RAYNIERES (S)

BESSIÈRE (S)
PETIT CLOCHER (A)
VIEUX PRESSOIR (S)

SAUMUR-CHAMPIGNY
BOUVET
LA GUILLOTERIE
Clos MAURICE
PETITE CHAPELLE
TARGÉ
LA VARIÈRE

BOURG NEUF
Christelle DUBOIS
ROCHEVILLE

VARINELLES

CHINON
Patrick BARC
GOURON (r)

BOUCHARDIÈRE 
BOUQUERRIES
COULY-DUTHEIL
DOZON

P. & B. COULY
A. LEON
NOIRÉ
Dne de L’R
CAVES de la SALLE

BOURGUEIL SAINT NICOLAS 

DRUSSÉ (SNB)
GÉLÉRIES (B)
JARNOTERIE (SNB)
MINERAIE (SNB)
PETIT BONDIEU
TOURAINE CHEVERNY 

CHARBONNIER
MANDARD
RENAUDIE
TEVENOT (Che)

CHAISE
CHESNEAU (CHe)
DARIDAN (CHe)
MONTIGNY

MAISON (CHe)
MECHINIERES
Domaine des ROY

SANCERRE DIVERS 

NATTER (S) (r)

CHAILLOT (CH) 
CHEVREAU (S) (r)
André DEZAT (S)
MALBETE (R) (r)
Daniel REVERDY (S) (r)
M. E. ROBLIN (S)
J-M ROGER (S)
SARRY (S)
VATTAN (S)

BIZET (S)
GILBON (MS)
MABILLOT (R)
P’TIT ROY (S)
SAUTEREAU (S)

FOUASSIER (S)
PICARD (S)
A. ROBLIN (S)

DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

ANJOU-SAUMUR
D. FOURRIER (A)
SAUMUR-CHAMPIGNY
ROCFONTAINE
CHINON
(BROCOURT)
BOURGUEIL SAINT NICOLAS 

GESLETS (B)
VERNELLERIE (B)
TOURAINE CHEVERNY 

CHARMOISE
MESLIAND*
SANCERRE DIVERS 

TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

ANJOU-SAUMUR
BRÉZÉ (S)
TROTTIERES (A)
SAUMUR-CHAMPIGNY
CORDELIERS
(SAINT-JUST)
CHINON
(RAFFAULT)
BOURGUEIL SAINT NICOLAS 

(ROBINIERES)
TOURAINE CHEVERNY 

SANCERRE DIVERS 

(LAUVERJAT (S))
MARIE DU FOU (Mareuil)

 

IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements
Classement Val de Loire BLANCS

PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

ANJOU
SAUMUR

VOUVRAY
BEAUREGARD (S)
Clos de L’ÉPINAY (V)
GUILLOTERIE (S)
LA PALEINE (S)

AUBERT (V)
BOURG NEUF
GAUDRELLE (V)
GAUTERIE (A)

RAYNIÉRES (S)
VIEUX PRESSOIR (S)

SANCERRE
POUILLY-FUME
MENETOU SALON
QUINCY
André DEZAT (S)
GITTON (S)
NATTER (S)
Daniel REVERDY (S)
SARRY
TROTEREAU (Q)
VATTAN (S)

BARILLOT (PF)
BLANCHET (PF)
BONNARD (PF)
CAVES POUILLY (PF)
CHAMPEAU (PF)
CHEVREAU (S)
FOUASSIER (S)
GRALL (S)
LANDRAT-GUYOLLOT (PF)
PABIOT (PF)
PETIT
P’TIT ROY (S)
PRÉ SEMELÉ (S)
J.-M. ROGER (S)
SAUTEREAU (S)
TEILLER (MS)
Thierry VERON (S)

S. DAGUENEAU (S)
LECOMTE
PICARD (S)
M. E. ROBLIN (S)
A. ROBLIN (S)
VILLALIN

TOURAINE CHINON
QUINCY RUEILLY
COMMANDERIE (Q)
MALBÈTE (R)
MANDARD (T)
RENAUDIE (T)

CHAISE (T)
CHARBONNIER (T)

MONTIGNY (T)

MOELLEUX
Clos de L’ÉPINAY (V)
LA VARIÈRE (B)

AUBERT (V)
Le CAPITAINE (V)
L’ÉTÉ (CL)
GODINEAU (B)
LEBLOIS (M)
ROCHETTES (CL)

FONTAINERIE (V)
HAUT PERRAYS (CL)

CREMANTS 

BOUVET (S)

AUBERT (V)
BEAUREGARD (S)
Clos de L’ÉPINAY (V)
LA GUILLOTERIE (S)
LA PALEINE (S)

PETITE CHAPELLE

AMANDIERS (S)

MUSCADET
AUTRES
 

MORILLEAU
POIRON-DABIN
TEVENOT (Cheverny)
TOURLAUDIÈRE

BREUIL DE SEGONZAC (igp)
COING SAINT-FIACRE
LA VARIERE (S)

Robert CHÉREAU
COGNETTES
DURANDIÈRE
ELGET
ESPÈRANCE
HAUTE NOELLES
PLESSIS GLAIN
TOPAZE

COIRIER (Fiefs Vendéens)

MÉNARD-GABORIT
R de la GRANGE

DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

ANJOU
SAUMUR

VOUVRAY
FOSSE SÈCHE (S)*

(MOINES (Sav))

SANCERRE
POUILLY-FUME
MENETOU SALON
QUINCY
TREUILLET

NEVEU

TOURAINE CHINON
QUINCY RUEILLY
MOELLEUX 

GAUTHIER-LHOMME (V)

DULOQUET (CL)
MATIGNON (CL)

CREMANTS 

MUSCADET
AUTRES
Henri POIRON
POTARDIÈRE

VILLEMONT (Haut-Poitou)

TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

ANJOU
SAUMUR

VOUVRAY
SANCERRE
POUILLY-FUME
MENETOU SALON
QUINCY
(CR.-ST-LAURENT (S))
TABORDET*
(THAUVENAY)
TOURAINE CHINON
QUINCY RUEILLY
MOELLEUX 

CREMANTS 

(CHAMPALOU (V))
MUSCADET
AUTRES
(POITEVINIÈRE)

 

 

- REGION PAR REGION, CE QU’IL FAUT VRAIMENT SAVOIR SUR LA QUALITE REELLE DES MILLESIMES

Brigitte Dussert : faisons un tour de France, pour développer la spécificité de chaque millésime, selon les régions… L’Alsace ?

Patrick Dussert-Gerber : en Alsace, les derniers millésimes sont savoureux, les2012 et 2011, les grands 2010 et 2009, le millésime 2008 est nettement plus réussi que le 2007, particulièrement difficile (il y a de rares exceptions), les 2006, 2005, 2004, 2002 et 2001 suivent, le 2003 a été plus délicat à vinifier (en Vendanges Tardives, misez sur les 2006, 2004, 2001, 2000, 97 ou 89). Il existe une réelle convivialité des hommes de la région et leurs vins atteignent une typicité rare, procurant la joie du vin, à des prix qui ont tendance à monter. Attention à la complexité des terroirs, voire à l’amalgame entre des crus et des lieux-dits. Il faut rechercher la fraîcheur et la vivacité, au détriment de vins tropsouples, avec trop de sucrosité, qui deviennent de plus en plus “douceâtres”. Un Riesling, un vrai, doit être sec et vif.

Brigitte Dussert : vous êtes fidèle à la région beaujolaise…

Patrick Dussert-Gerber : c’est vrai que je n’apprécie pas que des “confrères” parisiens ou étrangers médisent sur la région sans n’y rien connaître. Notre rôle n’est pas d’enfoncer une appellation ou un vigneron pour se faire mousser dans un salon ou lors d’un dîner. Nous avons -surtout- un rôle de prescripteur, dans le sens noble du terme grec.

Comment ne pas apprécier un Chénas, un Fleurie, un Morgon ou un Brouilly ? Le même cépage et des sols très typiques, très différents, expliquent cette spécificité propre à la région. On ne confond pas un Chiroubles et un Moulin-à-Vent !

En Beaujolais, pour les crus, les vins sont très bons, du 2013 au 2009, le 2008 est assez réussi, le 2007 a été très difficile à maîtriser, le 2006 est excellent, le 2005 très typé, le 2004, dense et très aromatique, et le 2003, trop mûr, beaucoup moins intéressant. La force du terroir donne une réelle typicité à chaque cru, et les meilleurs vignerons s’évertuent à sortir de beaux vins, chacun représentatif du style de son appellation. On se doute qu’un Saint-Amour ne doit pas ressembler à unMorgon, et c’est très bien ainsi.

Brigitte Dussert : venons-en aux vignobles de Bordeaux..

Patrick Dussert-Gerber : j’adore les vins du bordelais, c’est certainement la raison pour laquelle je suis si déçu quand je débouche désormais des bouteilles qui feraient honte à ceux qui m’ont appris le vin : Émile Peynaud ou Jacques de Loustaunau de Guilhem, grandissimes œnologues. Et puis, je n’oublie pas les vraies figures bordelaises qui manquent tant à la région…

Globalement, les meilleurs à boire actuellement : 2011, 2007, 2006, 2004, 2002 et 2001. Ceux qu’il faut attendre : 2010, 2009, 2008, 2005. Les ambigûs, pour lesquels il s’agit de frapper à la bonne porte : 2013 et 2012. Le plus décevant : 2003.

Si l’on entre dans le détail, il y a bien sûr une différence entre les vins de la rive droite (ceux du Libournais) et ceux de la rive gauche (Médoc et Graves). On retrouve des “paires” de millésimes où la qualité est inversée : le 2005 est bien meilleur que le 2006 à Saint-Emilion et c’est le 2006 qui prime en Médoc. Il y en a d’autres.

- Dans le Médoc, misez sur les 2012, 2011, 2010, 2009, 2007, 2006, 2004 et 2002 (supérieur au 2003), voire 2001, très classiques, et faites-vous toujours plaisir avec les 1999, 1996 ou 1990. La priorité, c’est de laisser s’exprimer son terroir, en respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte raisonnée, en laissant faire la nature… Il y a une dizaine d’années, le travail desvignes avait été délaissé dans certains crus, au profit de la vinification et d’expériences à outrance. Si les techniques modernes sont souvent remarquables, les propriétaires traditionnels continuent de faire ce qu’ils savent faire, en se servant des progrès mais sans masquer leur typicité. De Pauillac à Saint-Estèphe, de Moulis à Margaux, à Listrac comme à Saint-Julien, en Haut-Médoc et en Médoc, les coups de cœur sont nombreux. En parallèle, les prix très exagérés de certains vins renommés sont difficilement cautionnables, surtout pour les 2013, 2012, 2007 et 2005.

Pomerol. Structure, charme, intensité, distinction, les plus grands vins de Pomerol sont particulièrement sensibles et marqués par leurs sols, très diversifiés. Ici, nul besoin de s’escrimer à vouloir abuser de la barrique neuve ou d’une surconcentration pour faire un grand vin, c’est le terroir qui prime, et signe la distinction. Les 2011, 2010, 2009, 2007, 2006, 2004, 2003 et 2002 sont très savoureux (le 2002, peut-être même supérieur), le 2001 remarquable, plus fin, le 2000 parvient à maturité. Plus anciens, les grands font la différence, comme le 1995, voire le 1990.

- À Saint-Émilion, le 2011 est très classique et charmeur, comme le 2007. Beaux millésimes 2010 et 2009, le 2008 un ton en-dessous, 2006, 2004 et 2001, éclipsés à tort par le 2005 ou le 2003. Quelques crus ont remarquablement réussi le 2003, d’autres beaucoup moins, notamment ceux qui sont trop “confiturés”. Débouchez les millésimes 2007 à 1990 en ce moment, et notamment le grandissime 1995. Certaines bouteilles de 1994 et 1993, notamment, sont surprenantes d’évolution.

Un certain nombre de crus pratiquent des prix qui ne sont pas justifiés. Certains se flattant ici d’élever des cuvées très “spéciales”, il faut plus que jamais tirer un coup de chapeau aux propriétaires de talent qui élèvent les véritables grands vins de Saint-Émilion, satellites compris, du plus grand des grands crus au plus modeste rapport qualité-prix.

Brigitte Dussert : vous habitez dans le vignoble des Graves, que vous connaissez comme votre poche…

Patrick Dussert-Gerber : depuis 35 ans, j’ai suivi, en effet, les achats, les extensions, les frimes, les camions déversant des galets, admiré, cotoyé et sympathisé avec des “figures” exceptionnelles : Patrick Ricard à Chevalier, dont Olivier Bernard a suivi les traces avec talent, Jean Sanders à Haut-Bailly (on avait le même club d’aviation, à La Réole), la famille Marly (anciennement Malartic-Lagravière), Gérard Gribelin (Fieuzal, parti se faire plaisir au Maroc), François Lévêque (Chantegrive), Jean-Bernard Delmas (Haut-Brion, son fils, Jean-Philippe, ayant repris sa suite à Haut-Brion)…, constaté avec rage -ou ironie- des plantations de vignes dans des territoires sans intérêt, où le maïs pousserait aussi bien (je connais, il en pousse, chez moi).

Du plus grand vin au plus abordable, on savoure donc, du nord au sud de cette entité des Graves, une variété importante de styles de vins. Mes dégustations en Pessac-Léognan comme en Graves, des millésimes 2112 à 2001, confirment mon Classement, les valeurs sûres, où le talent des hommes s’associe à la race du terroir. Gare à certains prix néanmoins, et à une concentration outrancière chez certains, au détriment de la typicité, notamment dans le millésime 2005, pour les rouges, où l’on peut tomber sur une véritable “confiture” au détriment de l’élégance. Les blancs 2011, 2010, 2009, 2008, 2006, 2005, 2004, 2001, 2000, 1998 ou 1997 sont excellents. Des crus réellement exceptionnels, issus des territoires de Pessac, Martillac, Léognan, mais aussi ceux de Podensac, Portets ou Saint-Morillon, certains d’entre eux, dans les appellations Pessac-Léognan comme dans celle des Graves, bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-plaisir. C’est le berceau des beaux vins blancs de la région bordelaise, aux côtés de rouges puissants et typés, si l’on frappe à la bonne porte.

Brigitte Dussert : et les appellations des Côtes ou Bordeaux Supérieur, pour lesquels vous avez tenu à créer des Classements, pour récompenser les efforts des hommes ?

 

Patrick Dussert-Gerber : dans ces appellations de Côtes, on peut acheter les millésimes 2012 à 2000, avec l’opportunité des excellents 2006 et 2004, même s’il y a de tout, de grands vins racés et d’autres cuvées issues de vinifications trop sophistiquées, peu propices à mettre un véritable terroir en avant. Les meilleurs vins se trouvent à Bourg et à Blaye, et les rares valeurs sûres des Premières Côtes sont incontournables. Castillon fait souvent des vins plus “modernes”.

Ce qui réunit ces appellations, c’est le manque de visibilité, le manque d’entrain, de communication, etc.

En Bordeaux Supérieur, les dégustations des millésimes 2012 à 2000 confirment le plaisir que procurent aujourd’hui ces vins, même si, comme ailleurs, la différence des terroirs et l’élevage sont toujours prépondérants. Attention également aux cuvées trop boisées ou trop concentrées (et bien trop chères), qui n’ont aucun intérêt. Les meilleurs tiennent la distance avec des millésimes 2005, 2003, ou 2000, excellents actuellement.

Brigitte Dussert : et Sauternes, votre pêché mignon ?

Patrick Dussert-Gerber : j’avoue un faible, en effet, pour les vins liquoreux. Mais je me fais autant plaisir, sans jamais les comparer, avec un Bonnezeaux, un Gewurztraminer Sélection de GrainsNobles ou un Vin de Paille.

À Sauternes, il y a des styles de vins qui me séduisent plus que d’autres. Je privilégie la finesse au côté sirupeux, préfère la fraîcheur à la liqueur. Ici, le millésime 2007 est formidable, dans la lignée du 2001. Plusieurs millésimes, en dehors du 2002 (où le plaisir est bien rare), comme les 1999 ou 1998 sont de toute beauté. Les 2006, 2005 et 2003 sont réussis, les 2005 et 2003 certainement moins typés, et le 2004 particulièrement savoureux et classique. Les plus grandes bouteilles à leur apogée sont aujourd’hui celles des millésimes 1996, 1995 ou 1989, où l’on atteint le grand art. L’équilibre géologique et climatique de la région en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu’est le Botrytis Cinerea, ce minuscule champignon qui a le pouvoir d’augmenter la teneur en sucredes raisins, aidé par les brumes matinales des automnes qui précèdent un soleil chaud à midi, favorisant sa prolifération. Nous allons également nous faire plaisir avec le 2011, bien plus qu’avez les 2012, voire 2010, assez délicats. Quant au 2013, les très rares vins savoureux vont se compter sur les doigts, même si ceux qui les ont réussis offriront des vins exceptionnels…

Brigitte Dussert : la Bourgogne vous est aussi très chère, non ?

 

Patrick Dussert-Gerber : c’est, depuis mes débuts, la région où j’ai le plus de plaisir à séjourner. J’aime la grande simplicité des Bourguignons, leur chaleur humaine et leur fidélité. Et puis, à part laLoire, dans un autre style, plus vif, plus minéral, quels autres vins blancs secs peuvent rivaliser avec ceux de Bourgogne, où la suavité se mêle à une explosion d’arômes apportées par ce fabuleux cépage Chardonnay ?

L’altitude des vignes, l’inclinaison des pentes, la richesse des sous-sols en ressources minérales… Tout concourt donc ici, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime, et cela explique l’extrême diversité des grands vins bourguignons, qui leur donne cette typicité unique, où l’élégance prédomine toujours, en rouge comme en blanc. J’apprécie ces vignerons talentueux et passionnés, pour lesquels il n’y a nul besoin de fioritures ni de vinifications “gonflées”, et dont les prix sont bien souvent justifiés, même s’ils remontent. La Bourgogne est un paradoxe à l’état pur, où la nature, au travers des terroirs et des microclimats, est omniprésente. Comment expliquer que l’on puisse trouver autant de différence entre un Nuits-Saint-Georges ou un Pommard, un Meursault ou un Montrachet, quand on sait que le cépage (Pinot Noir ou Chardonnay) est unique, et que l’on ne peut pas “jouer” sur la proportion des raisins ? Quand on se promène entre les murets qui entourent les vignes des Grands crus, on voit qu’à quelques mètres de distance le sol ne produit pas les mêmes crus. L’altitude des vignes, selon qu’elles se situent à 150 ou 300 m, l’inclinaison des pentes (les meilleursvins proviennent des mi-pentes), la richesse des sous-sols en ressources minérales, en sodium, en oligoéléments… Tout concourt ici, dans un “mouchoir de poche”, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime. Ajoutez à cela l’exposition (fondamentale) face aux mouvements du soleil, un territoire pauvre où la terre est rare, et vous comprendrez l’extrême diversité des grands vinsbourguignons. Globalement, les Grands crus sont régulièrement “supérieurs” aux Premiers crus, l’exception et le talent de l’homme confirmant la règle.

En Bourgogne, aux côtés d’une belle séquence qui comprend les millésimes 2012 à 2009, le 2008 est assez délicat, le millésime 2007 très réussi, très minéral, en blanc (très beaux Chablis) comme en rouge, ces derniers largement supérieurs au 2006. Les millésimes 2004, 2003, 2002, 2001, 2000 et 1999 sont très savoureux. Exceptionnel 2004, dans la lignée du 2000, dans les deux couleurs, qui côtoie donc un 2003 atypique, comme le grand 2005, qui demande de la patience. Superbesbouteilles en blancs dans les millésimes 2000, 1999, 1995 ou 1989, alors que les meilleurs rouges développent leur attrait dans les millésimes 1999, 1997, 1989, ou 1985.

Brigitte Dussert : et le Champagne ?

Patrick Dussert-Gerber : c’est à une véritable explosion qualitative que nous avons assisté en 25 ans. Des dizaines de vignerons ont élevé des cuvées exceptionnelles, au grand dam de quelques “grandes” maisons, historiquement parlant, qui n’ont rien vu venir. Je le vois tous les jours : quelques anciens “seigneurs” n’acceptent pas que leurs cuvées soient dépassées, qualitativement, par celles de “simples” vignerons. Mon Classement en est le reflet, et cela ne fait pas plaisir à tout le monde.

Pourtant, un bon Champagne c’est charmeur, un grand Champagne, c’est toujours un plaisir exceptionnel, que l’on n’a d’ailleurs jamais pu copier ailleurs. Les hommes et les femmes, lesassemblages et les terroirs font, là comme partout, toujours la différence.

Je rappelle qu’il faut considérer le Champagne comme un vin à part entière : les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouve dans le Classement dans la catégorie des Premiers Grands vinsClassés, puis dans une bonne partie des Deuxièmes Grands vins Classés) sont des cuvées deChampagne que l’on boit comme un grand vin, en les associant à des moments du repas, sur des plats appropriés. On a la chance d’accéder ainsi aussi bien au summum de la finesse qu’à celui de la complexité et de la vinosité. Bien que l’on en parle moins (à tort), le terroir, les sols ont toute leur importance en Champagne, apportant une spécificité réelle et différente selon que l’on se trouve à Cramant ou à Épernay, à Ay ou à Bouzy, dans l’Aube ou la Marne. À cela s’ajoute la proportion des cépages, et chaque maison, cave ou vigneron, possède alors les facultés de créer véritablement une cuvée légère ou puissante. Et puis, ce qu’il ne faut pas occulter pour comprendre la différence entre une grande cuvée et une autre, ce sont, outre l’art fondamental de l’assemblage que signe la main de l’homme, les incontournables vins de réserve, que l’on ajoute à des vins plus jeunes. On ne fait un grand vin que si l’on a du stock, l’exception confirmant la règle. Il y a aussi des cuvées bien trop chères, difficilement cautionnables, donc. Attention aussi aux nombreuses marques qui appartiennent à certains “faiseurs”. Ceux qui ne sont plus que des noms sur une étiquette ne font pas partie de cette hiérarchie, comme d’autres marques de négoce, dont la qualité n’est pas en cause, qui sont dirigées par des responsables de groupes qui vendent du Champagne comme de la lessive…

Il y a de grandissimes bouteilles millésimées 2006, 2004 ou 2002 (le 2003 nettement moins passionnant, trop “rôti”) et certains vieux millésimes (1998 et 1995, notamment) sont remarquables de fraîcheur et prouvent le potentiel d’évolution des meilleures cuvées. On trouve de remarquables vins, millésimés ou non, à des prix très justifiés, dans toute la gamme, comparativement à d’autresappellations, et on comprend le succès mérité de la région.

Mon Classement est nettement remanié cette année, avec des producteurs qui montent en grade et d’autres qui font l’inverse… Cette hiérarchie vient toujours, et avant tout, récompenser les efforts accomplis, le talent des hommes et leur volonté qualitative.

Brigitte Dussert : le Languedoc vous séduit davantage ?

Patrick Dussert-Gerber : j’ai fait des dégustations superbes ces dernières années, qui sont venues confirmer les précédentes, globalement depuis 2005. Le contenant est tout aussi avenant, tant les efforts des vignerons se retrouvent aussi sur leurs bouteilles.

Il y a donc des producteurs qui élèvent des vins racés et typés, dans l’ensemble du territoire, des Corbières à Saint-Chinian, de Faugères en Minervois, en passant par les Coteaux-du-Languedoc,Fitou ou vins de pays, à des prix remarquables. Des grands vins ici, il y en a, mais les terroirs sont connus et ne s’étendent pas. La force de ces vins est d’avoir su conserver leur spécificité qui se dévoile au travers des cépages de la région, chacun s’exprimant au mieux selon les sols d’alluvions, d’ardoise, de schiste ou de calcaire, en bénéficiant d’un bien beau rapport qualité-prix.

Il y a toujours des “vins de mascarade”, où l’on parle de “vins à haute expression” (expression de la méthode de vinification et du bois neuf surtout…), qui “sentent le goudron ou le café” (cela donne envie, non ?), la réglisse (on n’est pas loin de l’écœurement)… Idem pour les cuvées de vins blancstotalement fabriquées dans les chais où l’on est fier de vous faire sentir “la mangue et autres fruitsexotiques”.

Il s’agit donc de ne pas confondre l’ensemble d’une progression qualitative certaine et le développement de ces vins “fabriqués” et “putassiers” qui attirent les investisseurs comme des mouches, et sont, hélas, soutenus par des “critiques”, notamment américains (ce sont les mêmes qui soutiennent les “vins de garage” bordelais). Ce problème s’étend aux vins de cépages, où je ne vois toujours pas l’intérêt de planter des cépages qui se plaisent mieux dans des régions beaucoup plus froides (les bonnes exceptions existent), ni à se lancer dans des vinifications sophistiquées pour pouvoir remplir un dossier de presse… et mentionner des prix inexcusables sous prétexte que l’on peut mettre sur une étiquette les noms de Chardonnay ou de Merlot, ou que l’on croit qu’il suffit d’acheter des barriques neuves et se payer les services d’un œnologue “tendance” pour faire un grand vin.

Concernant les millésimes, en Languedoc, Les 2013 (superbes) à 2003 sont réussis. Je soutiens les hommes et les femmes qui s’attachent à élever des vins typés par ces terroirs de garrigues, maîtrisant les rendements, respectant leur spécificité. Les terroirs ont le potentiel pour que l’on y élève tout naturellement de grands vins racés, sans vouloir copier telle ou telle appellation plus connue avec des cépages inappropriés. Pour certains, l’exagération des prix et certaines renommées bien trop récentes commencent à se dégonfler comme des baudruches.

Brigitte Dussert : en Provence, c’est le royaume du rosé…

Patrick Dussert-Gerber : on a -enfin- des rosés dignes de ce nom depuis une bonne dizaine d’années, avec une progression qualitative certaine, souvent au détriment des rouges, d’ailleurs. Les rosés reviennent donc à la tête de ce type de vin, et se font payer, aux côtés de blancs, dont certains sortent vraiment du lot.

Dans les trois couleurs, la corse est en grande forme : les rosés sont splendides, les blancs racés, les rouges savoureux, avec ce côté “italien”, c’est-à-dire suaves, voluptueux qui leur sied à merveille, bien au-dessus d’un bon nombre de rouges de Provence, souvent forts secsbarriques ou exagérations de concentration obligent.

Les Bandol sont des vins formidables. Issus principalement du fabuleux cépage que peut être le Mourvèdre (qui apporte bouquet, corps et rondeur), les rouges de Bandol peuvent être exceptionnels. Amples, élégants, puissants, gras et très aromatiques, ils donnent toute leur véritable mesure après quelques années de vieillissement. Les rosés font aussi partie des meilleurs vins de France. Juste à côté, Cassis, avec ces blancs, des rosés et des rouges, qui profitent d’un climat exceptionnel et de la bienveillance du mistral qui nettoie les vignobles et leur fournit chaque année des températures quasiment invariables.

L’influence des millésimes est en effet beaucoup moins marquée ici, et l’on peut estimer une très bonne série, de 2013 à 2003 (le 2002 étant nettement en-dessous).

Les Coteaux-d’Aix-en-Provence, appartenant à la zone occidentale de la Provence calcaire, ont aussi fait beaucoup de progrès, tout particulièrement en rosés. Entre des reliefs constitués de chaînons parallèles au littoral, s’étendent des bassins sédimentaires où s’est concentrée l’activité viticole. L’appellation s’étend sous un climat de type méditerranéen, avec pour vent dominant le mistral, qui permet à la région de bénéficier d’un ensoleillement moyen de 2 900 h par an. Les solssont argilo-calcaires caillouteux, sableux, souvent graveleux sur molasses et grès, et caillouteux à matrice argileuse ou limono-argileuse. On apprécie aussi un bon nombre de Coteaux Varois, où l’on débouche des bouteilles de plus en plus séduisantes.

Et les terroirs ont aussi leur importance, ici. En Côtes-de-Provence, le vignoble prend naissance dans les Bouches-du-Rhône, au pied de la montagne Sainte-Victoire. Accroché aux flancs de coteaux sur des “restanques”, ces terrasses aménagées par l’homme, ou bien isolé au milieu des pinèdes, et bénéficie de sols généralement pauvres en humus, perméables et caillouteux.

Mais, évidemment, il faut savoir choisir la bonne adresse ici, se méfier des vins et des prix de “touristes”, et de la grande cavalerie des rouges et rosés de bas de gamme que l’on débouche parfois. Ceux qui comptent sont ceux de ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Grenache, Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni Blanc…), dans ces terroirs complexes,argilo-calcaires, caillouteux, graveleux ou sableux. Eux élèvent des vins formidables dans toutes lesappellations, en rouge, en blanc et en rosé. Idem pour la corse, qui mérite d’être respectée à part entière.

Brigitte Dussert : vous avez plus de réticence avec le Sud-Ouest ?

Patrick Dussert-Gerber : peu de vignerons semblent motivés et intéressés pour envoyer leurs échantillons, tout spécialement en Bergerac et Gaillac, et on comprend mieux pourquoi on entend si peu parler de ces vins. Chacun fait ce qu’il veut, et il ne me semble pas nécessaire de faire le voyage à sens unique.

J’ai beaucoup apprécié les millésimes 2011, 2010 et 2009 en MadiranCahors et Jurançon, où les efforts accomplis depuis une dizaine d’années portent leurs fruits aujourd’hui. Certains Igp, comme les vins de Gascogne, gagnent également à être mieux respectés.

Néanmoins, on peut éviter les cuvées surchargées par le bois et “fabriquées” pour avoir une bonne note auprès de “critiques”, ceci facilitant une hausse de prix incautionnable. Pour exemple, à Cahors, je me méfie des cuvées et des communications spéciales “Malbec”, qui mettent trop le cépage en avant, et de quelques vins de mode. Ne vaut-il pas mieux montrer sa propre personnalité quand on en a comme c’est le cas ici ou à Madiran ?

À quoi bon avoir des cépages de caractère comme le Tannat, le Cot, la Négrette ou le Gros Mansengsi c’est pour “lisser” les vins et les dépersonnaliser au point que l’on ne sait plus ce que l’on goûte ? La complexité des terroirs et des climats est pourtant bien réelle dans la région, et prouve que l’on ne fait pas la même qualité, selon les aléas de la nature, au fin fond du Béarn ou dans le Lot. C’est ce qui compte, et crée la typicité. Particulièrement à Cahors ou à Madiran, mais aussi dans l’ensemble de ce grand vignoble, les millésimes 2011, 2010, 2009, 2008, 2006, 2005, 2004, 2003 et 2001 sont des réussites, le 2007 se goûte bien. Les vins ont une réelle typicité, un potentiel de garde (beaux 1999, 1995 ou 1990) où les cépages et les sols ont leur influence et une véritable présence historique.

Quelques rapports qualité-prix-plaisir exceptionnels, en rouges, en blancs secs et en liquoreux(millésimes 2011, 2009, 2006, 2004, 2000, 1995 ou 1990). Toujours pas fan des “microcuvées” (enBergerac, à Cahors, à Monbazillac…), pas typées et à des prix incautionnables, les meilleursvignerons s’attachant ici à élever des vins racés.

Brigitte Dussert : vous avez débuté dans la Loire

Patrick Dussert-Gerber : et j’ai toujours soutenu ces vignerons de Sancerre, de Touraine, d’Anjouou de Saumur, où j’ai un bon nombre d’amis. Les vins de la région possèdent deux atouts considérables : un rapport qualité-prix réellement exceptionnel et une complexité due bien sûr à cessols différents, les uns plus spécifiques que les autres.

Il faut -hélas- regretter le manque de volonté d’un bon nombre d’appellations (AnjouTouraine) où les vignerons semblent n’accorder aucun sens à une communication, pourtant essentielle aujourd’hui. Sans parler du Muscadet, où l’on a l’impression que, pour certains, l’objectif est de… s’endormir.

Pourtant, ceux qui bougent (le Pays Nivernais en est le meilleur exemple) sont parvenus à hisser leurs vins dans les plus hautes sphères ! J’aime retrouver ces hommes et ces femmes qui s’attachent à défendre leur personnalité. En Anjou-Saumur, peu d’autres vins peuvent copier les meilleurs crusde la région, marqués par ces sols de tuffeau ou de roche calcaire en parfaite osmose avec les cépages Cabernet franc et Chenin, le premier s’épanouissant sûrement le mieux ici, dans cette région où il fait bon s’octroyer quelques étapes gourmandes et historiques. De Champigny à Beaulieu-sur-Layon, du Puy-Notre-Dame à Parnay, la région est riche en terroirs et en saveurs, avec desblancs très séduisants, des rouges puissants et colorés, au nez de violette comme ceux de Saumur-Champigny.

Il suffit aussi de goûter un Sancerre Les Belles Dames et un autre Les Romains, un Quincy ou un Pouilly-Fumé silex pour s’assurer de la typicité des vins. Cela fait donc du bien de “sentir” la puissance des terroirs et permet de renvoyer au jardin d’enfants les vins qui poussent partout et les producteurs qui croient encore qu’il suffit de planter un cépage pour obtenir un grand vin… À Quincycomme à Pouilly, à Chinon comme à Monlouis, à Menetou-Salon ou à Cheverny, la région fourmille de vins qui possèdent une typicité exacerbée. Les cépages Chenin ou Sauvignon, pour les blancs, savent en effet se marier parfaitement avec ces sols de silex, d’argiles ou de marnes, et produit une typicité propre. Un bon nombre de propriétaires sont présents dans mon Guide depuis longtemps, ce qui prouve leur grande régularité qualitative.

Si le millésime 2012 n’est pas évident, en rouges, le 2011 tire son épingle du jeu, même si les quantités ne sont pas au rendez-vous. Les 2010 et 2009 sont superbes, gras, denses, très parfumés. Le millésime 2008 est particulièrement réussi, même si, parfois, les quantités sont très faibles. Le 2007 est très difficile en rouges en Touraine comme en Anjou, et c’est la raison pour laquelle les rosés -eux- sont particulièremernt savoureux. Les blancs 2007 sont dans la belle lignée des 2006, et la typicité s’allie à un rapport qualité-prix régulièrement remarquable. Pour les blancs secs, de très grandes bouteilles en Pouilly-Fumé comme à Vouvray, à Sancerre comme à Savennières ou àSaumur, où les vins possèdent un réel potentiel d’évolution, des millésimes comme les 2004 ou 2002 se goûtant très bien actuellement.

Les liquoreux sont exceptionnels, notamment en Coteaux-du-LayonBonnezeaux ou Vouvray, et les rouges associent charpente et fraîcheur, du plus souple (TouraineBourgueilSancerre…) au plus charnu (ChinonSaumur-Champigny…), des vins qui s’apprécient jeunes mais savent aussi garder la distance (remarquables 2000, 1998 ou 1995). Le millésime 2002 est très réussi en blancs, difficile en rouges, et les 2004, 2003, 2001 sont savoureux. Beaux liquoreux en 2011, 2010, 2009, 2007, 2004, 2003 et 2001, et un millésime 2005, assez typé, intéressant.

Brigitte Dussert : un tour de France qui se termine par la Vallée du Rhône…

Patrick Dussert-Gerber : voilà un autre bel exemple de la race des terroirs, non ? Prenez Châteauneuf-du-Pape où le terroir se caractérise principalement par un sol extrêmement ingrat composé de gros galets roulés, amoncelés autrefois par le glacier du Rhône, qui fournissent à la vigne des conditions exceptionnelles de maturation en lui renvoyant pendant la nuit l’intense chaleur qu’ils ont emmagasinée pendant le jour. Les vins blancs offrent un bouquet floral duquel s’échappent des parfums de fleur de vigne, de lis ou de narcisse. Les rouges sont de couleur intense, puissants, de garde, et n’ont pas besoin d’artifices œnologiques pour être au sommet.

Mais la richesse de la région, ce sont aussi les appellations moins connues qui bénéficient d’un rapport qualité-prix-typicité formidable : Beaumes-de-VeniseVinsobres, Cairanne…

Pour les millésimes, de 2013 à 2009, on est sûr de se faire plaisir, le 2008 est décevant, le 2007 remarquable, peut-être supérieur au 2006. Les 2005 et 2003 sont très mûrs, le 2004, très classique, le 2002, très difficile à maîtriser. Il faut prendre le temps de conserver ces vins, car on débouche de grandes bouteilles actuellement dans des millésimes comme 2005, 1998, 1995 ou 1990.”

* Interview Dussert-Gerber : l’arrogance et le snobisme n’ont rien à faire dans le monde du vin !

PHOTO PDG GUIDE 2015Brigitte Dussert : le snobisme, l’arrogance, dans les vins comme chez certains « critiques » ou œnologues… ne semblent pas être votre « tasse de thé » .

Patrick Dussert-Gerber : On peut être (très) riche et humble, renommé et passionnant. Et on peut être tout aussi modeste et « imbuvable ». L’argent n’a rien à voir avec cela, c’est une question de culture, d’éthique.

J’ai appris la dégustation avec deux (très) grands maîtres : Jacques de Loustaunau de Guilhem et Emile Peynaud, sans parler de Jacques Puisais ! Ils m’ont appris l’humilité : on dégustait le même vin (sans le savoir) dans des conditions différentes : dans le noir, avec du jazz en fond, puis avec des murs blancs ou jaunes, du Mozart ou des variétés, dans des verres différents, etc : tous les sens étaient en éveil, c’était formidable de voir à quel point nous sommes sensibles aux éléments extérieurs, vraiment des expériences exceptionnelles qu’un bon nombre de rigolos actuels feraient bien d’approfondir.

Aujourd’hui, ce ne sont plus des journalistes mais des… attachés de presse ou des “hirondelles” (terme désignant un habitué des buffets de presse ou des invitations dans les châteaux)! Passons.

Bref, moi, personne ne me voit dans ces sauteries bienveillantes où tout est beau tant qu’on est invité : c’est moi qui règle mes frais de déplacements et personne ne me loge ni ne me nourrit…

 

Et puis, on ne se refait pas : j’aime les vignerons qui se retroussent les manches, font des salons, accueillent à la propriété et dialoguent avec leurs clients. On l’a bien vu avec la crise : les producteurs qui informent et ménagent leur clientèle n’ont pas été touchés, et c’est bien normal. Autre exemple : un vigneron digne de ce nom qui parcoure ses vignes en bottes sait très bien qu’il ne faut pas mettre trop de pesticide, connaît la culture raisonnée et raisonnable, cela fait une vingtaine d’années qu’il en a pris conscience. Ce n’est pas parce que le bio est à la mode, il le faisait naturellement auparavant, mais n’en parlait pas. Mieux vaut s’en tenir à la passion plutôt qu’à la frime, à la recherche de son authenticité plutôt qu’à la désinvolture de ne faire qu’un bon produit, “sans âme, ni vertu”. Un vin Corse, c’est aussi bon qu’un Pauillac, un Sancerre qu’un Meursault, un Châteauneuf qu’un Pomerol, la liste est infinie, et la raison est toute simple : c’est nous qui avons besoin de goûts différents selon le moment, le temps, les mets, notre humeur. Chaque vin a sa place, à tel endroit, dans telle situation.

 

Contrairement à d’autres, je ne bois pas uniquement des vins chers que l’on m’offre… Pour moi, un grand vin, c’est un vin authentique, qui correspond à un moment donné, à un état d’esprit. On peut prendre autant de plaisir avec un Minervois, un Alsace, un Chénas ou un Touraine qu’avec le plus beau Pomerol ou Meursault, à partir du moment où chacun est typé. Il y a des occasions, des moments pour boire chaque type de vin. On ne boit pas le même vin seul en rêvant au cosmos, qu’avec des amis, ni le même vin sur une terrine ou un plat sophistiqué. C’est la grande force de notre pays : avoir une gastronomie aussi riche que ses vins, c’est formidable ! Avec nous, l’Italie est le seul autre pays au monde à pouvoir revendiquer cela. Ce n’est pas rien.

Que l’on ne s’y trompe pas : tout est lié. Soit vous êtes un vigneron passionné et devenez alors passionnant pour un consommateur, soit vous êtes un producteur imbu de lui-même et personne n’a envie de “boire un canon” avec vous. Dans le premier cas, vous croyez en la nature, en votre terroir, en votre histoire et vous mettez à leur disposition les progrès œnologiques. Dans l’autre cas, vous lissez les millésimes, faites du vin comme on ferait du soda, une cuvée pour les femmes, une autre pour les jeunes, une autre pour les chinois, etc…

Ceux qui partagent la même éthique que moi, vous les retrouvez dans Millésimes et dans mon Guide, je connais leur courage et leur détermination en sachant que ce n’est pas toujours facile pour eux. Ils sont plus discrets, plus humbles devant la nature mais, croyez-moi, ils vendent tout aussi bien que ceux qui pourraient poser en se prenant pour des stars dans un magazine people…

 

Découlant de cela, on peut distinguer des tendances selon les vignobles :

* La Bourgogne et l’Alsace demeurent les entités viticoles où la famille joue vraiment un rôle prépondérant. Pas facile pour un quidam d’acheter un vignoble dans ces régions.

* Dans une moindre mesure, les prix n’étant pas non plus les mêmes, on peut citer le Val de Loire et la Vallée du Rhône, où les traditions familiales restent ancrées dans leur territoire.

* La Champagne, riche, prospère, et, comme nous le verrons, bénéficiant d’une explosion qualitative réelle, voit de nouvelles maisons, coopératives et des vignerons (certains, que vous ne trouverez pas dans le Guide, atteints par “la grosse tête”) parvenir au sommet, voire dépasser pas mal de maisons “historiques”. C’est flagrant quand on fait des dégustations “à l’aveugle” et c’est indubitable quand on fait intervenir le rapport qualité-prix-typicité. Certes, l’aura des grandes maisons semble rester stable puisque leur notoriété est toujours importante.

* Bordeaux, le Languedoc et la Provence sont donc les régions qui ont attiré le plus d’investisseurs. La Provence, pour son climat et la beauté des propriétés, le Languedoc pour la sagesse des prixdes terres, Bordeaux pour son influence extraterritoriale et la facilité de créer des vins ”à la mode”. Ceci, bien entendu, au détriment de l’immense majorité des vignerons de ces régions, passionnés, passionnants, peu enclins à élever des vins pour être mieux noté que leur voisin… Et, je le rappelle, tout spécialement à Bordeaux, des bouteilles que l’on a de plus en plus de mal à situer dans des dégustations.

Plus l’on s’éloigne d’une relation avec ce dernier, plus l’on se dirige dans une logique de vin aseptisé. Il faut qu’il y ait un échange, un retour avec l’acheteur. Il y a un vrai monde virtuel du vin qui s’est créé, certains ne savent même plus si leur vin est apprécié, qui le diffuse, qui le boit…

Et tout s’enchaîne : si vous êtes en contact avec celui qui boit votre vin, il est aisé de lui expliquer que, par exemple, le 2007 est meilleur à boire aujourd’hui qu’un 2010, loin d’être prêt. Il ne s’agit pas de dire que l’un est meilleur que l’autre, cela ne veut rien dire. Tous les vins sont bons dans le temps, chaque millésime a son potentiel d’évolution. Vous retrouvez cela dans ma Vintage Code.

La carte des millésimes

Brigitte Dussert : que faut-il vraiment savoir sur les millésimes ?

Patrick Dussert-Gerber : depuis 15 ans, il n’y a plus de mauvais millésimes, il n’y a que des millésimes plus délicats que d’autres. Les techniques ont évoluées dans le bon sens, les vigneronssavent parfaitement anticiper, gérer leur vignoble.

Néanmoins, il faut savoir expliquer la spécificité de telle ou telle année. Quand on goûte des 2002 ou 2004 en Médoc, ils sont meilleurs que le 2003 pour lequel tout le monde s’enthousiasmait ! Le 2004, par exemple est un millésime formidable qui a eu mauvais presse à l’époque de la part de critiques qui ne connaissent pas grand chose au vin. Ceux-là, je ne les vois d’ailleurs jamais dans les vignobles de la vallée du Rhône, à Madiran, à Bandol ou à Saumur… ils sont pour la plupart invités dans les grands châteaux bordelais et s’en contentent. Sympa pour les milliers de vignerons talentueux des autres régions, non ?

Quand je lis de telles âneries, je me demande si ceux qui les écrivent ont jamais dégusté des millésimes plus anciens. C’est pourtant la seule garantie qui permet de relativiser, de comprendre et de se référer à une mémoire du vin. Les mêmes vont répéter ce qu’on leur a concocté dans un dossier de presse bien ficelé…

Pour revenir à la force des millésimes, il est incontestable que le 2009 est certainement le plus beau millésime qui soit, classique, à l’inverse d’un 2005, grand, certes, mais aussi atypique à cause de la chaleur intensive. En 2009, l’acidité est également présente, ce qui apporte cet équilibre entre la puissance et l’élégance, cette fraîcheur naturelle qui signe les vrais grands vins. Il est bien trop tôt pour en parler, et l’on sait que je ne rentre pas dans le jeu des “primeurs” (encore Bordeaux) qui va bientôt rivaliser avec le salon des devins et cartomanciennes… tant on va noter un vin qui n’existe pas encore ! Ce n’est que du business, il n’y a aucun « amour du vin » en la matière…

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COUV guide 2015_Mise en page 1La qualité actuelle des vins et des millesimes

Brigitte Dussert : la passion des hommes, la qualité des millésimes, l’authenticité, les différences entre chaque vignoble, entre chaque vin, c’est bien le fond du problème, non ?

Patrick Dussert-Gerber : depuis vingt ans, il y a pas mal de “faiseurs”, du côté des producteurs comme dans celui de professionnels (critiques, œnologues), qui se plaisent à encenser des vins qui n’ont pourtant “ni âme, ni vertu”.

Depuis mes débuts, j’entends des “critiques” dénigrer, par exemple, ces vins rouges bourguignons qui manqueraient de couleur, de puissance, etc… Et alors ? Qui a dit que la densité d’un vin était un symbole de qualité ou un gage de longévité ? A ces ignorants, on pourrait faire sentir un 1993, 1989, un 1976…, bien plus fabuleux qu’un vin à la mode, ultraconcentré au départ et vide de toute substance au bout de quelques années…

Plusieurs facteurs sont à prendre en compte :
 

- L’arrivée d’investisseurs, fuyant l’Isf, n’a pas été forcément un bien pour telle ou telle appellation, et, encore moins, pour les vignerons de souche, qui ont de plus en plus de mal à transmettre leur patrimoine quand les prix des terres s‘envolent littéralement. Sur le plan marketing, main dans la main avec quelques professionnels bien payés, on a aussi vu, parfois, s’estomper la force du terroir pour en arriver à la production de vins standardisés, vite bons à boire, vite commentés, encore plus vite encensés, notés 19/20, 99/100… et je ne sais quoi comme autre ineptie !

Naturellement, il y a, heureusement, des vrais amateurs de vins qui investissent dans les vignobles, mais vous verrez qu’ils se font beaucoup plus discrets, et c’est tant mieux. Quant aux investisseurs institutionnels, en fait, et contrairement à ce que l’on aurait pu croire, ils sont beaucoup plus tempérés dans leur soif d’apparence.

- Le suivi des générations n’a pas été forcément porteur. C’est vrai à Bordeaux comme dans laLoire. Je connais tant de vins superbes à l’époque des parents (ou grands-parents), devenus aujourd’hui beaucoup moins captivants, même si, je le reconnais aisément, on parle plus d’eux qu’auparavant. Mais à quoi bon, si le vin ne suit pas ?

- Découlant de cela, on peut distinguer des tendances selon les vignobles :

* La Bourgogne et l’Alsace demeurent les entités viticoles où la famille joue vraiment un rôle prépondérant. Pas facile pour un quidam d’acheter un vignoble dans ces régions.

* Dans une moindre mesure, les prix n’étant pas non plus les mêmes, on peut citer le Val de Loire et la Vallée du Rhône, où les traditions familiales restent ancrées dans leur territoire.

* La Champagne, riche, prospère, et, comme nous le verrons, bénéficiant d’une explosion qualitative réelle, voit de nouvelles maisons, coopératives et des vignerons (certains, que vous ne trouverez pas dans le Guide, atteints par “la grosse tête”) parvenir au sommet, voire dépasser pas mal de maisons “historiques”. C’est flagrant quand on fait des dégustations “à l’aveugle” et c’est indubitable quand on fait intervenir le rapport qualité-prix-typicité. Certes, l’aura des grandes maisons semble rester stable puisque leur notoriété est toujours importante.

* Bordeaux, le Languedoc et la Provence sont donc les régions qui ont attiré le plus d’investisseurs. La Provence, pour son climat et la beauté des propriétés, le Languedoc pour la sagesse des prixdes terres, Bordeaux pour son influence extraterritoriale et la facilité de créer des vins ”à la mode”. Ceci, bien entendu, au détriment de l’immense majorité des vignerons de ces régions, passionnés, passionnants, peu enclins à élever des vins pour être mieux notés que leur voisin… Et, je le rappelle, tout spécialement à Bordeaux, des bouteilles que l’on a de plus en plus de mal à situer dans des dégustations.

Car, qu’on le veuille ou non, un millésime 2004 qui ressemble au 2005 ou au 2006, ce n’est pas normal. Comme un Médoc qui ressemble à un Pessac-Léognan. En faisant des vins surboisés, surmaturés, on tue bien sûr l’élégance, mais on lisse surtout l’effet millésime, en faisant des vinsdépersonnalisés, pas plus intéressant qu’une boisson chimique.

On vendange de plus en plus mûr, ce qui est une bonne chose, mais si, en plus, on utilise des concentrateurs, ajoute des levures… et pratique un élevage abusif en barriques neuves, cela donne des vins trop lourds, trop écœurants, trop alcoolisés… alors que ce n’est pas dans l’air du temps ! Et cela n’a rien à voir avec le réchauffement climatique comme certains le prétendent…

En fait, il faut dire la vérité sur la qualité de chaque millésime. L’explication, en partie, de l’une des facettes de la crise des vins de Bordeaux, c’est que certains grands crus ont vendu bien trop cher en primeur le 2007. Ce n’est qu’un millésime sympathique, très agréable, bon à boire rapidement, qui commence à s’ouvrir, et c’est déjà pas mal, mais il aurait dû coûter bien moins cher ques les 2005 et 2006… Il faut que le prix du millésime corresponde à la qualité du vin pour que le marché reste confiant,   les acheteurs ne sont pas si idiots. En Bourgogne, dans la Loire ou dans le Rhône, on ne vend pas un 2007 plus cher qu’un 2005, autrement dit on ne spécule pas le prix de sa bouteille au “loto” des millésimes.

On l’a compris, nous faisons face à deux mondes du vin : celui, mercantile, presque virtuel, qui profite de la méconnaissance des acheteurs, notamment des pays émergents, et se sont coupés des acheteurs fidèles et traditionnels (français, belges, suisses, anglo-saxons…). Ils pratiquent la fuite en avant, faute de bases de commercialisation stables. Pour eux, il faut sans cesse trouver un nouveau marché pour caser sa marchandise; et les autres, les producteurs passionnés, passionnants, qui, qui ont, on s’en doute, nos préférences…

Défendre une éthique, sinon rien