- VINTAGE CODE : POUR NE PAS SE TROMPER SUR LA QUALITE REELLE DES MILLESIMES…


Qu’est-ce qui différencie la Vintage Code de la multitude des autres cartes où les étoiles se mélangent aux notes ? 

Deux choses :

- La première c’est la rigueur avec laquelle j’ai noté la qualité intrinsèque des millésimes, c’est-à-dire de la vendange. C’est la note du bas, en noir.

- La seconde chose, le “plus” de la Table Vintage Code, c’est sa seconde note (celle du haut, en bordeaux). Pour la première fois, j’ai fait entrer un paramètre primordial : la valeur de la dégustation actuelle de chaque millésime !

Pour 2015, c’est bien entendu une estimation de la qualité de la vigne qui est prise en compte, au moment où je “boucle” mon Guide, début Juillet. Cette note est donc  appelée à évoluer et à s’affiner selon les conditions climatiques des mois qui précèdent les vendanges.

Comprendre l’évolution

Pour les vins, en effet, la qualité du millésime n’est pas suffisante en soi, c’est son devenir, son potentiel qualitatif, dans le temps, qui importe le plus. Il y a toujours un moment où les vins sont bons dans leur cycle de vie, Il n’y a pas de mauvais millésimes, il n’y a que des millésimes «délicats»!

Chaque année, cette note change, et il s’agira donc de noter, différemment ou non, selon l’évolution des vins, leur réelle valeur du moment.

Prenons des exemples :
À Bordeaux, dans la Vintage Code 2016, pour les vins rouges, le millésime 2007 est un millésime dont on parle peu. En valeur intrinsèque du millésime, j’ai noté 16 sur 20. Par contre, ce millésime se goûte très bien actuellement et permet d’attendre les millésimes plus “fermés” (2005 ou 2002), et je lui ai donc mis 19 sur 20.

En Bourgogne, le millésime 2002 est un millésime mal connu. En valeur intrinsèquedu millésime, j’ai noté 15 sur 20. Par contre, là encore, c’est un millésime qui est remarquable en ce moment, et je lui ai donc mis également 19 sur 20.

Voilà tout l’intérêt de cette seconde note, celle de la valeur en dégustation actuelle.

Grâce à elle, immédiatement, nous pouvons savoir quels sont les millésimes les meilleurs cette année, ceux qu’il faut attendre, ceux qui sont tombés. Pour les amateurs, les consommateurs, comme pour tous les professionnels (propriétaires, acheteurs, restaurateurs, cavistes…), c’est un véritable outil de travail qui permet de mieux choisir un vin, un millésime sans risque de se tromper.

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* CHABLIS OU VOSNE-ROMANEE, FIXIN OU PULIGNY-MONTRACHET… QUINZE VIGNERONS BOURGUIGNONS AU SOMMET !

 

DOMAINE GERARD TREMBLAY
CHABLIS

Gérard Tremblay

Un remarquable propriétaire qui exploite avec son épouse Hélène, et son fils Vincent, un beau vignoble, patiemment constitué qui compte aujourd’hui 34 hectares dont une dizaine en Premiers Crus auxquels s’ajoutent des hectares en Chablis, Petit Chablis et Grand Cru dont un fantastique Valmur, l’un des plus grands vins de Chablis. Très attaché à la qualité, très méticuleux et travailleur, Gérard Tremblay, de caractère tenace et volontaire vinifie avec toutes les techniques modernes au service de …

www.vinsdusiecle.com/gerardtremblay

 

DOMAINE FRANCOIS BERTHEAU
CHAMBOLLE-MUSIGNY

François Bertheau

Ce domaine familial a été repris par François Bertheau en 2004. Il représente la cinquième génération à exploiter ce vignoble de 6,22 ha. Les vignes sont âgées de 45 ans en moyenne. L’élevage se fait en fûts (dont 20 à 30% de bois neuf) pour une durée de 18 mois, le vin, non filtré, sera commercialisé environ 6 mois après sa mise en bouteilles.
“Le 2011 a été marqué par un printemps précoce, un été pas particulièrement beau, et une très belle arrière saison, nous raconte François …

www.vinsdusiecle.com/domaine.bertheau

 

DOMAINE VINCENT BACHELET
CHASSAGNE-MONTRACHET

Vincent Bachelet

Domaine de 13 ha de vignes sur la Côte de Beaune, principalement sur Chassagne Montrachet et dans les Maranges, sans oublier Santenay, Meursault et Pommard. Le propriétaire Vincent Bachelet poursuit la tradition paternelle de Bernard Bachelet. Les vins sont vinifiés et élevés dans de magnifiques caves du XVIIIe siècle, ou s’offre un spectacle inoubliable.
Une belle occasion pour déguster ce remarquable Chassagne-Montrachet Premier Cru Morgeot blanc 2010, aux notes d’aubépine et de fumé, …

www.vinsdusiecle.com/bacheletvincent

 

DOMAINE COQUARD-LOISON-FLEUROT
CLOS DE LA ROCHE
Cinquième génération de vignerons pour ce domaine de 9 ha, vendanges manuelles, fermentation en cuves ouvertes durant 12 à 15 jours, avec pigeage et remontage journaliers, maîtrise des températures par thermorégulation et élevage en fûts de chêne pendant environ 18 mois pour toutes les appellations, pas de collage ni de filtration.
Superbe Clos de la Roche Grand Cru 2010, de belle robe pourpre, complexe au nez comme en bouche (griotte, épices, poivre), est riche, très classique, typé …
www.vinsdusiecle.com/coquardloisonfleurot

 

DOMAINE PIERRE MAREY ET FILS
CORTON-CHARLEMAGNE

Eric Marey

Éric Marey veille avec amour sur son joli vignoble de 10 ha. Les vins sont élevés en fûts de chêne et sont suivis par un laboratoire durant toute leur évolution. Les vins sont majoritairement vendus au domaine auprès d’une clientèle fidèle de particuliers, et le reste est expédié à la restauration, à des caves à vin, en France comme à l’étranger.
Le domaine vous propose en vins blancs : Aligoté, Pernand-Vergelesses, Pernand-Vergelesses Premier Cru « Sous Frétille », et Corton Charlemagne …

www.vinsdusiecle.com/domaine-pierremarey

 

La Bourgogne

- Auxey-Duresses. Si le blanc est parfait avec les poissons de rivière ou une volaille, le rouge, riche, bouqueté, tout en bouche, s’accorde bien à la plupart des viandes rouges ou aux gibiers.

 

- Chablis. Ampleur, suavité, vivacité et persistance aromatique pour ces crus de Chablis, à déguster sur des poissons de rivière, des langoustines flambées ou une côte de porc charcutière.

 

- Chambolle-Musigny. Charme, puissance, finesse, couleur et concentration aromatique prédominent. Idéal sur un dindonneau à la broche ou une bécasse.

 

- Puligny-Montrachet et Chassagne-Montra­chet. Bouquetés, secs et suaves à la fois, de beaux vins tout en persistance aromatique, pour les poissons et les viandes blanches cuisinées.

 

- Corton-Charlemagne. Il se savoure avec un turbot poché, un veau Orloff ou une dinde aux marrons, un foie gras au naturel ou du caviar.

 

- Côte-de-Beaune et Hautes-Côtes-de-Beaune. Bouquet et souplesse en bouche en font un rouge à boire sur un poulet rôti ou un jambon, du rosbif froid et un saint-nectaire.

 

- Fixin. Solide et coloré, un Fixin se goûte fort bien avec une palombe, un coq au vin, voire un curry de mouton.

 

- Mâcon. Une escalope (ou une langue) de veau et des poissons grillés pour le blanc, le gibier à plume pour le rouge qui s’accorde également avec une raclette.

 

- Mercurey. Le rouge, ferme et fruité, d’excellente évolution, se goûte avec des beignets d’aubergines, une perdrix au chou ou un reblochon.

 

- Meursault. Riche, parfumé, suave en bouche, un Meursault jeune se boit avec des ris de veau ou une dinde aux marrons. À maturité, il lui faut une blanquette de veau, des morilles à la crème ou des quenelles de brochet.

 

- Nuits-Saint-Georges. Alliant charpente et finesse aromatique, ces vins s’accommodent d’un ragoût d’agneau, d’un civet de lapin, de grives ou d’un bourguignon.

 

- Pommard. Solide et coloré, un grand Pommard se savoure sur des mets subtils et puissants à la fois, comme une palombe, une poule au pot, les viandes en sauce et le gibier.

 

- Pouilly-Fuissé. Idéal sur un saumon grillé, des ris de veau, une poularde en croûte de sel ou des quenelles de brochet.

 

- Rully. Le rouge s’accorde bien avec un jambon de sanglier, un canard farci ou le gibier. Le blanc avec tous les poissons.

 

- Santenay. Sa structure lui permet de se marier avec la plupart des gibiers et les ragoûts (daubes). Idéal dans sa jeunesse avec une épaule d’agneau boulangère.

 

- Vosne-Romanée. Concentration aromatique et velouté demandent un pintadeau en sauce, un poulet sauté aux morilles ou un râble de lièvre.

 

 

DOMAINE PIERRE GELIN
FIXIN

Pierre-Emmanuel Gelin

Le domaine GELIN est une propriété familiale d’une douzaine d’hectares sur les communes de Fixin et Gevrey-Chambertin. La propriété créée en 1925 par Pierre Gelin, est maintenant exploitée par Stéphen GELIN et son épouse, secondés par leur fils Pierre-Emmanuel qui a intégré la société en septembre 2000. Types de vins : Bourgogne Passetoutgrain, Bourgogne aligoté, bourgogne rouge, Fixin 1ers crus Les Hervelets, Les Arvelets et le Clos Napoléon (Monopole), Gevrey Chambertin « Clos de Meixvelles » …

www.vinsdusiecle.com/gelinpierre

 

DOMAINE FOUGERAY DE BEAUCLAIR
MARSANNAY
Ce domaine familial fut créé en 1978 par Jean-Louis et Evelyne Fougeray, par acquisition et fermage de vignes dans de prestigieuses appellations bourguignonnes de la Côte de Nuits et de la Côte de Beaune. C’est en 1999 que Patrice Ollivier le gendre, a repris la direction ainsi que la vinification du Domaine. Le vignoble s’étend aujourd’hui sur 17 ha de Marsannay La Côte jusqu’à Puligny-Montrachet, notre dernière acquisition.
Les bouteilles dégustées sont particulièrement …
www.vinsdusiecle.com/fougeraydebeauclair

 

ROBERT AMPEAU
MEURSAULT

Robert Ampeau

Dans la famille Ampeau on est vigneron hors pair de père en fils; ici le vin est affaire de passion et de grand art. Ils ne proposent que du vin à maturité, bon à être savouré, c’est dire à quel point le respect et la passion qu’ils portent à leurs vins. Des vins rouges envoûtants par leur suavité, bien équilibrés, volumineux et pleins en bouche, avec des tanins bien fondus, typés avec beaucoup de charme et qui développent une grande persistance et complexité aromatique avec des notes de fruits …

www.vinsdusiecle.com/ampeau

 

DOMAINE DE MONTS LUISANTS
MOREY-SAINT-DENIS

Jean-Marc Dufouleur

La constitution du domaine est l’œuvre de Bernard Dufouleur, qui, dans le milieu des années 1960, a acheté, autant qu’échangé, des parcelles diverses pour aboutir à un ensemble homogène et cohérent.
Formidable Morey-Saint-Denis Premier Cru Les Monts Luisants 2011, élevage en fûts de chêne pendant 18 mois, charnu, ample, aux tanins très structurés, au nez dominé par le cassis mûr, la violette et l’humus, de bouche épicée et persistante, un vin qui possède des tanins puissants et …

www.vinsdusiecle.com/domainedesmontsluisants

 

CHEVILLON-CHEZEAUX
NUITS-SAINT-GEORGES

Philippe et Claire Chezeaux

Ici, on est vignerons depuis 5 générations (9 ha de vignes). Les méthodes de travail et de vinification sont restées traditionnelles, avec des vendanges manuelles, une cuvaison longue et un élevage dans des fûts de chêne pendant 18 à 24 mois. Le Domaine Chevillon-Chezeaux produit plusieurs appellations : Bourgogne Pinot Noir, Bourgogne-Passetoutgrain, Bourgogne Hautes Côtes de Nuits Blanc et Rouge; des appellations villages, Vosne Romanée, Nuits-Saint-Georges, et des appellations …

www.vinsdusiecle.com/domainechevillonchezeaux

 

DOMAINE ALAIN VIGNOT
BOURGOGNE COTE SAINT-JACQUES

Alain Vignot

Vignerons de père en fils, la famille est propriétaire de 12 ha de vignes dont 10 ha de l’appellation Bourgogne Côte Saint-Jacques.
En 1934, mon grand-père Fernand, vigneron à Paroy sur Tholon, étend son domaine en achetant sa première parcelle sur la Côte Saint-Jacques. En 1955, mon père Jacques Vignot entre dans l’exploitation familiale, afin de cultiver et d’agrandir le vignoble. En 1976, à la fin de mes études, je rejoins l’exploitation avec l’intention de l’étendre, nous ne …

www.vinsdusiecle.com/domaine-vignot

 

DOMAINE DU CHALET POUILLY
POUILLY-FUISSE

Dr Bernard Léger-Plumet

Depuis plus d’un siècle déjà, la famille Plumet vit dans le village de Solutré-Pouilly situé dans la région du Mâconnais en Bourgogne, France. Les premières vignes ont été plantées en 1850 – bien qu’il semblerait que l’origine de la propriété familiale remonte à 1774. Depuis les connaissances viticoles ainsi que le savoir-faire familial furent transmis de génération en génération.
Le Domaine du Chalet Pouilly est situé à flanc de coteaux et domine le petit hameau de Pouilly au cœur …

www.vinsdusiecle.com/chaletpouilly

 

DOMAINE MARC JOMAIN
PULIGNY-MONTRACHET

Famille Jomain

Philippe, Catherine et Christophe JOMAIN, frères et soeurs, exploitent leur propre domaine au sein d’un groupement foncier créé le 03 novembre 1992. Le domaine comprend 9 hectares de vignoble à PULIGNY-MONTRACHET dont 4 produisent essentiellement des grands vins blancs de réputation mondiale issus du cépage chardonnay dans les appellations village, 1er cru et grand cru. Alliant modernisme et tradition, le domaine est dirigé avec dynamisme par la famille JOMAIN. Soucieux de préserver …

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SCE DU CLOS BELLEFOND
SANTENAY

Laurence et Bernard Chapelle

Issu d’une vieille famille vigneronne originaire de Santenay, Louis NIE acquit, en 1889, le Domaine du CLOS BELLEFOND, qui reste aujourd’hui encore un domaine familial. Situé au Sud de la Côte de Beaune, à Santenay, cité viticole, touristique et… thermale, le Domaine exploite exclusivement des appellations villages et Premiers Crus sur les finages de SANTENAY, CHASSAGNE-MONTRACHET, VOLNAY et POMMARD. Sur ces sols géologiquement variés de la Côte de Beaune, Pinot Noir et Chardonnay, utilisés en …

www.vinsdusiecle.com/closbellefond

 

CHATEAU DE BEAUFORT – J. COUDRAY-BIZOT
VOSNE-ROMANEE
Les clients français et étrangers du Château de Beaufort utilisent les mêmes qualificatifs pour décrire les vins J. Coudray-Bizot : élégance et finesse. Le Domaine est abrité dans la demeure prestigieuse de l’hôtel David de Beaufort, bâtisse classique du 17ème siècle, bénéficiant de caves situées sous les remparts de Beaune. Jean-Jacques Coudray-Bizot perpétue la tradition des grands vins fins de Bourgogne, en limitant les intrants, et en ayant les soins les plus attentionnés possible pour les …
www.vinsdusiecle.com/chateaudebeaufort



 

 

- DE POUILLY-FUME A SAINT-NICOLAS-DE-BOURGUEIL… : 10 APPELLATIONS, 10 VINS AU TOP !

DOMAINE GOURON
CHINON

Laurent et Stéphane Gouron

Fondé en 1946 par René Gouron, le DOMAINE se développera avec le soutien de son fils Jacky jusque dans les années 80. Désormais, ce sont les petits enfants LAURENT et STEPHANE qui vinifient et commercialisent ensemble les 28 hectares que compte la propriété familiale. Classé en Appellation CHINON Contrôlée le DOMAINE GOURON est morcelé en de nombreuses parcelles : argilo-calcaire et argilo-siliceux, sur les coteaux et graviers mêlés de sables, en plaine. Cette diversité de sols a permis de …

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CHATEAU DES ROCHETTES
COTEAUX-DU-LAYON

Gérant : Yannick Babin

Si la vigne était déjà présente au XVème, c’est Alphonse Roulleau (1885-1957) qui oriente vraiment la production du Château de Rochettes vers le vin. Déjà présent au Salon de l’Agriculture de Paris avant la guerre de 1914-1918, il y remporte de nombreuses médailles. Suite au mariage de sa fille Raymonde Roulleau avec Louis Douet en 1946, la tradition se perpétue, et la commercialisation s’oriente vers la vente aux particuliers en fûts et en bouteilles. En 1974, c’est leur fils unique Jean Douet …

www.vinsdusiecle.com/chateaudesrochettes

 

CHATEAU DU COING DE SAINT FIACRE
MUSCADET

Véronique Günther-Chéreau

Le Château du Coing de Saint-Fiacre est situé au confluent de la Sèvre et de la Maine. La propriété comprend 42 ha de vignes sur des pentes de 14 % exposées plein sud. C’est une propriété historique du vignoble nantais elle existait au Moyen-Age, elle a été remaniée au 18ème siècle en 1756 puis au 19ème en 1810. Les communs construits en 1810 sont de pur style italiens (dit clissonnais) avec des génoises et des fenêtres géminées très typiques du vignoble nantais. Le Château du Coing …

www.vinsdusiecle.com/chateauducoing

 

DOMAINE ROGER PABIOT ET SES FILS
POUILLY-FUME

Gérard et Bernard Pabiot

Un domaine familial de 21 ha, dont certaines parcelles de vignes sont âgées de plus de 80 ans, exploité par Gérard et Bernard qui associent les usages traditionnels aux techniques modernes, grâce à leurs connaissances acquises en hauts lieux viticoles : Beaune, Macon et Bordeaux. Le domaine est implanté sur les meilleurs coteaux dominant la Loire, ce qui leur permet d’avoir des sols très représentatifs de la région : calcaire dur ou caillottes, argile à silex, terrasse sableuse et marnes …

www.vinsdusiecle.com/domainerogerpabiot

 

DOMAINE TROTEREAU
QUINCY

Pierre Ragon

Le Domaine TROTEREAU est une propriété familiale qui vit le jour en 1804 quand Etienne Augustin TROTEREAU, issue d’une famille de vignerons vierzonnais, s’installa à Quincy. Depuis, cinq générations se sont succédées. Pierre RAGON qui a repris l’exploitation en 1973 est actuellement le 6ème vigneron de cette longue lignée. Il exploite 13 ha qu’il cultive dans le respect de la nature en pratiquant une lutte raisonnée, la maîtrise des rendements et l’élevage passionné du vin. Très …

www.vinsdusiecle.com/p-ragon

 

EARL GUY MALBETE
REUILLY

Guy et Florence Malbète

Domaine familial depuis 4 générations. L’exploitation assume la gestion complète de 4 ha de Sauvignon, 4 ha de Pinot noir et 2 ha de Pinot gris. La culture se fait de façon traditionnelle : buttage, débuttage, incorporation de fumier naturel. Vinification traditionnelle, élevage du vin sur lie fine, filtration sur terre (pas de collage). On retrouve tout cela dans de Reuilly Pinot noir 2010, de belle teinte grenat, dense au nez comme en bouche, alliant finesse et charpente, aux tanins à …

www.vinsdusiecle.com/guymalbete

 

CAVE DRUSSE NATHALIE ET DAVID
SAINT-NICOLAS-DE-BOURGUEIL
Un domaine de 21 ha. Ces jeunes viticulteurs ont été récompensés en 2005 par le prix Départemental de la Dynamique Agricole. Nous n’utilisons plus de désherbant chimique dans nos vignes, précisent-ils, qui sont enherbées entre les rangs et travaillées en surface aux pieds. Très classique du millésime, ce remarquable Saint-Nicolas-de-Bourgueil Vieilles vignes 2013, terroir argilo-calcaire, est un vin où dominent la structure et la finesse, aux notes de truffe et de fraise des bois, de …
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HENRY NATTER
SANCERRE

Henry et Cécile Natter

Domaine de 23 ha, où l’on cultive la chaleur humaine avec le même soin que l’on apporte aux vignes, privilégiant la faune et la flore, les “couvant” pour en extraire leur quintessence et les laisser s’exprimer au mieux, au cours d’un élevage parfaitement maîtrisé et traditionnel. Ces propriétaires passionnés ont en effet à cœur de faire découvrir les subtilités de leur environnement, leur terroir et leur travail, afin que chacune de leur bouteille soit une source de convivialité. Leur fille, …

www.vinsdusiecle.com/henrynatter

 

DOMAINE DE LA GUILLOTERIE
SAUMUR-CHAMPIGNY

SCEA Duveau Frères

Exploité par la famille Duveau depuis plusieurs générations, le vignoble du Domaine de la Guilloterie s’étend aujourd’hui sur 50 hectares. Au sud de la Loire et au bord de son confluent le Thouet, ce terroir bénéficie de conditions climatiques particulièrement favorables à la culture de la vigne. Sur ce sol argilo-calcaire, les cépages s’épanouissent pour donner des vins expressifs et de caractère, bien typés. Le Domaine de la Guilloterie produit un excellent Saumur blanc issu …

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DOMAINE DE LA RENAUDIE
TOURAINE

Patricia et Bruno Denis

Des vignerons de père en fils depuis trois générations; c’est en effet, l’arrière grand-père, Albert Denis le premier de la lignée, qui s’est installé sur le Domaine de la Renaudie en 1928. Depuis 1982, Bruno Denis est à la tête du domaine. Il est perfectionniste et passionné par son métier, et depuis qu’il vinifie, la qualité des vins n’a cessé de progresser. Sa femme Patricia Denis a une formation d’onologue, mais elle s’occupe principalement de la commercialisation. L’âge des vignes (35 ans …

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Les vins de l’année avec Vins du Siècle

* CHANDELEUR : QUELS VINS SUR LES CRÊPES ?

 

Crêpes aux fruits de la mer

Crêpes aux marrons et aux oranges

Crèpes du calvados

Crêpes fourrées au camembert

Crêpes sucrées

Crèpes suzette

Crèpes soufflées aux myrtilles

Crèpes soufflées au chocolat

Crêpes aux oeufs de saumon

Crêpes soufflées à la vanille

Crêpes en oreiller à la bressane

- SUD-OUEST : CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR LES VINS ET LES VIGNERONS QUI COMPTENT !

LAMOUROUX BOUTEILLES

À la fin de l’Empire romain, au ive siècle de notre ère, les vignes s’étaient répandues à peu près dans toutes les régions, mais les grandes invasions n’arrangèrent pas les choses et l’agriculture vinicole en souffrit particulièrement.

Les vins de Gaillac, en pleine ascension, sont au XIIe siècle vendus plus cher. Ils ne craignent donc pas l’imposition de taxes élevées. De Bayonne ou de Dax transitent vers l’Angleterre les vins de la région : Bergerac, Cahors, Gaillac, Pamiers, mais Bayonne ne peut suivre l’extension prise par La Rochelle et, de ce fait, ne participe pas aux larges profits que celle-ci connaît. En 1215, Jean Sans Terre autorisa les habitants de Bayonne à “s’organiser en communes”, et en 1351 Édouard III les gratifia d’avantages liés au transport et à la vente de leurs vins en Angleterre. Cela eut pour effet un accroissement du commerce vers la Grande-Bretagne.

Les Chartreux ont laissé à Cahors le souvenir de leur passage. Fondé en 1328, leur monastère cultivait des vignes dont le vin était particulièrement prisé. De grands hommes l’ont savouré, dont Alexandre Dumas et Ingres.

Quant au Jurançon, produit dans la province de Navarre, sa célébrité fut assurée en 1553, lors de la naissance d’Henri, futur Henri iv. On raconte que son père, Antoine de Bourbon, grand amateur de Jurançon, le baptisa avec ce vin pour lui assurer force et vigueur. Henri iv sembla avoir conservé un bon souvenir de ce baptême puisqu’il continua à se faire livrer au Louvre le premier vin qu’il ait goûté. Peut-être le bon roi Henri doit-il à ce baptême particulier courage, vaillance et bonne humeur qui l’ont accompagné tout le long de sa vie. Le Jurançon a été, aussi, le vin des souverains d’Aragon et de Béarn. Les marins anglais venaient le chercher à Bayonne, les Hollandais le faisaient voyager jusqu’aux pays scandinaves. D’autre part, pour sceller le traité d’union de Kalmar, les délégués de la Suède, de la Norvège et du Danemark sortirent des caves du palais quelques vieilles bouteilles de Jurançon.

LES VIGNERONS INCONTOURNABLES
Accédez directement aux commentaires de dégustation en cliquant sur le nom (en rouge)

PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

CAHORS
BOVILA
CAMINADE
LA COUTALE
CROZE DE PYS
GAUTOUL
HAUTE-SERRE
LAVAUR
NOZIÈRES
TRIGUEDINA

(EUGÉNIE)
(FAMAEY)
MERCUES
PAILLAS
PELVILLAIN

MAISON-NEUVE
PECH DE JAMMES

BERGERAC
COTES-DE-BERGERAC
MONBAZILLAC
GRAND-JAURE (P)
PÉROUDIER (BI)
LA PLANTE

FORÊT
VIEUX TOURON (M)

CLOS DU BREIL
LAROQUE (BI)
MOULIN-POUZY (M)
SADILLAC

GAILLAC
BOURGUET
L’EMMEILLÉ
LABARTHE
VIGNALS

COMBELLE
COMBES
LECUSSE (Bl)
MAYRAGUES

MADIRAN
JURANCON

BARRÉJAT
LAFITTE-TESTON
Cru LAMOUROUX (J)
PARADIS
PICHARD
SERGENT

BORIES
CUQUERON
DOU BERNES
NIGRI
ROUSSE (J)
VIELLA

(HUSTE (J))

AUTRES APPELATIONS

HAILLE (IGP)
JOY (IGP)
POUYPARDIN (G)
VIGNERONS BUZET (Bt)

GUILLAMAN (IGP)
HERREBOUC
PLAISANCE (F)

MALARTIC (IGP)
SAINT-GUILLHEM (F)
VOIE BLANCHE (VP)

DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CAHORS
BOUT DU LIEU
SOULEILLAN*

ARMANDIÈRES
(PASSELYS)

BERGERAC
COTES-DE-BERGERAC
MONBAZILLAC
CROIX BLANCHE (BI)*
HAUT-FONGRIVE*

(LA BORDERIE (M))
TIREGRAND (P)

PANISSEAU (BI)

GAILLAC
GRAND CHÊNE
LACROUX
RHODES
MADIRAN
JURANCON

BURGUÉ-SÉRÉ* (J)
(Cru LAROSE (J))
AUTRES APPELATIONS

CAVE IROULÉGUY (I)*
(VIGNERONS BRULHOIS*)

GENSAC

TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CAHORS
(TROTTELIGOTTE)
BERGERAC
COTES-DE-BERGERAC
MONBAZILLAC
(ROQUES-PEYRE*)
GAILLAC
MADIRAN
JURANCON
Prod. JURANÇON (J)
AUTRES APPELATIONS

(CAVE FRONTON (F))

 

IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements

Cliquez sur le nom pour accéder gratuitement aux commentaires du Guide Dussert-Gerber des Vins 2016

Château BARRÉJAT
Château BOURGUET
Château LA CAMINADE
Château CROZE de PYS
Château de CUQUERON
Manoir de l’ÉMMEILLE
Château EUGÉNIE
Château FAMAEY
Château la FORÊT
Château GAUTOUL
Domaine du GRAND JAURE
Domaine de la HAILLE
Château de HAUTE-SERRE
Domaine de HERREBOUC
Domaine de JOY
Domaine de LABARTHE
Cru LAMOUROUX
Château LAROQUE
Domaine de LAVAUR
Château LECUSSE
Château de MERCUÈS
Domaine de MOULIN-POUZY
Domaine de NIGRI
Château NOZIÈRES
Château PECH DE JAMMES
PELVILLAIN Frères
Domaine PICHARD
Domaine de POUYPARDIN
Domaine de SADILLAC
Domaine de SAINT-GUILHEM
Domaine SERGENT
Clos TRIGUEDINA
Château de VIELLA
Château les VIGNALS
Les VIGNERONS du BRULHOIS
Les VIGNERONS de BUZET

Les vins du Sud-Ouest et leurs appellations

 

- Cahors

AOC depuis 1971. Le vin de Cahors est l’un des plus anciens d’Europe. Sa naissance se situe cinquante ans avant Jésus-Christ, lorsque les Romains plantèrent de la vigne dans le Quercy. L’appellation couvre actuellement environ 4 100 ha plantés en vigne. Elle se situe au sud-ouest de ce département de part et d’autre du cours du Lot, à partir de Cahors et jusqu’à Soturac, dernière commune avant le Lot-et-Garonne, et s’étend sur 45 communes réparties dans 6 cantons, à savoir les cantons de Cahors, Luzech, Puy-l’Évêque, dans la vallée, Catus, sur le plateau nord, Lalbenque et Montcuq, sur le plateau au sud. La spécificité la plus originale du microclimat cadurcien est liée à la topographie très particulière du site viticole. Elle réside, d’abord, dans l’imbrication étroite de la vallée dans le socle calcaire du causse qui la protège des masses d’air froid venues du nord et de l’est, et, ensuite, dans les méandres invraisemblables que décrit le Lot, entre Cahors et Puy-l’Évêque, comme s’il n’arrivait pas à quitter le vignoble enserré dans ses boucles, conscient qu’il serait du rôle protecteur et bénéfique de ses eaux, à la fois comme volant thermique et réserve hygrométrique permanente. Selon qu’ils proviennent de secteurs différents (l’appellation est très étendue et les sols ne sont pas du tout les mêmes à Prayssac ou à Parnac), ils ont deux styles bien particuliers, du plus “léger” au plus corsé, mais tous reconnaissables entre mille grâce aux cépages classiques Malbec et Tannat, qui se plaisent dans ces sols complexes, où les graves s’associent à des alluvions anciennes. En fait : – Les premières terrasses argilo-limoneuses, limono-sableuses et graveleuses, sont aptes à produire des vins légers et friands, à boire plutôt jeunes. – Les deuxièmes terrasses et les coteaux de piémont, argilo-siliceux, argilo-calcaires, mêlés d’éboulis du causse, donnent des vins pleins, corpulents et de bonne garde. – Les coteaux du rebord du causse et le plateau lui-même, calcaires et argilo-calcaires, sont susceptibles de produire des vins moins gras mais plus structurés, de belle garde. Oubliez les vins de Cahors “primeurs”, à boire jeunes et frais, qui n’ont rien à voir avec le style de l’appellation.

 

- Gaillac

Le vignoble s’étend sur les deux rives du Tarn. L’AOC regroupe 73 communes et trois terroirs distincts : les terrasses de la rive gauche, où les terrains sont surtout graveleux et bien exposés; les coteaux de la rive droite, exposés plein sud et protégés par les forêts, dont les sols sont principalement argilo-calcaires profonds; le plateau Cordais, avec des sols blancs calcaires et caillouteux.

- Gaillac blanc sec. D’une couleur jaune pâle aux reflets verts changeants, son fruité intense est délicatement structuré par des arômes envoûtants. – Gaillac fraîcheur perlée. Il a la particularité de conserver après le travail du vigneron une quantité importante de très fines perles. Leurs rôles principaux vont être de conserver la sensation de fraîcheur et d’exacerber les arômes naturels des Mauzac ou Len de l’EI. À boire très frais, c’est un excellent vin d’apéritif et qui s’associe avec les fruits de mer. – Gaillac doux. Des vins très parfumés (poire, pomme, pêche), onctueux, très abordables, à goûter avec le foie gras ou les fromages bleus. – Gaillac mousseux. Élaboré par la méthode traditionnelle (dite aussi champenoise) ou par la méthode gaillacoise. – Gaillac rouge. Issu des cépages Duras, qui apportent charpente, équilibre et une certaine nervosité, le Braucol (ou Fer servadou), avec sa note épicée, et la Syrah pour ses tanins et ses arômes de fruits rouges mûrs. Merlot et Cabernets sont les cépages complémentaires. Avec une robe profonde, un nez puissant, il possède un équilibre subtil, une dominante de fruits rouges (cassis, framboise…) et des notes d’épices tout à fait spécifiques. – Gaillac primeur. Il ne peut être consommé qu’à partir du 3e jeudi de novembre, et doit être exclusivement issu du cépage Gamay (qui convient parfaitement à ce type de vin) et élaboré avec des raisins entiers non foulés. – Gaillac rosé. De couleur cerise et franche, c’est un vin fin, nerveux, aux arômes fruités. Il accompagnera très agréablement vos repas estivaux.

 

- Jurançon

C’est par le baptême du roi Henri IV que le vin de Jurançon (quelque 1 000 ha) acquiert ses titres de noblesse. Issus de vendanges tardives sélectionnées avec le plus grand soin, les liquoreux de l’appellation sont harmonieux, équilibrés, vifs, regorgent d’arômes de fleurs et de fruits, et se bonifient à partir de 7 à 15 ans, pour offrir un bouquet incomparable. Des vins racés. Excellent rapport qualité-prix. Sentant bon leurs vieux cépages pyrénéens, les vins secs de Jurançon sont subtils, nerveux et fruités. À boire jeunes et frais.

 

- Madiran

L’origine géologique des sols de Madiran date du tertiaire et du quaternaire. Au regard de la variété géologique du sous-sol de la région, les sols sont également très différents. Les sous-sols sont toujours à base d’argile plus ou moins calcaire pouvant aller jusqu’à la forme “molasse” ou “marne”. Le terroir de Madiran se classe en 3 grandes catégories. – La première, où sol et sous-sol sont constitués d’une masse argileuse de 2 à 3 m d’épaisseur, donnant naissance à des terres du type argilo-calcaire, terrefort ou argilo-siliceux, est située en hauts coteaux ou sur le versant ouest. Sa structure argileuse et profonde lui confère une très bonne capacité de rétention d’eau. Elle est souvent réservée au vignoble de Pacherenc-du-Vic-Bilh. – La deuxième catégorie de sol est souvent localisée sur les versants est ; elle est considérée comme la plus caractéristique de l’appellation Madiran. Ce sol est communément appelé sol à “grepp”. Le grepp, ou alios, est une concrétion ferromagnésifère qui constitue une stratification rocheuse intermédiaire épaisse de 30 à 50 cm et dont la profondeur varie très irrégulièrement entre 20 cm et 1 m. Au-dessus de cette couche imperméable à l’eau et aux racines, nous trouvons souvent des boulbènes, pauvres en argiles et en matière organique. C’est de ce terroir que sont issus les vins intenses, noirs, concentrés, aux tanins généreux. – La troisième catégorie, sur les coteaux restants, où se situent des zones d’argiles à galets constituées de limons argilo-sableux très caillouteux caractérisés par leur bonne régulation hydrique. En effet, les années sèches, les racines vont puiser la fraîcheur dans la profondeur des argiles. En année humide, ces sols sableux et caillouteux restent filtrants et bien drainés. Ce dernier terroir donne naissance à des vins plus ronds, aux tanins amples.

 

- Pacherenc-du-Vic-Bilh

Une petite (par la taille) AOC de 270 ha qui produit des vins blancs secs, bien typés et charmants, au nez subtil où l’on retrouve des notes de fleur d’acacia et de fumé bien caractéristiques. Là aussi, les progrès sont constants. Cépages : l’Arrufiat accompagné de Sauvignon, Sémillon, Courbu et Manseng.

 

- Béarn

Vers Orthez et Bellocq, les cépages connus (Cabernet-Sauvignon, Tannat…) côtoient d’autres raisins plus spécifiques comme le Fer Servadou et le Manseng, ce qui confère aux vins rouges richesse, typicité et générosité en bouche. Excellents rosés.

 

- Côtes-du-Brulhois

Les vins du Brulhois (environ 205 ha), appelés “vins noirs” dès le xiiie siècle, sont d’un rouge rubis très soutenu. Le terroir particulier est associé à la présence de cépages typiques : Tannat, Cabernet franc, Cabernet-Sauvignon et Merlot, auxquels viennent s’ajouter le Fer Servadou et le Cot, qui donnent des arômes caractéristiques de confiture, de grillé, de fruits mûrs.

 

- Irouléguy

Le rouge est corsé et coloré. C’est un vin puissant qu’il faut laisser reposer (le temps qu’il perde son âpreté naturelle), et qui mérite d’être plus apprécié. Agréable rosé sec et franc.

 

- Buzet

Le vignoble de Buzet (2 120 ha) bénéficie d’un beau terroir situé sur les coteaux qui surplombent la vallée de la Garonne. Avec un encépagement quasi identique du vignoble bordelais, l’AOC Buzet est emmenée par la dynamique cave coopérative des Vignerons de Buzet qui joue un rôle déterminant dans la reconnaissance de ses vins. Elle contrôle la très grande majorité du vignoble et s’est donné les moyens de faire des vins de grande qualité en s’offrant des installations très performantes.

 

- Fronton

Près de Toulouse, le vignoble de Fronton (2 000 ha) est très ancien, et possède une typicité qui lui est propre grâce à son cépage prédominant, la Négrette, à laquelle s’associent les Cabernets, le Gamay, le Malbec ou la Syrah. À noter que les rosés sont souvent délicieux.

Les vins du Périgord et leurs appellations

 
Les rouges

 

Bergerac et Côtes-de-Bergerac

 

On distingue :
La rive droite

- Les terrasses de la Dordogne ; la vigne s’étend sur les sédimentations de la rivière (essentiellement alluvions anciennes et dépôts récents lessivés). Ces sols maigres, souvent constitués d’apports colluviaux importants, sont d’excellentes terres à vigne. Ces terrains ont été délimités dans l’aire AOC de Montravel, productrice de vins blancs secs. – Le vignoble de plateau (Villefranche, Saint-Médard-de-Gurson, Ponchapt) constitué d’un soubassement calcaire, recouvert des sables et de gravier du Périgord. Cette région fait partie de la zone des Côtes-de-Haut-Montravel, vins blancs moelleux. – Les pentes sud au nord de Bergerac abritent les vignobles de Pécharmant (rouge) et de Rosette (blanc moelleux) ; les coteaux, recouverts de sables et de gravier du Périgord, sont disposés en hémicycle autour de Bergerac.

La rive gauche

- Les coteaux, au sud de Bergerac, s’abaissent en une succession d’ondulations et de croupes de moins en moins accusées. Cette caractéristique topographique explique les possibilités viticoles sur un versant nord largement ensoleillé. Sur les pentes, au sol argilo-calcaire, se déploie notamment le vignoble de Monbazillac. – Une zone de plateaux plus ou moins érodés succède ensuite à cette côte. Ces plateaux, aux sous-sols calcaires (calcaire de Monbazillac, calcaire de Castillon), sont recouverts de sols variant des limons décalcifiés (type boulbène) aux sols argilo-calcaires. Cette région constitue l’aire géographique de l’appellation Bergerac. D’une intense couleur sombre, les Côtes-de-Bergerac rouges sont issus des meilleures sélections de chaque viticulteur et bénéficient souvent d’un élevage en fûts.

 

Pécharmant

Cabernet franc, Cabernet-Sauvignon, Cot ou Malbec et Merlot noir, tels sont les cépages qui participent à l’élaboration de l’appellation Pécharmant. La particularité de son sol, dénommé “sables et gravier” du Périgord, est qu’il renferme en profondeur une couche d’argile ferrugineuse appelée “tran”.

Les blancs

 

- Bergerac blanc

Des vins fins, légers et fruités, qui sont en progrès, ce qui est une bonne chose. Très proches des Bordeaux blancs secs. Certains sont aujourd’hui remarquables, associant nervosité et rondeur en bouche. Les Côtes-de-Bergerac blancs se divisent en trois catégories : demi-sec, moelleux et doux, selon leur richesse en sucre. Les Côtes-de-Bergerac moelleux représentent l’essentiel de la production (Sémillon).

 

- Monbazillac

Issue de l’assemblage de trois cépages, Sémillon, Sauvignon, Muscadelle, l’AOC Monbazillac est récoltée par vendanges manuelles et tris successifs, pour ne choisir que les grains de raisin atteints de cette fameuse et miraculeuse “pourriture noble”.

 

- Saussignac

Nés de l’assemblage du Sémillon, Sauvignon, Muscadelle, Ondenc et Chenin, les vins bénéficiant de l’appellation Saussignac sont exclusivement des vins blancs moelleux.

 

- Rosette

Essentiellement issue de l’assemblage de trois cépages, Sémillon, Sauvignon, Muscadelle, l’AOC Rosette est un vin blanc à la robe légèrement paillée. Moelleux, souple et rond.

 

- Montravel

Les vins de Montravel ont accédé au statut de vins d’appellation d’origine contrôlée en 1937, montrant ainsi l’antériorité des traditions viticoles en Dordogne. La production des vins blancs se répartit entre Montravel (sec), Côtes-de-Montravel et Haut-Montravel (moelleux). Ces vins sont issus d’un assemblage de Sémillon, Sauvignon et Muscadelle. L’Ondenc et le Chenin peuvent servir aussi à l’élaboration de l’appellation.

 

Duras

Dans le Lot-et-Garonne, touchant la Gironde, l’aire géographique de l’appellation correspond à celle du canton de Duras. La vigne s’étend sur les sommets ou les versants sud des coteaux (1 800 ha). Deux grands types de sols : les parties supérieures sont constituées par des molasses de l’Agenais ou du Fronsadais (boulbènes) et plantées de cépages blancs ; les argiles compactes mélangées de calcaires divers de l’Agenais, de Monbazillac, calcaires à astéries ou résidus lacustres, occupent les pentes et sont les terrains privilégiés des vins rouges.

 

Côtes-du-Marmandais

La vigne est connue ici depuis les Romains. Des vins rouges (Cabernet, Merlot et Malbec), à la fois souples et charnus, et des blancs, francs, fruités, vifs et ronds.

Les vins de l’année avec Vins du Siècle

* RHÔNE : LE NOUVEAU CLASSEMENT

Nos dégustations sur place en Octobre et Novembre ont permis de réactualiser le Classement. Certains montent, d’autres non.

Il sera bien sûr également mis à jour après les dégustations du Guide, qui débutent en Février.

On ne peut que s’enthousiasmer pour ces grands vins charnus et typés (Châteauneuf-du-Pape, Côte-Rôtie…) qui se partagent ces territoires exceptionnels avec d’autres appellations savoureuses (Visan, Beaumes-de-Venise, Vacqueyras…) bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-typicité, chaque appellation ayant sa propre hiérarchie..

Le Classement parle de lui-même, mais, rappelons que, ce qui compte, c’est la grande régularité qualitative, ici comme ailleurs. Et là, c’est à Mont-Redon, à Redortier, à Fortia, chez LevetChamp-Long ou au Domaine des Rosiers que l’on retrouve cela. Ils sont suivis par d’autres très beaux vins, élevés par des vignerons tout aussi passionnés, comme à BeauvalcinteAmauveAlaryTour Saint-MichelTrois CellierValériane

 

 

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PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

CHATEAUNEUF-DU-PAPE
FORTIA (BI)
MATHIEU (BI)
MONT-REDON (BI)

BEAUCHENE
La MEREUILLE
CLOS SAINT-PIERRE

LES 3 CELLIER
JACUMIN
NALYS
SERGUIER
TOUR SAINT-MICHEL

GIGONDAS
VACQUEYRAS
COTES-DU-VENTOUX

ARNOUX (Va)
CHAMP-LONG (Ve)

Pierre AMADIEU (Gigondas)
DEURRE (Vi)

ENCHANTEURS (Ve)
MOULIN (Vi)

PUY MARQUIS (VE)

HERMITAGE
CÔTE-RÔTIE
LIRAC/TAVEL COST.NÎMES
LEVET (CR)
ROSIERS (CR)

JABOULET (Cornas)

SAINT-JOSEPH
CORNAS/CONDRIEU
COTES-DU-LUBERON
MONTINE (GA)
POULET (Die)

CANORGUE (Lu)
GUY FARGE (SJ)
JAQUES FAURE (Die)
FONTVERT (Lu)
GILLES FLACHER (SG)

COTES-DU-RHONE
DIVERS

ALARY (BI)
AMAUVE
REDORTIER
VALERIANE

BEAUVALCINTE
CROIX BLANCHE
GAYÈRE
MAGALANNE
MOULIN POURPRÉ
SAINT-ESTÈVE

CAVE DE GRAVILLAS
LAURIBERT
COTEAUX DE VISAN

AURE
Cave SAINTE-CÈCILE

DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CHATEAUNEUF-DU-PAPE
(BANNERET)
BRUSQUIÈRE
CHARBONNIERE*
LOU FREJAU

JULIETTE AVRIL
(BOIS DE BOURSAN)

GIGONDAS
VACQUEYRAS
COTES-DU-VENTOUX

CAMARETTE (Ve)*
CLOS des CAZAUX (Va)
GARRIGUE (VA)
SAINT-VINCENT (Vi)
(TARA (Ve)*)
TERRA VENTOUX*

PÉQUELETTE (Vi)
PESQUIÉ (Ve)
(PIERRE DU COQ*)

HERMITAGE
CÔTE-RÔTIE
LIRAC/TAVEL COST.NÎMES
CARABINIERS*
DUCLAUX (CR)*
OR ET DE GUEULES (Cn)
TROIS COLOMBES LES RAMEAUX (Cn)*
VALCOMBE (Cn)

JONCIER* (L)

(MOURGUES DU CRES (Cn))

SAINT-JOSEPH
CORNAS/CONDRIEU
COTES-DU-LUBERON
BIZARD* (GA)
COULET (CO)*
PUY DES ARTS (Lu)*

(CHENE (SJ))

COTES-DU-RHONE
DIVERS

CHATEAU VIEUX*
CLAVEL
FAVARDS
FONTSEGUGNE
MARTIN*
(ROLIÈRE*)

(GALUVAL)

(CABASSE)
TAVERNEL

TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CHATEAUNEUF-DU-PAPE
(FONTAVIN)
GIGONDAS
VACQUEYRAS
COTES-DU-VENTOUX

(SYLLA (VE))
HERMITAGE
CÔTE-RÔTIE
LIRAC/TAVEL COST.NÎMES
SAINT-JOSEPH
CORNAS/CONDRIEU
COTES-DU-LUBERON
(Baron d’ESCALIN (GA))
COTES-DU-RHONE
DIVERS

(COCCINELLES)
(VERQUIÈRE)

 

IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements
 
Choississez une région pour voir un autre classement :
ALSACE LANGUEDOC-ROUSILLON
BEAUJOLAIS PROVENCE-CORSE

BORDEAUX

BOURGOGNE

VAL DE LOIRE

CHAMPAGNE VALLEE DU RHONE
SUD-OUEST-PERIGORD

* COMMENT ACHETER SON VIN A JUSTE PRIX ?

À l’époque où certains prix ne correspondent plus à rien, il devient indispensable de “situer” le marché des vins vendus en France, région par région, appellation par appellation, afin de pouvoir visualiser immédiatement le prix des vins, et pouvoir se référer directement aux prix pratiqués chez les producteurs, où il est toujours conseillé d’acheter son vin directement. À noter que ces fourchettes de prix prennent en compte le marché de base de ces appellations, prix départ propriété, dans les millésimes récents, l’exception confirmant la règle, sans tenir compte de la marge des revendeurs et surtout, hélas, des restaurateurs (de 4 à 7, et beaucoup plus, parfois), chez lesquels il vaut mieux s’abstenir de passer commande. Trois choses sont à retenir :

- On se rend compte que dans des appellations très abordables (de 7 à 10 €), on trouve de tout, aussi bien des crus qui bénéficient d’un excellent rapport qualité-prix que des vins d’une même appellation qui, faute d’image de marque (et de qualité) cohérente, peuvent passer du simple au double, les vins les moins chers n’étant pas les meilleurs “locomotives” de ces appellations (Alsace, Bordeaux, Bourgogne, Languedoc, Provence…). Pour ceux-là, il semble urgent de régulariser le marché, en intervenant sur le plan qualitatif comme sur celui de l’image de marque, tant au niveau du négoce que de la propriété, voire de la grande distribution. Certains responsables actuels en ont conscience, d’autres non. Il est évident qu’un Corbières (ou Bordeaux) à moins de 4 € n’est pas comparable qualitativement à un excellent Corbières (ou Bordeaux) à 8 €. Il est tout aussi évident qu’un mauvais Bordeaux à 3 € ne vaut même pas son prix. Attention à des prix inexcusables atteints aussi bien par des appellations moyennes que dans les plus prestigieuses pour des micro-cuvées “fabriquées”.

- Certains prix sont surprenants (dans le bon sens). Des vins des “satellites” de Saint-Émilion, des Graves, des Côtes de Bordeaux, des Gigondas…, dans une fourchette de prix de 8 à 12 €, ce n’est pas bien cher. Il en va de même pour d’autres appellations (Bourgueil, Cahors, Madiran, Chinon, Gaillac, Côtes-du-Rhône-Villages, Saumur-Champigny…), où les meilleurs vins sont souvent sous-payés (vous avez bien lu). Inversement, d’autres prix sont très surprenants et trop “élevés” (toutes proportions gardées) dans de nombreuses régions et/ou appellations (Languedoc, Bouzy, Provence, Tavel, “simples” AOC de Bourgogne, Médoc, Libournais…). Leur point commun : l’importance du tourisme dans leur région, et une clientèle qui, bien souvent, n’est pas réellement informée des équivalences de prix. L’exportation peut aussi expliquer l’exagération des prix. Bien sûr, dans chacune de ces régions citées, il existe des vins qui méritent largement leur prix : ils sont dans le Guide.

- Quelques très grands vins ne sont pas si chers que cela, tant en Bourgogne qu’à Bordeaux, dans le Rhône, ou en Vendanges Tardives (Sauternes, Alsace, Loire, Sud-Ouest), d’autant plus si l’on fait intervenir le facteur rareté (tout particulièrement en Bourgogne ou en Sauternais). S’offrir un Meursault Premier Cru pour 30 € (et plus), ou un très Grand Cru Classé de Bordeaux pour 50 €, c’est tout à fait compréhensible, à l’époque où d’autres vins à la mode parviennent à des prix prohibitifs. Il suffit de prendre en considération leur potentiel qualitatif dans le temps et leur grande histoire vinicole pour s’en persuader.

En fait, pour les très grands crus, au-dessus d’un prix “compréhensible” (100 €), il est difficile de parler “qualité-prix”, la mode (outrancière, parfois, notamment sur des micro-cuvées ou grâce à une note bienveillante) intervenant alors, et l’on entre aussi pour d’autres dans le domaine du luxe. Bien entendu, la renommée n’est pas obligatoirement synonyme de grande qualité, et certaines sont galvaudées. Et les vins changent selon leurs propriétaires : il faut toujours remettre en question l’évolution des crus en fonction du talent de l’homme qui les élève et de son aptitude à accéder au sommet de son appellation.

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- LES MEILLEURS BORDEAUX SUPERIEURS SONT DE GRANDS VINS A PART ENTIERE

Bien sûr, l’appellation est tellement grande qu’il s’agit de savoir frapper à la bonne porte. On accède alors à des vins typés par des sols très différents (on ne fait pas les mêmes vins à Pellegrue ou à Frontenac, à Génissac ou à Pondaurat…) et l’on aurait donc tort de croire que les terroirs ne jouent pas leur rôle. Voici les meilleurs.
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PREMIERS GRANDS VINS CLASSES

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
BELLEVUE-FAVEREAU
BOSSUET
BRAN DE COMPOSTELLE
CRAIN
FILLON
HAUT-CRUZEAU
LAGRANGE LES TOURS
PANCHILLE
PARENCHÈRE
PASCAUD
THURON

BÉCHEREAU
GRAND PARIS
PIOTE
VRAI CAILLOU

BURLIGA
CASTENET
LAMOTHE VINCENT
LATOUR LAGUENS
PAILLETTE
JAYLE
(REIGNAC)

CATEGORIE B
Priorité à l’élégance
BELLE GARDE
BERNADON (BX)
BOUTILLON
CORNEMPS
ENTRE-DEUX-MONDES
FONTBONNE (BX)
MASSON/GASSIES-GAUTEY (BX)
GRAND FRANÇAIS
AUX-GRAVES -DE-LA-LAURENCE
LAJARRE
LAUBERTRIE (BX)
LAUDUC
MALEDAN (BX)
PENIN
SIRON

BASTIAN
BALLAN-LARQUETTE
CROIX DE QUEYNAC
LARTIGUE-CÈDRES
LE SEPE
TUILERIE du PUY
VRILLE TETUE

BUISSON
FARIZEAU
LA FLEUR HAUT GAUSSENS
FONT-VIDAL (BX)
SAINTE-BARBE

DEUXIEMES GRANDS VINS CLASSES

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
ARRAS
LISENNES*
MAUBATS
(PIERRAIL)

(HAUT-BRANA*)
BRANDILLE*
CANTEMERLE*
CAZENOVE
FRACHET
PEYFAURES
VIEILLE TOUR

LA GALANTE
L’HERMITAGE
(LAVILLE)

CATEGORIE B
Priorité à l’élégance
BEAU RIVAGE
COLLINES*
ELIXIR de GRAVAILLAC
HAUT-MONGEAT*
(MAISON NOBLE*)

FONTENILLES (BX)
LES MARÉCHAUX (BX)
PRIEURÉ MARQUET

FRANQUINOTTE (BX)

TROISIEMES GRANDS VINS CLASSES

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
(CANET (BX))
(CROIX DE ROCHE)
CATEGORIE B
Priorité à l’élégance
BRANDE-BERGÈRE*
HAUT POUGNAN (BX)

 

IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements
 
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ALSACE LANGUEDOC-ROUSILLON
BEAUJOLAIS PROVENCE-CORSE

BORDEAUX

BOURGOGNE

VAL DE LOIRE

CHAMPAGNE VALLEE DU RHONE
SUD-OUEST-PERIGORD

Les vins de l’année avec Vins du Siècle

* 2016 : LE NOUVEAU CLASSEMENT DES MEILLEURES CUVEES DE CHAMPAGNE

FireShot Capture - CLASSEMENT CHAMPAGNE - http___www.guidedesvins.com_classement_champagne.htmlMes dégustations de MILLESIMES (d’Octobre à Janvier) se terminent et on peut donc déjà re-situer une nouvelle hiérarchie champenoise, même si les dégustations du GUIDE, qui débutent en Février, vont forcément venir moduler tout cela.

Pour l’instant, il y a, bien sûr, les maisons et vignerons qui sont toujours les références de la Champagne, les PREMIERS, certes, mais aussi ceux que l’on retrouve dans les 2 premiers niveaux de la hiérarchie des DEUXIEMES GRANDS VINS CLASSES, suivis par certains, dont les dernières dégustations leur ont fait prendre du grade.

Ceux qui confirment leur place à la tête des DEUXIEMES GRANDS VINS CLASSES :

SIMART-MOREAU, LANCELOT-ROYER, CHARPENTIER, LAURENT-GABRIEL, PERSEVAL-FARGE, OUDART, DE LOZEY, LEQUART, GATINOIS, DRAPPIER, FLEURY-GILLE, BOIZEL, GIMONNET, MauriCe VESSELLE, Michel TURGY, Pierre MIGNON, COLLET (qui ne cesse de progresser)…

Ceux qui montent et atteignent la tête des DEUXIEMES GRANDS VINS CLASSES :

BOURDAIRE-GALLOIS, JEAUNAUX-ROBIN, VAUTRAIN-PAULET, Albert de MILLY, VEUVE OLIVIER, BOULARD-BAUQUAIRE, Christian BOURMAULT, Guy CADEL, Pierre GOBILLARD 

Ceux qui montent dans le Classement, atteignant un très beau niveau hiérarchique, et ont le potentiel pour monter encore :

HAMM, CARLINI, LEJEUNE-DIRVANG, LAFORGE-TESTA, BRIXON-COQUILLARD, GASTON COLLARD, Hervé LECLERE, SADI-MALOT, MOUSSE-GALOTEAU, Christian BRIARD, Olivier et Laetitia MARTEAUX, HENIN-DELOUVIN, Jacques DEFRANCE, Eric MAÎTRE, Florence DAUPHIN, Charles COLLIN, Veuve DOUSSOT, BERTEMES, CHARBAUT, Diogène TISSIER, FAUCHERON GAVROY, Michel GENET, LECLERC-BRIANT, BAILLETTE-PRUDHOMME, QUATRESOLS-GAUTHIER, Michel GAWRON, DILIGENT, BLONDEL, CHASSENAY d’ARCE, Daniel PERRIN, BESNARD CHEVALIER

Chacun d’entre eux élèvent des cuvées personnalisés, authentiques, les unes dominées par la puissance (souvent majoritaires en Pinots, mais pas forcément), les autres par l’élégance, ce sont des vins marqués à la fois par leur terroir et la main de l’homme, et c’est ce qui leur confère ce carcactère unique.

On se fait vraiment plaisir, et à prix très doux !

Quand boire les millésimes : voir la VINTAGE CODE

Actualité du vignoble Classement Champagne  Tout savoir sur le vignoble Vignerons sélectionnés

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PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A Priorité à la puissance
KRUG (Grande Cuvée) (Hors classe) (r)

DEVAUX (D) (r) CHARLES HEIDSIECK (Millénaire) (r) POL ROGER (Sir Winston Churchill) (r) TAITTINGER (Comtes de Champagne) (r)

ELLNER (Réserve) (r) LAURENT-PERRIER (Grand Siècle) PHILIPPONNAT (Clos des Goisses) ALAIN THIÉNOT (Grande Cuvée)

CATEGORIE B Priorité à l’élégance
GOSSET (Grand millésime) (r) ROEDERER (Cristal) DE SOUSA (Caudalies) DE TELMONT (O.R.1735)

 

Pierre ARNOULD (Aurore) PAUL BARA (Réserve) (r) LEGRAS et HAAS (Blanc de Blancs) LOMBARD (Grand Cru) (r) PIPER-HEIDSIECK (Rare) DE VENOGE (Princes)

DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A Priorité à la puissance
Michel ARNOULD (Grande Cuvée) BOULARD-BAUQUAIRE (Mélanie) Guy CADEL (Grande Réserve) (r) De CASTELNAU (Millésimé) (r) CHARPENTIER (Terre d’Émotion) COLLET (Esprit Couture)* GATINOIS (Grand Cru) JEAUNAUX-ROBIN LANCELOT-ROYER (Chevaliers) LAURENT-GABRIEL (Prestige) (r) Laurent LEQUART (Prestige) Philippe de LOZEY (Cuvée des Anges)* MUMM (R. Lalou)* Etienne OUDART (Référence) Jean-Michel PELLETIER (Anaëlle) (r) RALLE (Réserve)* SIMART-MOREAU (Grande Réserve) VAUTRAIN-PAULET (Grande Réserve) Maurice VESSELLE (Millésimé)* VEUVE CLIQUOT (Grande Dame)*

(AUTRÉAU-LASNOT (Prestige)) BONNET-GILMERT (Millésimé) Christian BOURMAULT (Grand Éloge) BRIXON-COQUILLARD (Prestige) CANARD-DUCHÊNE (Charles VII) CARLINI (Millésime) Guy CHARBAUT (Millésimé)* DAUPHIN (Instant Intégral) Jacques DEFRANCE (Millésime) Philippe DUMONT (Prestige) (Germar BRETON (Blanc de Blancs)) Pierre GOBILLARD (Prestige)* HAMM (Signature) (r) MORIZE (Sélection) (r) PERRIER JOUËT (Belle Epoque)* René RUTAT (Millésimé) THÉVENET-DELOUVIN (Prestige)* VEUVE OLIVIER (Grande Réserve)

ASPASIE (Brut de Fût)* BAILLETTE-PRUDHOMME (Memoris)* BARON ALBERT (La Préférence) (r) BARON FUENTÉ (Cuvée Prestige) (r) Christian BRIARD (Ambre) Lionel CARREAU (Préembulles)* Charles COLLIN (Blanc de Noirs) GREMILLET (Evidence)* DOUSSOT (Grande Cuvée) FAUCHERON GAVROY* HENIN-DELOUVIN (Grand Cru)* HUOT (Carte Noire) LAFORGE-TESTA (Millésime) Hervé LECLERE (Secret Millésime) LEJEUNE-DIRVANG (Seilles d’Or)* MAÎTRE MALETREZ (Premier Cru)* Olivier et Laetitia MARTEAUX (Millésimé) Rémy MASSIN (Prestige)* Daniel PERRIN (Millésime)* QUATRESOLS-GAUTHIER André TIXIER et Fils (Millésime)*

BARDOUX (Millésimé)* GOUTORBE (Spécial Club) MARINETTE RACLOT (Millésime) MOUZON LEROUX

Guy CHARLEMAGNE (Millésimé) J.CHARPENTIER (Pierre-Henri) DELOT (Légende)* François BROSSOLETTE (Millésime)* Veuve Maurice LEPITRE (Heritage)* OLIVIER Père et Fils (Aparté)

R. DUMONT et Fils MOREL Père et Fils (Cuvé Gabriel)* Paul GOERG (Millésime)* HUGUENOT-TASSIN (Réserve)* ROGGE-CERESER (Excellence)*

CATEGORIE B Priorité à l’élégance
BEAUMONT DES CRAYERES (Grande Réserve) BOIZEL (Grand Vintage) BOURDAIRE-GALLOIS (Prestige) Edouard BRUN (Élégante) Gaston CHIQUET (Blanc de Blancs) (r) DELAUNOIS (Sublime) DEUTZ* DRAPPIER (Grande Sendrée) FLEURY-GILLE (Pierre-Louis) GIMONNET Pierre (Fleuron) Charles MIGNON (Grande Cuvée)* Pierre MIGNON (Madame)* PERSEVAL-FARGE (Millésimé) Michel TURGY (Blanc de blancs) VINCENT D’ASTRÉE (Millésimée)*

 

BARDY-CHAUFFERT (Réserve) BRIGITTE BARONI Jean-Bernard BOURGEOIS (Millésime) BOURGEOIS-BOULONNAIS (Premier Cru) (r)* PENET-CHARDONNET (Extra Réserve)* COUTIER (Henri III) DANGIN (Prestige) DILIGENT (Millésime) Nathalie FALMET (Nature)* GRASSET-STERN (Millésimé) Michel LABBÉ (Prestige) Guy LARMANDIER (Grand Cru)* LECLERC-BRIANT (Les Crayères) Xavier LECONTE (Vent des Anges)* Bernard LONCLAS (Prestige) MARGAINE (Spécial Club)* MÉDOT (Blanc de blancs) Albert de MILLY MOUSSE-GALOTEAU (Les Vinages) Yvon MOUSSY (Prestige)* Bruno PAILLARD* PETITJEAN-PIENNE (Millésimé) RENAUDIN (Réserve)* André ROBERT (Mesnil)* JEAUNEAUX ROBIN (Extra) ROYER (Grande Réserve)* J.M TISSIER (Apollon)* VERRIER (Raymond Verrier) VIGNON Père et Fils (Extra brut))

BERTEMES (Extra)* BESNARD CHEVALIER (Meline)* BLONDEL (Blanc de blancs)* CHASSENAY d’ARCE (Premier)* COLIN (Grand Cru)* GABRIEL-PAGIN (Grande Réserve) GASTON COLLARD (Zéro) Michel GAWRON (S)* MOUZON LEROUX (L’Ineffable)* SADI-MALOT (Cuvée SM) Diogène TISSIER et Fils (Saveur de Juliette)

AMBROISE LAURENT (Fraîcheur) (Michel GENET (Grand Cru)) Alexandre PENET (Nature)* ROBERT-ALLAIT (Prestige) A. ROBERT (Sablon)*

BOREL LUCAS (Séléction)* GALLIMARD (Quintessence) ERIC LEGRAND PRIEUR (Millésimé)

Franck DEBUT (Tradition)

Philippe GONET (Extra) Hubert PAULET (Risléus)*

TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A Priorité à la puissance
(LAMBLOT (Premier Cru)) (LENOBLE (Grand Cru)*) (PANNIER (Réserve)*) PLOYEZ-JACQUEMART (Passion)* Prestige des SACRES (Privilège)* (Gaston RÉVOLTE (3e Millésnaire)*)

BOUCHÉ (Millésimé) (FENEUIL-POINTILLART (Premier Cru)) (Nicolas FEUILLATTE (Grand Cru)*) FLEURY (Fleur de l’Europe) (GARDET (Prestige)) Robert JACOB (Collection Privée)* ROLLIN (Grande Réserve) (VOLLEREAUX (Marguerite)*)

CATEGORIE B Priorité à l’élégance
BONNAIRE (Millésimé)* Daniel CAILLEZ (Héritage) Vincent COUCHE (Perle Nacre)* FOISSY JOLY (Grande Cuvée) VEUVE LANAUD (Prétrosses)* LOUIS de SACY (Inédité) NAPOLEON (Blanc de blancs) (SENDRON-DESTOUCHES (Millésimé)*) WIRTH et MICHEL (3 Cépages)

 

RUFFIN (Nobilis) BLIARD-MORISET (Réserve) DUMENIL (Prestige) (PIERRARD (Blanc de blancs))

IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements
 

- FRANCE : LES VIGNERONS QUI ONT MARQUE 2015 !

Nous commençons la maquette et la rédaction du prochain annuel MILLESIMES 2016, qui paraît en Avril : un numéro particulièrement exceptionnel, tant les sélections sont superbes.

 

En parallèle, les dégustations pour mon prochain GUIDE (c’est le 37e chez ALBIN MICHEL, un cas unique dans l’édition française !!!!!) vont commencer en Février.

Pour patienter, voici ce qu’il faut retenir, région par région, de l’année 2015.

Nous avons fait depuis Octobre de grandes réunions/dégustations sur place en Languedoc (à Peyregrandes), en Provence (à Rasque), dans le Rhône (à Mont-Redon), à Saint-Emilion (à Balestard La Tonnelle), en Médoc (à Lamarque), etc, ce qui nous a permis de revoir et de rencontrer quelque… 250 vignerons passionnés.

 

CLIQUER SUR LES CLASSEMENTS POUR ACCEDER GRATUITEMENT AUX VIGNERONS DE L’ANNEE

ALSACE

Tout ici concorde à une grande convivialité du vin, où chaque vigneron s’emploie à faire ressortir la typicité de son Riesling ici, de son Gewurztraminer là… On élève alors des vins sans concurrence, dans une large gamme où se cotoient des Vendanges Tardives rares, un vin suave, un autre sec, un rouge savoureux ou un Crémant tout en fraîcheur. On comprend alors que la force des terroirs et la main de l’homme sont en osmose. Les millésimes 2014 à 2007 méritent actuellement une commande.

Bestheim est toujours la référence des Crémants, et ne cesse de monter en gamme dans les autres appellations.
Les autres incontournables sont toujours Schléret (à la retraite, mais qui termine ses vieux millésimes avec des bouteilles qui ont collectionné les récompenses), et Hauller, Gresser, Koch, Schaeffer-Woerly, Klein, Simon, Frick, Engel, Haegi, Frick, Pettermann, Hartmann, Jost, Kamm, Beck, Vielweber, Metz, 7 Vignes, Schirmer, Ruhlmann, Cave Hunawhir, Reinhart, Zoeller, Frey, Baumann-Zirger, Iltis, Frey-Sohler, Fleck, Brobecker
Pierre Arnold, Dussourt, Engel, Bleger, Stoeffler ou Gilg sont dans la lignée.
BEAUJOLAIS

 

Cette belle région vallonnée regorge de crus dont la qualité s’associe à des prix très sages. Les vins sont toujours aussi bons (le 2013 aussi), à Fleurie comme à Morgon, en Chénas comme en Brouilly. Les hommes et les femmes de la région font des vins à leur image, francs, authentiques et gais, qui possèdent une typicité bien réelle, qu’hélas, certains, se plaisent bêtement à critiquer.

Les vins qui comptent proviennent de terroirs spécifiques de roches volcaniques ou d’argiles siliceux. Les sols comptent ici, autant qu’ailleurs, et on le voit bien en débouchant des flacons de Gérard Brisson, Jean-Pierre Mortet, Cédric Chignard, Michel Tête, des domaines du Crêt des Garanches, Pizay, Emeringes, Bel Avenir, Champagnon, La Combe aux Loups, Metrat, Granit Doré, Emeringes, Flache-Sornay, Baron de L’Ecluse… Et le roi Dubœuf est toujours là, incontournable.
BORDEAUX
D’une manière générale :
- un millésime 2013 extrêmement difficile, très rarement réussi, même dans les très grands crus. Ce n’est de la faute de personne, il faut simplement l’accepter et cesser de raconter des bêtises, du genre « le millésime se goûte de mieux en mieux”, il nous surprend”, « il a été trop rapidement critiqué”, etc.
- cinq millésimes superbes en ce moment : 2008, 2009, 2010, 2011 et 2012, bien entendu, chacun avec sa structure, son potentiel d’évolution (2010, 2009), beaucoup d’élégance (2008, 2011) et un millésime 2012 meilleur de jour en jour.
MEDOC

Très belle dégustation qui a réunit des vignerons talentueux de la région à Lamarque.

Du plus grand des grands vins au plus modeste, ici, les propriétaires maintiennent une identité forte : intrinsèquement, un Margaux n’a rien à voir avec un Pauillac (ni même avec un autre Margaux, tant les sols sont différents dans l’appellation), un Moulis doit refléter l’élégance quand c’est la structure qui signe un Saint-Estèphe… Les terroirs font les vins ! Pas besoin de tricher avec des manipulations œnologiques ou des élevages qui abrutissent les vins. Nul besoin non plus de prix extravagants, puisque l’on se fait plaisir dans une gamme cohérente et accessible.

Voici ceux qui élèvent donc les véritables grands vins médocains, ceux qui ont une “âme”, de l’élégance, un véritable potentiel d’évolution, et ont signé plusieurs millésimes formidables : les 2010 et 2009, grandissimes, les 2011, 2008, 2006, 2004 et 2002, la plupart formidables aujourd’hui, un 2007 savoureux, un 2005 chaleureux.
Grands coups de cœur à LascombesHaut-Marbuzet, les deux passant en sommet, comme Clauzet, où le rapport qualité-prix-plaisir est à un bien haut niveau, par rapport à d’autres crus plus connus (et c’est ce qui compte : vendre cher n’est pas “le” gage de qualité).
En Premiers Grands Vins, dominent Grand-Puy Lacoste et Batailley, deux très grands Pauillac, très typés, différents, et c’est parfait comme cela.
Très belle dégustation verticale à Cantenac-Brown, où la finesse rejoint la structure.

Toutes appellations du Médoc confondues, les valeurs sûres sont toujours La GalianeFourcas-DupréLamarqueMaucaillouFonbadetFontesteau, les crus de la famille LapaluHourbanon, Rour-du-Roc, Souley Sainte-CroixEsteau, Lestage-Darquier, Saint AhonHourtin-DucassePanigon, DesmirailDavidPlantier Rose, Tour du Roc, DoyacLe MeynieuCoudotLoiracHennebelle, Cartujac, Saint-Hilaire, Pomys, Souley-Sainte-Croix, Brousteras, La Peyre, Bourdieu, Chalet de Germignan, Bois Carré, Les Moines, Coudot, Croix du Trale, Graves de Loirac, Pontac-Gadet…, chacun garant d’un bien beau rapport qualité-prix-typicité et d’une spécificité propre, ce qui n’est pas si courant quand on goûte aussi dans la région du Médoc des vins qui se ressemblent tous, sans « âme ni vertu” ou barriqués à outrance.

Dégustations décevantes à Lafon-Rochet et Malescot, sur place.
POMEROL

Les vins les plus chaleureux de la région bordelaise, où les senteurs de truffe se mêlent à la mûre, à la cannelle, à la cerise ou à la réglisse, la chair s’associant à une texture dense, ample, naturellement veloutée, le tout donnant des vins que les propriétaires élèvent à leur image chaleureuse.

On est bien au sommet, et le millésime 2013 est, d’une manière générale, beaucoup plus réussi qu’en Médoc.
On le voit à Petrus (dégusté sur place, et où le 2012 est aussi formidable) comme dans d’autres crus magiques (Certan de MayBeauregard, Janoueix), et de nombreux crus qui restent de belles valeurs sûres à prix doux (Mazeyres, Clos du Pèlerin, PlinceClos RenéLe CaillouBellegraveClos du PèlerinLafleur du Roy…), Le 2014 est parfait, bien classique.

Lalande-de-Pomerol est très bien représenté avec BourseauRoquebruneMoinesViaudBelles-GravesVoselle et Béchereau.


SAINT-EMILION

 

Très belle dégustation qui a réunit des vignerons talentueux de la région (de Saint-Emilion, mais aissi de Saint-Georges, Lussac, Puisseguin, Pomerol et Lalande) à Balestard-la-Tonnelle

On est ici dans la région où se mêlent de vrais terroirs, souvent en coteaux, et d’autres coins où le maïs pourrait y cotoyer la vigne. On a donc accès, soit, à de vrais vins racés, du plus grand au plus abordable, marqués par des sols historiques, et à des vins où les sols ont peu de réelle influence, beaucoup plus “signés” par des vinifications trop sophistiquées qui donnent des vins très concentrés au détriment de la finesse.

Un Saint-Emilion, un vrai, c’est une osmose entre la complexité aromatique et une texture savoureuse, souple mais ferme, dense mais distinguée. De quoi exciter ses papilles, d’autant plus que le 2013 est assez réussi (pas partout, certes, il faut bien que le terroir ait son mot à dire, les vinifications à la mode ne peuvent pas tout résoudre…).

Trotte Vieille est de plus en plus meilleur, les crus de CapdemourlinPiganeauCantenacMauvinonRivière, également, ce qui explique leur place dans le Classement (pensez toujours au rapport qualité-prix-plaisir), et je ne suis toujours pas preneur de crus trop chers, sirupeux, que je n’ai pas besoin de vous citer et qui ne sont pas dans mon Guide.

Belles verticales à La Marzelle, Cadet-Bon et Fonroque, les trois confirmant une très haute tenue qualitative.

Dans la lignée, Clos des PrinceClos LabardeOrisse du CasseGros Caillou, Franc LartigueGuillemin La Gaffelière, Rose-Pourret, Tour-du-Pin-Figeac, Vieux-Pourret, Darius, Clos de Sarpe, Pasquette, Croix Meunier, Gros Caillou, Grace-Fonrazade

Mazeris et Roumagnac sortent du lot à Fronsac.

En Satellites, la famille Delbeck est au sommet Haut Saint ClairVieux Château des RochersGrenièreChêne VieuxVaisinerie, Chêne Vieux, Fleurs Grandes Landes, Piron.

GRAVES

En Pessac-Léognan comme en Graves, après une série de millésimes exceptionnels, du 2010 au 2002, il y a d’incontestables vins de très haut niveau, dans une gamme de prix large, mais il y a également des vins décevants, bons certes, mais “dépersonnalisés”. Il est indispensable de s’attacher à la réelle typicité des terroirs et de soutenir les hommes qui restent fidèles à ces sols très spécifiques.

Il faut noter que, si les vins rouges sont assez réussis dans la trilogie des 2013, 2012 et 2011, ils sont remarquables en blancs, dans ces mêmes millésimes.
Chevalier a une nouvelle fois sorti l’un des plus grands vins de la région, dans les deux couleurs, suivi de BouscautMalartic-Lagravière,Grandmaison, Smith-Haut-Lafitte, pour ne parler que de Pessac-Léognan. BrownOlivier ou Luchey-Halde confirment leur régularité qualitative, comme Haut-Lagrange et Lafargue.

En Graves, quatre crus sortent du lot : ChantegriveGrand BosRose Sarron et Mauves.

Dans la lignée, des domaines confirment leur beau niveau qualitatif, même après une série de millésimes délicats (2011, 2012) ou très difficile comme le 2013 : ArricaudVimontBrondelleLe TuquetHaut-CalensBlancherieRougemont, Bichon-Cassignols, Clos Bellevue, Gravières.

CÔTES

Selon les expositions, les sols, la complémentarité des cépages (Merlot souvent prépondérant), on peut passer du très beau au très simple. Les propriétaires talentueux se démarquent donc aisément des autres, sans avoir besoin de manipulations œnologiques, et c’est ainsi depuis des décennies.

Grandes valeurs sûres : Berthenon, Pont Les Moines, Moulin Vieux, Fayau, Valentin, Larrat, Graves, Bavolier, Haut-Maco, Haie… Clos du Notaire a changé de propriétaire, on attend, donc.

BORDEAUX SUPERIEURS ET BORDEAUX

Comme dans les Côtes, il y a de tout, et l’appellation est tellement grande qu’il s’agit de savoir frapper à la bonne porte. On accède alors à des vins typés par des sols très différents (on ne fait pas les mêmes vins à Monségur ou à Frontenac, à Génissac ou à Pondaurat…) et l’on aurait donc tort de croire que les terroirs ne jouent pas leur rôle.

Dans cette très grande appellation où l’on trouve plusieurs centaines de châteaux, les meilleurs sont dans la catégorie des Premiers Grands Vins du Classement, et ne sont pas si nombreux à pouvoir à s’en prévaloir : BoutillonBossuetGrand FrançaisFillonBernardon,ThuronLajarre, Gassies-Gautey, Thuron, Parenchère, Parenchère, Siron, Penin, Entre Deux Mondes, Haut-Cruzeau, Siron, Crain, Bran de Compostelle, Cornemps, Bellevue-Favereau, Aux Graves de la Laurence, Panchille, Lauduc, Pascaud.
LaubertrieFontbonnePiote et Belle Garde sont les fers de lance en Bordeaux.

SAUTERNES ET LIQUOREUX

Ici, l’équilibre géologique et climatique de la région en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu’est le botrytis cinerea. Ces vins rares, du plus liquoreux au plus fin, dont les prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts des propriétaires, méritent alors d’être appréciés tout au long du repas, tant le charme opère.

 Les grands vins sont toujours magiques : FilhotBastor-LamontagneLa Tour BlancheCaillouHaut-Bergeron, Valguy proposent un bel exemple des différences de styles de l’appellation, tous ayant une identité forte. Le millésime 2012, difficile, est venu prouver cela.

La démarche d’Olivier Bernard (Chevalier), avec son Clos des Lunes, est un vrai succès et pose une question de bon sens : n’est-ce pas plus intelligent de faire un bon vin blanc sec issu de ce Sémillon plutôt que de se contenter de ces Sauternes sucrés de moyenne gamme, que l’on trouve encore, sans séduction, qui n’ont pas vraiment de débouchés ?

Deux liquoreux méritent vraiment le détour : Loupiac-Gaudiet et Clos Jean à leur tête.
BOURGOGNE

C’est “la ” région où le terroir est vraiment omniprésent. Qui ne s’est jamais promené sur la route des crus, comprenant la force des sols de mi-pente, notamment, ne peut pas comprendre ce qu’est un terroir digne de ce nom. Et, si, sur toute la planète, on est bien content de marquer sur son étiquette des noms de cépages pour vendre un produit quelconque, sans typicité réelle, ici, c’est tout le contraire : même si le cépage est le même, un Pommard n’a rien à voir avec un Vosne-Romanée, un Puligny-Montrachet avec un Meursault. Mieux : entre deux vins d’une même appellation, selon l’exposition et le vigneron, Grand Cru ou Premier Cru, la différence est totale. Bref, vous êtes dans le pays où le terroir s’exprime le plus, le plus simplement du monde comme le sont ces vignerons exemplaires, attachés à une éthique qui nous est chère.

Aucun autre vin blanc ne peut rivaliser avec ces Crus (Grands Crus ou Premiers) de Puligny-Montrachet, Meursault, ou Chablis, qui dévoilent une minéralité envoûtante, magique et tiennent 15, 20, 30 ans sans décevoir ! Je parle de ChartronMareyRobinAntonin GuyonCarillonTremblayJomain, Joly, Brocot, Dubreuil-Fontaine, Chardonnay, Naulin, Denis, Dampt, Alain Geoffroy, Mosnier, Heimbourger, Bocard, Delagrange… La plupart, quand ils élèvent aussi des rouges, sortent aisément du lot.

En rouges, pour lesquels certains dégustateurs idiots n’ont pas encore compris que la couleur ou la concentration n’ont rien à voir avec un réel potentiel de garde (j’ai des bouteilles des années 1970 dans ma cave, superbes), on ne peut qu’exciter ses papilles avec des crus aussi racés mais divers que ceux de GelinMonts LuisantsGerbetCacheuxPhilippe Leclerc, Chevillon, EsmoninRebourseau, Fougeray de Beauclair, Prieur-Brunet, Bertaut-Gerbet, Jaffelin, Bertheau, Ampeau, Diconne, Virely-Rougeot, Michel Prunier, Pierre Bourée, Amiot, Seguin-Manuel, Poulette, Cacheux, Vincent Bachelet, Gros, Clos Bellefond.

On est dans la Bourgogne “pure”, celle des hommes et des femmes passionnés, peu sensibles aux modes, bref, tout ce que l’on aime.

Dans le Mâconnais, cinq vignerons sortent vraiment du lot : Paquet, Auvigue, Denuziller, Perelles, Luquet.

CHAMPAGNE

Le Classement est particulièrement remanié cette année. La force du terroir est bien réelle ici et vient s’allier à cet art exceptionnel de l’assemblage que chaque vigneron ou maître de chai va marquer de sa “patte”, créant une bouteille unique, que personne n’a réussi à égaler, partout dans le monde, où l’on n’est jamais parvenu à inquiéter la “marque” Champagne…

Certes, les références ont évolué, des grandes maisons sont toujours au sommet mais un nombre de vignerons ou de “petites” maisons familiales les rejoignent, et c’est bien naturel. Qu’elles dégagent des notes de chèvrefeuille, de rose ou d’abricot, développent des nuances de noisette, de brioche ou de fruits mûrs, les cuvées deviennent plus passionnantes les unes que les autres, à des prix fort sages quand on les compare aux aberrations d’autres vins.

Du grand art, que l’on retrouve évidemment dans les Premiers Grands Cru Classés, où quatre très grandes maisons élèvent des cuvé »es formidables : RoedererGossetCharles Heidsieck et Pol Roger.

D’autres maisons familiales sont de premier ordre : EllnerLombardPhilipponnatLegrasBaraArnould et Thiénot; et des vignerons exemplaires comme Erick de Sousa, qui, en une vingtaine d’années, a fait de son nom une référence. Toujours une seule cave coopérative, Devaux, avec des cuvées franchement exemplaires.

La hiérarchie des Deuxièmes Grands Vins Classés est à prendre à la lettre : les Premiers des Seconds sont nettement supérieurs aux Cinquièmes des Seconds. Pour s’en assurer, c’est ICI

Des propriétaires élevent des vins les uns plus séduisants que les autres, garants d’une typicité et d’une grande régularité qualitative exemplaires, associés à des prix doux  : Edouard BrunMichel Arnould, Jean-Marie PelletierBoizelDe LozeyRalleDrappierPierre Mignon, Charpentier, Laurent-GabrielMaurice VesselleMichel TurgyBourdaire-GalloisPierre GobillardFleury-GilleLancelot-RoyerSimart-Moreau, Charles Mignon, Oudart, Lequart, Perseval-Farge, Hamm, Vautrain-Paulet…), un bon nombre exploitant des terroirs situés en Grands (et Premiers) Crus, ceci expliquant bien sûr cela, et prouvant que, ici comme ailleurs, la force du terroir est primordiale, même si l’art de l’assemblage, les stocks et l’élevage feront la différence.

On poursuit nos grands coups de cœur avec : Bardy-ChauffertMargaineMédot, Baron-Fuenté, GatinoisHuot, Brixon-Coquillard, Fleury-Gille, Guy CadelNathalie FalmetRollinRoyerLabbéAspasieMorizeGatinois, Michel Arnoud, CoutierThévenet-DelouvinVerrierBaron Albert, Jacques DefranceJeaunaux-Robin, Bourgeois-BoulonnaisMaletrezDe Milly, Moussy, Verrier, Renaudin... Des maisons et vignerons qui bénéficient également de rapport qualité-prix-typicité exceptionnels, et peuvent aussi prétendre aux plus hautes places.

On continue avec : Sadi-Malot, Bertemes, Baillette-Prudhomme, Bourmault, Colin, Tissier, Leclerc-Briant, Charbaut, Olivier et Laeticia Marteaux, Faucheron, Genet, Hervé Leclère, Christian Briard, Henin-Delouvin, Gaston Collard, Jean-Bernard Bourgeois, Moussé-Galuteau, Lejeune-Dirvang

Quatre caves sont au top : ColletDe CastelnauBeaumont des Crayères et Vincent d’Astrée, et sont à même de sortir des cuvées qui atteignent les sommets.

À la suite, une bonne cinquantaine de maisons et vignerons, chacune avec sa spécificité, chacune pouvant mériter mieux… C’est ce qui fait tout l’intérêt de ce Classement, récompenser les plus connus comme les autres, en étant réactualisé en permanence.

LANGUEDOC-ROUSSILLON

 

Très belle dégustation qui a réunit des vignerons talentueux de la région à Peyregrandes.

On aime ces producteurs passionnés qui élèvent des vins racés, historiquement marqués par des cépages spécifiques… le tout donnant de vrais beaux vins typés, qui parviennent à un niveau qualitatif réel, en blancs comme en rouges, et c’est tout ce qui compte.

 Daumas-Gassac est toujours hors normes, en rouge, bien sûr, mais aussi avec ce blanc somptueux, où le minéral sait s’allier à un gras spécifique.

Ceux qui le suivent sont nombreux, dans des styles différents, du plus dense au plus séducteur. Fabas, Mas du NoviSaint-Martin des ChampsMartinolle-GasparetsPeyregrandesBarroubioMire-L’EtangPépusqueGrand MoulinEtang des ColombesFamilongueGuizardCasa BlancaBertrand-BergéGrand CaumontMas Rous, Cascades, Terres de Mallyce, Herbe Sainte, Clarmon, Croix ChaptalCosteplaneRoudèneVieilleSpencer La Pujade… sont les ténors de leur appellation, la plupart, d’aileurs, depuis de nombreuses années.

En Igp, Mairan et Barthe se démarquent aisément. Le Classement, c’est ICI.
Seulement deux caves coopératives sont au top : celles de Roquebrun et de Cabrières.
Près d’une vingtaine d’éliminés cette année, tant les dégustations n’ont pas vraiment été enthousiasmantes, surtout en rouges, où beaucoup de vins sont à la limite de l’écœurement.
PROVENCE-CORSE

Très belle dégustation qui a réunit des vignerons talentueux de la région à Rasque.

Les meilleurs sont vraiment loin devant les autres, et sont ceux de ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Grenache, Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni blanc…), dans ces terroirs complexes, argilo-calcaires, caillouteux, graveleux ou sableux. La région est devenue incontestablement le vivier des grands rosés de France (il y en a encore qu’il vaut mieux éviter…), à force de volonté comme de progrès technologiques.

En Côtes-de-Provence, deux rosés sont donc exceptionnels : Jas d’Esclans et Rasque.

Ceux de MaïmeValcolombePourcieux suivent, avec Montaud, BerneTerre de Mistral, Pourcieux, Dragon, Font du Broc. La majorité de ces crus élèvent aussi des rouges et blancs savoureux.

Sur place, deux dégustations bien décevantes à Peyrassol et Vignelaure (qui n’est vraiment plus ce qu’il a été à l’époque de Georges Brunet).

Dans les autres appellations, toujours en rosés, mais aussi en blancs, les Bunan sont au premier rang, avec FontcreuseBastide Blanche (de très grands rouges, également, puissants et racés), Lafran-VeyrollesTriansFontlade ou Toasc.
On retrouve les mêmes en rouges, auxquels s’ajoutent, à Bandol, L’OlivetteTerrebrune, puis, dans les autres appellations, CamaissetteLoou ou Ollières.
La Corse est vraiment au sommet avec les Domaine de Maestracci, GentilePeraldi et Torraccia.
Ces quatre-là sont les références de l’ïle de Beauté, avec des vins extrêmement typés, élégants, chaleureux, dans les trois couleurs.
SAVOIE-JURA

S’il est vrai que l’on a plus tendance à déguster ces vins sur place, en Savoie, la diversité des terrains (mélange de blocs rocheux marno-calcaires émanant du Granier avec les sols en place) laisse s’exprimer au mieux les cépages propres à la région : la Jacquère, l’Altesse ou la Mondeuse, qui apportent une spécificité rare et réelle à ces vins, digestes, tout en fraîcheur, qui s’associent remarquablement à la cuisine régionale, comme ceux, non loin, du Jura viticole.

Le Classement des meilleurs (MollexMillion-Rousseau, Fortin, Lambert, Peillot, Badox, Dorbon…) se trouve avec celui des Beaujolais.
SUD-OUEST

Il est indéniable que, lorsque l’on est un vigneron qui sait mettre en avant son terroir et la puissance de ses grands cépages historiques régionaux et que l’on a la volonté de conserver son authenticité, on élève alors, de Buzet à Jurançon, de Gaillac à Cahors, de Bergerac à Madiran… des vins typés qui entrent dans la “cour des grands”.

On le voit bien en savourant les bouteilles de Barréjat, Vigouroux, Pichard, Lamouroux, Lavaur, Péroudier, Nozières, Gautoul, Bourguet, Paradis, Haille, Croze de Py, Vieux Touron, Paillas, Bovila, Nourguet, Paradis, Pouypardin… qui sont à la tête de leur appellation respective.

La Cave de Buzet est la meilleure de toute la région, avec une gamme importante qui sait décliner toutes les facettes de l’appellation.

VAL DE LOIRE

La région est garante d’une typicité hors normes, grâce à ses grands cépages spécifiques (Chenin, Sauvignon, Cabernet franc…) qui s’expriment pleinement dans ces terroirs de silex, de tuffeau, de craie marneuse, de marnes kimméridgiennes…, sont parfaitement “chouchoutés” par ces vignerons passionnés et passionnants, qui s’attachent à conserver une authenticité rare. Du rouge le plus gouleyant à celui qui demande de la patience, des blancs secs aux moelleux, des demi-secs aux rosés ou aux Crémants… la palette est grande.

Sancerre et Pouilly-Fumé sont les territoires, où, avec la Bourgogne et l’Alsace (chacun ayant sa spécificié, naturellement), on entre dans la catégorie des vins blancs exceptionnels chez Natter, Sarry, Gitton,Chevreau, Reverdy, Dezat, Roger, Champeau, Vattan, Blanchet, Ptit-Roy, Sautereau, Barillot, et chez Petit, Baudin, Pabiot…, puis en Quincy, Trotereau et Commanderie, ou Malbète en Reuilly.
La race du Sauvignon, le fruit, la minéralité, tout déclenche ici des saveurs délicates : c’est très bon, très typé, très abordable, et cela conforte le fait qu’il faut des climats frais pour élever de vrais grands blancs, comme on le voit en Jurançon, dans certains lieux du languedoc, exception faites des Graves et de rares Provence.
On peut éviter le négoce, comme à Chablis, d’ailleurs. La Cave de Pouilly-sur-Loire est toujours une référence dans la région.
En rouges, Sancerre est également à la pointe depuis quelques années, avec des vins légers mais savoureux, bien typés par leur Pinot noir.
Les meilleurs autres vins se trouvent également en Saumur-Champigny (TargéClos MauriceDézé, Guilloterie), Chinon (GouronBouchardièreCouly-Dutheil, Domaine de l’R, Noiré, Bouquerries, Dozon), Bourgueil (DrusséGéleries), Touraine (MandardCharbonnierChaise, Méchinière, Montigny), Anjou (Gauterie, Gonorderie), Saumur (Paleine, Beauregard, Rocheville)…
Les liquoreux sont toujours exceptionnels au Clos de L’Epinay comme chez La VarièreAubert, Capitaine ou Godineau, et les Crémants chez Bouvet-Ladubay, où Patrice Monmousseau vient de reprendre la main sur sa maison, suivis par quelques vignerons cités pour cela.
En Muscadet, deux ténors : Morilleau et Poiron-Dabin, suivis de TourlaudièreCoing de Saint-FiacreElgetDurandière ou Topaze.
VALLEE DU RHÔNE

Très belle dégustation qui a réunit des vignerons talentueux de la région à Mont-Redon.

On ne peut que s’enthousiasmer pour ces grands vins charnus et typés (Châteauneuf-du-Pape, Côte-Rôtie…) qui se partagent ces territoires exceptionnels avec d’autres appellations savoureuses (Visan, Beaumes-de-Venise, Vacqueyras…) bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-typicité, chaque appellation ayant sa propre hiérarchie..

Le Classement parle de lui-même, mais, rappelons que, ce qui compte, c’est la grande régularité qualitative, ici comme ailleurs. Et là, c’est à Mont-Redon, chez les Mathieu, à Redortier, à Fortia, chez LevetChamp-Long, Arnoux ou au Domaine des Rosiers que l’on retrouve cela.
Ils sont suivis par d’autres très beaux vins, élevés par des vignerons tout aussi passionnés, comme à BeauvalcinteAmauveAlaryTour Saint-MichelTrois CellierValériane, Jacumin, Beauchêne, Nalys

* CHAMPAGNE : CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR POUR NE PAS VOUS FAIRE AVOIR

Le Classement est particulièrement remanié cette année. 

C’est la région où l’on est en train de reconquérir les lettres de noblesse de son terroir et le travail accompli par de nombreux vignerons est exceptionnel. La force du terroir est bien réelle ici et vient s’allier à cet art exceptionnel de l’assemblage que chaque vigneron ou maître de chai va marquer de sa “patte”, créant une bouteille unique, que personne n’a réussi à égaler, partout dans le monde, où l’on n’est jamais parvenu à inquiéter la “marque” Champagne… Certes, les références ont évolué, des grandes maisons sont toujours au sommet mais un nombre de vignerons ou de “petites” maisons familiales les rejoignent, et c’est bien naturel. Qu’elles dégagent des notes de chèvrefeuille, de rose ou d’abricot, développent des nuances de noisette, de brioche ou de fruits mûrs, les cuvées deviennent plus passionnantes les unes que les autres, à des prix fort sages quand on les compare aux aberrations d’autres vins.

Du grand art, que l’on retrouve évidemment dans les Premiers Grands Cru Classés, où se cotoîent de très grandes maisons (qualitativement, j’entends) comme Krug, le premier des premiers, puis RoedererGossetTaittinger,Laurent-PerrierCharles Heidsieck (DeutzMumm, et Veuve Clicquotdevraient les rejoindre, j’attends les prochaines dégustations).

D’autres maisons familiales sont de premier ordre : EllnerLombard,PhilipponnatLegrasBaraArnould et Thiénot; et des vignerons exemplaires comme Erick de Sousa, qui, en une vingtaine d’années, a fait de son nom une référence. Toujours une seule cave coopérative, Devaux, avec des cuvées franchement exemplaires.

La hiérarchie des Deuxièmes Grands Vins Classés est à prendre à la lettre : les Premiers des Seconds (Bruno Paillard y fait son entrée) sont nettement supérieurs aux Cinquièmes des Seconds.

Quatre caves sont au top : ColletDe CastelnauBeaumont des Crayèreset Vincent d’Astrée, et sont à même de sortir des cuvées qui atteignent les sommets. Au moins deux d’entre elles devraient passer en Premiers Grands Vins prochainement.

Il y a aussi des propriétaires qui peuvent prétendre atteindre les sommets, selon leurs cuvées, globalement ceux qui sont dans le peloton de tête des Deuxièmes Grands Vins Classés, dans les deux ou trois premiers échelons de cette hiérarchie, donc, élevant des vins les uns plus séduisantes que les autres, garants d’une typicité et d’une grande régularité qualitative, associés à des prix doux (Edouard BrunMichel Arnould, Jean-Marie Pelletier,BoizelDelaunoisDe LozeyGaston ChiquetRalleDrappierPierre MignonLaurent-GabrielMaurice VesselleMichel TurgyBourdaire-GalloisPierre GobillardFleury-GilleLancelot-RoyerSimart-Moreau,Charles Mignon…), un bon nombre exploitant des terroirs situés en Grands (et Premiers) Crus, ceci expliquant bien sûr cela, et prouvant que, ici comme ailleurs, la force du terroir est primordiale, même si l’art de l’assemblage, les stocks et l’élevage feront la différence.

Dans la lignée, on poursuit avec ces maisons et vignerons qui bénéficient également de rapport qualité-prix-typicité exceptionnels, et peuvent aussi prétendre aux plus hautes places (Vautrain-PauletBardy-Chauffert,MargaineMédotGatinoisHuotEtienne OudartBrixonGuy Cadel,Nathalie FalmetRollinRoyerLabbéAspasieBaron-FuentéPerseval-FargeMorizeGatinoisCoutierThévenet-DelouvinVerrierBaron Albert, HammDefranceJeaunaux-RobinPetitjean-PienneBourgeois-BoulonnaisMaletrezDe Milly, Renaudin…).

Pas mal de nouveaux dans le Guide m’ont particulièrement plu : Dauphin,BourgeoisFaucheronDiligentPenet-ChardonnetMaîtreCollard… tous à des niveaux différents, naturellement.

À la suite, une bonne cinquantaine de maisons et vignerons, chacune avec sa spécificité, chacune pouvant mériter mieux… C’est ce qui fait tout l’intérêt de ce Classement, récompenser les plus connus comme les autres, en étant réactualisé en permanence.

L’histoire du Champagne

L’existence de la vigne en Champagne remonte aux temps les plus anciens. Déjà les légions du grand César contribuèrent à en développer la culture. Au Moyen Âge, le vignoble fut illustré par saint Rémi, apôtre des Francs et évêque de Reims, grand précurseur de la renommée du vin “de rivière”, définissant à l’époque les vignobles des versants qui dominent les berges de la Marne aux environs d’Épernay et d’Hautvillers, et servi aussi bien, selon Roger Dion, dans son Histoire de la vigne et du vin en France, à un festin que décrit le Tournoi de Chauvency, qu’aux côtés du vin de Beaune “sur les tables d’apparat qu’on dresse à Reims en 1321 pour le sacre de Charles IV, en 1328 pour le sacre de Philippe VI”. On y distinguait d’ailleurs les autres crus d’Ay, de Cumières et de Damery (voir les poèmes d’Eustache Deschamps).

La montagne de Reims, quant à elle, ne connaîtra la gloire que plus tard, vers la fin du xvie siècle. Il n’était pas question alors de vin de mousse, ni de vin de “Champagne”, mais d’un vin tranquille dénommé “vin de France”, appartenant à une province viticole dont l’étendue correspondait à la partie du massif tertiaire parisien qui se déploie au nord de la Beauce, de Mantes à la montagne de Reims, en passant par les coteaux du Laonnois et du Soissonnais. Déjà, l’on se rendait compte des bienfaits des relations publiques pour aider les heureuses dispositions de la nature, en faisant appel (au grand dam des Bourguignons qui monopolisaient le marché des vins de qualité) à la faveur des puissants.

Du pape Léon X à François Ier, d’Henri VIII d’Angleterre au bon roi Henri, sire d’Ay et de Gonesse, Boileau et Louis-Roger Brûlart, marquis de Villery, plus tard, les grands du royaume se mirent à promouvoir (objectivement ou non) le vin de Champagne, rouge surtout. Le médecin Le Paulmier se plut à décrire cet engouement en précisant que les vins issus du Pinot noir (les “clairets”) “tiennent le premier rang en bonté et perfection sur tous les autres vins…”. Prenant la vedette aux modèles bourguignons, celui de Beaune était dès le xve siècle le vin rouge et noble par excellence. La renommée du vin de Champagne acquiert ses lettres de noblesse au Grand Siècle (XVIIe siècle).

Aux historiens de l’époque le soin de s’engager en disant que le vin rouge de Champagne fut supérieur à celui de Beaune. Pas sûr que le climat moins indulgent du premier ait pu réellement gêner la qualité du second. Qu’importe ! La destinée de la région de Champagne en profita pour s’affermir, et l’on sait aujourd’hui que le pays ne s’orientait que vers la production d’un tout autre vin, propre à lui-même et non concurrent des seigneurs rouges de la Bourgogne. Passons sur les efforts et l’habileté des vinificateurs du moment qui parvinrent peu à peu à “faire” du vin gris, presque blanc, tant au château de Sillery qu’à l’abbaye d’Hautvillers. Passons encore sur les hautes recommandations dont bénéficièrent les crus champenois. Même Chaptal laisse entendre qu’ils n’en ont point manqué quand il écrit que les vins sont largement redevables de leur célébrité aux grands seigneurs qui accompagnèrent Louis XIV à son sacre. Ce qui prouve aussi que leur qualité était bien réelle. “En outre, on remarque bien vite, poursuit Roger Dion, qu’en dépit de la précaution qu’on prenait de loger les vins gris dans des futailles neuves, le contact du bois, à la longue, ne leur était pas bon (…) et que le moyen le plus sûr de préserver leurs arômes était de les conserver en des flacons de verre, soigneusement bouchés.” En parallèle, on s’aperçut que dans son récipient de verre, le vin, de lui-même, devenait mousseux. Intervint le légendaire mais réel Dom Pérignon, procureur de l’abbaye d’Hautvillers, à qui revient surtout le mérite d’avoir amélioré la culture de la vigne, créé les assemblages de différents raisins, et sans doute maîtrisé humainement et régulièrement cette effervescence (voir “la méthode champenoise”).

C’est l’avènement du vrai vin de Champagne tel que nous le connaissons, dont Voltaire témoigne en 1736 et Alfred de Vigny en 1853 (“dans la mousse d’Aï luit l’éclair d’un bonheur”). Les vins tranquilles sont devenus vins de joie, et l’effet réjouissant de leur pétulance les fit rapidement adopter.

Une dernière chose qui nous permettra d’enchaîner : durant toute cette belle histoire, le sens commercial des négociants de la région de Champagne, qui déployèrent toute leur énergie à maintenir ou développer leurs ventes en France et à l’étranger, fut bien sûr l’autre facteur d’importance qui contribua – avec le caractère distinctif du vin à mousser – à porter la bonne parole.

Le vignoble

Le vignoble champenois (32 000 ha) comporte quatre zones : la montagne de Reims, la vallée de la Marne, la Côte des blancs et les vignobles de l’Aube. Les trois premières, correspondant aux arrondissements de Reims et d’Épernay, au cœur même de la région champenoise, en forment la partie essentielle, celle où se situent les crus les plus réputés. Les vignes y serpentent à flanc de coteau en un long ruban de 120 km, sur une largeur de 300 m à 2 km.

- La montagne de Reims fait partie de la falaise de l’Île-de-France. Elle constitue le versant méridional de la vallée de la Vesle, et s’étend jusqu’à la vallée de la Marne qu’elle surplombe à hauteur d’Épernay. C’est un vaste plateau, à faible relief, d’une longueur variant de 20 à 25 km et d’une largeur variant de 6 à 10 km. Parmi ses meilleurs crus on peut citer Ambonnay, Beaumont-sur-Vesle, Bouzy, Louvois, Mailly-Champagne, Sillery, Verzenais et Verzy.

- Dans la vallée de la Marne les vignobles sont établis principalement entre Tours-sur-Marne et Dormans, et se prolongent jusqu’à Château-Thierry et au-delà, c’est-à-dire jusque dans l’Aisne. On y trouve des crus renommés tels que Ay et Mareuil-sur-Ay.

- La Côte des Blancs, ou côte d’Avize, ainsi appelée parce qu’elle produit presque exclusivement des raisins blancs, est orientée face à l’est. C’est une seconde falaise perpendiculaire à la montagne de Reims, moins élevée, qui, au sud d’Épernay et de la Marne, s’étend sur environ 20 km nord-sud. Les meilleurs crus en sont Avize, Cramant, Oger et Le-Mesnil-sur-Oger. Elle se prolonge par la Côte de Vertus, la région de Congy et la Côte de Sézanne.

- Séparé de l’ensemble marnais par la plaine de Champagne, le vignoble de l’Aube est établi dans la région de Bar-sur-Seine et de Bar-sur-Aube.

DE LA CUVEE LA PLUS SOMPTUEUSE A LA PLUS ABORDABLE, LES VINS DE L’ANNEE

 

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Michel ARNOULD et Fils
Pierre ARNOULD EARL
AUTRÉAU-LASNOT
Jean BAILLETTE-PRUDHOMME
Paul BARA
BARDY-CHAUFFERT
Brigitte BARONI
BEAUMONT des CRAYÈRES
Fabrice BERTEMÈS
BESNARD CHEVALIER et Filles
BLONDEL
BOIZEL
BONNET-GILMERT
BONNET-LAUNOIS
BOREL-LUCAS
BOULARD-BAUQUAIRE
BOURDAIRE-GALLOIS
Jean-Bernard BOURGEOIS
Christian BOURMAULT
Christian BRIARD
BRIXON-COQUILLARD
Edouard BRUN & Cie
Guy CADEL
Jean-Yves de CARLINI
Lionel CARREAU
De CASTELNAU
Guy CHARBAUT
CHARPENTIER
J. CHARPENTIER
CHASSENAY d’ARCE
Gaston CHIQUET
COLIN
COLLET
Charles COLLIN
COMTESSE GENLIS
Champagne R.H. COUTIER
Florence DAUPHIN
Franck DEBUT
Jacques DEFRANCE
Maurice DELOT
Veuve A. DEVAUX
André DILIGENT et Fils
DRAPPIER
Philippe DUMONT
ELLNER
Nathalie FALMET
FLEURY-GILLE
FRANCOIS-BROSSOLETTE
GATINOIS
Michel GAWRON
Michel GENET
Pierre GOBILLARD
Paul GOERG
GOSSET
H. GOUTORBE
GRASSET-STERN
HAMM
Charles HEIDSIECK
HENIN-DELOUVIN
HUGUENOT-TASSIN
Louis HUOT
JEAUNAUX-ROBIN
KRUG
LAFORGE-TESTA
P. LANCELOT-ROYER
Guy LARMANDIER
LAURENT-GABRIEL
LAURENT-PERRIER
LECLERC-BRIANT
Xavier LECONTE
LEGOUGE-COPIN
LEGRAS et HAAS
Laurent LEQUART
LOMBARD et Cie
Bernard LONCLAS
Philippe de LOZEY
MARINETTE RACLOT
Olivier et Laëtitia MARTEAUX
MÉDOT
Charles MIGNON
Pierre MIGNON
Albert de MILLY
MOËT et CHANDON
MOREL Père et Fils
MORIZE Père et Fils
MOUSSE-GALOTEAU et Fils
Yvon MOUSSY
G.H. MUMM
Étienne OUDART
Hubert PAULET
Jean-Michel PELLETIER
PENET-CHARDONNET
PERRIER-JOUËT
Daniel PERRIN
PERSEVAL-FARGE
PETITJEAN-PIENNE
PHILIPPONNAT
PIPER-HEIDSIECK
POL ROGER
Ch. & A. PRIEUR
QUATRESOLS-GAUTHIER
Eugène RALLE
RENAUDIN
ROBERT-ALLAIT
André ROBERT
ROEDERER
ROGGE-CERESER
ROYER Père et Fils
SADI-MALOT
SIMART-MOREAU
De SOUSA et Fils
TAITTINGER
De TELMONT
THÉVENET-DELOUVIN
Alain THIÉNOT
J.-M TISSIER
André TIXIER & Fils
Michel TURGY
De VENOGE
VERRIER & Fils
Maurice VESSELLE
VEUVE OLIVIER & FILS
VIGNON Père et Fils
VINCENT D’ASTRÉE

Le climat champenois

Hivers assez doux, printemps incertains, étés chauds, automnes relativement beaux. Cependant une influence septentrionale et continentale s’exerce déjà, dont l’âpreté et la rigueur sont adoucies par celles des effluves maritimes provenant de la Normandie, de la Picardie et de l’Île-de-France voisines. La température moyenne annuelle est de 10 °C. Les forêts et les bois qui couvrent les plateaux environnants entretiennent une certaine humidité et tendent à stabiliser les températures. C’est un rôle modérateur essentiel car la vigne doit sa vigueur à cette humidité constante. Le vignoble est planté à une altitude qui varie entre 130 et 180 mètres, ce qui la préserve dans une certaine mesure des gelées de printemps associées aux brumes matinales qui s’attardent dans les vallées.

Le sol

Le vignoble champenois est établi sur le calcaire. Les grands crus reposent, en général à mi-coteau, sur une mince couche d’éboulis provenant des pentes tertiaires, où affleure la craie du crétacé supérieur avec ses fossiles caractéristiques (bélemnites), en un bloc atteignant 200 m d’épaisseur et parfois davantage. Cette assise est recouverte par une couche de terre meuble et fertile, d’une épaisseur variant entre 20 et 50 cm. La craie en sous-sol assure un drainage parfait permettant l’infiltration des eaux en excès, tout en conservant au sol une humidité suffisante. De plus, elle a la faculté d’emmagasiner et de restituer la chaleur solaire, jouant ainsi un rôle régulateur extrêmement bénéfique à la maturité, complémentaire de l’action stabilisatrice des bois et forêts déjà notée. C’est enfin à la craie, avant tout, que les vins de Champagne doivent leur finesse et leur légèreté. Sur les coteaux orientés au midi ou au sud-est qui l’abritent de leurs épaulements, la vigne prospère, protégée des vents du nord, généreusement offerte au soleil. La lumière, d’une exceptionnelle intensité, est réverbérée par cette terre claire qui réfléchit la chaleur du soleil : les grappes mûrissent entre les rayons et leurs reflets.

La culture

Au sein d’une zone délimitée par la loi française du 27 juillet 1927 (35 000 ha d’appellation dont seulement 31 000 plantés en 1995), les plantations nouvelles comme les replantations sont réglementées : le droit de plantation nouvelle résulte d’une autorisation ministérielle accordée très parcimonieusement ; le droit de replantation nécessite d’avoir préalablement arraché, à l’intérieur d’une même exploitation, une vigne d’une surface égale.

Au sein d’une même commune ayant droit à l’appellation Champagne, les plantations ne peuvent s’effectuer que dans les parcelles expressément délimitées et non pas sur tout le territoire de la commune comme tel est le cas dans la plupart des autres régions vinicoles.

Une réglementation des plantations favorise une meilleure maturité du raisin et donc une amélioration de la qualité : un écartement inférieur ou égal à 1,50 m entre les rangs de vigne ; une distance de 0,90 m à 1,50 m entre les pieds de vigne d’un même rang ; la somme des écartements et des distances doit être inférieure à 2,50 m. Ces dispositions ont pour but de limiter la vigueur de chaque pied ainsi que sa charge, de sorte que la récolte totale soit répartie sur un plus grand nombre de souches. Une hauteur maximale, par rapport au sol, des bourgeons situés à l’extrémité des prolongements et ce, en fonction du système de taille adopté : taille courte en Chablis et en Cordon : 0,60 m ; taille Guyot et taille de la vallée de la Marne : 0,50 m. Ces dispositions ont pour but de maintenir les raisins assez près du sol pour favoriser leur maturation grâce aux effets bénéfiques de la craie belemnite (rétrocession de la chaleur et de l’humidité emmagasinées).

Une réglementation de la taille qui doit être courte et en fonction du terroir et du cépage :

- La taille Guyot et la taille vallée de la Marne sont interdites pour les grands crus (100 %) et les premiers crus (99 à 90 %) ; seules les tailles en Chablis et en Cordon de Royat sont admises pour ces crus car elles donnent des raisins de plus grande qualité.

- La taille du Chardonnay et du Pinot noir doit être impérativement effectuée en Chablis, Cordon de Royat ou Guyot. La taille de la vallée de la Marne est seulement autorisée pour le Pinot meunier.

La méthode champenoise

La méthode de la prise de mousse est rattachée généralement au nom de Dom Pérignon, génie gustatif du xviiie siècle, qui réalisa les premiers vins “tumultueux”, emprisonnés dans les bouteilles épaisses, aptes à résister à des pressions de quelque 6 kg. Elle consiste à additionner au vin tranquille obtenu après de subtils coupages et assemblages une liqueur de tirage dont la dose de sucre est définie selon le type de produit que l’on désire, et d’un levain de levures sélectionnées. Le vin est immédiatement embouteillé et mis en cave à une température de 10 à 12 °C. Une seconde fermentation alcoolique va s’effectuer. Elle durera des mois, et maintiendra le gaz carbonique sous pression dans les bouteilles qui sont alors posées sur des “pupitres” qui permettent de varier à l’infini la position des bouteilles. C’est l’opération de remuage qui consiste à incliner et à tourner les bouteilles. Certains spécialistes “manipulaient” 30 000 à 40 000 bouteilles par jour (aujourd’hui, ce sont surtout des gyropalettes automatiques qui le font) ! Quand le dépôt est rassemblé vers le goulot, il est expulsé à basse température. À la place des centilitres de liquide dégorgés (de 4 à 8), on rajoute une liqueur de complément, la liqueur d’expédition, constituée de vins vieux et de sucre dont la dose varie selon le type de mousseux recherché : brut, sec… Cette vinification ne ressemble à aucune autre puisque les opérations de coupage et de chaptalisation sont les déterminants d’une production de qualité.

La liqueur de tirage

La dose de la liqueur de tirage varie selon le type de “vin de mousse” recherché. Liqueur de tirage : il faut 4 g/l de sucre pour faire 1 kg de pression durant la seconde fermentation.

- Pour un Champagne : 6 kg de pression, ou 6 “atmosphères”, soit 24 g/l de sucre.

- Pour les autres mousseux : 4 kg de pression, soit 16 g/l.

- Pour les pétillants : de 1 à 2 kg de pression, soit de 4 à 8 g/l de sucre.

Les raisins des vins

Le champagne provient de l’utilisation exclusive de trois cépages :

- Le Pinot noir qui apporte au vin corps et longévité. Le roi bourguignon et champenois. Richesse aromatique, intensité et suavité en bouche. Des vins de très belle évolution. Difficile d’en attendre autant quand on essaie de le planter ailleurs.

- Le Pinot meunier (noir également).

- Le Chardonnay (blanc) qui lui confère finesse et légèreté. Le cépage de référence bourguignon et champenois, abusivement planté un peu partout. Très grand cépage, parfaitement adapté aux sols et climats de la Bourgogne, qui produit les plus grands vins blancs secs du monde.

L’étiquette

En plus de l’appellation Champagne, le nom du producteur et éventuellement l’indication du millésime, de la teneur en sucre (brut, sec…) et l’adresse de la marque ou du lieu de production, vous lirez sur les étiquettes de Champagne les initiales suivantes : N. M. (marque principale appartenant à un négociant-manipulant), M. A. (marque “secondaire” appartenant à un négociant-manipulant ou à un négociant qui commercialise le Champagne d’un autre négociant ou d’un vigneron, ce qui leur permet d’écouler leurs bas de gamme), R. M. (récoltant-manipulant. Champagne vinifié et vendu par un propriétaire ), C. M. (coopérative de manipulation. Champagne de coopérative).

Le Champagne à table

Pour le Champagne, s’il est bien sec, à l’apéritif ; s’il est demi-sec ou doux, au cours d’un repas ou en dessert (fruits et pâtisseries). Les inconditionnels peuvent faire tout un repas au Champagne, délaissant néanmoins les viandes rouges ou le gibier. Un vin idéal avec des crustacés, ou, s’il est plus charpenté (une cuvée de Prestige), sur un poisson en sauce ou un feuilleté de turbot. Le Champagne rosé s’apprécie sur une viande blanche ou sur un gâteau au chocolat (pas trop sucré).

- TOUT CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR LA BOURGOGNE ET SES MEILLEURS VIGNERONS

L’histoire des vins de Bourgogne

Ce pays doit son nom actuel aux Burgondes, peuple germanique qui envahit la Gaule en 406 et y fonda sous la conduite de Gibdecaire (411) le premier royaume de Bourgogne. Clovis, le célèbre roi des Francs, épousa une princesse burgonde, et leurs fils réunirent la Bourgogne à l’empire des Francs. Charlemagne l’érigea en duché et, de 884 à 1002, le duché de Bourgogne appartint à des princes dont Richard d’Autun dit “Le Justicier”. Il fut ensuite réuni à la couronne de 1002 à 1032. Commença alors l’ère d’une nouvelle maison des ducs de Bourgogne qui fut la première “maison capétienne”.

Philippe le Hardi devint le chef de la “maison de Valois”, deuxième maison capétienne. Ce duc de Bourgogne s’intéressa particulièrement à la viticulture. Il interdit la culture du Gamay et exigea de servir du vin de Beaune aux repas officiels.

La réputation des vins de Bourgogne remonte au Moyen Âge. Ce sont des moines qui, les premiers, cultivèrent la vigne. En 587, le roi Gontran donna des terres avec des vignes aux moines de l’abbaye de Saint-Bénigne. En 630, le duc Amalgaire de basse Bourgogne fonde l’abbaye de Bèze lui donnant la possibilité d’exploiter des vignobles à Chenôve, Marsannay, Conchey, Gevrey, Vosne et Beaune.

En 910, des bénédictins formaient l’abbaye de Cluny. Celle-ci acquit de nombreux terrains dans la Côte de Nuits et posséda tous les vignobles autour de Gevrey. Le vin étant un signe d’opulence, certains moines oublièrent la règle monastique et vécurent trop bien. C’est alors que l’ascète Bernard de Clairvaux dénonça cette vie de luxe, puis se rendit à l’abbaye bénédictine de Cîteaux, située en face de Vougeot. Ces moines, séduits par la ferveur au travail de Bernard de Clairvaux, prirent pour devise : “Par la croix et l’araire” et devinrent les cisterciens. Ils défrichèrent des bois, exploitèrent d’innombrables landes, plantant des vignes. On leur doit la création du vignoble de Clos-Vougeot aujourd’hui propriété des Chevaliers du Tastevin. On peut voir encore au château d’immenses pressoirs taillés à même les grands chênes datant de l’an 1000. Les moines avaient remarqué les différences existant entre les vins issus du bas ou du haut du coteau. Aussi, respectaient-ils la hiérarchie de l’époque en établissant trois cuvées : celle des papes, la meilleure, provenant de la partie supérieure du clos, celle des rois, du milieu, celle des moines, du bas. C’est en 1147, au monastère de Pontigny, que fut créé le Chablis. Également par des moines cisterciens qui furent les premiers à planter le Chardonnay blanc. La réputation du Clos-Vougeot était si forte que pendant la Révolution un certain colonel Bisson instaura une tradition selon laquelle les troupes françaises qui passaient devant Clos-Vougeot devaient présenter les armes. Les vins de Bourgogne plurent aux rois de France mais, à la fin du xviiie siècle, la République instaurée fit passer tous les vignobles appartenant à l’Église dans le domaine public, et le morcellement des terres bourguignonnes commença. Bossuet, Bourguignon de naissance, disait : “Le vin a le pouvoir d’emplir l’âme de toute vérité, de tout savoir et philosophie.”

Le vignoble bourguignon

La Bourgogne s’étend sur 24 000 ha de vignes en production, soit environ 200 millions de bouteilles (63 % de vins blancs et 37 % de vins rouges), avec 100 AOC et 3 niveaux d’appellations : Grands Crus, Communales et Premiers Crus, et Régionales.

Les terroirs bourguignons

Le vignoble s’étale sur les reliefs de la bordure ouest du fossé tectonique de la Bresse, occupant les premières pentes bien exposées à l’est, à une altitude modérée de 200 à 400 m sur les terrains sédimentaires de la couverture mésozoïque souvent faillés et basculés comme le Mâconnais, le Chalonnais et la Côte jusqu’à Dijon, la Côte représentant le sommet de la hiérarchie des Grands Crus.

L’architecture et la morphologie de la Côte sont bien spécifiques pour deux raisons principales : la structure, jusqu’ici monoclinale, devient tabulaire, et la limite ­Jurassique-Tertiaire bressan est toujours un contact de faille à fort rejet vertical. Les chaînons ont disparu, et sont remplacés par des gradins de failles. Une côte ayant valeur d’abrupt de faille domine systématiquement la plaine bressane. Cette morphologie va influencer la disposition du vignoble : il sera souvent restreint au talus de pied de Côte. Le changement structural s’effectue au passage de la Dheune axée sur la bordure tectonique septentrionale du fossé de Blanzy. Les plateaux situés à l’ouest d’une ligne Dijon-Chagny forment deux gradins tectoniques.

À l’ouest, le compartiment de “La Montagne” est le plus élevé (600 m) ; il est structurellement abaissé par rapport au Morvan et à la dépression marneuse liasique périphérique.

À l’est, le compartiment de “l’Arrière-Côte” (400 m) est à son tour effondré par rapport au précédent. Sur la transversale de St-Romain-Meursault, les rejets verticaux sont de 120 m et 300 m. Le rejet de la bordure du fossé est plus difficile à apprécier. Cependant, à Meursault, les calcaires à faciès Rauracien, qui ont leur toit à 400 m sur le rebord du plateau, sont abaissés à 200 m dans le village. Encore ne s’agit-il que de l’une des fractures de bordures. Mais le rejet total peut atteindre sous la Bresse 1 700 m.

La tranche du plateau occidental qui constitue la “Côte” peut être subdivisée en trois parties du sud au nord : la “Côte de Beaune”, la “Côte des Pierres”, la “Côte de Nuits”. Aux processus qui interviennent normalement dans la formation des sols de pente : altération de la roche mère, érosion, culluvionnement, dépôt d’éboulis, s’ajoutent les perturbations liées à l’action de l’homme : défrichement, défoncement, remontées de terre, apports allochtones.

Il en résulte une grande variabilité des caractéristiques telles que profondeur, pierrosité, texture.

L’implantation du vignoble répond à une nécessité d’ensoleillement maximum qui se trouve réalisée sur ce versant de direction générale N.N.E. – S.S.W. Quant à sa position sur le versant, elle s’échelonne souvent entre 220 et 320 m, parfois 370 m.

Le cru se définit comme un produit émanant du sol, caractérisé par un bouquet original se maintenant à travers les vicissitudes climatiques. Au début du xviie siècle, la différenciation des vins est liée, non plus à la seule personnalité des propriétaires, princes ou moines, mais à l’origine géographique : c’est ainsi que les meilleurs vins étaient localisés près de Beaune en vue d’une consommation rapide et de Nuits pour leur aptitude à la garde. La notion de “climat” apparaît au milieu du XVIIIe siècle.

À l’origine du cru se trouve l’association d’un sol, d’un micro-climat et d’une plante qui définissent des facteurs naturels. La pierrosité (pourcentage de cailloux et graviers) donne lieu à des observations de même type : très faible pour les appellations Bourgogne, elle présente deux phases distinctes pour les Grands Crus : 10 à 20 % par exemple à Corton et autour d’une moyenne de 35 % pour les autres. Le calcaire est toujours en quantité très faible dans les appellations Bourgogne, avec une exception pour un profil sableux, et présente deux phases pour les Grands Crus : 40 à 50 % essentiellement pour Corton, 10 à 20 % pour les autres. Ce sont les sols bruns ou bruns calcaires hydromorphes sur argiles ou cailloutis plio-quaternaires pour les appellations Bourgogne, les sols bruns calcaires sur marne ou calcaire marneux pour une partie des Grands Crus, les rendzines sur calcaires fissurés pour les autres. Dans la grande majorité, les profils en appellation “Grands Crus” et “Premiers Crus” se situent dans les unités de sols de versant sur matériaux en place.

LES MEILLEURS VIGNERONS DE BOURGOGNE

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Robert AMPEAU et Fils
AUVIGUE
Domaine Vincent BACHELET
Clos BELLEFOND
Domaine BERGER-RIVE
Domaine BERTAGNA
Domaine BERTHAUT
Domaine François BERTHEAU
Domaine Guy BOCARD
Domaine Albert BOILLOT
Marc BROCOT
Château de la BRUYÈRE
Domaine Jacques CARILLON
Domaine du CHALET POUILLY
Domaine du CHARDONNAY
Domaine Jean CHARTRON
Domaine CHEVILLON-CHEZEAUX
Domaine de la CHOUPETTE
Domaine COQUARD-LOISON-FLEUROT
Domaine COUDRAY-BIZOT
Domaine Daniel DAMPT et Fils
Eric DARLES
Domaine DENIS Père et Fils
Domaine DENUZILLER
Gérard DOREAU
Domaine ELLEVIN
Frédéric ESMONIN
Domaine de la FEUILLARDE
Domaine FOUGERAY de BEAUCLAIR
Domaine Pierre GELIN
Domaine Alain GEOFFROY
Domaine François GERBET
Domaine Jean-Jacques GIRARD
Domaine Jean GIRARD
GLANTENET Père & Fils
Domaine GONDARD-PERRIN
Domaine Antonin GUYON
Domaine HEIMBOURGER Père et Fils
Domaine Pascal HENRY
Domaine JAFFELIN Père et Fils
Domaine Albert JOLY
Domaine Marc JOMAIN
LABOURE-ROI
Philippe LECLERC
Domaine Roger LUQUET
Domaine Pierre MAREY et Fils
Domaine des MEIX
Domaine des MONTS LUISANTS
Sylvain MOSNIER
Domaine MUSSY
Jean-Marie NAULIN
Domaine NINOT
Domaine Manuel OLIVIER
Jean-Paul PAQUET & Fils
Domaine de PISSE-LOUP
Nicolas POTEL
Domaine de la POULETTE
Domaine POULLEAU Père & Fils
Domaine PRIEUR-BRUNET
Domaine Michel PRUNIER et Fille
Domaine Henri REBOURSEAU
Domaine Guy ROBIN
Château de SANTENAY
Gérard TREMBLAY
VAUCHER Père et Fils
Domaine Alain VIGNOT
Domaine VIRELY-ROUGEOT
Les vins et leurs appellations
La région de chablis

Ce territoire résulte d’une délimitation de l’Institut national des appellations d’origine (Inao). Mais en fait, il résulte d’une longue sélection des terrains aptes à produire les meilleurs vins, faite par les moines au xiie siècle et poursuivie par les générations des vignerons qui ont suivi. On peut observer que ce territoire est situé sur un ensemble de terrains formés à une époque bien précise dans l’histoire de la formation de la terre, il y a plusieurs millions d’années. Les géologues lui ont donné le nom de Kimméridgien, par référence aux terrains de la baie de Kimmeridge en Angleterre. La production du vignoble varie, selon les années, entre 140 000 et 180 000 hl.

- Les Grands Crus de Chablis sont au nombre de sept et s’étendent sur une centaine d’hectares : les Clos (26 ha 04,75), Vaudésir (14 ha 71,36), Valmur (13 ha 19,59), Blanchot (12 ha 71,53), Preuses (11 ha 44,26), Grenouilles (9 ha 37,75), et Bougros (12 ha 66,77). Les territoires de ces Grands Crus sont presque entièrement plantés en vigne, et situés les uns à côté des autres, sur la rive droite de la rivière Le Serein ; leurs coteaux dominent la ville.

- Les Chablis Premiers Crus et certains de ces Premiers Crus sont beaucoup plus connus que d’autres. Les principaux Chablis Premiers Crus sont : Mont de Milieu, Montée de Tonnerre, Chapelot, Pied d’Aloue, Côte de Bréchain, Fourchaume, Vaupulent, Côte de Fontenay, l’Homme mort, Vaulorent, Vaillons, Châtains, Séchet, Beugnons, Les Lys, Les Épinottes, Montmains, Forêt, Butteaux, Côte de Léchet, Beauroy, Troesne, Côte de Savant, Vau Ligneau, Vau de Vey, Chaume de Talvat, Côte de Jouan, les Beauregards, Côte de Cuissy… L’homogénéité qualitative est exceptionnelle et confirme que les vignerons savent maîtriser les vinifications, tout en conservant ce qui nous tient à cœur : la typicité de leur terroir, de leurs parcelles.

 
 
Les vignobles auxerrois

Le vignoble de l’Yonne est constitué par le vignoble auxerrois (coteaux vallée de l’Yonne) et le vignoble chablisien (coteaux vallée du Serein). Le vignoble auxerrois regroupe une dizaine de communes qui récoltent une production d’appellations régionales rouges, rosés, blancs et crémants. L’altitude moyenne s’étage de 180 à 250 m. Sols : calcaires jurassiques kimméridgien et portlandien.

L’Auxerrois produit en moyenne : 20 à 25 000 hl de Bourgogne rouges (375 ha), 19 à 20 000 hl de Bourgogne blancs (280 ha), 10 à 12 000 hl de vins de base Crémant (153 ha). Les quatre cépages traditionnels de base de la Bourgogne (Chardonnay et Aligoté pour les blancs ; Pinot noir et Gamay pour les vins rouges) sont complétés par des productions de plants locaux (César appelé aussi Romain, Sacy) qui donnent à certains vins une typicité originale.

LA CÔTE DE NUITS

Du nord au sud, des terrains à dominante de silice, de calcaire, de marnes et d’argile en sous-sol. Depuis près de deux mille ans, les grands vignobles qui font la réputation de la Bourgogne occupent une étroite bande de coteaux qui s’étire sur 20 km de long et parfois deux à trois cents mètres de large seulement, entre Dijon et Corgoloin.

C’est ici que l’on trouve tous les grands crus rouges de Bourgogne (à l’exception du Corton). L’origine de la vigne y est très ancienne. Le véritable essor des crus de la Côte est lié à l’activité des grandes abbayes à partir du xie siècle. Les moines de l’abbaye de Cîteaux, en particulier, dont le Clos de Vougeot est le chef-d’œuvre le plus remarquable, se consacraient exclusivement à leur vignoble. Sur les 2 500 ha que compte le vignoble, on récolte environ quinze millions de bouteilles, essentiellement de rouges (92 %).

- Marsannay

Créée en 1987, l’appellation Marsannay ouvre ­au nord les portes de la Côte-de-Nuits. Répartie sur les villages de Marsannay-la-Côte, Chenôve et Couchey. Les rouges sentent les fruits mûrs et les sous-bois, les blancs, le miel et les fruits secs, et les rosés, très fruités, allient charpente et suavité. Les bonnes vignes sont issues de sols calcaires et marneux, et les meilleurs crus sont à mi-pente.

- Fixin

Sur une centaine d’hectares, la production de Fixin (prononcer : Fissin) est issue d’un vignoble très ramassé, groupé autour de Fixin et de son hameau Fixey. Son altitude varie de 270 à 360 m. Ses pentes douces sont exposées plein est. Les sols sont calcaires et comportent quelques traces de marnes. Pas de Grands Crus, mais de remarquables climats classés en Premier Crus (18,5 ha) et, notamment, Le Clos-Napoléon, La Perrière, Le Clos-du-Chapitre ou Les Arvelets. De solides vins rouges dont le bouquet se développe avec l’âge, alliant puissance et richesse aromatique.

 
- Gevrey-Chambertin

Ici, les sols sont calcaires avec une bonne proportion de marnes argileuses, donnant puissance et rondeur. Vignobles de pente, Gevrey produit ses communales entre 240 et 280 m, et ses Premiers et Grands Crus entre 260 et 320 m. Le vignoble recouvre 380 ha sur les villages de Gevrey-Chambertin et Brochon. Les Grands Crus, dont la spécificité propre à chacun est un bon exemple de l’extrême complexité des terroirs bourguignons. Les Grands Crus sont le Chambertin, le Chambertin Clos de Bèze, Chapelle-Chambertin, Charmes-Chambertin, Mazoyères-Chambertin, Griotte-Chambertin, Latricières-Chambertin, Mazis-Chambertin, Ruchottes-Chambertin. Le Chambertin est l’un des plus beaux crus de la région, très caractéristique d’un terroir situé sur une pente douce, au sol calcaire enrichi de marnes rouges ferrugineuses. Aux côtés du Chambertin, trois “cousins” restent très proches qualitativement et tiennent la tête des autres très grands vins de cette commune : Mazis et Latricières-Chambertin, puis Charmes-Chambertin, et de beaux Premiers Crus comme Les Cazetiers, Le Clos Saint-Jacques, Aux Échezeaux, La Combe aux Moines. Suit l’appellation Gevrey-Chambertin (environ 20 % classés en Premiers Crus).

- Morey-Saint-Denis

Situé en partie centrale de la Côte-de-Nuits, le vignoble de Morey-Saint-Denis a pour vocation de produire surtout des vins rouges. La surface du vignoble est assez faible, avec une grande proportion de Premiers Crus (28 %) et de Grands Crus (27 %). Les Grands Crus sont le Clos Saint-Denis, le Clos de la Roche, le Clos des Lambrays, le Clos de Tart et le Bonnes-Mares. Ils sont groupés à l’aine du coteau, entre 270 et 300 m, et 17 Premiers Crus sont situés immédiatement en dessous et 3 en dessus. Les Premiers Crus peuvent être superbes (Les Millandes, Les Ruchots, Monts-Luisants surtout). L’AOC communale est produite de part et d’autre des Premiers Crus. Les sols sont calcaires et comportent des roches, des marnes, des sables, des limons rouges et des cailloutis. Les vins de Morey sont assez colorés et libèrent des arômes puissants de petits fruits rouges et noirs (cerise, cassis). Les crus sont plus complexes : les arômes s’enrichissent de nuances boisées, épicées ou animales. De grands vins charnus et persistants, d’excellente évolution.

- Chambolle-Musigny

Installé sur les éboulis calcaires provenant en partie de la combe de Chambœuf, Chambolle-Musigny expose son vignoble est-sud-est, à une altitude variant entre 250 à 350 m. Le vignoble occupe environ 170 ha et produit environ 5 700 hl dont un quart est premier cru. Les deux Grands Crus, le Musigny et les Bonnes-Mares, représentent une production voisine de 700 hl. La totalité de la production est rouge, à l’exception de quelques pièces de Musigny blanc. Une partie du Bonnes-Mares (15 ha) est située sur Morey-Saint-Denis, la majorité sur Chambolle-Musigny.

- Échezeaux

Si la plupart des vins de la commune de Flagey-Échezeaux, qui jouxte celles de Vougeot et de Vosne-Romanée, ont droit à l’appellation Vosne-Romanée, on y trouve uniquement deux Grands Crus : l’Échezeaux et le Grand-Échezeaux (36 et 9 ha). Les vins de Grand-Échezeaux, plus prestigieux, sont marqués par un terroir contigu à la meilleure partie du Clos-de-Vougeot, d’où ressortent une sève et une charpente particulières, une grande richesse au nez comme en bouche. Ceux d’Échezeaux sont plus souples, solides certes mais plus faciles à attendre.

- Vougeot

Au cœur de la Côte de Nuits, ce village dont le terroir viticole est l’un des plus petits de France (70 ha) possède depuis le XIIe siècle le château du Clos-Vougeot, chef-d’œuvre des moines cisterciens, que chacun peut visiter.

 
- Vosne-Romanée

Le vignoble de Vosne-Romanée s’étend sur Vosne-Romanée et Flagey-Échezeaux. La situation du vignoble, l’unité des sols et des expositions y sont tout à fait remarquables. Les sols argilo-calcaires conviennent particulièrement à la production des grands vins rouges. Les Grands Crus sont prestigieux : La Romanée, Romanée-Conti, Romanée-Saint-Vivant, Richebourg, La Tâche, La Grand’Rue, Échezeaux, Grands Échezeaux. Les Premiers Crus les plus renommés sont Aux Malconsorts, Les Suchots… On pourrait en les goûtant évoquer le toucher du velours. Des vins charnus, où le moelleux domine, avec des tanins très fins et une acidité équilibrée. Leur bouquet complexe met en relief des arômes de cerise, de fraise, de violette et de sous-bois.

- Nuits-Saint-Georges

Réparti sur les communes de Nuits-Saint-Georges et Premeaux-Prissey, le vignoble de Nuits-Saint-Georges est installé sur des sols bruns calcaires plus ou moins mêlés d’argile provenant de la dégradation du sous-sol d’origine jurassique. La superficie du vignoble couvre environ 300 ha pour une production de 7 500 hl de Nuits-Saint-Georges et 5 700 hl de Nuits-Saint-Georges Premiers Crus, remarquables comme Les Saint-Georges, Les Vaucrains, Les Cailles… D’une couleur soutenue, ils révèlent des arômes riches et puissants de mûres, de myrtilles, d’épices et de fourrure, des vins corpulents et solides. De grands vins puissants et colorés, d’excellente garde.

- Côtes-de-Nuits-Villages

Cette appellation est commune à plusieurs villages : Brochon, Fixin, Premeaux-­Prissey, Comblanchien et Corgoloin. La dispersion des différentes communes ­produisant le Côte de Nuits-Villages procure à cette appellation une certaine variété, allant de vins assez souples et gras dans le sud de la zone de production jusqu’à des vins plus tanniques et de forte charpente dans le nord. Souvent bien colorés, ces vins présentent des arômes de fruits rouges et noirs, souvent de réglisse, presque toujours des arômes animaux.

LA CÔTE DE BEAUNE

Sur une vingtaine de kilomètres seulement, entre Ladoix-Serrigny et le coteau des Maranges, les plus grands vins blancs secs du monde côtoient les vins rouges de grande réputation. Dès le début du xiie siècle, les abbés de Cîteaux créèrent des celliers à Meursault et à Aloxe-Corton. Plus tard, les évêques et les chanoines, puis les ducs de Bourgogne ont joué un rôle décisif grâce notamment aux relations diplomatiques qu’ils entretenaient avec la chrétienté et avec les princes d’Occident.

Sur les 4 800 ha que compte le vignoble, on récolte 25 millions de bouteilles répartis en deux tiers de vins rouges et un tiers de vins blancs. Des terrains de silice et argilo-calcaires pour les rouges, de calcaire marneux ou de marnes calcaires pour les blancs.

- Ladoix

Ladoix-Serrigny (50 ha) se trouve au nord de la Côte de Beaune, le vignoble se poursuivant par la Côte de Nuits. Le village est situé au pied de la montagne de Corton. D’une altitude comprise entre 220 et 360 m, le vignoble de Ladoix est exposé est-sud-est. Il est implanté sur sol calcaire-marneux, légèrement argileux pour les vignes blanches. Les vins rouges sont assez souples et comportent des tanins fins et discrets. Les Premiers Crus sont plus tanniques et plus complets. Les Ladoix blancs sont assez fermes ; leur moelleux se révèle après une nécessaire période de maturation, assorti d’arômes de pomme mûre, de figue fraîche, de noix. Les Aloxe-Corton (et Corton) Premiers Crus récoltés sur Ladoix sont fermes et corsés.

- Corton et Corton-Charlemagne

Les “simples” Aloxe-Corton (prononcez “alose”) sont agréables et parfumés, plus souples que les Premiers Crus (La Maréchaude, Les Chaillots, les Valozières…) et surtout que les Grands Crus que sont le Corton et le Corton-­Charlemagne (63 ha), ce dernier étant un vin gras, séveux, qu’il faut absolument conserver quelques années pour pouvoir profiter pleinement de ses qualités, aux connotations subtiles de fleurs blanches fraîches, de fruits, un rien exotiques, savoureux et onctueux en bouche, très harmonieux, de grande garde. Corton est le plus étendu des Grands Crus. C’est vers les vignes des sommets, à l’exception de Corton-Bressandes, que sont les vins les plus riches. Il est donc difficile de trouver une qualité homogène, même si, d’une manière générale, les vins de Corton sont intrinsèquement supérieurs à ceux d’Aloxe-Corton.

- Pernand-Vergelesses

Le vignoble voisine avec Aloxe-Corton et Savigny-lès-Beaune. De part et d’autre d’une combe, il est réparti sous des expositions est, sud et ouest. Son altitude est comprise entre 260 et 380 m. Les vins blancs sont secs, vifs, assez légers. Nez fin de fruits frais (pomme), légèrement épicé. Les vins rouges sont assez secs et tanniques. Leurs arômes sont frais (cassis, groseille), animaux (musc) et puissants. Corton rouge et Corton-Charlemagne révèlent de grands arômes complexes : cassis, truffe, cerise, cuir, pour le premier ; cannelle, noix, poivre, ambre, pour le second.

- Beaune

Le vignoble de Beaune est presque totalement situé en pleine pente, et bénéficie de ce fait d’un large classement de ses climats en Premiers Crus (39, pour une surface de 322 ha). Les vins rouges récoltés au centre et du côté sud du territoire de Beaune sont tanniques et puissants ; leur couleur est généralement foncée, et leurs arômes sont à la fois animaux et fruités. Ceux récoltés au nord sont d’une robe moins intense et présentent une belle souplesse.

- Savigny-lès-Beaune

Le vignoble compte 17 climats classés en Premiers Crus. Les sols calcaires sont graveleux ou pierreux, légers et peu fertiles. Les Savigny rouges ont un bouquet élégant, assez puissant, marqué par une dominante griotte-cassis-framboise, évoluant vers la fraise et le sous-bois après quelques années ; les crus sont plus charpentés. Les vins blancs de Savigny sont assez vifs ; leur moelleux apparaît au cours de leur évolution pour donner des vins harmonieux et solides. Leurs arômes s’apparentent aux fruits exotiques (ananas, banane), à la pomme, aux fleurs d’aubépine, à la noisette.

- Chorey-les-Beaune

Chorey est situé au nord immédiat de Beaune, et au niveau de Savigny, de part et d’autre de l’axe de Dijon-Beaune. Le vignoble occupe une surface de 170 ha dans l’appellation Chorey et une partie moins importante en appellations régionales. Le Chorey est un vin léger, souple, très modérément tannique. Ces vins sont plus élégants que puissants.

- Côtes-de-Beaune-Villages

L’appellation Côtes-de-Beaune-Villages peut être revendiquée pour toutes les AOC communales de ce secteur, sauf quatre : Aloxe-Vorton, Beaune, Pommard, Volnay. Cette appellation est une équivalence. Le viticulteur a la possibilité d’utiliser l’appellation communale ou l’appellation Côtes-de-Beaune-Villages. Les vins de la partie nord présentent une grande finesse, une robe légère, une bonne souplesse et des tanins légers. La partie sud produit des vins souvent de couleur soutenue et marqués par des saveurs puissantes : tanins abondants, bon moelleux, supportés par une bonne acidité.

- Pommard

Le village est situé en pleine pente, au milieu de son vignoble très groupé, lui-même étagé entre 240 et 380 m et orienté à l’est ou au sud-est. Les terrains calcaires, assez argileux, donnent au Pommard des qualités assez originales : beaucoup de couleur, rouge-noir profond ; un bouquet intense et violent de cassis, de musc et de gibier. Ce vin est l’un des plus tanniques et solides des crus de Bourgogne. Une trentaine de Premiers Crus (Les Argilières, Les Chaponnières, Les Épenots, Les Perrières, Les Argelets, Les Bertins, Les Boucherottes, Les Pézerolles…) qui deviennent alors les archétypes des grands vins rouges, riches et veloutés, alliant charpente et rondeur, souples et fermes à la fois, délicatement parfumés, des vins d’excellente garde.

- Volnay

Couronné par un plateau calcaire de type rauracien, le vignoble de Volnay est appuyé sur un sous-sol composé de marnes calcaires argoviennes et sur des éboulis argilo-calcaires du Bathonien. Le versant de Volnay, dont la dénivellation atteint 140 m, offre une succession de calcaires qui assurent la perméabilité et la richesse en éléments assimilables déterminée par le pourcentage d’argile. Volnay produit une appellation communale et des Premiers Crus. En Volnay, 100 ha ; en Volnay Premier Cru, 115 ha. S’ajoutent 29 ha de vignes situés sur la commune de Meursault qui ont droit à l’appellation Volnay Premier Cru lorsque la vigne est plantée en Pinot noir. Les vins allient la race, la noblesse et la finesse. Leur robe, du tendre vermeil au rubis le plus profond, leur délicat bouquet de baies rouges (framboise, mûre), de violette, leurs tanins des plus doux aux plus robustes les placent parmi les plus grands vins de la côte de Beaune. Les Premiers Crus peuvent se révéler fantastiques dans le temps (Le Clos des Ducs, Le Clos des Chênes, Taillepieds, Les Santenots, En Caillerets, Frémiets, En Champans…).

- Monthélie

Le vignoble est planté à des altitudes comprises entre 230 et 370 m. Les sols sont calcaires, mêlés à des argiles en proportions irrégulières. Les vins rouges sont colorés et développent des arômes puissants (cerise, myrtille, humus). Leurs saveurs laissent apparaître un moelleux qui leur confère un charme élégant. Les Premiers Crus sont corsés, dotés d’un bouquet prononcé. Les blancs, au nez d’amande fraîche, allient moelleux en bouche et une nécessaire acidité qui signe les grands vins.

- Auxey-Duresses

Auxey-Duresses (prononcer Aussé), au centre de la côte de Beaune, est à la charnière de la production des vins rouges (Volnay et Monthélie au nord) et des vins blancs (Meursault au sud). Cette commune produit d’ailleurs, sous cette appellation, les 2 couleurs. Le vignoble est orienté sud et sud-est. Altitude comprise entre 260 et 300 m. Les sols sont constitués de calcaires marneux, propices aux vins blancs, et de calcaires argileux pour les rouges. Les vins blancs : très limpides, or vert, les Auxey expriment la pomme reinette, l’amande fraîche. Leur souplesse est dominante, juste relevée par une acidité plutôt discrète. Bonne persistance. Les vins rouges : d’une intensité colorante moyenne, libèrent un bouquet très fin, surtout fruité (cassis, framboise) avec une nuance animale en vins vieux (musc, fumé). Ils sont souples, dotés de bons tanins. Quelques Premiers Crus étonnants comme le Clos du Val.

 
Saint-Aubin

Le vignoble de Saint-Aubin est orienté sur différentes croupes sud, sud-est, sud-ouest ou nord-est. Ses pentes sont assez sévères, notamment celles qui jouxtent le vignoble de Puligny-Montrachet. Les terroirs à vins rouges sont calcaires, caillouteux, de couleur brune ou rouge. Les terres blanches, plus argileuses, acceptent mieux le cépage Chardonnay. Elles influent nettement sur la souplesse des vins. Les blancs appartiennent véritablement à la famille des très grands vins de Bourgogne : or pâle légèrement vert ; bouquet associant l’amande verte, le marzipan (ou pâte d’amandes), la cire d’abeille, évoluant pour les vins mûrs vers la cannelle, l’ambre et une touche de poivre. Les vins rouges, souvent bien colorés, ont cette typicité révélant un nez de crème de cassis et de cerise noire, se complétant ensuite d’un léger arôme de cuir. En bouche, les vins offrent un ensemble charnu.

Saint-Romain

À l’abri de falaises spectaculaires, les vignes de Saint-Romain occupent les versants sud-sud-est et nord-nord-est d’un passage assez encaissé taillé dans la Côte. Saint-Romain ne produit pas de Premiers Crus. En vins rouges, le Saint-Romain peut s’adjoindre la mention Côtes-de-Beaune, ou s’appeler aussi Côtes-de-Beaune-Villages. Ses sols sont constitués de marnes calcaires, dans lesquelles se retrouvent des bancs d’argile favorables aux blancs.

- Meursault

Le vignoble est étalé en pentes douces, entre 230 et 360 m d’altitude. L’orientation est très favorable par son ensoleillement maximal. L’abondance de marnes blanches en milieu calcaire explique la prédominance de la production de vins blancs, car elles sont plus compatibles à l’acclimatation du Chardonnay. Le Meursault blanc a un bouquet très capiteux, typé amande amère ou sèche, feuillage, croûte de pain chaude, pomme reinette ; ils sont, en bouche, très consistants, avec un moelleux abondant qui touche à l’onctuosité. Leur persistance est sensationnelle. Certains Premiers Crus comme Aux Perrières, Le Poruzot, Les Bouchottes, Les Caillerets, Les Genevrières ou Les Charmes, provenant de propriétaires hors pair, sont alors exceptionnels, envoûtants, riches, moelleux, très typés, puissamment mais subtilement bouquetés (fleurs blanches et fruits secs), d’excellente évolution. Avec eux, nous entrons dans la catégorie des plus grands vins du monde. Les (rares) vins rouges sont fins et de charpente souple.

- Puligny-Montrachet

En Puligny-Montrachet, cinq Grands Crus : Chevalier-Montrachet, Bâtard-Montrachet, Bienvenues-Bâtard-Montrachet, Criots-Bâtard-Montrachet et Montrachet, parmi lesquels un bon nombre des plus grands vins blancs secs du monde, intenses, d’une grande structure aro­matique, de belle garde. Ici, on continue dans un territoire extraordinaire où l’osmose entre le Chardonnay et chaque type de terroir, sur la partie moyenne du coteau, devient parfaite. Le vignoble est établi sur Puligny et une partie du hameau de Blagny. Il court en pente douce, face à l’est, à une altitude comprise entre 230 et 390 m. Les sols sont argilo-calcaires, riches en cailloux, bien drainés, faciles à s’échauffer. Les blancs offrent un ensemble d’arômes très racés : pâte d’amande, fougère, ambre, fleurs blanches. En bouche, leur acidité est plutôt discrète, laissant s’exprimer un moelleux et une persistance impressionnants. Les vins rouges sont fruités (arômes de fraise et de cassis), assez souples en Puligny, plus charpentés en Blagny.

- Chassagne-Montrachet

Une petite partie de l’appellation Chassagne-Montrachet est produite sur Remigny, village limitrophe de Chassagne. Les sols convenant à la production des vins blancs sont essentiellement des calcaires bruns argileux. L’altitude du vignoble est comprise entre 220 et 340 m. Les vins blancs sont corsés, puissants, gras, aux arômes d’amande, de pomme mûre, de fleurs blanches, de miel. Leur persistance est remarquable. Les vins rouges sont très colorés, corsés, souvent très charnus. Leurs arômes sont marqués par des nuances cerise-kirsch et cassis.

- Maranges

L’appellation Maranges est née le 23 mai 1989, succédant à une production plus dispersée des villages de Cheilly-les-Maranges, Dezize-les-Maranges et Sampigny-les-Maranges. Maranges est la première appellation communale de la Côte de Beaune lorsqu’on arrive par le sud. Elle est limitrophe de Santenay. Les vins sont puissants, toujours très colorés, ils expriment des arômes de petits fruits rouges et de sous-bois. Ces vins solides ont un beau potentiel de vieillissement (au moins 10 ans). Les blancs sont gras, équilibrés, parfumés (arômes d’amande et fruits exotiques).

- Santenay

Au sud de la Côte de Beaune. Les vins rouges représentent la quasi-totalité de la production. Les sols sont faits de calcaires durs renforcés de marnes. Les terres profondes imposent une taille spécifique (cordon de Royat) pour discipliner les rendements. Selon leur position, les coteaux sont orientés au sud ou à l’est. Les vins blancs sont secs et corsés. Les vins rouges sont tanniques, bien charpentés. Ils ont des parfums de fruits (amande et fraise), et pour les Premiers Crus, les arômes sont plus floraux (violette).

LES AUTRES APPELLATIONS DE BOURGOGNE
 
Bourgogne Hautes-Côtes-de Beaune
Bourgogne Hautes-Côtes-de-Nuits

Le vignoble, situé en parallèle de la Côte de Beaune et de la Côte de Nuits, garnit les pentes bien exposées des collines dominant la côte à une altitude moyenne (300 à 400 m) d’environ 100 à 150 m. Les vins rouges présentent souvent une robe sombre, des arômes de fruits rouges frais dans leur jeunesse, de fruits confits et parfois d’arômes animaux lorsqu’ils sont plus mûrs. Leur saveur est ferme, relevée par une bonne acidité et des tanins très présents. Les vins blancs ont une fermeté toujours atténuée par le moelleux du Chardonnay. Leur structure est à la fois élégante et solide.

Les vins de Côte chalonnaise et du Couchois

Situé entre la Côte de Beaune et le Mâconnais, le vignoble de la Côte chalonnaise recouvre 3 350 ha dont 2 100 ha d’appellations communales, et produit 110 000 hl d’appellations contrôlées régionales, et 56 000 hl d’appellations contrôlées communales.

Les sols sont souvent argilo-calcaires “bruns” avec des proportions variables d’argile, déterminant de place en place la vocation des terrains pour les vins rouges ou les vins blancs. Les expositions varient de sud à est-nord-est. L’altitude s’étage entre 220 et 380 m. Les appellations sont produites sur l’ensemble du territoire de la Côte chalonnaise et du Couchois : Bourgogne Aligoté, Bourgogne Passetoutgrain et Bourgogne (blanc, rouge, rosé).

Les appellations communales sont produites sur les communes de Bouzeron, Rully, Mercurey, Givry et Montagny.

- Givry

Petit vignoble reconnu du roi Henri IV, il s’étend exclusivement sur la commune de Givry et sur les trois hameaux de Poncey, Cortiambles et Russily. Les sols sont bruns calcaires ou calciques issus de l’altération des calcaires du jurassique. Givry blanc : légèrement doré, sa finesse et sa subtilité font toute sa distinction. Il évolue favorablement au cours du vieillissement. Givry rouge : franc, riche et fin, il se distingue par sa chaleur, sa vivacité et sa générosité.

- Mercurey

Des rouges solidement constitués, bien bouquetés, fins et fermes à la fois, de bonne évolution. Quelques blancs parfumés et élégants, de bonne bouche.

- Rully

À la partie nord de la Côte châlonnaise, prolongement de la Côte de Beaune, s’étend le vignoble de Rully. Les terrains sont des marnes ou des argiles à dominante calcaire. Ce vignoble d’appellation communale présente des lieux-dits en Premier Cru. Le Rully rouge, d’un rubis pourpre, est d’une distinction particulière, tout en finesse et en élégance. Il sent bon le lilas, la violette, la framboise et la cerise. Le Rully blanc, robe d’or, d’une grande finesse, a une subtilité d’arômes allant de la noisette à la violette. Suivant les climats et leurs terroirs, il est tendre et fin, ou plus sec.

- Bourgogne Aligoté

Le Bourgogne Aligoté est une AOC régionale, produite dans toute la Bourgogne. En réalité, elle est surtout produite dans le vignoble auxerrois, dans les Hautes-Côtes de Beaune et de Nuits, et en Côte chalonnaise, ses terres de prédilection, qui lui assurent la typicité la plus régulière. Elle couvre à peu près 1 250 ha, pour une production de 50 à 70 000 hl en moyenne. Le Bourgogne Aligoté est un vin blanc léger, de couleur or blanc à forts reflets verts.

- Bourgogne Aligoté Bouzeron

Bouzeron donne son nom à un petit vignoble de 50 ha créé en 1979 reconnaissant les caractères particuliers des vins de cette région, et lui conférant le titre d’appellation communale.

- Bourgogne rouge et Bourgogne Passetoutgrain

Trois départements : Yonne, Côte-d’Or et Saône-et-Loire. Le Pinot noir est le cépage de Bourgogne. Associé au Gamay à la mise en cuve (1/3 minimum de Pinot), il participe à l’élaboration du Bourgogne Passetoutgrain.

LE MÂCONNAIS
 
- Pouilly-Fuissé

Poully-Fuissé, à la robe dorée, tout en finesse et en distinction. Les arômes puissants évoquent la noisette et les amandes grillées. Des vins de bonne garde, riches et savoureux, à la fois secs et gras.

- Pouilly-Loché

Situé au sud-est de Mâcon, il est, avec ses 25 ha, le plus petit vignoble de la Bourgogne du Sud. L’appellation s’étend exclusivement sur la commune de Loché.

- Pouilly-Vinzelles

Sur un terrain d’une grande homogénéité, exposé pour l’essentiel à l’est et au sud, le vignoble s’étend sur les communes de Vinzelles et de Loché.

- Mâcon blanc

L’aire géographique recouvre tout l’arrondissement de Mâcon, mais on distingue une quarantaine de communes sur lesquelles une délimitation particulière définit les appellations Mâcon-Villages et Mâcon et le nom de la commune. Vins secs et gouleyants, fruités et floraux, développant des nuances particulières aux différents terroirs et parfois muscatées.

- Mâcon rouge

Deux types de sols se distinguent particulièrement : les terrains argilo-siliceux ou argileux, qui produisent des vins riches, rustiques ; et les terrains siliceux ou granitiques, regroupés vers le sud du vignoble, qui produisent des vins plus fruités et plus légers. Les rouges (Gamay noir à jus blanc) peuvent adjoindre à l’appellation le nom de la commune dont ils sont issus, si certaines conditions sont respectées.

À noter le vignoble de Saint-Véran (des blancs gracieux et floraux).

Les appellations bourguignonnes
- L’appellation régionale ou générale

Tous les vins de la Bourgogne viticole : Bourgogne, blanc, rouge, rosé.

Bourgogne Passetoutgrain, rouge et rosé.

Bourgogne Aligoté, blanc, issu essentiellement du cépage aligoté.

Bourgogne Grand Ordinaire, rouge, rosé et blanc.

Ces vins peuvent être produits sur les quatre départements qui forment le territoire de la Bourgogne viticole.

- L’appellation Village

Les vins produits par certaines localités peuvent être vendus sous le nom du village producteur (Vougeot, Vosne-Romanée…).

- L’appellation Village plus le nom du climat ou lieu-dit (il en existe quelque 419)

- Les Grands Crus

Certains climats bénéficient d’une appellation à part entière. Exemple : La Grand’Rue.

La Bourgogne à table

- Auxey-Duresses. Si le blanc est parfait avec les poissons de rivière ou une volaille, le rouge, riche, bouqueté, tout en bouche, s’accorde bien à la plupart des viandes rouges ou aux gibiers.

- Chablis. Ampleur, suavité, vivacité et persistance aromatique pour ces crus de Chablis, à déguster sur des poissons de rivière, des langoustines flambées ou une côte de porc charcutière.

- Chambolle-Musigny. Charme, puissance, finesse, couleur et concentration aromatique prédominent. Idéal sur un dindonneau à la broche ou une bécasse.

- Puligny-Montrachet et Chassagne-Montra­chet. Bouquetés, secs et suaves à la fois, de beaux vins tout en persistance aromatique, pour les poissons et les viandes blanches cuisinées.

- Corton-Charlemagne. Il se savoure avec un turbot poché, un veau Orloff ou une dinde aux marrons, un foie gras au naturel ou du caviar.

- Côte-de-Beaune et Hautes-Côtes-de-Beaune. Bouquet et souplesse en bouche en font un rouge à boire sur un poulet rôti ou un jambon, du rosbif froid et un saint-nectaire.

- Fixin. Solide et coloré, un Fixin se goûte fort bien avec une palombe, un coq au vin, voire un curry de mouton.

- Mâcon. Une escalope (ou une langue) de veau et des poissons grillés pour le blanc, le gibier à plume pour le rouge qui s’accorde également avec une raclette.

- Mercurey. Le rouge, ferme et fruité, d’excellente évolution, se goûte avec des beignets d’aubergines, une perdrix au chou ou un reblochon.

- Meursault. Riche, parfumé, suave en bouche, un Meursault jeune se boit avec des ris de veau ou une dinde aux marrons. À maturité, il lui faut une blanquette de veau, des morilles à la crème ou des quenelles de brochet.

- Nuits-Saint-Georges. Alliant charpente et finesse aromatique, ces vins s’accommodent d’un ragoût d’agneau, d’un civet de lapin, de grives ou d’un bourguignon.

- Pommard. Solide et coloré, un grand Pommard se savoure sur des mets subtils et puissants à la fois, comme une palombe, une poule au pot, les viandes en sauce et le gibier.

- Pouilly-Fuissé. Idéal sur un saumon grillé, des ris de veau, une poularde en croûte de sel ou des quenelles de brochet.

- Rully. Le rouge s’accorde bien avec un jambon de sanglier, un canard farci ou le gibier. Le blanc avec tous les poissons.

- Santenay. Sa structure lui permet de se marier avec la plupart des gibiers et les ragoûts (daubes). Idéal dans sa jeunesse avec une épaule d’agneau boulangère.

- Vosne-Romanée. Concentration aromatique et velouté demandent un pintadeau en sauce, un poulet sauté aux morilles ou un râble de lièvre.

- LES VINS PARFAITS SUR LES COQUILLES SAINT-JACQUES

 

Coquilles Saint-Jacques à la nantaise

Coquilles Saint-Jacques poêlées

Coquilles saint-jacques au safran

Coquilles saint-Jacques saint-Sylvestre

Coquilles Saint-Jacques grillées au beurre d’oursins

Coquilles Saint-Jacques au foie gras

Coquilles Saint-Jacques à la crème

 

 

Accord mets et vins : Vin et Fruits de mer

Il n’est souvent pas si simple d’accorder les fruits de mer. Le goût iodé puissant des coquillages et des crustacés peut gâcher un vin. Il faudra choisir des vins blancs suffisamment nerveux donc assez puissants et dotés d’une belle acidité.

Quel vin avec les coquillages : coquilles Saint-Jacques, huîtres, moules, oursins 

Sur des huîtres : Les huîtres crues ont un goût très fin qu’il ne faudra surtout pas masquer par des vins blancs trop boisés ou puissants. Les vins blancs choisis devront être secs, aromatiques et d’une certaine minéralité en bouche. Sélectionnez des appellations comme Muscadet, Chablis ou encore Riesling voire même un Champagne extra-brut.

Sur des moules marinières, proposez des vins blancs légers et expressif au nez tels qu’un Pinot Blanc d’Alsace ou un Edelzwicker fruité et aromatique ainsi que des vins blancs de Provence comme un Coteaux d’Aix en Provence ou un Coteaux Varois.

Avec des coquilles Saint-Jacques à la chair plus sucrée et moelleuse, on s’orientera sur des vins blancs plus amples et complexes tels qu’un Condrieu, un Puligny-Montrachet, une Palette ou encore un Meursault.

Avec des oursins : Le caractère iodé prononcé des oursins appelle des vins blancs secs et dotés d’une bonne acidité et d’une certaine minéralité en bouche, on pense à des vins blancs du Val de Loire qui iront parfaitement tels que les appellations Savennières, Chinon, Sancerre ou encore Pouilly-Fumé.

Quel vin avec les crustacés : tourteaux, langoustines, langoustes, crevettes, homards, écrevisses

Les crustacés à la chair fine, plus ou moins dense, permettent de nombreux mariages avec le vin. On pourra accorder des vins rouges légers comme un Irancy, un Pinot noir d’Alsace ou encore un vin d’Anjou, avec des crustacés accompagnés de sauces. L’idéal reste encore les vins blancs à la fois puissants et délicats. Vous choisirez votre vin en fonction du type de préparation à savoir cru ou cuit. On retiendra les accords suivants : Pacherenc-du-Vic-Bilh sec et écrevisses à la gasconne, Langouste et Châteauneuf-du-Pape Blanc ou encore Homard à l’Américaine et Alsace blanc en vendanges tardives.

Les vins de l’année avec Vins du Siècle

* QUELS VINS SUR LES HUÎTRES ?

Huîtres au beurre d’aromates

Huîtres au four

Hûitres chaudes à la sauce safranée

Huîtres chaudes, sabayon au caviar et au concombre

Huîtres farcies

Huitres chaudes panées à l’oseille

Huitres en coquilles, beurre au caviar

Huitres chaudes à la bretonne

Huîtres chaudes

Huîtres en gelée d’eau de mer

Huîtres gratinées au Champagne

Huîtres chaudes aux épinards

Huîtres en gelée et mousse de persil

Huîtres pochées au caviar

- PASSEZ DE BELLES FÊTES DE FIN D’ANNEE EN ACCORDANT VOS VINS ET VOS PLATS !

À l’apéritif

Champagne (et Crémants de Saumur, d’Alsace…), Sauternes, vins doux naturels et la plupart des vins blancs secs ou moelleux.

 

 

 

 

Les entrées

- Asperges : un Muscat d’Alsace.

- Artichaut : un rosé sec d’Anjou.

- Avocat : des blancs secs (Graves, Quincy, Touraine), voire moelleux (demi-secs de Loire).

- Caviar : Corton-Charlemagne, Champagne, Pouilly-Fumé.

- Choucroute : Riesling ou Tokay d’Alsace.

- Escargots : un Bourgogne, rouge ou blanc.

- Foie gras : Champagne rosé ou grand millésime, assez vineux, Gewurztraminer et Tokay Vendanges tardives avec un foie d’oie alsacien, Barsac ou Sauternes avec un foie de canard du Sud-Ouest.

- Jambon de Parme ou de San Daniele : blancs secs (Pouilly-Fuissé) ; essayez aussi des blancs moelleux (Loire, Alsace).

- Œufs : des rouges légers (Beaujolais…), voire un Clairet de Bordeaux.

- Pâtes, sauce à la crème : blancs secs de Bourgogne ou des Graves.

- Pâtes, sauce tomate : un CDR-Villages.

- Pâtés et terrines : des vins assez solides comme un cru du Beaujolais (Juliénas, Morgon…), un Madiran, un Chinon, un Coteaux-du-Languedoc, un Moulis…

- Potages : un Champagne rosé, un Coteaux-d’Aix blanc ou des rouges frais.

- Quiche : un Tokay Pinot Gris jeune, des rouges légers (Beaujolais, Loire, Jura, Bergerac…) ou des demi-secs de Loire et du Sud-Ouest.

- Paella : un Bandol rouge, un Corbières ou un CDR-Villages. Sinon, les rosés, avec une priorité pour les plus parfumés comme ceux de Provence, du Languedoc ou un Clairet de Bordeaux.

- Saumon fumé : Pouilly-Fumé, Champagne.

- Terrines de légumes : vins blancs de Loire.

 

 

 

 

Les fruits de mer et les crustacés

- Coquillages : Muscadet ou Entre-Deux-Mers.

- Coquilles Saint-Jacques : soit un blanc sec (Graves, Pouilly-Fuissé, Chablis), soit un blanc moelleux si elles sont à la crème.

- Crevettes : la plupart des blancs, et surtout ceux d’Alsace.

- Cuisses de grenouilles : un blanc rond, fruité comme un Graves, un Mâcon, un Côtes-du-Rhône ou un Touraine.

- Écrevisses : un Pouilly-Fumé ou un Chablis.

- Homard : des vins suaves et parfumés comme les Meursault, Chablis Grands Crus, Châteauneuf-du-Pape ou Pinot Gris, et les grandes cuvées de Champagne.

- Huîtres et moules : Sylvaner, Muscadet, Entre-Deux-Mers…

 

 

 

 

Les poissons

- Bouillabaisse : des blancs (Cassis, Bandol, Côtes-de-Provence), un rosé ample et fruité.

- Poissons grillés : des vins blancs secs (Anjou, Mâcon, Pinot blanc, Côtes-de-Provence, Entre-Deux-Mers…).

- Poissons en sauce ou à la crème : des vins blancs puissants (Meursault, Pernand-Vergelesses, Pessac-Léognan, Tokay), voire liquoreux.

- Poissons de rivière : des vins blancs relativement secs comme le Sancerre, un Apremont, un Chassagne-Montrachet ou un Riesling. Avec la lamproie, du Sauternes. Sinon, Champagne.

- Sardines fraîches : un blanc très sec et très frais (Sancerre, Muscadet, Abymes, Gaillac, Entre-Deux-Mers…).

- Saumon grillé : des vins blancs puissants (Pouilly-Fuissé, Chablis, Montrachet).

 

Les viandes blanches

- Brochettes et côtelettes d’agneau : la plupart des vins rouges, avec une préférence pour les Bordeaux relativement souples ou des vins très parfumés (Corse, Bourgueil…).

- Côtes, escalopes et ris de veau : des rouges légers comme les vins du Beaujolais, un Sancerre rouge, voire un Graves. Sinon, des blancs denses et parfumés (Alsace, Pernand-Vergelesses, Vouvray).

- Côtes, escalopes et ris de veau à la crème : un Puligny-Montrachet, un Châteauneuf-du-Pape blanc, un Coteaux-du-Layon jeune.

- Curry d’agneau : un vin blanc onctueux et épicé comme le Gewurztraminer, ou un Condrieu.

- Gigot d’agneau : des Bordeaux tanniques (Médoc, Pessac-Léognan), un Saumur-Champigny, un Chinon ou un Chambertin.

- Jambon, côtes et rôti de porc : des rouges légers (Beaujolais) ou plus ronds (Saumur, Touraine, Côtes-de-Bourg, Gaillac), et des blancs complexes (Côtes-du-Jura, Condrieu, Pouilly-Fumé, Chablis Premiers Crus).

- Rognons : des vins riches, rouges (Volnay, Saint-Émilion) ou blancs (Jura, Quincy) selon leur préparation.

 

Les viandes rouges

- Bœuf bourguignon ou pot-au-feu : le même vin rouge que celui employé pour la cuisson, et tout particulièrement un Bourgogne puissant (Pommard, Mercurey), un Gigondas, un Minervois ou un Bandol.

- Bœuf rôti : la plupart des vins rouges assez corsés et tanniques, les Bordeaux relativement jeunes, les Bourgogne (Auxey-Duresses, Santenay), ceux de la vallée du Rhône (CDR-Visan), ceux de la Loire (Chinon)…

 

Les volailles et le gibier

- Canard : des vins puissants et parfumés comme un Hermitage, un Châteauneuf-du-Pape, un Gevrey-Chambertin ou un Pauillac.

- Confit de canard : des vins corsés (Madiran, Cahors, Saint-Émilion, Corbières, Corton).

- Gibier à plume : des rouges corsés (Pommard, Hermitage, Moulin-à-Vent, Bandol, Cahors, Pauillac, Saint-Émilion, Châteauneuf-du-Pape…) ou Ven­danges Tardives et Sauternes.

- Gibier à poil : des rouges encore plus puissants (Côte-Rôtie, Bandol, Saint-Estèphe).

- Oie : soit un vin blanc légèrement moelleux (Anjou…), soit des rouges frais et légers (Beaujolais, Touraine…). Si c’est une oie farcie, un Margaux ou un Côte-de-Beaune.

- Poulet à la crème : des blancs demi-secs ou moelleux de Loire, dess blancs secs puissants et ronds (Pessac-Léognan, Meursault)

 

Les fromages

- Fondue au fromage : des vins blancs de montagne (Savoie, Jurançon).

- Fromages de chèvre : un Sancerre ou un Anjou demi-sec.

- Fromages à pâte sèche : des blancs secs de montagne ou légèrement moelleux.

- Fromages doux à pâte molle : des rouges légers et fruités (Beaujolais) et des blancs parfumés (Alsace, Sancerre, Pacherenc-du-Vic-Bihl).

- Fromages forts à pâte molle : vins blancs secs ou demi-secs (Anjou, Gewurztraminer, Tokay, Châteauneuf-du-Pape, Saint-Joseph…).

- Fromages persillés : des grands vins blancs moelleux et doux d’Alsace (Gewurztraminer Vendanges Tardives), de la Loire (Quarts-de-Chaume) et de Bordeaux (Sauternes).

 

Les desserts

- Avec la plupart des desserts (à l’exception des fruits et des glaces), les vins doux ou liquoreux (Sauternes, Quarts-de-Chaume ou Vendanges Tardives d’Alsace).

- Tartes aux fruits, babas : Champagne et des blancs demi-secs de Loire, d’Alsace ou du Sud-Ouest.

- Gâteaux au chocolat : un Banyuls, un Rasteau, une grande cuvée rosée de Champagne.

 

 

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* LE REVEILLON EN CHAMPAGNE !

Voici le véritable visage de la Champagne, qui tient compte de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des hommes.

C’est ce qui fait tout son intérêt ; récompenser les meilleurs, les plus connus comme les autres, ceux qui respectent les consommateurs. L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent.

De la plus fantastique à la plus abordable, les vignerons et maisons retenus sont parvenus à une maîtrise certaine de leur art, chacun, bien entendu, évoluant dans des sphères qualitatives différentes.

Champagne, donc, encore et plus que jamais !


Quand boire les millésimes de Champagne : voir la VINTAGE CODE

Classement Champagne 
Tout savoir sur le vignoble

 

LES  CHAMPENOIS DE L’ANNEE

Cliquez sur le nom pour accéder gratuitement aux commentaires du Guide Dussert-Gerber des Vins

Michel ARNOULD et Fils
Pierre ARNOULD EARL
AUTRÉAU-LASNOT
Jean BAILLETTE-PRUDHOMME
Paul BARA
BARDY-CHAUFFERT
Brigitte BARONI
BEAUMONT des CRAYÈRES
Fabrice BERTEMÈS
BESNARD CHEVALIER et Filles
BLONDEL
BOIZEL
BONNET-GILMERT
BONNET-LAUNOIS
BOREL-LUCAS
BOULARD-BAUQUAIRE
BOURDAIRE-GALLOIS
Jean-Bernard BOURGEOIS
Christian BOURMAULT
Christian BRIARD
BRIXON-COQUILLARD
Edouard BRUN & Cie
Guy CADEL
Jean-Yves de CARLINI
Lionel CARREAU
De CASTELNAU
Guy CHARBAUT
CHARPENTIER
J. CHARPENTIER
CHASSENAY d’ARCE
Gaston CHIQUET
COLIN
COLLET
Charles COLLIN
COMTESSE GENLIS
Champagne R.H. COUTIER
Florence DAUPHIN
Franck DEBUT
Jacques DEFRANCE
Maurice DELOT
Veuve A. DEVAUX
André DILIGENT et Fils
DRAPPIER
Philippe DUMONT
ELLNER
Nathalie FALMET
FLEURY-GILLE
FRANCOIS-BROSSOLETTE
GATINOIS
Michel GAWRON
Michel GENET
Pierre GOBILLARD
Paul GOERG
GOSSET
H. GOUTORBE
GRASSET-STERN
HAMM
Charles HEIDSIECK
HENIN-DELOUVIN
HUGUENOT-TASSIN
Louis HUOT
JEAUNAUX-ROBIN
KRUG
LAFORGE-TESTA
P. LANCELOT-ROYER
Guy LARMANDIER
LAURENT-GABRIEL
LAURENT-PERRIER
LECLERC-BRIANT
Xavier LECONTE
LEGOUGE-COPIN
LEGRAS et HAAS
Laurent LEQUART
LOMBARD et Cie
Bernard LONCLAS
Philippe de LOZEY
MARINETTE RACLOT
Olivier et Laëtitia MARTEAUX
MÉDOT
Charles MIGNON
Pierre MIGNON
Albert de MILLY
MOËT et CHANDON
MOREL Père et Fils
MORIZE Père et Fils
MOUSSE-GALOTEAU et Fils
Yvon MOUSSY
G.H. MUMM
Étienne OUDART
Hubert PAULET
Jean-Michel PELLETIER
PENET-CHARDONNET
PERRIER-JOUËT
Daniel PERRIN
PERSEVAL-FARGE
PETITJEAN-PIENNE
PHILIPPONNAT
PIPER-HEIDSIECK
POL ROGER
Ch. & A. PRIEUR
QUATRESOLS-GAUTHIER
Eugène RALLE
RENAUDIN
ROBERT-ALLAIT
André ROBERT
ROEDERER
ROGGE-CERESER
ROYER Père et Fils
SADI-MALOT
SIMART-MOREAU
De SOUSA et Fils
TAITTINGER
De TELMONT
THÉVENET-DELOUVIN
Alain THIÉNOT
J.-M TISSIER
André TIXIER & Fils
Michel TURGY
De VENOGE
VERRIER & Fils
Maurice VESSELLE
VEUVE OLIVIER & FILS
VIGNON Père et Fils
VINCENT D’ASTRÉE

* LES VINS PARFAITS SUR LES FROMAGES

La France compte beaucoup de fromages de différentes sortes. Le plateau de fromage fait donc partie des rituels de la table, pourtant beaucoup d’idées reçues s’effondrent à la dégustation. L’alliance des vins et des fromages en est l’exemple le plus frappant. Dans tous les cas : éviter les vins rouges puissants et tanniques sur les fromages, ces vins rouges font ressortir de l’amertume.

Facilitez vous le choix en présentant des fromages de la même famille ; pâtes fraîches, pâtes molles à croûte fleurie, pâtes molles à croûtes lavées ou encore pâtes pressées cuites ou non cuites et pâtes persillées. Le choix du vin sera alors plus simple.


Quels vins avec les fromages à pâtes fraîches : faisselle, broccio Corse, crémets d’Anjou…

On les connaît plus sous le nom de fromages blancs. Ce sont des fromages qui ont peu de personnalité et qui sont acides. Ils accompagnent souvent des plats salés ou sucrés. Sur le salé, servez un vin blanc simple, avec de la vivacité et sur le fruit comme des vins du Val de Loire tel que Reuilly, Quincy et si l’accompagnement est sucré, servez plutôt un vin blanc moelleux sur des notes de coings, fruits exotiques, miel comme un Montlouis ou un Côtes-de-Bergerac.

Quels vins avec les fromages à pâtes molles à croute fleurie : Chaource, Brie, Camembert…

Avec ce type de fromages onctueux et crémeux révélant des notes lactées voire légèrement champignonnées au gout en bouche de notes de beurres et de noisette fraîche. Sur un camembert, privilégiez un cidre brut mais si vous voulez vraiment servir un vin, alors choisissez un vin rouge peu tannique, léger et souple, voire gouleyant : un Beaujolais, un Gamay de la Loire ou bien un Bouzy. Avec le Chaource, fromage onctueux, préférez un Champagne brut, un Crémant ou un rosé des Riceys qui apporteront fraîcheur à l’accord.

Quels vins avec les fromages à pâtes molles à croûtes lavées : époisses, Munster, maroilles, Pont l’évêque…

Ce sont des fromages très odorants. Facilement reconnaissables à l’humidité de leur croûte et à leur couleur orangée. Leur pâte est d’une couleur beige claire. Leur odeur rappelle la ferme mais le goût est totalement différent. Sur ce type de fromage, on favorisera des vins blancs typés et aromatiques dotés d’une belle vivacité comme un Gewürztraminer, un Châteauneuf-du-Pape blanc ou un vin d’Arbois qui équilibreront la force du fromage, dont la puissance aromatique répondra aux arômes du vin. Pensez aussi aux bières de caractère et pourquoi pas à une eau-de-vie de type marc de Bourgogne.

Quels vins aves les fromages à pâtes pressées non cuites : Cantal, Saint-nectaire, Tome de Savoie…

Les fromages à pâtes pressées non cuites sont souples et moelleux. Les seuls qui peuvent véritablement s’accorder avec les vins rouges charnus et épicés : Côtes-du-Rhône Villages, Gaillac, Fronton, ou encore des rouges de Provence. A essayer les vins blancs ronds et expressifs qui donneront un accord très délicat révélant le caractère fruité du fromage. Ils apporteront légèreté à l’ensemble vin-fromage. Pour un accord parfait, faites attention à l’affinage du fromage, plus il est affiné, plus le vin devra être évolué c’est à dire de quelques années.

Quels vins avec les fromages à pâtes pressées cuites : Emmental, Gruyère, Comté…

Tous issus du lait de vache, Ils font partie de la famille des « gruyères ». Ce sont des fromages excellents et fins qui développent des notes fruitées et de noisette. Ces fromages se marient très bien avec des vins blancs gras à la finale sur des notes beurrées, légèrement boisées et même de fruits secs. Les grands vins blancs de Bourgogne tels que Meursault, Corton Charlemagne répondent bien à ces critères. Un vin jaune du Jura donnera un accord intéressant avec un vieux Comté. L’élevage sous voile c’est à dire en contact avec l’oxygène apporte des arômes complexes qui va sublimer les notes de fruits secs du fromage.

Quels vins avec les fromages à pâtes persillées : Bleu des Causses, Fourme d’Ambert, Roquefort … 

La dégustation d’un vin de Sauternes sur des fromages bleus est magique, le vin sort toujours flatté du mariage, épuré par cette alliance entre deux moisissures nobles. Mais le Sauternes n’est pas unique sur la planète des liquoreux. Loupiac, Sainte Croix-du-Mont, Monbazillac s’accordent avec le Roquefort ou la Fourme d’Ambert. Les vins doux de Jurançon sont parfaits sur un bleu de Bresse ou d’Auvergne ; le Quart de Chaume ou le Bonnezeaux se marient avec toute la gamme des fromages persillés. Un grand fromage bleu trouvera son allié dans un Maury ou un Banyuls âgés d’une dizaine d’années. Ces vins mutés très sucrés résistent à la fois au sel et aux arômes puissants du fromage ; les vins gagnent en finesse et la sensation de chaleur en bouche est estompée. Un Muscat de Lunel ou encore un Muscat de Beaume de Venise avec un Roquefort jeune est aussi envisageable. Quant aux vins rouges, oublions-les : ils ne sauraient résister devant la force du pénicilium.

Quels vins avec les fromages de chèvre

Les fromages de chèvres sont légion : du plus frais au plus affiné, du simple broccio au plus sec des fromages Corses. Préférez les vins blancs plutôt que les rouges car les arômes des vins rouges sont masqués. N’oubliez pas de choisir le vin en fonction du degré d’affinage du fromage qui peut être très crémeux ou bien sec.
Avec le fromage de chèvre frais, on choisira des vins blancs vifs et fruités comme un Quincy, un coteau–du-Giennois, un Sauvignon blanc de Touraine ou encore un Mâcon. L’accord mets vins doit être tonique et la bouche rester fraîche.
Lorsque le fromage est affiné sec, l’idéal est un vin doux, assez léger et plein d’agrément comme un Muscat de Saint-Jean-de-Minervois ou un Vouvray demi-sec dont le cépage chenin blanc apporte fraîcheur. 

 

Les vins de l’année avec Vins du Siècle

- LES VINS PARFAITS SUR LE FOIE GRAS


Un seul conseil, prenez grand soin dans le choix de votre foie gras, il devra être de couleur rose ou beige pâle, ferme au toucher et sans tâches brunes.

Le foie gras est bien évidemment le produit des fêtes de fins d’années mais on peut le déguster tout au long de l’année avec grand plaisir. On le trouve cuisiné de différentes manières et accorder un vin n’est pas toujours chose simple !

Vous penserez sans doute aux vins naturellement doux, mais proposez aussi des vins rouges ou du Champagne.

 


Quel vin avec le foie gras en bocal ?

Moins fondant qu’un foie gras mi-cuit, le foie gras en bocal sera favorisé par des accords privilégiant le gras avec des vins blancs moelleux ou liquoreux (Sauternes, Bonnezeaux, Vendanges Tardives d’Alsace). Toutefois, veillez à ne pas trop abuser des sucres en début de repas ! Servez un verre d’accompagnement et réservez vous pour la suite du repas.

Quel vin avec le foie gras mi-cuit ?

Eviter les accords avec les vins trop pâteux comme certains Sauternes, visez plutôt des vins plus frais comme un Jurançon doux, un Coteaux-du-Layon dont le cépage le chenin blanc apporte fraîcheur et les belles cuvées de Champagne iront à merveille avec un foie gras. Amusez-vous avec un vin rouge pour un accord balancé entre tannins et fondant du foie gras. Servez tout naturellement un Madiran, un Corbières ou encore un vin du Médoc dans leurs premières années.

Quel vin avec un foie gras poêlé ?

Le foie doit-être saisi sur une face et caramélisé. Il doit rester onctueux à cœur. Le vin choisi devra donc être d’une certaine complexité aromatique pour contre balancer le gras impliqué par la cuisson. Sur ce type d’accord met vin, amusez-vous en présentant aussi bien un vin effervescent qu’un vin tranquille. Misez sur un accord tonique entre les bulles d’un Champagne et le gras du foie gras. Les vins rouges tanniques ont aussi leur place, on aura alors un accord par contraste tanins/gras. Optez pour des vins rouges comme un Côte-Rôtie, un Châteauneuf-du-Pape ou un Faugères.

 

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Dans le détail…

Foie gras mi-cuit

Foie gras aux pommes et aux raisins

Foie gras de canard pané, poélé aux poires

Foie gras au torchon

Foie gras aux figues en feuille de brick

Foie gras poëlé aux airelles

Foie gras chaud poëlé

Foie gras d’oie en terrine

Foie gras de canard mi-cuit

Foie gras à la confiture de figue

Foie gras à la confiture d’oignons

Foie gras poêlé

Foie gras truffé

Foie gras poêlé aux raisins

Foie gras en croûte de noisette

Foie gras poêlé aux frutis

Foie gras chaud aux poivres

 

 

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