Domaine GROS Frère et SoeurÉCHEZEAUX Domaine GROS Frère et Soeur

Domaine GROS Frère et Soeur 

(ÉCHEZEAUX)

6, rue des Grands-Crus
21700 Vosne-Romanée
Téléphone :03 80 61 12 43
Site : www.g-f-s.fr

Le domaine est né du partage de la succession de Louis Gros en 1963. A l’origine, le Domaine a réuni, dans la maison familiale, l’héritage de deux de ses quatre enfants, Colette et Gustave. En 1984, Bernard Gros, leur neveu, prend la relève aux côtés de Colette. Bernard replante successivement toutes les parcelles. Il augmente de 12 ha le domaine en créant sur le hameau de Concoeur et Corboin (sis au-dessus de Vosne- Romanée), une parcelle en appellation Bourgogne Hautes-côtes de Nuits en vigne haute (9 ha en Pinot Noir, 3 ha en Chardonnay). La propriété compte aujourd’hui 20 ha de vignes répartis en 8 appellations différentes. On a ici pour vocation d’élaborer des vins en respectant le terroir tout en conciliant le meilleur de la modernité.
Exceptionnel Richebourg Grand Cru 2015, riche en couleur, au nez de musc, de griotte et de poivre, ample en bouche grâce à des tanins soyeux et puissants à la fois, est tout en finesse mais corsé. Le 2014 développe des arômes de violette et de mûre, un vin gras, avec des notes de gibier, d’une belle expression aromatique au palais avec ce léger goût fumé, charnu, riche et généreux, délicatement épicé en finale. Très beau 2013, de couleur pourpre, aux tanins riches et savoureux, parfumé (mûre, épices…), alliant puissance et finessegras et intensité, un vin classique et très harmonieux, d’excellente garde. Superbe Echezeaux 2013, qui associe rondeur et structure en bouche, avec ces notes de cerise, de truffe et d’épices caractéristiques.
Le Clos Vougeot Musigni Grand Cru 2016, charnu, riche, au nez épicé, allie une charpente réelle à une jolie rondeur en bouche, un vin avec beaucoup de structure, riche en couleur comme en arômes, avec ces notes de fruits noirs mûrs (groseille, prune) et d’épices en finale, de garde, bien sûr.

Domaine de la POULETTENUITS-SAINT-GEORGES Domaine de la POULETTE

Domaine de la POULETTE 

(NUITS-SAINT-GEORGES)
François et Françoise Michaut-Audidier
103, Grande Rue
21700 Corgoloin
Téléphone :03 80 62 98 02
Télécopie : 01 45 25 43 23
Email : infos@poulette.fr
Site : www.poulette.fr

Le Domaine est une très ancienne propriété, appartenant à une famille dont la présence sur la côte viticole est attestée depuis l’époque de Louis XIV. Depuis plus de six générations, elle s’est transmise par les femmes, qui ont toujours su choisir à leur coté des hommes de valeur pour porter avec elles le flambeau du Domaine.

Les vendanges 2017, nous dit François Michaud, ont été précoces et de belle qualité, les raisins particulièrement sains laissent espérer un millésime très équilibrésoyeux, élégant, représentatif de la Bourgogne, et, pour compléter, la quantité était bien présente. A mon avis, ce millésime 2017 n’est pas très éloigné du 2010.
En vente en 2018 : les Coteaux Bourguignons et Nuits-Saint-Georges 2015, les Premiers Crus les Poulettes 2009, 2011, 2012, les Vaucrains 2012 et 2015, les Blancs 2015 et 2016. Désormais les Bourgognes 2017 auront l’appellation côte d’Or en blanc et en rouge.
Leur fille, Hélène Gaudeul, a créé une nouvelle société pour qu’ainsi la marque Domaine de la Poulette continue sous son impulsion et en accord avec ses parents.
Une nouvelle cuverie vient également d’être installée.

Située sur une parcelle à Vosne-Romanée, la cuvée Corvée au Prêtre provient d’une vigne âgée et doit son nom au curé qui faisait travailler les vignes à sa façon. Elaboré en cuvaison froide, ce vin a de remarquables arômes et peut être bu jeune ou vieillir plusieurs années.
De nombreuses médailles viennent, chaque année, récompenser le travail accompli : médaille d’Argent au Concours des Vins de Lyon pour le Nuits-Saint-Georges Premier Cru Les Vaucrains 2011, médaille d’Or au Concours Général Agricole de Paris 2016 pour le Côtes de Nuits-Villages Blancs 2014, Burgondia d’Or 2016 et médaille d’Argent au Concours Féminalise 2016 pour le Côtes de Nuits-Villages Blancs 2013, Burgondia d’Or en 2016 pour le Bourgogne Blanc 2013 !
Vous allez aimer comme nous ce Nuits-Saint-Georges Premier Cru Les Poulettes 2012, d’un joli pourpre foncé, avec des arômes prononcés de musc, de fraiseet de sous-bois, un vin de bouche dense, aux tanins bien ronds, subtil, bien typé. Le 2009 est vraiment superbe actuellement, de couleur carmin, charnucomme il se doit, au nez où dominent la cerise confite et les épices, aux tanins concentrés et fondus à la fois, bien charpenté, tout en séduction, idéal avec des paupiettes de veau en cocotte ou des noisettes d’agneau aux flans de légumes.
Le Nuits-Saint-Georges Premier Cru Les Vaucrains 2015, d’un beau rouge profond, au nez persistant, aux connotations d’humus et de petits fruits noirs cuits, tout en finesse tannique, ample et de belle structure, très prometteur, quand le 2012, de bouche corsée, de belle matière, aux connotations de cerise, de sous-bois et d’épices, aux tanins très étoffés, est un vin velouté où l’élégance s’exprime à plein, idéal, notamment, avec un filet de veau en croûte de cèpes ou un bœuf à l’aigre-doux.
Goûtez aussi le Côte De Nuits Villages blanc 2015, avec un bel équilibre entre la fraîcheur, la rondeur et le fruité, et le Bourgogne blanc Chardonnay 2015, de très jolie robe, un vin aux nuances de citronnelle et de fleurs blanches, associant souplesse et vivacité.


Clos des LAMBRAYSMOREY-SAINT-DENIS Clos des LAMBRAYS

Clos des LAMBRAYS 

(MOREY-SAINT-DENIS)
Direction-Oenologue : Boris Champy
31, rue Basse
21220 Morey-Saint-Denis
Téléphone :03 80 51 84 33
Email : clos@lambrays.com
Site : www.lambrays.com

Incontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés. Appartient à LVMH. Le vignoble de ce (très) Grand Cru de Morey-Saint-Denis (c’est le plus grand d’un seul tenant de la Côte-de-Nuits (8,70 ha), situé à une altitude entre 250 m et 310 m, très vieilles vignes), est constitué de 3 climatsgéographiques : Meix Rentier, la terre la plus lourde et la plus argileuse; les Larrets, la partie la plus pentue exposée à l’est, et les Bouchots, une partie bien ventilée sur la partie haute, en sortie de la combe de Morey, et bien protégée des vents du nord dans la partie basse sur 12 ha au total. Cette complémentarité géologique et climatique est déterminante et explique en partie la grande finesse et la complexité des Vins. Le sol marneux, qui domine dans le haut du clos, favorise l’élégance des Vins, tandis que le bas, plus argilo-­calcaire, produit des Vins puissants et charpentés.

Je suis issu d’une famille de vignerons champenois, nous raconte Boris Champy, j’ai fait mes études à Bordeaux et suis œnologue, j’ai travaillé pour la famille Christian Moueix, dans le Libournais et Pomerol, puis dans son vignoble en Californie, Dominus. En 2017, j’ai rejoint le clos des Lambrays. J’aime dire que je suis un vigneron-œnologue qui aime autant la viticulture que la vinification.

Dégusté sur place, un formidable clos des Lambrays 2016, d’une couleur profonde et étincelante, intense et chaleureux, charpenté, coloré et parfumé, aux connotations de truffe, de réglisse et de griotte mûre en finale, un vin qui révèle des tanins puissants et très fins à la fois. Le 2015 est splendide, vinificationvendanges entières, élevage durant 18 mois en fûts à 50% neufs, aux senteurs de cerise et de sous-bois, d’une grande finesse aromatique, qui dégage en bouche des nuances de fruits cuits (cassis, griotte) et de truffe, très typé. Très beau 2014, élevage 50% en fûts neufs 18 mois, un vin concentré, au parfum de violette, de prune et de sous-bois, d’une grande finesse aromatique, de garde. Le 2013, de bouche pleine et riche, aux nuances de fruits des bois et aux notes giboyeuses, puissant et savoureux, est un vin ample, très légèrement poivré en finale. Le 2012 est superbe, de couleur intense aux reflets noirs, aux puissants arômes de fruits rouges, d’épices, aux tanins bien enrobés, un vin riche, très distingué, racé, qu’il faut savoir attendre.
Exceptionnel 2011, très typé, d’une belle onctuosité en bouche, un vin délicat mais de bouche intense, complexe et très élégant à la fois, très marqué par son terroir, de robe intense, aux nuances caractéristiques de réglisse, de sous-bois et de cerise mûre, associant structure et finesse, d’excellente garde.
Le 2010 est fantastique, aux arômes de fruits macérés et d’épices, riche, de teinte grenat, dense au nez comme en bouche, alliant finesse, ampleur et charpente, aux tanins bien soyeux et très équilibrés, un grand vin, de très belle évolution.
Splendide 2009, de couleur intense, au nez dense et subtil, avec ces connotations de fruits mûrs (cassis, griotte) et de truffe, un très grand vin puissant qui commence à se fondre et à développer en bouche des nuances de prune cuite et d’humus. Très beau 2008, de robe pourpre intense, aux tanins mûrs, solide, gras et complet, d’une belle harmonie, d’une grande persistance aromatique, aux connotations de prune, de cannelle et de truffe.


Domaine Pierre AMIOT et FilsMOREY-SAINT-DENIS Domaine Pierre AMIOT et Fils

Domaine Pierre AMIOT et Fils 

(MOREY-SAINT-DENIS)
Jean-Louis et Didier Amiot
27, Grande Rue
21220 Morey-Saint-Denis
Téléphone :03 80 34 34 28
Email : contact@domainepierreamiot.fr
Site : www.domainepierreamiot.fr

Depuis cinq générations, la famille Amiot est propriétaire de ce domaine de 8 ha. Jean-Louis Amiot gère le domaine avec son frère Didier depuis 1981. Le domaine pratique la lutte raisonnée, aucun traitement n’est fait de façon préventive, labours pour éviter l’usage de désherbants. Un ébourgeonnage est effectué au printemps pour maîtriser les rendements.
Fidèle à lui-même, un grand Morey-Saint-Denis Premier Cru Aux Charmes 2016, avec cette touche de fumé persistante, ample et très équilibré, où se retrouve une belle subtilité d’arômes dominée par la griotte et la mûre, est d’une grande harmonie en bouche, savoureux, tout en finesse, de garde.
Le Morey-Saint-Denis Premier Cru Les Millandes 2016 se caractérise par une charpente solide et des nuances de fruits cuits, au nez complexe et subtil à la fois, marqué par la prune et les sous-bois, quand ce Morey-Saint-Denis Premier Cru Les Blanchards 2016, alliant fermeté et rondeur, aux tanins riches, de robeintense, au nez persistant avec des nuances de fruits à noyau et une pointe d’épices douces, est très équilibré, généreux, de bouche ferme, où l’on retrouve les petits fruits noirs.
Superbe Clos de la Roche Grand Cru, de couleur cerise soutenu, aux arômes puissants de fruits cuits et de sous-bois, aux tanins fermes et fondus à la fois, de charpente solide, un grand vin typé.
Goûtez également le Gevrey-Chambertin Premier Cru Les Combottes 2016, d’une belle concentration d’arômes (myrtille, épices…), ample, de belle charpente, de très jolie robe, vraiment très bien élevé, de bonne garde, naturellement.

Domaine FOUGERAY de BEAUCLAIRMARSANNAY Domaine FOUGERAY de BEAUCLAIR

Domaine FOUGERAY de BEAUCLAIR 

(MARSANNAY)
Patrice Ollivier
44, rue de Mazy
21160 Marsannay-la-Côte
Téléphone :03 80 52 21 12
Email : fougeraydebeauclair@wanadoo.fr
Site : www.vinsdusiecle.com/fougeraydebeauclair
Site : www. fougeraydebeauclair.fr

Coup de cœur pour ce Marsannay Les Saint Jacques rouge 2015, très typé (sols argilo-calcairesavec une forte présence de pierres et fossiles), au nez de prune mûre et de violette, corsé, est un vin de robe pourpre soutenu, à la fois rond et intense en bouche, un vin à prévoir sur une selle de mouton ou une poularde truffée aux légumes.
Le Marsannay rouge les Favières 2016, rond, avec des arômes de fruits bien mûrs, notamment de fruits noirs comme le cassis, est de bouche pleine, tandis que cet autre Marsannay rouge Les Boivins 2015, aux senteurs de violette et de fraise des bois cuite, riche en couleur, classique, associe charpente et souplesse, avec des senteurs complexes de prune et de réglisse au palais. Le Marsannay Les Saint Jacques blanc 2016, typé et ample en bouche, au bouquet complexe où s’entremêlent des notes d’amande et de poire, est un joli vin gras et harmonieux, quand le Marsannay blanc les Aiges Pruniers 2015, aux arômes de fleurs blanches (aubépine, narcisse), est de jolie robe dorée, avec cette pointe de fraîcheur et de fruité persistante.
Superbe Gevrey-Chambertin Les Seuvrées 2015, très vieilles vignes sur sols calcaires avec une bonne proportion de marnes argileuses, de belle robe grenat, riche et structuré, au nez persistant où dominent des notes de cassis et de cannelle, riche et long en bouche, puissant, savoureux. Le 2014, intense et chaleureux, bien charpenté, coloré et parfumé, aux connotations de truffe et de griotte mûre, est tout en finale. Le 2013, de couleur intense, très parfumé (griotte, mûre), finement épicé, très charpenté, de bouche pleine et riche, aux nuances complexes de fruits des bois macérés, de belle évolution.
Le Puligny-Montrachet Les Meix 2016, fin et riche à la fois, d’une belle persistance, a des notes de pêche et de noix, tout en structure et parfums au palais (genêt, poire), de finale complexe, ample et persistante. Beau Fixin rouge Clos Marion 2015, où dominent les saveurs de sous-bois et de fruits frais, fin et dense en bouche, est un vin qui demande à se fondre.
Quant à ce Savigny-lès-Beaune blanc Les Golardes 2015, de bouche finement épicée, avec de petites notes de pêche jaune et de lis, riche et tout en délicatesse, typé comme le Savigny-lès-Beaune rouge Les Golardes 2015, d’une belle couleur aux reflets violets, classique, très parfumé, avec ces notes d’humus et et de fruits surmûris. Il y a aussi cette cuvée vin Orange Cœur de Femme, 100% Chardonnay, présentée dans une bouteille lourde, avec une étiquette orange, suave en bouche, est de belle robe jaune soutenu aux reflets or, au nez complexe et puissant (acacia, pomme), et le Bourgogne rouge Cœur de femme 2016, où l’élégance prime, parfumé, rond mais de jolie charpente, avec des connotations de fraise des bois et d’épices, tout en bouche, où se décèle une jolie finale corsée au palais.

Domaine René CACHEUX et FilsVOSNE-ROMANÉE Domaine René CACHEUX et Fils

Domaine René CACHEUX et Fils 

(VOSNE-ROMANÉE)
René et Gérald Cacheux
28, rue de la Grand-Velle
21700 Vosne-Romanée
Téléphone :03 80 61 28 72 et 06 98 10 47 90
Email : gerald.cacheux@free.fr
Site : www.domaine-cacheux.com

Au début du siècle dernier, François Blée s’installe à Vosne-Romanée. Son fils Charles, lui succède en augmentant la superficie du domaine. En 1966, l’exploitation se divise entre ses deux filles. Jacqueline Blée, l’une de ses filles, et son époux René Cacheux, créaient le Domaine René Cacheux-Blée. En 2004, après avoir travaillé sur d’autres exploitations vitivinicoles, Gérald, leur fils, leur succède. “Les accords mets-vins parfaits pour le Bourgogne Les Champs d’Argent sont les légumes en salade, tourtes, volaille, viande rouge grillée, viande blanche rôtie, fromage à pâte cuite comme le Gouda. Le Chambolle-Musigny, lui, s’accorde avec les viandes blanches rôties, filet mignon, pintade, chapon de Bresse, entrecôte grillée, traditionnel plateau de fromages. Pour les Vosne-Romanée et Vosne-Romanée Premier Cru, je vous conseille de servir un pavé de bœuf, gibiers à plumes, pintade forestière, foie gras poêlé, agneau rôtifromages à saveurs intenses comme l’Epoisse ou le Langres.”
Voilà un remarquable Vosne-Romanée Premier Cru Les Suchots 2015, de couleur rubis intense, avec un nez où dominent la groseille, le fumée et le poivre, un vin qui associe richesse et harmonie, de garde. Le 2014 est de robe grenat profond, au nez complexe où dominent les fruitscuits, légèrement poivré, tout en bouche et très subtil comme nous les aimons, idéal sur un pot-au-feu de pigeons ou une canette grillée, sauce béarnaise.
Le 2013 est de couleur grenat, aux tanins soyeux et riches à la fois, au bouquet intense de cassis, de musc, un grand vin souple et très fin, de belle structure. Le 2012 est de couleur pourpre, au nez dominé par les fruits rouges à noyau, un vin de bouche dense, de charpente fine et puissante à la fois, d’une longue finale avec des nuances mûres et complexes de fruits rouges, de sous-bois et de réglisse.
Beau Vosne-Romanée Premier Cru Les Beaux Monts 2015, de robe pourpre, qui allie charpente et distinction, au nez caractéristique où se devinent les fruitsmûrs, l’humus et les épices (cannelle, poivre), tout en bouche, de belle évolution. Le Chambolle-Musigny 2015, aux tanins soyeux et riches à la fois, au bouquetintense de cassis, de musc, un grand vin souple et fin, de belle structure et riche en couleur.
Goûtez le Vosne-Romanée 2015, puissant, structuré, est très élégant, avec des tanins riches et veloutés à la fois, aux connotations de mûre et d’épices, ce joli Bourgogne Aligoté 2016, et le Bourgogne rouge les Champs d’Argent 2015, de jolie robe, aux notes de fruits frais en bouche.

Frédéric ESMONINGEVREY-CHAMBERTIN Frédéric ESMONIN

Frédéric ESMONIN 

(GEVREY-CHAMBERTIN)

12, rue du Chêne
21220 Gevrey-Chambertin
Téléphone :09 79 66 20 27
Email : fredesmonin@orange.fr

Toujours à la tête des Premiers Grands Vins Classés.
Frédéric Esmonin est très satisfait du millésime 2017 dont la qualité est dans la lignée des 2016 et 2015. La quantité est elle aussi, bien présente, tout est réuni. Commençées précocement le 4 Septembre, les vendanges ont bénéficié d’un temps superbe avec des raisins parfaits, ce qui laisse augurer un millésime prometteur que nos papilles sauront apprécier. En 2018, est commercialisé le millésime 2016, mis en bouteilles en Octobre dernier.

On patiente avec ce splendide Gevrey-Chambertin Premier Cru Les Lavaux 2015, coloré, chaleureux, au nez de fruits rouges surmûris et de violette, charpenté, riche au nez comme en bouche, qui poursuit son excellente évolution. Le 2014 mêle finesse et charpente, très séduisant, aux connotations de fruits, de cannelle et d’humus au palais. de robe rouge teintée cerise noire, de bouche où se devinent les fruits mûrs, l’humus et les épices (cannelle, poivre), charnu, associe charpente et distinction.
Le Chambertin Clos de Bèze 2010 est superbe, d’une belle couleur aux reflets violets, parfumé (mûre et violette), un vin bien corsé, aux tanins souples, aux nuances complexes en bouche où se mêlent la griotte et l’humus, alliant rondeur et charpente, de garde. Quant à son Ruchottes-Chambertin 2010, de belle matière, aux tanins fermes, aux senteurs de fruits noirs, d’épices et de sous-bois, un grand vin typé, majestueux, envoûtant, vraiment remarquable. Superbe 2009, où s’entremêlent les saveurs de sous-bois et de fruits surmûris, fin et coloré, un vin racé qui dégage des nuances de fruits cuits (cassis, griotte) et de truffe au palais, parfait aujourd’hui sur un magret de canard au poivre vert ou un bœuf miroton.
Beau Gevrey-Chambertin Clos Prieur 2014, un vin aux connotations de réglisse et de cerise mûre, marqué par son terroir, de robe intense, tout en bouche.


Domaine BERTHAUT-GERBETFIXIN Domaine BERTHAUT-GERBET

Domaine BERTHAUT-GERBET 

(FIXIN)
Amélie Berthaut
9, rue Noisot
21220 Fixin
Téléphone :03 80 52 45 48
Email : contact@domaine-berthaut.com
Site : www.berthaut-gerbet.wine

Exploitation familiale (6e génération) de 16 ha. Les vignes sont cultivées dans le souci du respect du terroir, peu d’engrais et le minimum de traitements phytosanitaires afin de respecter l’environnement. Les vins sont élevés en fûts de chêne 18 à 24 mois selon les appellations et les millésimes, dont 20% en fûts neufs. Amélie Berthaut a repris les vignes de sa mère (Gerbet), plus celles de son père (Berthaut). Le millésime 2016 est actuellement disponible.
Le Fixin Premier Cru Les Arvelets 2015, de robe rubis intense, avec des arômes de fruits surmûris et d’épices, est complexe, d’une très belle charpente, aux tanins riches, un vin bien corsé, tout en bouche. Excellent Fixin Les Crais 2016, élevé 15 mois en fûts, riche en couleur comme en charpente, aux taninsamples, corsé, tout en bouche, chaleureux, aux nuances de fraise et de truffe, quand le 2015 développe des notes de cerise confite et d’humus, une bouche chaleureuse où dominent la mûre et la groseille, parfait, par exemple, sur un bœuf braisé aux carottes ou un foie de veau à la vénitienne.
Très grand Gevrey-Chambertin Clos des Chezeaux 2015, élevé 15 mois en fûts, issu d’un petit Clos situé juste en dessous des Premiers Crus, de robe pourpre, qui associe charpente et distinction, au nez caractéristique où se devinent les fruits mûrs, l’humus et les épices, tout en bouche.
Le Vosne-Romanée 2015, élevé 13 mois en fûts, de robe pourpre, intense, aux tanins amples, est très équilibré, au nez dominé par les fruits rouges et la truffe, de bouche puissante et fondue à la fois, d’évolution prometteuse. Le 2015, est un vin de robe rubis intense, avec des arômes de fruits surmûris et de poivre blanc, bien charnu, très typique, complexe, avec des saveurs intenses.
Il y a aussi ce Vosne-Romanée Premier Cru Les Petits Monts, avec ce côté “fumé”, charmeur mais intense, au nez de prune, de sous-bois et de cerise à l’eau-de-vie, un vin bien marqué par son terroircharnu en bouche, d’excellente évolution.

Domaine François BERTHEAUCHAMBOLLE-MUSIGNY Domaine François BERTHEAU

Domaine François BERTHEAU 

(CHAMBOLLE-MUSIGNY)

5, rue du Carré
21220 Chambolle-Musigny
Téléphone :03 80 62 85 73
Email : domaine@francoisbertheau.com
Site : www.vinsdusiecle.com/domaine.bertheau

Au sommet. Domaine familial repris par François Bertheau en 2004, cinquième génération à exploiter ce vignoble de 6,22 ha. Les vignes sont âgées de 45 ans en moyenne. L’élevage se fait en fûts (dont 20 à 30% de bois neuf) pour une durée de 18 mois, le vin, non filtré, sera commercialisé 6 mois après sa mise en bouteillesSols argilo-calcaires.

François Bertheau est satisfait du millésime 2017 : fruité, bien coloré, un volume important et une qualité parfaite, un excellent vin gourmand. Il propose à la vente les 2016, dans toutes les appellations, puis, en 2019, les 2017. Pour lui, un seul principe : la continuité dans la qualité.

On est bien à la tête de son appellation avec ce superbe Chambolle-Musigny Premier Cru 2015, très typé, aux tanins mûrs, très équilibrés, alliant charpente et souplesse, avec des arômes complexes de prune, de sous-bois et de réglisse, ample en bouche, de très bonne garde. Le 2014, de robe brillante, est un vinsubtil, de bouche fondue, aux notes de griotte surmûrie et de poivre, charnu, où la finesse s’allie à un velouté savoureux, à présenter avec une terrine de faisan au foie gras ou un rôti de veau en croûte.
Le 2013 dégage un nez de griotte surmûrie, de jolie matière, soyeuse et ample, un vin très parfumé (cannelle, cuir et violette). Le 2012, aux arômes de fruitsmûrs (cassisfraise) et de réglisse, de bouche puissante mais distinguée, est un vin étoffé, coloré et complexe comme il le faut, d’excellente évolution. Beau 2010, tout aussi séduisant dans ce beau millésime, mêlant rondeur et structure, avec ces notes de prune, d’humus et de cannelle en finale, idéal avec un rôti de veau en croûte ou un canard sauvage.
Le Chambolle-Musigny Premier Cru Les Charmes 2015, d’une belle couleur aux reflets violets, alliant structure et distinction, très classique, très parfumé, avec ces notes d’humus et et de fruits surmûris. Le 2014, de robe pourpre, a un nez où se devinent les fruits cuits, l’humus et les épices (cannelle, poivre), tout en bouche.
Son Chambolle-Musigny Premier Cru Les Amoureuses 2015, aux tanins savoureux et riches à la fois, généreux, coloré, avec cette finale charnue et charmeuse, dominée par les fruits à noyau et la cannelle. Excellent Chambolle-Musigny Village 2016, de couleur soutenue, aux tanins mûrs, aux arômes de framboise, de pivoine et d’épices.


Philippe LECLERCGEVREY-CHAMBERTIN Philippe LECLERC

Philippe LECLERC 

(GEVREY-CHAMBERTIN)

13, rue des Halles
21220 Gevrey-Chambertin
Téléphone :03 80 34 30 72
Email : philippe.leclerc60@wanadoo.fr
Site : www.philippe-leclerc.com

Au sommet. “De nombreuses générations ont permis de constituer mon patrimoine viticole, précise Philippe Leclerc. Succédant à mon père, j’ai, voici quelques années, repris le flambeau en m’efforçant de créer et de faire vivre mes vins dans le même état d’esprit que mes ancêtres. Dès l’adolescence j’ai été très attentif à me faire offrir cette fabuleuse richesse, faite de techniques et de passions, que les vignerons d’antan ont véhiculée de père en fils depuis des centaines d’années. De part mon éducation familiale, et parallèlement en recherchant le dialogue avec les anciens et les pairs du village, je me suis imprégné de la culture, de la compréhension et du respect de notre noble travail. Retrouvez dans mes vins la saveur et le charme qui ont fait la grandeur et la notoriété de notre vignoble depuis presque mille ans, telle est mon ambition, tel est le travail que je m’impose pour retrouver la typicité d’autrefois.”

Cette année, nous dit Philippe Leclerc, je propose les 2014 et 2015, deux supers millésimes, chacun avec leur spécificité. Les 2016 et 2017 vont être aussi deux très bons millésimes. J’ai en projet un agrandissement spectaculaire du musée, c’est prévu en 2018 ou début 2019.

Vous allez apprécier ce superbe Gevrey-Chambertin Premier Cru Les Cazetiers 2015 (sous-sol, dont les couches rocheuses très denses, rendent difficile la pénétration des racines qui alimentent la grappe), qui allie fermeté et distinction, au nez où dominent la myrtille et le poivre, puis, en bouche, où s’entremêlent les saveurs de sous-bois et de fruits surmûris, fin et dense au palais, un vin où le velouté s’allie à la structure, d’une matière pleine, de garde comme le montre le 2010, un beau vin typé, mêlant concentration d’arômes et ampleur, au nez comme en bouche, avec ces notes de cerise noire macérée, de cuir et d’humus.
Le 2009 est formidable actuellement, l’un des plus jolis vins de la région, dans ce millésime, de couleur pourpre intense, aux tanins riches et savoureux, très parfumé (mûre, violette, poivre), alliant puissance et finessegras et intensité, idéal sur un cuissot de lapin au romarin ou un coquelet rôti au thym aux petits pois et artichauts, par exemple. Le 2008 est ample et velouté, au nez dominé par les épices et les petits fruits rouges à noyau, fondu en bouche, très marqué par son terroir.
Très beau Gevrey-Chambertin Premier Cru La Combe aux Moines 2015, un vin très typé, qui développe des tanins mûrs et très équilibrés, alliant charpente et souplesse, avec des senteurs complexes de griotte et de réglisse, ample en bouche, tout en nuances. Le 2014 mêle finesse et richesse aromatique, une bouche suave et veloutée, très parfumée (fruits rouges surmûris, cannelle), un vin riche en couleur comme en charpente, d’une belle finale.
Le Gevrey-Chambertin Premier Cru Les Champonnets 2015, bien charnu et gras, dévoile un nez complexe et subtil à la fois, dominé par la griotte, avec ces notes persistantes de fumé, de mûre et d’épices au palais.
Il y a encore ce Gevrey-Chambertin En Champs 2015, de jolie robe grenat soutenu, bien charpenté, parfumé (griotte, humus…), est un vin ferme et soyeux à la fois, avec une bouche puissante et persistante où se décèlent la groseille cuite et le cuir. Excellent 2014, parfumé avec ces notes de mûre et de griotte, qui mêle finesse et structure, un vin aux tanins soyeux, bien corsé.


Pierre BOURÉE FilsGEVREY-CHAMBERTIN Pierre BOURÉE Fils

Pierre BOURÉE Fils 

(GEVREY-CHAMBERTIN)
Bernard et Jean-Christophe Vallet
13, route de Beaune
21220 Gevrey-Chambertin
Téléphone :03 80 34 30 25
Email : contact@pierre-bouree-fils.com
Site : www.pierre-bouree-fils.com

Au XIXe siècle, Pierre Bourée reprend à Gevrey-Chambertin un commerce de vins, fondé en 1864, et lui donne son nom. En 1922, son fils Bernard lui succède et crée l’enseigne actuelle: Pierre Bourée Fils. Il achète une parcelle de vignes en Grand Cru : Charmes- Chambertin. En 1945, Bernard Bourée commence à former son neveu, Louis Vallet. Celui-ci prend ensuite la direction de la maison, assisté de son frère François. Aujourd’hui, Bernard et Jean-Christophe Vallet dirigent la maison.
Exceptionnel Charmes Chambertin Grand Cru 2012, de belle robe pourpre, complexe au nez comme en bouche (griotte, épices, poivre), est riche, très classique, typé comme nous les aimons, un vin aux tanins fermes et fondus à la fois, de garde. Son Closde la Roche Grand Cru 2012 est particulièrement charmeur, aux tanins enrobés, un vin typé, ample, de bouche puissante, au nez envoûtant avec ces notes de violette et de pruneau.
Le Gevrey-Chambertin Clos de la Justice 2012, intense, est harmonieux, aux notes de sous-bois et de griotte mûre, de bouche ample et fondue, classique de ce millésime, un vin charnu, très parfumé, très fin, aux saveurs intenses à dominante de fruits mûrs au palais. Le Gevrey-Chambertin 2015, complet, parfumé au nez comme en bouche (violette, humus), de couleur pourpre intense, aux tanins amples, mêle puissance et finesse. À noter, La Table de Pierre Bourée, où l’on propose des menus-dégustation avec 5, 7 et 9 vins.

Domaine Pierre GELINFIXIN Domaine Pierre GELIN

Domaine Pierre GELIN 

(FIXIN)
Pierre-Emmanuel Gelin
22, rue de la Croix Blanche
21220 Fixin
Téléphone :03 80 52 45 24
Email : info@domaine-pierregelin.fr
Site : www.vinsdusiecle.com/gelinpierre
Site : www.domaine-pierregelin.fr

À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Le domaine est une propriété familiale d’une douzaine d’hectares sur les communes de Fixin et Gevrey-Chambertin. Depuis la prise en charge totale du domaine par Pierre-Emmanuel, pour la production et la vinification, quelques modifications culturales ont été apportées. Aucune utilisation d’herbicides, d’engrais autres que des amendements issus de l’Agriculture Biologique, d’insecticides et traitements antipourriture. Les sols sont travaillés mécaniquement et les contours enherbés. Les vignes sont effeuillées en tout début de véraison, de ce fait les raisins sont bien ventilés et l’état sanitaire très sain. En cuverie, avec le remplacement des cuves bois par des cuves Inox thermorégulées, le contrôle des températures est géré de façon plus précise. La vinification est traditionnelle tout en évoluant dans le but d’améliorer toujours la qualité, les Vins sont élevés en fûts de chêne, avec un pourcentage de fûts neufs variant selon les Crus et millésimes pour un léger boisé, pendant 20 à 22 mois. Les Vins sont ensuite mis en bouteilles à la propriété et ne sont commercialisés qu’après un an ou deux de stockage dans nos caves.

En 2013, nous dit Pierre-Emmanuel Gelin, j’ai changé tout mon matériel de réception, j’utilise un érafloir Pellenc, cela apporte beaucoup plus de profondeur à mes Vins. L’éraflage est assez tendre, on ne garde que les baies intactes, tout ce qui est lacéré, les pépins et les jus sont écartés, ce qui permet de faire des macérations intra-pelliculaires, je trouve que cela apporte plus de précision à mon travail. En vinification, un pigeage assez léger par jour pendant toute la phase pré-fermentaire pour, justement, essayer de conserver l’intégralité des baies puis ensuite, quatre pigeages par jour en pic de densité. J’ai entamé une conversion Bio, je suis en phase de certification et j’applique aussi quelques principes de biodynamie. C’est assez contraignant, j’ai commencé pour les Vins et maintenant j’applique certains de ces principes dans mes vignes. On essaye de se rapprocher des pratiques naturelles sans trop d’interventions sur les Vins.

Formidable Fixin Premier Cru Clos Napoléon 2014, vignes de 50 ans, vendanges manuelles, élevé 22 mois en fûts de chêne, aux tanins savoureux et riches à la fois, généreux, coloré et corsé, avec cette bouche bien charnue et séduisante dominée par les fruits à noyau et la cannelle, un grand vin authentique et racé. Le 2013, au bouquet complexe où s’entremêlent des senteurs de petits fruits rouges très mûrs, de cuir, d’humus et de réglisse, est de belle garde. Le 2012 est de robe grenat noir, au nez de violette et de mûre, gras, avec des notes de poivre et de réglisse, charnu en bouche comme il se doit, de belle garde.
Remarquable 2011, de couleur intense aux reflets noirs, aux puissants arômes de fruits rouges, d’épices, de gibier, aux tanins bien enrobés. Le 2010 est complet, de couleur pourpre, aux tanins riches et savoureux, très parfumé (mûre, groseille…), alliant gras et intensité, de belle garde. Le 2009 est dense, mêlant structure et distinction, au nez caractéristique où se devinent les fruits mûrs, l’humus et les épices (cannelle, poivre), tout en bouche, charnu, de belle évolution, à prévoir sur un rôti de bœuf aux pruneaux farcis ou un pigeon aux légumes. Le 2008 est d’une grande complexité, au nez vraiment très typé, dominé par les fruits cuits et la réglisse, de charpente puissante, avec ces tanins bien présents, de bouche riche (griotte, humus, épices). Superbe 2007, intense au nez, qui associe structure et distinction, avec ces notes de fumé bien spécifiques, parfait aujourd’hui sur un civet de canard en velours ou des perdrix.
Exceptionnel Chambertin Clos de Bèze Grand Cru 2014, de robe pourpre, associe charpente et distinction, avec ce nez caractéristique où se devinent la prune, l’humus et la cannelle, un vin aux tanins très équilibrés, de bouche puissante avec des notes de fruits rouges cuits et de poivre, savoureux et intense à la fois. Le 2013, de robe pourpre, puissant au nez comme en bouche, d’une structure et d’une charpente tannique importantes, est de bouche dense, où s’entremêlent des notes de petits fruits rouges cuits et de réglisse, de garde. Le 2012 déploie des connotations subtiles d’humus, de mûre et d’épices, tout en arômes, ample en bouche, fin et puissant à la fois, d’excellente garde, très typé.
Le Gevrey-Chambertin Clos de Meixvelle 2014, avec des arômes mûrs et complexes de cassis, de cuir, d’épices et de framboise, avec des tanins souples mais très équilibrés, est de bouche onctueuse, à la fois fine et persistante, un vin qui poursuit son évolution. Le 2013, de couleur grenat, aux tanins soyeux et riches à la fois, au bouquet intense de cassis, de musc, un grand vin souple et très fin, de belle structure. Le 2012 mêle charpente et finesse, de couleur soutenue, au nez concentré de griotte, tout en souplesse mais aux tanins présents, de garde. “Le Clos de Meixvelle issu d’un terroir assez fin, donne un vin avec des tanins plus fondus que sur le terroir de Fixin, où nous avons une texture d’argile beaucoup plus dense, qui donne des Vins plus rustiques; le terroir de Gevrey présente des argiles assez fines avec des petits cailloux de surface calcaire, ce qui donne des Vins assez élégants.” Savoureux Gevrey-Chambertin Clos Prieur Premier Cru 2014, aux senteurs de sous-bois et de griotte, un vin de caractère, qui possède une solide structure, associant concentration et finesse.
On poursuit avec ce Fixin Premier Cru Les Hervelets 2014, remarquable, a des connotations subtiles de cerise, d’humus, un vin charnu, aux tanins bien présents et savoureux à la fois. Le Fixin La Cocarde 2014, de robe pourpre intense, au nez envoûtant de truffe et de violette, avec cette pointe d’épices et cette charpente à la fois puissante et souple, est corsé comme il se doit, quand le Fixin 2014 sent les fruits rouges bien mûrs, de jolie bouche ample et parfumée.
Goûtez le Bourgogne Chardonnay le Dessus des Prielles 2015, de bouche florale et subtile, aux arômes de mirabelle et d’amande grillée, charmeur et croquant, un très joli vin, classique, ample, bien typé, vraiment très réussi.


Domaine des MONTS LUISANTSMOREY-SAINT-DENIS Domaine des MONTS LUISANTS

Domaine des MONTS LUISANTS 

(MOREY-SAINT-DENIS)
Jean-Marc Dufouleur
51, rue du Faubourg Madeleine
21200 Beaune
Téléphone :03 80 24 00 96
Email : jmdufouleur@wanadoo.fr
Site : www.vinsdusiecle.com/domainedesmontsluisants

Au domaine, le 2017 s’annonce d’excellente facture, nous dit Jean-Marc Dufouleur, et si les deux prochaines décennies devaient être égales aux deux dernières, il n’y aurait pas à porter plainte, tant la nature a choyé la Bourgogne. Source d’émotions fortes au printemps par une série de 3 épisodes de gel qui
n’ont pas manqué d’impacter le volume de la récolte, au final, le millésime est excellent. le 2016 est un très beau millésime, très proche du 2010, solaire et puissant, mais pas trop, fondu, jamais assez.
Le 2015 a tout pour lui. Généreux et soyeux, sa puissance flirte avec l’élégance. C’est un gros numéro.
Et que dire des 2014 et 2012, des 2011 et 2009… C’est beau, c’est bon. C’est racé et il y a du vin. De robe pourpre ou tuilée, exaltant des arômes de violette, de cassis, de musc, d’épices ou de sous bois, riche de tannins soyeux et savoureux, opulent, souple, puissant ou gras, mais toujours servi à table, le choix du vin, ici, n’est plus qu’affaire de préférence, et de circonstance.
Pourquoi pas :
– Morey Saint Denis, en Pierre Virant 2013… sur un bar grillé
– Morey Saint Denis 1er Cru Les Monts Luisants 2010… et Charolaise, Limousine ou Blonde d’Aquitaine
– Morey Saint Denis 1er Cru les Genavrières 2007… contre un coq au vin
– Clos de la Roche, Grand Cru 2000… sur une ronde des fromages
Chacun saura comment, et plus que tout, avec qui, partager sa DML.”

Formidable Morey-Saint-Denis Premier Cru Les Monts Luisants 2015, sol argilo-calcaire et très caillouteux, vignes de plus de 36 ans, élevage en fûts de chênependant 18 mois, de grande race, soyeux, de couleur pourpre, aux tanins riches et savoureux, très parfumé (mûre, musc, épices…), alliant puissance et finessegras et intensité, tout en bouche, harmonieux, de garde. Le 2014 est aussi l’archétype de ce que doit être un très grand vin bourguignon où le velouté s’allie à la structure, la complexité d’arômes (fruits noirs, champignons, poivre…) à la subtilité d’une matière pleine et riche, un très grand vin. Le 2013, coloré et intense, aux tanins bien équilibrés, mêle charpente et souplesse, très élégant, avec des arômes mûrs et complexes de cassis et de groseille, riche au palais, d’excellente évolution.
Le 2012 est superbe, de robe rouge teintée cerise noire, de bouche très équilibrée, au nez où se devinent les fruits mûrs, l’humus et les épices (cannelle, poivre), opulent, mêlant charpente et distinction, un grand vin parfait sur un rôti de veau en croûte ou un canard aux navets, notamment.
Remarquable 2011, charnu, ample, aux tanins très structurés, au nez dominé par la mûre, la violette et l’humus, de bouche épicée et persistante, un vin qui possède des tanins puissants et très fins à la fois, d’un grand équilibre, de garde comme ce grand 2010, très harmonieux, intense, aux notes de cassis très mûr et d’épices, aux tanins fermes et serrés, mais veloutés à la fois, de bouche voluptueuse, complexe, où s’entremêlent le poivre, la prune, le cuir et la cannelle.
Exceptionnel 2009, puissant, aux tanins fondus, avec ces notes si caractéristiques de truffe et de petits fruits mûrs légèrement épicés, de garde. Le 2008 exhale des notes intenses de violette, de fruits surmûris (prune, groseille) et de cannellegras et charnu, aux tanins riches et harmonieux, de grande évolution. Superbe 2007, racé, de couleur profonde, plein, au nez complexe où dominent les fruits mûrs et les épices, aux tanins fondus et riches à la fois qui se goûte remarquablement actuellement.
On poursuit avec ce 2006, de bouche savoureuse, aux tanins fermes mais très élégants, au nez complexe dominé par la cerise et le cuir, de bouche étoffée, associe ce gras caractéristique de l’appellation à des notes finement épicées, formidable avec une pastilla de pigeon ou une bécasse flambée. Le 2005, dense et distingué, au nez très parfumé et typique dominé par la cerise et le cuir, très fin, est un vin puissant et gras, de très belle intensité, avec, en finale, des nuances de kirsch et d’humus.


   
Pour voir d’autres adresses, choisissez la première lettre du nom
A – B – C – D – E – F – G – H – I – J – K – L – M – N – O – P – Q – R – S – T – U – V – W – X – Y – Z – Tout voir

Les vins de la région possèdent deux atouts considérables : un rapport qualité-prix réellement exceptionnel et une complexité due bien sûr à ces sols différents, les uns plus spécifiques que les autres. Il suffit de goûter un Sancerre provenant de “caillotes” et un autre de marnes kimméridgiennes, un Quincy ou un Pouilly-Fumé “silex” pour s’en assurer. Cela fait donc du bien … Lire la suite

Accédez directement aux commentaires de dégustation du GUIDE DUSSERT-GERBER DES VINS en cliquant sur le nom
Jean-Claude et Didier AUBERT
BARILLOT Père et Fils
Domaine Guy BAUDIN et Fils
Francis BLANCHET
Le LOGIS de la BOUCHARDIERE
Domaine des BOUQUERRIES
BOUVET-LADUBAY
CAVES de POUILLY-SUR-LOIRE
Domaine de la CHAISE
Domaine CHARBONNIER
Château du COING de SAINT FIACRE
Éric COTTAT
Château de CREZANCY
Domaine Serge DAGUENEAU & Filles
André DEZAT et Fils
Domaine Nathalie et David DRUSSÉ
Domaine DUBOIS
Domaine de la DURANDIÈRE
Domaine du CLOS de L’ÉPINAY
Domaine de l’ERMITAGE
Domaine de l’ÉTÉ
Domaine de la GARENNE
Domaine de La GAUTERIE
Domaine des GÉLÉRIES
GITTON Père et Fils
Domaine GOURON
Domaine de la GUILLOTERIE
Domaine Les HAUTES NOËLLES
Domaine LANDRAT-GUYOLLOT
Domaine Pierre MARTIN
Les Clos MAURICE
Château MONCONTOUR
Domaine de MONTIGNY
Michel MORILLEAU
Henry NATTER
Domaine de NOIRÉ
Domaine des OUCHES
Scea Roger PABIOT et ses Fils
Domaine de la PERRUCHE
Domaine PETIT & Fille
Domaine de la PETITE CHAPELLE
Domaine Jean-Paul PICARD & Fils
Domaine PLESSIS GLAIN
Earl POIRON-DABIN
Domaine R de La GRANGE
Domaine des RAYNIÈRES
Domaine Daniel REVERDY & Fils
Château des ROCHETTES
Domaine de ROCHEVILLE
Domaine de SARRY
Domaine David SAUTEREAU
Château de TARGÉ
Domaine TOPAZE
Domaine de la TOURLAUDIÈRE
Domaine TROTEREAU
Château La VARIÈRE
Thierry VERON
Domaine du VIEUX PRESSOIR

Rechercher par région :

Alsace 
Beaujolais 
Bordeaux
Bourgogne
Champagne
Jura 
Savoie
Languedoc 
Provence-Corse
Sud-Ouest-Périgord
Val de Loire
Vallée du Rhône

Consulter l’index général des producteurs
A – B – C – D – E – F – G – H – I – J – K – L – M – N – O – P – Q – R – S – T – U – V – W – X – Y – Z

 

 

 

ALSACE
Des crus les uns plus typés que les autres… tout ici concorde à une grande convivialité du vin, où chaque vigneron s’emploie à faire ressortir la typicité de son Riesling ici, de son Gewurztraminer là… On élève alors des vins sans concurrence, dans une large gamme où se cotoient des Vendanges Tardives rares, un vin suave, un autre sec, un rouge savoureux ou un Crémant tout en fraîcheur. On comprend alors que la force des terroirs et la main de l’homme sont en osmose. Les millésimes 2016 à 2007 méritent actuellement une commande.
Les incontournables sont toujours Schléret (avec des bouteilles qui ont collectionné les récompenses), Hauller, Gresser, Schaeffer-Woerly, Haegi, Klein, Ruhlmann, Arnold, Simon, Frick, Hubert Meyer, Eblin-Fuchs, Klingenfus, Iltis, Pettermann, Hartmann, Fleck (on les retrouve, à plusieurs reprises dans les Classements avec des cuvées différentes).
A leurs côtés : Brobecker, Metz, Huber et Bléger, Baumann-Zirgel, Zoeller, Mauler, Rentz… Bestheim est toujours la référence des Crémants.
Pour les nouveaux, Adam, Simonis, Bannwarth, Gross, Kuentz-Bas, Stintzi
 
BORDEAUX
MÉDOC
En Premiers Grands Vins, à Pauillac, dominent Grand-Puy Lacoste et Batailley, deux très grands Pauillac, très typés, différents, et c’est parfait comme cela, Latour confirmant son statut Hors-Classe, aux côtés de Mouton-Rothschild, formidable, et de Pichon-Comtesse.
Toujours au sommet : Haut-Marbuzet, où le rapport qualité-prix-plaisir est à un bien haut niveau, par rapport à d’autres crus plus connus (et c’est ce qui compte : vendre cher n’est pas “le” gage de qualité).
Montrose, Lascombes, Cantenac-Brown et Lynch-Bages font partie également des plus grands vins de la presqu’île.
Dans une palette exceptionnelle, toutes appellations du Médoc confondues, les valeurs sûres sont toujours La Galiane, Mayne-Lalande, Tour du Roc, Desmirail, La Mouline, Tronquoy-Lalande, Fourcas-Dupré, Saint-Hilaire, Fonbadet, Fontesteau, Cartujac, Plantier Rose, Brousteras, Lestage-Darquier, Souley Sainte-Croix, Côme, Le Meynieu, Layauga-Duboscq, Chalet de Germignan, Le Bourdieu, Hourtin-Ducasse, Panigon, David, Saint-Estèphe, Bois Carré, Coudot, Hennebelle, Graves de Loirac, Castera
Coups de cœur avec Sociando-Mallet, Saint-Pierre et GloriaSiran et Clarke, notamment.
POMEROL
Certan de May et les crus de Janoueix sont incontestablement au sommet, et de nombreux crus restent de belles valeurs sûres à prix doux (Plince, Clos René, Bellegrave, Mazeyres, Clos du Pèlerin, Valois, Lafleur du Roy, Caillou, Beauregard, La Ganne, Haut-Ferrand…). Petrus est toujours hors-classe.
Lalande-de-Pomerol est très bien représenté avec Roquebrune, Canon-Chaigneau (les deux classés Premiers Grands Vins), Voselle, Moines, Viaud, Belles-Graves.
 
SAINT-ÉMILION
On est ici dans la région où se mêlent de vrais terroirs, souvent en coteaux, et d’autres coins où le maïs pourrait y cotoyer la vigne. On a donc accès, soit, à de vrais vins racés, du plus grand au plus abordable, marqués par des sols historiques, et à des vins où les sols ont peu de réelle influence, beaucoup plus “signés” par des vinifications trop sophistiquées qui donnent des vins très concentrés au détriment de la finesse.
Le Merlot, prédominant, est pourtant le raisin par excellence de l’élégance et de la souplesse, même s’il est aussi largement capable de s’exprimer dans le temps. Un Saint-Emilion, un vrai, c’est une osmose entre la complexité aromatique et une texture savoureuse, souple mais ferme, dense mais distinguée. De quoi exciter ses papilles, d’autant plus que le 2013 est assez réussi (pas partout, certes, il faut bien que le terroir ait son mot à dire, les vinifications à la mode ne peuvent pas tout résoudre…).
De superbes bouteilles à Croque-Michotte, Corbin-Michotte, La Marzelle, Cantenac, La Tour du Pin Figeac, Fonroque, Sansonnet, Trotte VieilleBalestard-la-Tonnelle, Laniote, Piganeau, Mauvinon (pensez toujours au rapport qualité-prix-plaisir), et nous ne sommes toujours pas preneur de crus trop chers, sirupeux, qui ne sont pas dans le Guide.
Dans la lignée, les grandes valeurs sûres sont Orisse du Casse, Franc Lartigue, Guillemin La Gaffelière, Croix Meunier, Clos de Sarpe, Vieux-Pourret, Grâce-Fonrazade, Clos des Prince, Pasquette, Darius, Destrier… 
En Saint-Georges, Montagne, Puisseguin et LussacHaut Saint Clair est vraiment au sommet, aux côtés de Vieux Château des Rochers, Macquin, Grenière, Chêne Vieux, Grand Cormier, Vaisinerie, Jura-Plaisance, Fleurs Grandes Landes, Bechereau… 
En FronsacRoumagnac, et, en Canon-FronsacCanon et Mazeris.
En Libournais, coups de cœur cette année avec Pressac, Dauphine, Gazin, Fleur Cardinale, Grâce Dieu Les Prieurs, Toulifaut…
GRAVES ET PÉSSAC-LÉOGNAN
Il y a d’incontestables vins de très haut niveau, dans une gamme de prix large, mais il y a également des vins décevants, bons certes, mais “dépersonnalisés”. Il est indispensable de s’attacher à la réelle typicité des terroirs et de soutenir les hommes qui restent fidèles à ces sols très spécifiques.
Le Classement parle de lui-même, avec Chevalier, Bouscaut
Lafargue, Haut-Lagrange, Grandmaison, Brown, Luchey-Halde, Pontac-Monplaisir sont à de très beaux niveaux, en blanc comme en rouges…
En Graves, plusieurs crus sortent du lot : Mauves, Grand Bos, Le Tuquet,  Rose Sarron, Arricaud, Brondelle, Haut-Calens, Chantegrive, Jouvente… et Toulouze, en Graves de Vayres.
 
CÔTES
Selon les expositions, les sols, la complémentarité des cépages (Merlot souvent prépondérant), on peut passer du très beau au très simple.Les propriétaires talentueux se démarquent donc aisément des autres, sans avoir besoin de manipulations œnologiques, et c’est ainsi depuis des décennies.
Les grandes valeurs sûres : Moulin Vieux, Melin, Marsan, Les Graves, Berthenon, Pont Les Moines, Lagarde, La Croix-Davids, Fayau, Valentin, Haie, Haut-Maco, Grandmaison, Bavolier
 
BORDEAUX SUPERIEURS ET BORDEAUX
Comme dans les Côtes, il y a de tout, et Il s’agit de savoir frapper à la bonne porte. On accède alors à des vins typés par des sols très différents (on ne fait pas les mêmes vins à Monségur ou à Frontenac, à Génissac ou à Pondaurat…) et l’on aurait donc tort de croire que les terroirs ne jouent pas leur rôle.
Les meilleurs sont Boutillon, Pellé, Lajarre, Crain, Bran de Compostelle, Bossuet, Bernardon, Cornemps, Entre Deux Mondes, Haut-Cruzeau, Aux Graves de la Laurence, Lauduc, Pascaud, Penin, Panchille, Sainte-Barbe
Lavison, Jayle, Fontbonne, Laubertrie, Masson ou Belle Garde sont les fers de lance en Bordeaux.
  
SAUTERNES ET LIQUOREUX
Ces vins rares, du plus liquoreux au plus fin, dont les prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts des propriétaires, méritent alors d’être appréciés tout au long du repas, tant le charme opère.
En Sauternes, les grands vins sont toujours magiques : Filhot, Raymond-Lafon, Lafon, Haut-Bergeron, Bastor-Lamontagne, Coutet
  
BOURGOGNE
C’est “la ” région où le terroir est omniprésent. Qui ne s’est jamais promené sur la route des crus, admirant les sols de mi-pente, notamment, ne peut pas comprendre ce qu’est un terroir digne de ce nom.
Aucun autre vin blanc ne peut rivaliser avec ces Crus (Grands Crus ou Premiers) de Puligny-Montrachet, Meursault, ou Chablis, qui dévoilent une minéralité envoûtante, magique et tiennent 15, 20, 30 ans sans décevoir ! On parle de Chartron, Antonin Guyon, Carillon, Jomain, Albert Joly, Clos des Perrières, Ampeau, Denis, Bocard
On est au sommet à Chablis, avec Robin, Tremblay, Alain Geoffroy, Mosnier, Chardonnay, Dampt, Naulin, Heimbourger, Pisse-Loup
En rouges, pour lesquels certains dégustateurs idiots n’ont pas encore compris que la couleur ou la concentration n’ont rien à voir avec un réel potentiel de garde (j’ai des bouteilles des années 1970 dans ma cave, superbes), on ne peut qu’exciter ses papilles avec des crus aussi racés mais divers que ceux de Gelin, Monts Luisants, Cacheux, Esmonin, Bertheau, Fougeray de Beauclair, Berthaut, Michel Prunier, Clos Bellefond, Clos des Lambrays.
On poursuit avec Delagrange, Philippe Leclerc, Bourée, Diconne, Girard, Seguin-Manuel, Bader-Mimeur, Gros, Dubreuil-Fontaine, Amiot, Doreau, Domaine de la Poulette… puis, en Pouilly-Fuissé, Luquet, Auvigue, Paquet, Denuziller…  
Ils sont nombreux à élever de grands vins typés, et, franchement, si l’on compare le rapport qualité-prix-typicité, dans une gamme haute de 40 à 100 €, ils renvoient à un jardin d’enfants un bon nombre de crus bordelais, gavés à outrance par des vinifications sophistiquées et bien trop chers.
 
BEAUJOLAIS
Les fidèles du Guide savent déjà que cette belle région vallonnée regorge de crus dont la qualité s’associe à des prix très sages.
Les sols comptent ici, autant qu’ailleurs, et on le voit bien en débouchant des flacons de Gérard Brisson, Pizay, Cédric Chignard, Michel Tête, Crêt des Garanches, Emeringes, Champagnon, La Combe aux Loups, Cheysson, Granit Doré, Jean-Pierre Mortet, Baron de L’Ecluse, Métrat, Charvet… Et Dubœuf est toujours là, incontournable.
  
CHAMPAGNE
Du grand art, que l’on retrouve évidemment dans les Premiers Grands Crus Classés, où se cotoïent de très grandes maisons comme Roederer, Gosset, Pol-Roger, Ellner, Legras, Bara, De Venoge, De Telmont, Thiénot, et des vignerons exemplaires comme Erick de Sousa, qui, en une vingtaine d’années, a fait de son nom une référence. Une seule cave coopérative, Vincent d’Astrée.
La hiérarchie des Deuxièmes Grands Vins Classés est à prendre à la lettre : les Premiers des Seconds sont nettement supérieurs aux Cinquièmes…
Il y a des propriétaires qui peuvent prétendre atteindre les sommets, selon leurs cuvées, globalement ceux qui sont dans le peloton de tête des Deuxièmes Grands Vins Classés, dans les deux ou trois premiers échelons de cette hiérarchie, donc, élevant des vins les uns plus séduisantes que les autres, garants d’une typicité et d’une grande régularité qualitative, associés à des prix doux.
Il s’agit de Michel Turgy, Jean-Marie Pelletier, Eric Taillet, Xavier Loriot, Goutorbe, Drappier, Couier, Charpentier, J.-B. Bourgeois, Pierre Mignon, Edouard Brun, Rutat, Michel Arnould, Pehu-Guiardel, Margaine, Clergeot, Jacques Defrance, Royer, Moyat, Legrand, Bourdaire-Gallois, Coutier, Laurent-Gabriel, Alain Littière, Maurice Vesselle, Fleury-Gille, Lancelot-Royer, Xavier Leconte, Veuve Olivier, Lejeune-Dirvang, Alain Brixon, Charles Mignon, Thévenet-Delouvin, Etienne Oudart…, un bon nombre exploitant des terroirs situés en Grands (et Premiers) Crus, ceci expliquant bien sûr cela, et prouvant que, ici comme ailleurs, la force du terroir est primordiale, même si l’art de l’assemblage, les stocks et l’élevage feront la différence.
On poursuit avec Baron-Fuenté, Baron Albert, Poinsot, Moussy, Daviaux, Vazart-Coquard, Mannoury, Vrain-Augé, Gimonnet, Gatinois, Huot, Phlipaux, Renaudin, Bardy-Chauffert, Moussy, Bourgeois-Boulonnais, Brice, Morize, De Milly, Rollin, Verrier, Hamm, Jeaunaux-Robin, Marteaux, Camiat, Bardoux, Diligent, Payer, Bonnet-Gilmert, Hautbois
De nombreux coups de cœur encore avec Guy Méa, Franck Bonville, Baillette-Prudhomme, JM Gobillard, Bonnet-Gilmert, Serge Mathieu, Rodez, Rogge, Jean-Marc Sélèque, Gaston Chiquet, Cattier, Gruet, Gremillet, Berthelot-Piot, Richard Colin, Francis Brulez, Barnaut, Vignon, Florence Devilliers, Esterlin, Roger Barnier, Rémy Louvet, Solemme, Charlot-Tanneux, Dehours, Galichet, Milan…
Trois caves sont au top :  De Castelnau, Collet et Beaumont des Crayères, et sont à même de sortir des cuvées qui atteignent les sommets.
LANGUEDOC-ROUSSILLON
Des Corbières à Saint-Chinian, de Faugères en Minervois, en passant par les Coteaux-du-Languedoc ou les vins de pays… on aime ces producteurs passionnés qui élèvent des vins racés, historiquement marqués par des cépages spécifiques…le tout donnant de vrais beaux vins typés, qui parviennent à un niveau qualitatif réel, en blancs comme en rouges, et c’est tout ce qui compte.
Toutes appellations confondues, les grandes références sont Daumas-Gassac, Peyregrandes, Mas du Novi, Pépusque, Cavaillès, Grand Caumont, Martinolle, Cambriel, Ricardelle, Saint-Martin des Champs, Mire-L’Etang, Bertrand-Bergé, Grand Moulin, Etang des Colombes, Cascades, Herbe Sainte, Clarmon, Familongue, Guizard, Clotte Fontane, Casa Blanca, Domaine de la Vieille, Mairan, Mas Rous, Pech-André, Navarre, Lalis, Bouysse, Vignerons de Camplong
Deux caves coopératives sont au top : celles de Roquebrun et de Cabrières.
On note aussi Clos de Bellevue, Sauvaire, Chouette du Chai, Vaquer, Reynardière, Tavernel, Agel, Mouries, Espanet, Lacroix-Vanel, Plaine Haute, Pradel, Ermitage, Tour de Baulx, Grandes Costes…
  
PROVENCE-CORSE
Les meilleurs sont vraiment loin devant les autres, et sont ceux de ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Grenache, Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni blanc…).
Dans les trois couleurs, en Bandol, on est au sommet avec Lafran-Veyrolles, Pradeaux, L’Olivette, Terrebrune, Bunan, Vannières et Chrétienne.
Loou et Thuerry sont les meilleurs Coteaux-VaroisCamaïssette le meilleur Coteaux d’AixFontcreuse est le meilleur CassisToasc, le meilleur Bellet.
En Côtes-de-Provence, les rosés sont formidables : Rasque, Jas d’Esclans, Malherbe, Maïme, Sumeire, Pourcieux… La majorité de ces crus élèvent aussi des rouges et blancs savoureux.
La Corse est vraiment au sommet avec le Domaine de Maestracci, le Domaine Gentile, le Domaine de Torraccia, et celui de Peraldi. Ces quatre-là sont les références de l’ïle de Beauté, avec des vins extrêmement typés, élégants, chaleureux, dans les trois couleurs.
Autres références en Provence et Corse, Ott, bien sûr, Richeaume, Chaberts, Anglade, Rouet, Montaud, Ollières, Vignelaure, Sainte Marie, Pierreti, Colonna, Bernardi, Aspras, Martini, Mongestine, Mesclances…
SAVOIE-JURA
En Savoie, la diversité des terrains (mélange de blocs rocheux marno-calcaires émanant du Granier avec les sols en place) laisse s’exprimer au mieux les cépages propres à la région : la Jacquère, l’Altesse ou la Mondeuse, qui apportent une spécificité rare et réelle à ces vins, digestes, tout en fraîcheur, qui s’associent remarquablement à la cuisine régionale, comme ceux, non loin, du Jura viticole.
Le Classement des meilleurs : Million-Rousseau, Fortin, Lambert, Bosson, Mollex, en Savoie, et Badoz, pour le Jura, se trouve avec celui des Beaujolais.
  
SUD-OUEST
Lorsque l’on est un vigneron qui sait mettre en avant son terroir et la puissance de ses grands cépages historiques régionaux, on élève alors, de Buzet à Jurançon, de Gaillac à Cahors, de Monbazillac à Madiran… des vins typés qui entrent dans la “cour des grands”.
On le voit bien en savourant les bouteilles, en Madiran, de Barréjat, Pichard et Paradis, en Cahors, de Lavaur, Croze de Pys, Gautoul, Nozières, Paillas, Bovila, La Caminade…
En Gaillac, Labarthe et Bourguet sont au top, comme Vieux Touron, Pouypardin et Courège-Longue le sont à la tête de leur appellation respective.
On se fait aussi plaisir en débouchant les bouteilles de Maison Neuve, Saint-Guilhem, Mercuès, La Reyne, Sergent, Costes… suivis de Belmont, Ancienne Cure, Chabrier, Reyne, Royier, Long Pech, Laulan…
VAL DE LOIRE
La région est garante d’une typicité hors normes, grâce à ses grands cépages spécifiques (Chenin, Sauvignon, Cabernet franc…) qui s’expriment pleinement dans ces terroirs de silex, de tuffeau, de craie marneuse, de marnes kimméridgiennes…, sont parfaitement “chouchoutés” par ces vignerons passionnés et passionnants, qui s’attachent à conserver une authenticité rare. Du rouge le plus gouleyant à celui qui demande de la patience, des blancs secs aux moelleux, des demi-secs aux rosés ou aux Crémants… la palette est grande.
Sancerre et Pouilly-Fumé sont les territoires, où, avec la Bourgogne et l’Alsace (chacun ayant sa spécificité, naturellement), on entre dans la catégorie des vins blancs exceptionnels chez Natter, Sarry, Gitton, Pabiot, Petit et Fille, Chevreau, Reverdy, Dezat, Roger, Blanchet, Barillot, Landrat-Guyollot, Guy Baudin, Sautereau, Pierre Martin, Garenne
En QuincyTrotereau et Commanderie, ou Malbète en Reuilly sont toujours à la tête de leur appellation, comme Chaillot, à Châteaumeillant, et L’Ermitage à Menetou-Salon. La Cave de Pouilly-sur-Loire est la référence dans la région. En Côtes du Forez, c’est la Cave Réal.
Le meilleur Saint-Nicolas-de-Bourgueil se trouve chez Drussé, le meilleur Bourgueil aux Géleries, les meilleurs Saumur-Champigny se savourent au Château de Targé, au Clos Maurice, chez Dézé (Petite Chapelle), La Guilloterie, Gouron ou Raynières.
En Chinon, on est au sommet avec NoiréBouchardière, Bouquerries, et, en TouraineChaise, Mandard, Charbonnier et, Montigny. En Anjou, on ne peut éviter Gauterie, comme, à SaumurVieux Pressoir et Raynières, ou, en VouvrayCapitaine.
Les liquoreux sont toujours exceptionnels chez Aubert, La Varière, Rochettes, Gonorderie et Godineau. En Muscadet, toujours Morilleau.
Pour les nouveaux retenus cette année : Béguineries, Mahé, Ouches, Grosbois, Bonnet Huteau, Roux…
VALLÉE DU RHÔNE
Le Classement parle de lui-même, et c’est la grande régularité qualitative, qui prime, ici comme ailleurs, avec des vins racés, chaleureux, dont le rapport qualité-prix-plaisir est toujours exceptionnel.
On s’en assure, à Châteauneuf-du-Pape, chez André Mathieu, à Beauchêne, Méreuille, Serguier, Tour-Saint-Michel, Domaine de Saje, Solitude, Haut des Terres Blanches
En Côte-Rôtie, le Domaine des Rosiers.
Redortier est toujours au sommet à Beaumes de-Venise, avec BeauvalcinteArnoux élève des vins superbes à VacqueyrasAlary est à la tête de l’appellation Cairanne, avec Gayère, Lauribert, à celle de Visan, et, en Côtes-du-Rhône-Villages, les incontournables sont le Domaine de l’Amauve, Saint-Estève, Croix Blanche, Magalanne et Valériane, quand le Moulin du Pourpré reste le fer de lance des Côtes-du-Rhône
Coups de cœur cette année avec Delas, Sabon de Rocheville, Duclaux, Faure, Tara, Pignan, Mordorée, Solence, Bizard, Bois de Boursan, Soumade, Bois des Mèges, Beaubois, Saladin, Roubine, Gradassi, Harmas, Notre Dame des Pallières, Coyeux, Fourmone, Grand Tinel, Saint-Michel, Pgnan…

 

ALSACE
Des crus les uns plus typés que les autres… tout ici concorde à une grande convivialité du vin, où chaque vigneron s’emploie à faire ressortir la typicité de son Riesling ici, de son Gewurztraminer là… On élève alors des vins sans concurrence, dans une large gamme où se cotoient des Vendanges Tardives rares, un vin suave, un autre sec, un rouge savoureux ou un Crémant tout en fraîcheur. On comprend alors que la force des terroirs et la main de l’homme sont en osmose. Les millésimes 2016 à 2007 méritent actuellement une commande.
Les incontournables sont toujours Schléret (avec des bouteilles qui ont collectionné les récompenses), Hauller, Gresser, Schaeffer-Woerly, Haegi, Klein, Ruhlmann, Arnold, Simon, Frick, Hubert Meyer, Eblin-Fuchs, Klingenfus, Iltis, Pettermann, Hartmann, Fleck (on les retrouve, à plusieurs reprises dans les Classements avec des cuvées différentes).
A leurs côtés : Brobecker, Metz, Huber et Bléger, Baumann-Zirgel, Zoeller, Mauler, Rentz… Bestheim est toujours la référence des Crémants.
Pour les nouveaux, Adam, Simonis, Bannwarth, Gross, Kuentz-Bas, Stintzi
 
BORDEAUX
MÉDOC
En Premiers Grands Vins, à Pauillac, dominent Grand-Puy Lacoste et Batailley, deux très grands Pauillac, très typés, différents, et c’est parfait comme cela, Latour confirmant son statut Hors-Classe, aux côtés de Mouton-Rothschild, formidable, et de Pichon-Comtesse.
Toujours au sommet : Haut-Marbuzet, où le rapport qualité-prix-plaisir est à un bien haut niveau, par rapport à d’autres crus plus connus (et c’est ce qui compte : vendre cher n’est pas “le” gage de qualité).
Montrose, Lascombes, Cantenac-Brown et Lynch-Bages font partie également des plus grands vins de la presqu’île.
Dans une palette exceptionnelle, toutes appellations du Médoc confondues, les valeurs sûres sont toujours La Galiane, Mayne-Lalande, Tour du Roc, Desmirail, La Mouline, Tronquoy-Lalande, Fourcas-Dupré, Saint-Hilaire, Fonbadet, Fontesteau, Cartujac, Plantier Rose, Brousteras, Lestage-Darquier, Souley Sainte-Croix, Côme, Le Meynieu, Layauga-Duboscq, Chalet de Germignan, Le Bourdieu, Hourtin-Ducasse, Panigon, David, Saint-Estèphe, Bois Carré, Coudot, Hennebelle, Graves de Loirac, Castera
Coups de cœur avec Sociando-Mallet, Saint-Pierre et GloriaSiran et Clarke, notamment.
POMEROL
Certan de May et les crus de Janoueix sont incontestablement au sommet, et de nombreux crus restent de belles valeurs sûres à prix doux (Plince, Clos René, Bellegrave, Mazeyres, Clos du Pèlerin, Valois, Lafleur du Roy, Caillou, Beauregard, La Ganne, Haut-Ferrand…). Petrus est toujours hors-classe.
Lalande-de-Pomerol est très bien représenté avec Roquebrune, Canon-Chaigneau (les deux classés Premiers Grands Vins), Voselle, Moines, Viaud, Belles-Graves.
 
SAINT-ÉMILION
On est ici dans la région où se mêlent de vrais terroirs, souvent en coteaux, et d’autres coins où le maïs pourrait y cotoyer la vigne. On a donc accès, soit, à de vrais vins racés, du plus grand au plus abordable, marqués par des sols historiques, et à des vins où les sols ont peu de réelle influence, beaucoup plus “signés” par des vinifications trop sophistiquées qui donnent des vins très concentrés au détriment de la finesse.
Le Merlot, prédominant, est pourtant le raisin par excellence de l’élégance et de la souplesse, même s’il est aussi largement capable de s’exprimer dans le temps. Un Saint-Emilion, un vrai, c’est une osmose entre la complexité aromatique et une texture savoureuse, souple mais ferme, dense mais distinguée. De quoi exciter ses papilles, d’autant plus que le 2013 est assez réussi (pas partout, certes, il faut bien que le terroir ait son mot à dire, les vinifications à la mode ne peuvent pas tout résoudre…).
De superbes bouteilles à Croque-Michotte, Corbin-Michotte, La Marzelle, Cantenac, La Tour du Pin Figeac, Fonroque, Sansonnet, Trotte VieilleBalestard-la-Tonnelle, Laniote, Piganeau, Mauvinon (pensez toujours au rapport qualité-prix-plaisir), et nous ne sommes toujours pas preneur de crus trop chers, sirupeux, qui ne sont pas dans le Guide.
Dans la lignée, les grandes valeurs sûres sont Orisse du Casse, Franc Lartigue, Guillemin La Gaffelière, Croix Meunier, Clos de Sarpe, Vieux-Pourret, Grâce-Fonrazade, Clos des Prince, Pasquette, Darius, Destrier… 
En Saint-Georges, Montagne, Puisseguin et LussacHaut Saint Clair est vraiment au sommet, aux côtés de Vieux Château des Rochers, Macquin, Grenière, Chêne Vieux, Grand Cormier, Vaisinerie, Jura-Plaisance, Fleurs Grandes Landes, Bechereau… 
En FronsacRoumagnac, et, en Canon-FronsacCanon et Mazeris.
En Libournais, coups de cœur cette année avec Pressac, Dauphine, Gazin, Fleur Cardinale, Grâce Dieu Les Prieurs, Toulifaut…
GRAVES ET PÉSSAC-LÉOGNAN
Il y a d’incontestables vins de très haut niveau, dans une gamme de prix large, mais il y a également des vins décevants, bons certes, mais “dépersonnalisés”. Il est indispensable de s’attacher à la réelle typicité des terroirs et de soutenir les hommes qui restent fidèles à ces sols très spécifiques.
Le Classement parle de lui-même, avec Chevalier, Bouscaut
Lafargue, Haut-Lagrange, Grandmaison, Brown, Luchey-Halde, Pontac-Monplaisir sont à de très beaux niveaux, en blanc comme en rouges…
En Graves, plusieurs crus sortent du lot : Mauves, Grand Bos, Le Tuquet,  Rose Sarron, Arricaud, Brondelle, Haut-Calens, Chantegrive, Jouvente… et Toulouze, en Graves de Vayres.
 
CÔTES
Selon les expositions, les sols, la complémentarité des cépages (Merlot souvent prépondérant), on peut passer du très beau au très simple.Les propriétaires talentueux se démarquent donc aisément des autres, sans avoir besoin de manipulations œnologiques, et c’est ainsi depuis des décennies.
Les grandes valeurs sûres : Moulin Vieux, Melin, Marsan, Les Graves, Berthenon, Pont Les Moines, Lagarde, La Croix-Davids, Fayau, Valentin, Haie, Haut-Maco, Grandmaison, Bavolier
 
BORDEAUX SUPERIEURS ET BORDEAUX
Comme dans les Côtes, il y a de tout, et Il s’agit de savoir frapper à la bonne porte. On accède alors à des vins typés par des sols très différents (on ne fait pas les mêmes vins à Monségur ou à Frontenac, à Génissac ou à Pondaurat…) et l’on aurait donc tort de croire que les terroirs ne jouent pas leur rôle.
Les meilleurs sont Boutillon, Pellé, Lajarre, Crain, Bran de Compostelle, Bossuet, Bernardon, Cornemps, Entre Deux Mondes, Haut-Cruzeau, Aux Graves de la Laurence, Lauduc, Pascaud, Penin, Panchille, Sainte-Barbe
Lavison, Jayle, Fontbonne, Laubertrie, Masson ou Belle Garde sont les fers de lance en Bordeaux.
  
SAUTERNES ET LIQUOREUX
Ces vins rares, du plus liquoreux au plus fin, dont les prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts des propriétaires, méritent alors d’être appréciés tout au long du repas, tant le charme opère.
En Sauternes, les grands vins sont toujours magiques : Filhot, Raymond-Lafon, Lafon, Haut-Bergeron, Bastor-Lamontagne, Coutet
  
BOURGOGNE
C’est “la ” région où le terroir est omniprésent. Qui ne s’est jamais promené sur la route des crus, admirant les sols de mi-pente, notamment, ne peut pas comprendre ce qu’est un terroir digne de ce nom.
Aucun autre vin blanc ne peut rivaliser avec ces Crus (Grands Crus ou Premiers) de Puligny-Montrachet, Meursault, ou Chablis, qui dévoilent une minéralité envoûtante, magique et tiennent 15, 20, 30 ans sans décevoir ! On parle de Chartron, Antonin Guyon, Carillon, Jomain, Albert Joly, Clos des Perrières, Ampeau, Denis, Bocard
On est au sommet à Chablis, avec Robin, Tremblay, Alain Geoffroy, Mosnier, Chardonnay, Dampt, Naulin, Heimbourger, Pisse-Loup
En rouges, pour lesquels certains dégustateurs idiots n’ont pas encore compris que la couleur ou la concentration n’ont rien à voir avec un réel potentiel de garde (j’ai des bouteilles des années 1970 dans ma cave, superbes), on ne peut qu’exciter ses papilles avec des crus aussi racés mais divers que ceux de Gelin, Monts Luisants, Cacheux, Esmonin, Bertheau, Fougeray de Beauclair, Berthaut, Michel Prunier, Clos Bellefond, Clos des Lambrays.
On poursuit avec Delagrange, Philippe Leclerc, Bourée, Diconne, Girard, Seguin-Manuel, Bader-Mimeur, Gros, Dubreuil-Fontaine, Amiot, Doreau, Domaine de la Poulette… puis, en Pouilly-Fuissé, Luquet, Auvigue, Paquet, Denuziller…  
Ils sont nombreux à élever de grands vins typés, et, franchement, si l’on compare le rapport qualité-prix-typicité, dans une gamme haute de 40 à 100 €, ils renvoient à un jardin d’enfants un bon nombre de crus bordelais, gavés à outrance par des vinifications sophistiquées et bien trop chers.
 
BEAUJOLAIS
Les fidèles du Guide savent déjà que cette belle région vallonnée regorge de crus dont la qualité s’associe à des prix très sages.
Les sols comptent ici, autant qu’ailleurs, et on le voit bien en débouchant des flacons de Gérard Brisson, Pizay, Cédric Chignard, Michel Tête, Crêt des Garanches, Emeringes, Champagnon, La Combe aux Loups, Cheysson, Granit Doré, Jean-Pierre Mortet, Baron de L’Ecluse, Métrat, Charvet… Et Dubœuf est toujours là, incontournable.
  
CHAMPAGNE
Du grand art, que l’on retrouve évidemment dans les Premiers Grands Crus Classés, où se cotoïent de très grandes maisons comme Roederer, Gosset, Pol-Roger, Ellner, Legras, Bara, De Venoge, Charles Heidsieck, Bollinger, Philipponnat, De Telmont, Thiénot, et des vignerons exemplaires comme Erick de Sousa, qui, en une vingtaine d’années, a fait de son nom une référence. Une seule cave coopérative, Vincent d’Astrée.
La hiérarchie des Deuxièmes Grands Vins Classés est à prendre à la lettre : les Premiers des Seconds sont nettement supérieurs aux Cinquièmes…
Il y a des propriétaires qui peuvent prétendre atteindre les sommets, selon leurs cuvées, globalement ceux qui sont dans le peloton de tête des Deuxièmes Grands Vins Classés, dans les deux ou trois premiers échelons de cette hiérarchie, donc, élevant des vins les uns plus séduisantes que les autres, garants d’une typicité et d’une grande régularité qualitative, associés à des prix doux.
Il s’agit de Michel Turgy, Jean-Marie Pelletier, Eric Taillet, Xavier Loriot, Goutorbe, Drappier, Couier, Charpentier, J.-B. Bourgeois, Pierre Mignon, Edouard Brun, Rutat, Michel Arnould, Pehu-Guiardel, Margaine, Clergeot, Jacques Defrance, Royer, Moyat, Legrand, Bourdaire-Gallois, Coutier, Laurent-Gabriel, Alain Littière, Maurice Vesselle, Fleury-Gille, Lancelot-Royer, Xavier Leconte, Veuve Olivier, Lejeune-Dirvang, Alain Brixon, Charles Mignon, Thévenet-Delouvin, Etienne Oudart…, un bon nombre exploitant des terroirs situés en Grands (et Premiers) Crus, ceci expliquant bien sûr cela, et prouvant que, ici comme ailleurs, la force du terroir est primordiale, même si l’art de l’assemblage, les stocks et l’élevage feront la différence.
On poursuit avec Baron-Fuenté, Grasset-Stern, Baron Albert, Poinsot, Moussy, Daviaux, Vazart-Coquard, Mannoury, Vrain-Augé, Gimonnet, Gatinois, Huot, Phlipaux, Renaudin, Bardy-Chauffert, Moussy, Bourgeois-Boulonnais, Brice, Morize, De Milly, Rollin, Verrier, Hamm, Jeaunaux-Robin, Marteaux, Camiat, Bardoux, Diligent, Payer, Hautbois, Baroni, Lucien Collard
De nombreux coups de cœur encore avec Guy Méa, Franck Bonville, Baillette-Prudhomme, JM Gobillard, Serge Mathieu, Rodez, Rogge, Jean-Marc Sélèque, Gaston Chiquet, Cattier, Gruet, Gremillet, Berthelot-Piot, Richard Colin, Francis Brulez, Barnaut, Vignon, Florence Devilliers, Esterlin, Roger Barnier, Rémy Louvet, Solemme, Charlot-Tanneux, Dehours, Galichet, Milan…
Trois caves sont au top :  De Castelnau, Collet et Beaumont des Crayères, et sont à même de sortir des cuvées qui atteignent les sommets.
LANGUEDOC-ROUSSILLON
Des Corbières à Saint-Chinian, de Faugères en Minervois, en passant par les Coteaux-du-Languedoc ou les vins de pays… on aime ces producteurs passionnés qui élèvent des vins racés, historiquement marqués par des cépages spécifiques…le tout donnant de vrais beaux vins typés, qui parviennent à un niveau qualitatif réel, en blancs comme en rouges, et c’est tout ce qui compte.
Toutes appellations confondues, les grandes références sont Daumas-Gassac, Peyregrandes, Mas du Novi, Pépusque, Cavaillès, Grand Caumont, Martinolle, Cambriel, Ricardelle, Saint-Martin des Champs, Mire-L’Etang, Bertrand-Bergé, Grand Moulin, Etang des Colombes, Cascades, Herbe Sainte, Clarmon, Familongue, Guizard, Clotte Fontane, Casa Blanca, Domaine de la Vieille, Mairan, Mas Rous, Pech-André, Navarre, Lalis, Bouysse, Vignerons de Camplong
Trois caves coopératives sont au top : celles de Roquebrun, Vignerons de Camplong et Cabrières.
On note aussiTour de Baulx, Navarre, Clos de Bellevue, Guizard, Sauvaire, Chouette du Chai, Vaquer, Reynardière, Tavernel, Mouries, Espanet, Lacroix-Vanel, Plaine Haute, Pradel, Ermitage, Grandes Costes…
  
PROVENCE-CORSE
Les meilleurs sont vraiment loin devant les autres, et sont ceux de ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Grenache, Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni blanc…).
Dans les trois couleurs, en Bandol, on est au sommet avec Lafran-Veyrolles, Pradeaux, L’Olivette, Terrebrune, Bunan, Vannières et Chrétienne.
Loou et Thuerry sont les meilleurs Coteaux-VaroisCamaïssette le meilleur Coteaux d’AixFontcreuse est le meilleur CassisToasc, le meilleur Bellet.
En Côtes-de-Provence, les rosés sont formidables : Rasque, Jas d’Esclans, Malherbe, Maïme, Sumeire, Pourcieux… La majorité de ces crus élèvent aussi des rouges et blancs savoureux.
La Corse est vraiment au sommet avec le Domaine de Maestracci, le Domaine Gentile, le Domaine de Torraccia, et celui de Peraldi. Ces quatre-là sont les références de l’ïle de Beauté, avec des vins extrêmement typés, élégants, chaleureux, dans les trois couleurs.
Autres références en Provence et Corse, Ott, bien sûr, Richeaume, Chaberts, Anglade, Rouet, Montaud, Ollières, Vignelaure, Sainte Marie, Pierreti, Colonna, Bernardi, Aspras, Martini, Mongestine, Mesclances…
SAVOIE-JURA
En Savoie, la diversité des terrains (mélange de blocs rocheux marno-calcaires émanant du Granier avec les sols en place) laisse s’exprimer au mieux les cépages propres à la région : la Jacquère, l’Altesse ou la Mondeuse, qui apportent une spécificité rare et réelle à ces vins, digestes, tout en fraîcheur, qui s’associent remarquablement à la cuisine régionale, comme ceux, non loin, du Jura viticole.
Le Classement des meilleurs : Million-Rousseau, Fortin, Lambert, Bosson, Mollex, en Savoie, et Badoz, pour le Jura, se trouve avec celui des Beaujolais.
  
SUD-OUEST
Lorsque l’on est un vigneron qui sait mettre en avant son terroir et la puissance de ses grands cépages historiques régionaux, on élève alors, de Buzet à Jurançon, de Gaillac à Cahors, de Monbazillac à Madiran… des vins typés qui entrent dans la “cour des grands”.
On le voit bien en savourant les bouteilles, en Madiran, de Barréjat, Pichard et Paradis, en Cahors, de Lavaur, Croze de Pys, Gautoul, Nozières, Paillas, Bovila, La Caminade…
En Gaillac, Labarthe et Bourguet sont au top, comme Vieux Touron, Pouypardin et Courège-Longue le sont à la tête de leur appellation respective.
On se fait aussi plaisir en débouchant les bouteilles de Maison Neuve, Saint-Guilhem, Mercuès, La Reyne, Sergent, Costes… suivis de Belmont, Ancienne Cure, Chabrier, Reyne, Royier, Long Pech, Laulan…
VAL DE LOIRE
La région est garante d’une typicité hors normes, grâce à ses grands cépages spécifiques (Chenin, Sauvignon, Cabernet franc…) qui s’expriment pleinement dans ces terroirs de silex, de tuffeau, de craie marneuse, de marnes kimméridgiennes…, sont parfaitement “chouchoutés” par ces vignerons passionnés et passionnants, qui s’attachent à conserver une authenticité rare. Du rouge le plus gouleyant à celui qui demande de la patience, des blancs secs aux moelleux, des demi-secs aux rosés ou aux Crémants… la palette est grande.
Sancerre et Pouilly-Fumé sont les territoires, où, avec la Bourgogne et l’Alsace (chacun ayant sa spécificité, naturellement), on entre dans la catégorie des vins blancs exceptionnels chez Natter, Sarry, Gitton, Pabiot, Petit et Fille, Chevreau, Reverdy, Dezat, Roger, Blanchet, Barillot, Landrat-Guyollot, Guy Baudin, Sautereau, Pierre Martin, Garenne
En QuincyTrotereau et Commanderie, ou Malbète en Reuilly sont toujours à la tête de leur appellation, comme Chaillot, à Châteaumeillant, et L’Ermitage à Menetou-Salon. La Cave de Pouilly-sur-Loire est la référence dans la région. En Côtes du Forez, c’est la Cave Réal.
Le meilleur Saint-Nicolas-de-Bourgueil se trouve chez Drussé, le meilleur Bourgueil aux Géleries, les meilleurs Saumur-Champigny se savourent au Château de Targé, au Clos Maurice, chez Dézé (Petite Chapelle), La Guilloterie, Gouron ou Raynières.
En Chinon, on est au sommet avec NoiréBouchardière, Bouquerries, et, en TouraineChaise, Mandard, Charbonnier et, Montigny. En Anjou, on ne peut éviter Gauterie, comme, à SaumurVieux Pressoir et Raynières, ou, en VouvrayCapitaine.
Les liquoreux sont toujours exceptionnels chez Aubert, La Varière, Rochettes, Gonorderie et Godineau. En Muscadet, toujours Morilleau.
Pour les nouveaux retenus cette année : Béguineries, Mahé, Ouches, Grosbois, Bonnet Huteau, Roux…
VALLÉE DU RHÔNE
Le Classement parle de lui-même, et c’est la grande régularité qualitative, qui prime, ici comme ailleurs, avec des vins racés, chaleureux, dont le rapport qualité-prix-plaisir est toujours exceptionnel.
On s’en assure, à Châteauneuf-du-Pape, chez André Mathieu, à Beauchêne, Méreuille, Serguier, Tour-Saint-Michel, Domaine de Saje, Solitude, Haut des Terres Blanches
En Côte-Rôtie, le Domaine des Rosiers.
Redortier est toujours au sommet à Beaumes de-Venise, avec BeauvalcinteArnoux élève des vins superbes à VacqueyrasAlary est à la tête de l’appellation Cairanne, avec Gayère, Lauribert, à celle de Visan, et, en Côtes-du-Rhône-Villages, les incontournables sont le Domaine de l’Amauve, Saint-Estève, Croix Blanche, Magalanne et Valériane, quand le Moulin du Pourpré reste le fer de lance des Côtes-du-Rhône
Coups de cœur cette année avec Delas, Sabon de Rocheville, Duclaux, Faure, Tara, Pignan, Mordorée, Solence, Bizard, Bois de Boursan, Soumade, Bois des Mèges, Beaubois, Saladin, Roubine, Gradassi, Harmas, Notre Dame des Pallières, Coyeux, Fourmone, Grand Tinel, Saint-Michel, Pgnan…

180.jpg596-3.jpg

 

Petits rendements, terroirs exceptionnels, cépages spécifiques… On ne peut que s’enthousiasmer pour ces grands vins charnus et typés qui se partagent ces territoires exceptionnels avec d’autres appellations savoureuses (Beaumes-de-Venise, Vacqueyras…) bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-typicité, chaque appellation ayant sa propre hiérarchie.

 

On déguste également des blancs rares et savoureux (Condrieu, Ermitage, Saint-Joseph et Châteauneuf-du-Pape), mais aussi en Ventoux comme en Côtes-du-Rhône, issus de raisins (Grenache blanc, Roussane, Clairette, Viognier), qui se plaisent à merveille dans ces sols pauvres, exceptionnels pour la vigne qui doit chercher sa nourriture en profondeur.

 

TOUT SAVOIR SUR Les vins du Rhône et leurs appellations 

 

CLASSEMENT VALLEE DU RHONE

e_vallee-du-rhone.jpg

LES MEILLEURS RAPPORTS QUALITE-PRIX-TYPICITE DE L’ANNEE
Les Classements du site sont réactualisés en permanence en fonction des dernières dégustations, découvertes, coups de cœur, déceptions…

IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements
Accédez directement aux commentaires de dégustation en cliquant sur le nom

PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

CHATEAUNEUF-DU-PAPE
BEAUCHENE (Bl)
André MATHIEU (BI)

ABBE DINE
L’HARMAS
La MEREUILLE
PIGNAN
SAJE (Bl)
SERGUIER (Bl)
SOLITUDE
TOUR SAINT-MICHEL

LES 3 CELLIER 
BOIS DE BOURSAN
Clos SAINT-MICHEL
COMTE DE LAUZE
GRADASSI
GRAND TINEL
MAS SAINT LOUIS
MOURIESSE VINUM
SABON ROCHEVILLE
MAS SAINT-LOUIS

JULIETTE AVRIL
GRAVEIRETTE
PEGAU
CLOS SAINT-PIERRE

GIGONDAS
VACQUEYRAS
VENTOUX

ARNOUX (Va)
CHAMP-LONG (Ve)

Pierre AMADIEU (Gigondas)
GARRIGUE (VA)
MOULIN (Vi)
PUY MARQUIS (VE)
TARA (Ve)

CAMARETTE (Ve)
CAYRON (Gigondas)
CLOS des CAZAUX (Va)
ENCHANTEURS (Ve)
NOTRE DAME DES PALLIÈRES (Gigondas)
SOLENCE

BOIS DES MEGES (Gigondas)
FOURMONE (Va)
ROUBINE (Gigondas)

ERMITAGE
CÔTE-RÔTIE
LIRAC/TAVEL COST.NÎMES
DELAS
ROSIERS (CR)

DUCLAUX (CR)
Alain JAUME (Lirac)
LEVET (CR)
MORDORÉE (Tavel)
MOURGUES du GRÈS (Cn)
TROIS COLOMBES LES RAMEAUX (Cn)

CARABINIERS (Lirac)

BEAUBOIS (Cn)

SAINT-JOSEPH
CORNAS/CONDRIEU
LUBERON
CANORGUE (Lu)
Gilles FLACHER (SJ)

Jacques FAURE (Die)
FONTVERT (Lu)

BIZARD (GA)
FONTENILLE (Lu)
POULET (Die)
(LA VERRERIE (Lu))

COTES-DU-RHONE
DIVERS
 

ALARY (BI)
AMAUVE
BEAUVALCINTE
GAYÈRE
MAGALANNE
MOULIN POURPRÉ
REDORTIER
SAINT-ESTÈVE
SAINT-SAUVEUR

CHAPELLE
CLAVEL
LAURIBERT
ROLIÈRE
SOUMADE (Rasteau)
VALERIANE

BOIS SAINT-JEAN
CHATEAU VIEUX
Cave COLOMBES DE VIGNES
COYEUX
CROIX BLANCHE
SALADIN
TÊTE NOIRE

GRANGE SAINT-ANDRÉ
LA VRILLE ET LE PAPILLON

DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CHATEAUNEUF-DU-PAPE
CHARBONNIERE

(NALYS)

MASQUIN

GIGONDAS
VACQUEYRAS
VENTOUX

CROIX DES PINS (Gigondas)
FONTAVIN*

PESQUIÉ (Ve)

ERMITAGE
CÔTE-RÔTIE
LIRAC/TAVEL COST.NÎMES
JABOULET (Ermitage)
VALCOMBE (Cn)

4 VENTS (Cr-H)
BRUYERES (Cr-H)
JONCIER (Lirac)

SAINT-JOSEPH
CORNAS/CONDRIEU
LUBERON
(PUY DES ARTS (Lu))

GUY FARGE (SJ)
MONTINE (GA)*
PEYRE (Lu)*
PICHON (CO)
ROYERE (Lu)

COTES-DU-RHONE
DIVERS
 

AURE
BEAU MISTRAL
BERNARDINS*
COLLINES*

GRAND NICOLET
TUILES BLEUES*

TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CHATEAUNEUF-DU-PAPE
BRUSQUIÈRE*
GIGONDAS
VACQUEYRAS
VENTOUX

(SAINT-VINCENT (Vi))
TERRA VENTOUX
ERMITAGE
CÔTE-RÔTIE
LIRAC/TAVEL COST.NÎMES
CHIRAT (CR)
SAINT-JOSEPH
CORNAS/CONDRIEU
LUBERON
(AURETO (Lu))
(Baron d’ESCALIN (GA))
COTES-DU-RHONE
DIVERS
 

L’EMBISQUE
FONTSEGUGNE*
Choississez une région pour voir un autre classement :
ALSACE LANGUEDOC-ROUSILLON
BEAUJOLAIS PROVENCE-CORSE

BORDEAUX

BOURGOGNE

VAL DE LOIRE

CHAMPAGNE VALLEE DU RHONE
SUD-OUEST-PERIGORD

Dans cette belle région, il faut noter le grand charme des blancs de Cassis et de Bandol, les Coteaux Varois, une appellation qui semble parvenir à sa maturité, et les Coteaux d’Aix qui doivent aussi montrer leur potentiel en rouge ou blanc, sans se contenter de faire d’excellents rosés.

Si l’appellation Côtes-de-Provence est devenue très majoritaire en rosés, il s’agit de savoir farpper à la bonne porte. Ici, seul le rapport qualité-prix-plaisir doit compter, associé à une typicité réelle, sans se laisser prendre au jeu des nombreuses cuvées, où les raisins spécifiques à la région sont inutilement remplacés par d’autres.

Misez donc sur ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages Grenache, Mourvèdre, Cinsault, Rolle ou Ugni blanc, dans ces terroirs complexes, argilo-calcaires, caillouteux, graveleux ou sableux, élevant des vins formidables dans toutes les appellations provençales.

En Corse, les vins sont toujours splendides et savoureux, dans les trois couleurs.

Les vins de Provence et leurs appellations

– Bandol. Limitée par un grand cirque de collines, partant du fond du golfe des Lecques pour monter vers Le Castellet, longer les gorges d’Ollioules et revenir vers Sanary, l’appellation Bandol (1 500 ha) n’a rien de commun avec celle des Côtes-de-Provence. Mais, là encore, ce sont les rouges qui tiennent le haut du pavé. Issus principalement du fabuleux cépage que peut être le Mourvèdre (qui apporte bouquet, corps et rondeur), les bons vins rouges de Bandol peuvent être exceptionnels. Amples, élégants, puissants, gras et très aromatiques, ils donnent toute leur véritable mesure après quelques années de vieillissement. Ceux-là bénéficient d’un excellent rapport qualité-prix. Les rosés, francs et fruités, méritent un bon point, ainsi que les blancs.

 

– Bellet. Un vignoble confidentiel (58 ha) et très ancien formé surtout de cépages locaux (Folle noire, Braquet pour les rouges, Rolle principalement pour les blancs) sur un terrain riche en silice.

 

– Cassis. Des blancs, des rosés et des rouges, qui profitent d’un climat exceptionnel et de la bienveillance du mistral qui nettoie les vignobles (200 ha) et leur fournit chaque année des températures quasiment invariables.

– Coteaux-d’Aix-en-Provence. Appartenant à la zone occidentale de la Provence calcaire, l’aire d’appellation se situe entre la Durance au nord-est, la Méditérranée au sud et la vallée du Rhône à l’ouest. Entre des reliefs constitués de chaînons parallèles au littoral, s’étendent des bassins sédimentaires où s’est concentrée l’activité viticole. L’appellation s’étend sur 49 communes et 3 500 ha, sous un climat de type méditerranéen, avec pour vent dominant le mistral, qui permet à la région de bénéficier d’un ensoleillement moyen de 2800 h par an. Les sols sont argilo-calcaires caillouteux, sableux, souvent graveleux sur molasses et grès, et caillouteux à matrice argileuse ou limono-argileuse. La production se répartit dans les 3 couleurs (65% de rouges, 30% de rosés et 5% de blancs).

– Baux-de-Provence. L’appellation (280 ha) regroupe sept communes de la chaîne des Alpilles, Fontvieille, Maussane, Mouriès, Paradou, Saint-Etienne-du-Grès, Saint-Rémy-de-Provence, et au centre, la commune des Baux-de-Provence. Le sous-sol est constitué de roches calcairo-marneuses du crétacé. Les vignobles sont situés au pied des falaises calcaires sur des sols de cailloux et d’argile, à une altitude moyenne de 100 m.

– Côtes-de-Provence. Le vignoble (20 200 ha) prend naissance dans les Bouches-du-Rhône, au pied de la montagne Sainte-Victoire. Accroché aux flancs de coteaux sur des “restanques”, ces terrasses aménagées par l’homme, ou bien isolé au milieu des pinèdes, le vignoble des Côtes-de-Provence bénéficie de sols généralement pauvres en humus, perméables et caillouteux. Les cépages : le Grenache voisinant avec le Carignan, le Cinsault s’alliant au Cabernet, la Syrah côtoyant le Mourvèdre…

– Coteaux-Varois-en-Provence. L’appellation Coteaux-Varois (2 500 ha), s’étend sur 28 communes.

Pour les rouges : Cinsault, Grenache, Mourvèdre, Syrah pour les principaux (80% mini). Deux cépages obligatoires. Cabernet-Sauvignon, Carignan, Tibouren pour les accessoires (20% maxi). Pour les rosés, possibilité d’inclure des cépages blancs en cépage accessoire.

Pour les blancs : Vermentino principalement, Grenache blanc, Clairette blanc, Sémillon (maximum 30%), Ugni blanc (maximum 25%).

 

CLASSEMENT PROVENCE-COTE D’AZUR-CORSE

LES MEILLEURS RAPPORTS QUALITE-PRIX-TYPICITE DE L’ANNEE

Les Classements du site sont réactualisés en permanence en fonction des dernières dégustations, découvertes, coups de cœur, déceptions…

IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements
Accédez directement aux commentaires de dégustation en cliquant sur le nom

PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

BANDOL
BUNAN (b) (r)
FONTCREUSE (Cassis) (Bl) (r)
LAFRAN-VEYROLLES (Bl) (r)
L’OLIVETTE (Bl) (r)
PRADEAUX (r)
TERREBRUNE (Bl) (r)

CHRÉTIENNE (Bl) (r)
VANNIÈRES (r)

COTES-DE-PROVENCE

JAS D’ESCLANS (Bl) (r)
MALHERBE (Bl) (r)
Clos MIREILLE (Bl)
POURCIEUX (Bl) (r)
RASQUE (Bl) (r)
SUMEIRE (Bl) (r)

ASPRAS (Bl) (r)
MAIME (Bl) (r)
MESCLANCES (Bl)
MONTAUD
ROUËT
SAINT ROMAN D’ESCLANS (r)
VAUCOULEURS (Bl) (r)

JASSON (r)
ROSAN
SAINTE MARIE (r)
VALENTINES

COTEAUX AIX, BAUX, COTEAUX VAROIS
CAMAÏSSETTE (C. Aix) (bl) (r)
LOOU (CV) (Bl) (r)
THUERRY (CV) (Bl) (r)

BEAUPRÉ (r)
La GRAND’VIGNE (CV) (Bl)
MONGESTINE (CV) (Bl)
OLLIÈRES (CV)

CHABERTS (CV)
QUATRE TOURS
VALLONS FONTFRESQUE (CV) 
VIGNELAURE

CORSE, BELLET, DIVERS

A RONCA (Corse) (Bl) (r)
MAESTRACCI (Corse) (Bl) (r)
PERALDI (Corse) (Bl) (r)
PIERETTI (Corse) (Bl)
RICHEAUME (IGP)
TOASC (Bellet) (Bl) (r)
TORRACCIA (Corse) (Bl) (r)

ANGLADE (IGP) 
BERNARDI
COLONNA (Corse)
(GENTILE (Corse) (Bl) (r))
MARQUILIANI
MARTINI

DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

BANDOL
DUPUY DE LÔME*
SAINT-LOUIS (Ca)
COTES-DE-PROVENCE

TOURNELS

BERNE 
DRAGON
JACOURETTE
VALCOLOMBE 

CLOS DES ROSES 
JEANNETTE 

COTEAUX AIX, BAUX, COTEAUX VAROIS
BASTIDE DES OLIVIERS
(LAFOUX (CV) )
VAL DE CAIRE
CORSE, BELLET, DIVERS

ALIVU (Corse)*
CULOMBU (Corse) (Bl) (r)*
PERO LONGO (C)*
VINCELINES (Bellet)

GRANAJOLO
TEDDI (Corse)

TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

BANDOL
COTES-DE-PROVENCE

(SANGLIERE*)
(TERRE DE MISTRAL)
COTEAUX AIX, BAUX, COTEAUX VAROIS
(DALMERAN)
CORSE, BELLET, DIVERS

LANSAC (IGP)

 

 


Domaine de TOASC


Domaine LAFRAN-VEYROLLES


Château de FONTCREUSE


Domaine La CHRÉTIENNE


Domaine du JAS D’ESCLANS


Château de POURCIEUX


Château RASQUE


Château MAÏME


Domaine du LOOU


Domaines BUNAN


Château de BEAUPRÉ


Domaine de L’OLIVETTE


Famille SUMEIRE – Vignerons en Provence


Domaine CAMAÏSSETTE


Château MALHERBE


Domaine de TERREBRUNE

Choississez une région pour voir un autre classement :
ALSACE LANGUEDOC-ROUSILLON
BEAUJOLAIS PROVENCE-CORSE

BORDEAUX

BOURGOGNE

VAL DE LOIRE

CHAMPAGNE VALLEE DU RHONE
SUD-OUEST-PERIGORD

 

NOS 120 SITES THEMATIQUES

20 sur 20 (.com)
20-20 (.fr)
Achats Vins (.com)
Agenda du Vin (.com)
Amour du Vin (.com)
Bordeaux a du Talent
Bordeaux Attitude (.com)
Bordeaux Attitude (.fr)
Bourgogne Attitude (.com)
Bourgogne Attitude (.fr)
Champagne Attitude (.com)
Champagne Attitude (.fr)
Chateau Vin (.com)
Classement Bordeaux (.com)
Classement Bordeaux (.fr)
Classement des vins (.com)
Classement des vins (.fr)
Dussert Gerber (.com)
Grands Vins Bordeaux (.com)
Grands Vins Champagne (.com)
Guide Bordeaux (.net)
Guide Bourgogne (.com)
Guide Champagne (.com)
Guide des vins (.eu)
Guide des Vins (.info)
Guide des Vins (.net)
Guide des vins d’Alsace (.com)
Guide des vins d’Alsace (.fr)
Guide des vins de Bordeaux (.com)
Guide des vins de Bordeaux (.fr)
Guide des vins de Bourgogne (.com)
Guide des vins de Bourgogne (.fr)
Guide des vins de Champagne (.com)
Guide des vins de Champagne (.fr)
Guide des Vins de France (.com)
Guide des vins de Loire (.com)
Guide des vins de Loire (.fr)
Guide des vins du Beaujolais (.com)
Guide des vins du Languedoc (.com)
Guide des vins du Languedoc (.fr)
Guide des vins du Rh ne (.com)
Guide des vins du Rh ne (.fr)
Guide des vins du Sud-Ouest (.com)
Guide des vins du Sud-Ouest (.fr)
Guide du Champagne (.com)
Guide du Champagne (.fr)
Guide du vin (.eu)
Guide du vin (.net)
Guide Languedoc (.com)
Guide Languedoc (.fr)
Guide Loire (.com)
Guide Loire (.fr)
Guide Provence (.fr)
Guide Rhone (.com)
Guide Rhone (.fr)
La France a du talent (.com)
La France a du talent (.fr)
Le Vin en Direct (.fr)
Le Magazine du Vin (.com)
Le Magazine du Vin (.fr)
Les News du Vin (.com)
Les News du Vin (.fr)
Les Vins de Terroir (.com)
Les Vins de Terroir (.fr)
Mill simes (.info)
Mill simes Worlwide
Mundovino (.fr)
Palmar s des Vins (.com)
Palmar s des Vins (.fr)
Premiers Grands Vins (.com)
Premiers Grands Vins Classes (.com)
Terroir de Vins (.com)
Terroir de Vins (.fr)
Terroir Vins (.com)
Terroir Vins (.fr)
Terroirs de Bordeaux (.com)
Terroirs de Bordeaux (.fr)
Terroirs de Champagne (.com)
Terroirs de Champagne (.fr)
Terroirs de Loire (.com)
Terroirs de Loire (.fr)
Terroirs Languedoc (.com)
Terroirs Languedoc (.fr)
Terroirs Vins (.com)
Top Alsace (.fr)
Top Beaujolais (.com)
Top Bordeaux (.com)
Top Bordeaux (.fr)
Top Bourgogne (.com)
Top France (.info)
Top Languedoc (.com)
Top Loire (.com)
Top Rhone (.com)
Top Sud-Ouest (.com)
Top Vin (.fr)
Top Vins (.fr)
Top Vins de France (.com)
Top Vins de France (.fr)
Vignobles de Bordeaux (.fr)
Vin Alsace (.net)
Vin Beaujolais (.com)
Vin Bourgogne (.net)
Vin Champagne (.eu)
Vin Languedoc (.net)
Vin Loire (.net)
Vin Provence (.net)
Vin Rh ne (.fr)
Vin Sud Ouest (.com)
Vin Top (.fr)
Vins Bordeaux (.info)
Vins Coups de Coeur (.com)
Vins Terroir (.com)
Vins Terroir (.fr)
Vintage Dussert-Gerber (.eu)
Vintage Worldwide (.fr)
Votre Champagne (.com)
Votre Gironde (.com)
Web Vin (.com)
Web Vin (.fr)
Webvins (.fr)

Le Guide fête ses 40 ans !
Et, en quarante ans, les manipulations œnologiques, la mode, l’appât du gain… ont bien souvent mis en avant des propriétaires où le snobisme passe bien avant la modestie, cherchant les louanges ou les honneurs, investissant dans les vignes comme d’autres dans des terres à maïs… voulant nous faire croire qu’il suffit d’un beau chai pour faire un grand vin.
Un (vrai) vigneron bourguignon, alsacien, rhodanien, sancerrois, saint-émilionnais ou champenois… sait qu’il faut un terroir qui s’allie au talent. Et un terroir, c’est l’osmose d’un territoire, d’un sous-sol, d’une histoire, de cépages spécifiques, d’une gastronomie régionale, d’un climat…, un grand vin, en soi, cela n’existe pas : il n’y a que les vins racés, et les autres. Et l’homme ou la femme qui les élèvent, “signent” de leur main, une véritable création.
Cette année, encore, nous avons été les seuls à parcourir autant les vignobles, déguster, partager, prendre des photos, tourner des vidéos… bref, aller rencontrer, sur place, les hommes et les femmes de talent qui ne voient pas beaucoup de “chroniqueurs”, dont la plupart se pressent pour se faire inviter dans un cru à la mode bordelais ou à un cocktail parisien d’une marque champenoise… Pas notre genre : nous aimons trop ce monde du vin pour ne pas prendre le temps d’une visite chez les vignerons.
Voici ce qu’il faut retenir, région par région :
C’est toujours un réel plaisir de séjourner en Alsace, car tout ici concorde à une grande convivialité du vin, où chaque vigneron s’emploie à faire ressortir la typicité de son Riesling ici, de son Gewurztraminer là… Ici, la force des terroirs et la main de l’homme sont toujours en osmose. On ne peut d’ailleurs pas confondre un vin d’Alsace avec un autre cru. Et les Crémants sont désormais les meilleurs de France, vifs, floraux, de mousse crémeuse et fine, à des prix particulièrement doux.
La région bordelaise est toujours un grand vivier de vins typés, mais encore faut-il ne pas se faire avoir.
Dans le Médoc, intrinsèquement, un Margaux n’a rien à voir avec un Pauillac (ni même avec un autre Margaux, tant les sols sont différents dans l’appellation), un Saint-Julien doit refléter l’élégance quand c’est la structure qui signe un Saint-Estèphe… Les terroirs signent les vins : graves garonnaises à Saint-Julien, quartz et cailloux roulés à Saint-Estèphe, croupes de graves maigres à Pauillac, graviers et cailloux à Margaux, formation caillouteuse mêlée de sable et d’argile en Médoc… Pourtant, il est parfois bien difficile aujourd’hui de retrouver cela, tant certains crus sont “lissés” par des vinifications sophistiquées.
Pomerol comme à Lalande-de-Pomerol, on trouve les vins les plus chaleureux de la région bordelaise, où les senteurs de truffe se mêlent à la mûre, à la cannelle, à la cerise ou à la réglisse, la chair s’associant à une texture dense, ample, veloutée, le tout donnant des vins que les propriétaires élèvent à leur image, chaleureuse.
Saint-Emilion, on a accès, soit, à de vrais vins racés, du plus grand au plus abordable, marqués par des sols historiques, soit à des vins surcôtés, où les sols ont peu de réelle influence, beaucoup plus “signés” par des vinifications trop sophistiquées qui donnent, soit des vins très concentrés au détriment de la finesse, soit des vins “sans âme, ni vertu”, dépersonnalisés, que l’on peut confondre avec un Pessac ou un Bordeaux Supérieur.
Les “satellites”, c’est-à-dire les appellations Montagne, Puisseguin, Lussac et Saint-Georges, regorgent de vins remarquables, dont la plupart sont au même niveau qualitatif que des Saint-Emilion, mais bien moins chers !
Dans les Graves, il y a d’incontestables vins de très haut niveau, dans une gamme de prix large, mais il y a également des vins décevants, souvent à des prix incautionnables. Il est donc indispensable de s’attacher à la réelle typicité des terroirs et de soutenir les hommes et les femmes qui restent fidèles à cette éthique. En Pessac-Léognan comme en Graves, dans ces sols très spécifiques où l’on peut élever, à la fois, de grands vins rouges et blancs secs, on accède alors à une gamme exceptionnelle et à des prix doux, de 10 à 30 euros.
Des prix encore plus accessibles, on en trouve évidemment dans les appellations de Côtes. Les propriétaires talentueux se démarquent aisément des autres, et c’est ainsi depuis des décennies. Selon les expositions, les sols, la complémentarité des cépages (Merlot souvent prépondérant), on peut en effet passer du très beau au très simple. De Bayon à Saint-Magne-de-Castillon, de Tauriac à Gabarnac, les meilleurs signent de beaux vins de caractère, puissants ou soyeux, vifs ou suaves.
C’est la même chose en Bordeaux et Bordeaux Supérieurs, où nous soutenons depuis longtemps les efforts accomplis par une poignée de vignerons passionnés qui élèvent des vins qui surprennent lors de dégustations “à l’aveugle”, écrasant parfois des crus beaucoup plus chers et renommés. On accède alors à des vins typés par des sols très différents (on ne fait pas les mêmes vins à Mesterrieux, à Frontenac, à Arveyres ou à Génissac), à des prix particulièrement abordables.
En Liquoreux, Sauternes en tête, l’équilibre géologique et climatique en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu’est le botrytis cinerea. Ces vins rares, du plus liquoreux au plus fin, dont les prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts des propriétaires, méritent toujours d’être appréciés tout au long du repas, et pas uniquement à l’apéritif ou sur les desserts (pour avoir des idées d’accords : www.ideevins.com).
La Bourgogne est “la” région où le terroir est omniprésent. Qui ne s’est jamais promené sur la route des crus, comprenant la force des sols de mi-pente, notamment, ne peut pas comprendre ce qu’est un terroir digne de ce nom. Aucun autre vin blanc ne peut rivaliser avec ces Crus (Grands Crus ou Premiers) de Puligny-Montrachet, Meursault, ou Chablis, qui dévoilent une minéralité envoûtante, magique et tiennent 15, 20, 30 ans sans décevoir ! Et, en rouges (superbes dégustations sur place en Gevrey-Chambertin, Fixin, Auxey-Duresses, Vosne-Romanée, Chambolle-Musigny, Pommard), pour lesquels certains dégustateurs incompétents n’ont toujours pas encore compris que la couleur ou la concentration n’ont rien à voir avec un réel potentiel de garde, on ne peut qu’exciter ses papilles avec ces crus racés.
En Beaujolais, cette belle région vallonnée regorge de crus dont la qualité s’associe à des prix très sages. Les sols comptent ici, autant qu’ailleurs, et on le voit bien lors de nos visites en débouchant les flacons de ces vignerons qui associent talent et convivialité, en élevant des vins racés, qui font partie de la cour des grands.
Nous avons fait de nombreux déplacements en Champagne, où le travail accompli par beaucoup de vignerons et “petites” maisons est exceptionnel. On reconquiert les lettres de noblesse de son terroir, car la force des sols est bien réelle ici et vient s’allier à cet art exceptionnel de l’assemblage que chaque vigneron ou maître de chai va marquer de sa “patte”, créant une bouteille unique, que personne n’a réussi à égaler, partout dans le monde.
Les cuvées deviennent plus passionnantes les unes que les autres, à des prix fort sages quand on les compare aux aberrations d’autres vins tranquilles, chaque cépage est désormais mieux mis en avant selon son territoire, et l’on ne peut que s’en réjouir.
En Languedoc, les vins n’ont jamais été aussi bons. De Faugères en Minervois, des Corbières à Saint-Chinian, en passant par les Languedoc ou les Vins de Pays (IGP)… on aime ces producteurs passionnés qui élèvent des vins racés, historiquement marqués par des cépages spécifiques.. le tout donnant de vrais beaux vins typés, qui parviennent à un haut niveau qualitatif, en blancs comme en rouges.
Néanmoins, pas mal de prix de “micro-cuvées” sont aussi inadmissibles et vous ne retrouverez pas ces vins dans notre sélection.
Les meilleurs vins de Provence sont vraiment loin devant les autres, et ils sont ceux de ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni blanc…). Alors, dans les trois couleurs, on accède à des vins très parfumés, denses, qui se marient parfaitement avec les plats épicés de la région. Comme en Corse, où les coups de cœur sont réels.
Par contre, certains rapports qualité-prix sont tout bonnement inexcusables. Il faut noter le grand charme des blancs de Cassis et de Bandol, les Coteaux Varois, une appellation parvenue à maturité, et les Coteaux d’Aix qui doivent aussi montrer leur potentiel en rouge ou blanc, sans se contenter de faire d’excellents rosés.
En Sud-Ouest, également, lorsque l’on est un vigneron qui sait mettre en avant son terroir et la puissance de ses grands cépages historiques régionaux, on élève alors, de Gaillac à Cahors, de Bergerac à Madiran… on élève alors des vins racés et charmeurs, même si on constate un “amorphisme” certain de la part de nombreux producteurs. Dans cette région, les cépages et les sols ont une véritable influence, une véritable présence historique. De quoi montrer sa propre personnalité quand on en a comme c’est le cas à Cahors ou à Madiran. À quoi bon avoir de beaux cépages de caractère comme le Tannat, le Cot, La Négrette ou le Gros Manseng si c’est pour “lisser” les vins et les dépersonnaliser au point que l’on ne sait plus ce que l’on goûte ?
Dans le Val de Loire, nos dégustations sont toujours formidables : la région est en effet garante d’une typicité hors normes, grâce à ses grands cépages spécifiques (Chenin, Sauvignon, Cabernet franc…) qui s’expriment pleinement dans ces terroirs de silex, de tuffeau, de craie marneuse, de marnes kimméridgiennes…, parfaitement “chouchoutés” par ces vignerons passionnés et passionnants, qui s’attachent à conserver une authenticité rare. De Sancerre à Saumur, de Bourgueil à Pouilly, la palette est grande et belle.
Dans la Vallée du Rhône, de Châteauneuf-du-Pape à Vacqueyras, de Beaumes-de-Venise à Vinsobres, de Côte-Rôtie à Cairanne… c’est la grande régularité qualitative qui prime, avec des vins racés, chaleureux, dont le rapport qualité-prix-plaisir est exceptionnel. En blancs, les vins sont de plus en plus séduisants, quant les rouges déploient une authenticité forte, et c’est tout ce que l’on aime.
Les vins retenus dans le Guide devraient faire revenir sur terre ceux qui font des vins qui ne leur arrivent pas à la cheville, à des prix bien plus élevés. Les rendements trop limités, l’élevage abusif en barriques… ne sont pas forcément les meilleurs choix.
Mais gare aux dérives, car, on nous fabrique aussi (quel autre mot ?) pas mal de vins “sans terroir“ (la mode des rosés en est un bon exemple) : concentration, osmose inverse, levures, enzymes, beaux dossiers de presse, termes de dégustations alambiqués… il y a de quoi faire chez certains producteurs, sans s’étendre sur ce que l’on appelle “le boisé alternatif”, ces morceaux de chêne employés à outrance pour donner un goût à un breuvage.
Le vin, cela doit sentir le raisin, pas le bois !
Mais, pour accéder au plaisir, au “goût du vin” comme l’expliquait si justement le grand Emile Peynaud, vous aurez compris que le hasard n’a rien à voir là-dedans, ni la frime, ni la triche.
Des vignerons formidables, il y en a beaucoup en France, dans toute la gamme, du plus grand des grands vins au plus modeste, du plus cher (le prix n’est évidemment pas un gage de qualité, ne l’oubliez pas) au plus abordable. Et ceux-là, ceux qui élèvent les vins dont on a du mal à se passer, ces vignerons, humbles et talentueux, passionnés et passionnants, vous allez les retrouver dans le Guide !
Merci de votre fidélité.
Patrick DUSSERT-GERBER, Thibault DUSSERT et Mélodie BOILEAU

– Il n’y a pas de vin sans éthique. Cela consiste à ne pas se fourvoyer dans des opérations marketing extravagantes, ne pas se laisser prendre à la mode, qui, par définition, ne fait que passer. Et c’est surtout respecter les consommateurs, sans les abreuver de prix surestimés ou de produits “sans âme, ni vertu”. L’éthique, c’est croire en soi, avoir la foi, des valeurs, c’est la fidélité.

 

 

– On ne peut pas faire un bon vin sans élégance. L’arrogance, un accueil peu amène… sont des critères qui comptent pour décrypter les uns et les autres, dans toute les régions, du plus grand vin au plus modeste. Les vignerons Prix d’Honneur savent ce qu’ils ont à faire, se passent d’un magicien pour fabriquer une cuvée (très) spéciale, et ne perdent pas leur temps à frimer ou à jongler avec leurs tarifs… Respectant les anciens, ils travaillent, connaissent la force de leur sol, se servent à bon escient des techniques les plus modernes, sans perdre leur âme. Ils ont des valeurs, aiment leur vin, comme moi, comme vous.Et c’est tout ce qui compte.

 

 

– Un vrai vin est signé par l’humilité. Et être humble, ce n’est pas de la fausse modestie.On peut être fier, conquérant, et avoir les pieds sur terre, c’est-à-dire ne pas se prendre pour le messie.

 

IMPORTANT : pour mieux comprendre le top Vignerons
Accédez directement aux commentaires de dégustation en cliquant sur le nom

 

Prix d’Honneur

Chantale Bara (Paul Bara)
Pascal Bardoux
Céline et Jérome Bourgeois (Jean-Bernard Bourgeois)
Famille Bourgeois-Boulonnais
Famille Delescot (Edouard Brun)
Michel Drappier
Christine et Bertrand Fleury (Fleury-Gille)
Guy et François Larmandier
Daniel et Marie-Marjorie Laurent (Laurent-Gabriel)
Laurent Lequart
Bernard, Marie-France, Arnaud et Karine Margaine
Famille Payer
Olivier Piazza (Beaumont des Crayères)
Anthony Pointillard
Antoine et Dominique Tellier-Renaudin (Renaudin)
Jean-Pierre Vazart
Didier et Thierry Vesselle (Maurice Vesselle)

Prix d’Excellence

Alexandre Yann
Alain Bailly
Remi et Jean-René Brice
Jean-Luc et Romuald Camiat
Richard Cheurlin
Michaël et Sabrina Favier (Hubert Favier)
Famille Hautbois
Famille Phlipaux
Alexandre Ruffin
Cédric Vrain (Vrain-Auge)

Satisfecits

Benoît Barbier (Barbier-Roze)
Ignace Baron (Baron Fuenté)
Famille Bouché
Famille Dekeyne

 

Il n’y a que des millésimes plus délicats que d’autres. Les techniques ont évoluées dans le bon sens, les vignerons savent parfaitement anticiper, gérer leur vignoble. Néanmoins, il faut savoir expliquer la spécificité de telle ou telle année. Quand on goûte des 2002 ou 2004 en Médoc, ils sont meilleurs que le 2003 pour lequel tout le monde s’enthousiasmait ! C’est la même chose avec les 2014 ou 2011, souvent remarquables actuellement.

 

2017 : l’année a souvent été difficile, notamment à cause du gel ou de la grêle. Quand les vendanges se sont déroulées parcelle par parcelle afin d’essayer d’avoir la meilleure maturité, le millésime est très réussi, notamment à Bordeaux, et l’on peut le rapprocher du 2015, avec, néanmoins, un peu moins de puissance.
En Bourgogne, les blancs sont très bien réussis, avec une tension classique, des vins ronds qui sentent les agrumes (Chablis, Meursault, Puligny…), non loin des 2016. Les rouges (Gevrey-Chambertin, Fixin..) le sont tout autant, issus de vendanges précoces et d’une belle arrière-saison, qui ont grandement sauvées le millésime, les meilleurs se rapprochant du très grand 2010.
En Champagne, la “patte” du vigneron a été primordiale pour sortir une belle année, qualitativement et quantitativement, et les sélections ont du être rigoureuses, comme en Alsace
En Languedoc, très beau millésime 2017 pour les rouges, semblables aux 2015 et 2011. Comme dans le Rhône, où les blancs sont remarquables, très bien équilibrés en acidité, et les rouges garants d’un beau potentiel d’évolution.
Dans la Loire, l’attention des vignerons a été déterminante : les blancs (Sancerre, Pouilly-Fumé, Saumur) sont superbes, très séduisants, particulièrement élégants, avec beaucoup de minéralité. Les rouges sont tout aussi réussis, similaires au 2016.

 

2016 : partout, c’est un très grand millésime, supérieur au 2015 pour son homogénéité. La Bourgogne a signé l’une des plus belles années qui soient, dans les deux couleurs, comme Bordeaux, où la matière et la couleur sont omniprésentes et que l’on peut rapprocher du magnifique 2009. Beau potentiel de garde, comme dans le Rhône. Beau millésime également en Alsace.

 

2015, c’est un très grand millésime depuis cinq ans, toutes régions confondues.

– À Bordeaux, des pluies quand il le fallait, un bel ensoleillement, d’où sa couleur très fonçée, tirant sur le noir. Il a de bons degrés, est équilibré et long en bouche, ce sera un millésime de garde.

– En Bourgogne, les rouges sont d’une très belle maturité, aucune pourriture et un excellent équilibre entre sucre et acidité. Les vins sont soyeux, ont des tanins ronds avec une belle concentration. Les blancs sont gras, tirant sur le fruit.

– Dans le Rhône, pour les blancs comme pour les rouges, Quantité et qualité se rejoignent, les vins ont des degrés magnifiques et ont bénéficié d’une parfaite maturité. Le rouge peut être comparé aux 2010 : belle maturité, avec beaucoup de fruit, des tanins veloutés, un vin chaleureux, puissant, équilibré, très long en bouche.

La Provence (beaux rouges concentrés, rosés très fruités, avec beaucoup de finesse, blancs très expressifs, subtils et denses à la fois), la Corse, la Loire, l’Alsace et le Languedoc (équilibre et fraîcheur, acidité modérée, des vins très aromatiques, de belle évolution), le Sud-Ouest (rouges plus souples que le 2014), sont aux mêmes niveaux qualitatifs.

 

2014 : comme les 2008 ou 2011, il pâtit de sa position historique entre les deux millésimes qui l’encadrent.

– En rouges, il est pourtant excellent, classique : volume, structure, fruité, concentration, c’est un bon millésime de garde à Bordeaux (vraiment de très jolis vins, très belle couleur profonde, structure importante, sur le fruit, des tanins très mûrs, un très bel équilibre et un très bon potentiel de garde), en Bourgogne (belle année, sur le fruit grâce à un raisin bien mûr, avec une belle matière, facile à boire), et dans le Rhône ou le Sud-Ouest (où les tanins sont particulièrement équilibrés, un vin de garde).

La Loire (bel équilibre et des tanins soyeux, traduisant la bonne maturité du Cabernet franc, des vins fruités, précis) et la Provence suivent, et le Languedoc a signé un excellent millésime, où la fraîcheur se mêle au velouté, très agréable à déguster rapidement.

– En blancs, les liquoreux sont exceptionnels en Alsace, dans la Loire ou à Bordeaux, dans la lignée de l’extraordinaire 2007. Les blancs secs de ces mêmes régions sont très séducteurs : à Bordeaux, des taux records de sucre et de puissance se sont alliés à une fraîcheur séductrice, en Bourgogne, on est sur un vin minéral avec une belle tension, gras, d’une belle couleur claire.

 

2013 : c’est le plus difficile des 10 dernières années, c’est comme cela, et ce n’est pas de la faute des vignerons. Néanmoins, toutes les régions ne sont pas à la même enseigne. Les réussites sont dans le Guide, et, dans ce cas, ce sont de vrais vins “plaisir”.

– En rouges, le Languedoc, suivi de la Corse et de la Provence (beaux vins gourmands), ont réussi un excellent millésime. La Bourgogne et le Rhône s’en sortent relativement bien, Bordeaux et la Loire sont les deux entités qui ont le plus souffert. Les vins réussis dans ce (très) petit millésime se révèlent être assez délicats, et à boire rapidement. Globalement (les exceptions existent, naturellement), la région libournaise et Pessac-Léognan ont mieux réussi que le Médoc.

– En blancs, la Bourgogne et Bordeaux ont sorti un excellent millésime, comme l’Alsace ou la Vallée du Rhône.

 

2012 : c’est le plus surprenant, car on ne s’attendait pas à une telle évolution. C’est un millésime très homogène. S’il est déjà très bon à boire maintenant, grâce à sa belle acidité, il peut aussi se conserver.

– En rouges, il est superbe à Bordeaux comme en Bourgogne, un beau millésime classique et très équilibré. Le Rhône et la Loire peuvent en dire autant, même si les vins sont moins structurés, et la Provence a sorti des vins tout en finesse et souplesse.

– En blancs, l’ensemble des régions proposent un beau millésime avec, un cran au-dessus, l’Alsace, Bordeaux, la Bourgogne (très grand millésime, à Chablis comme dans la Côte de Beaune), et le Rhône. Les liquoreux ne sont pas bien enthousiasmants.

 

2011 : c’est une réussite partout, une très grande année en Languedoc, en Provence, dans le Rhône (parfaitement équilibré, belle couleur, tanins souples et structurés, semblable aux 2008 et 2000, qui était un beau millésime qui a très bien évolué), ou en Bourgogne, en blancs comme en rouges (beaucoup de fruit, des vins soutenus et assez tannique, de garde). Les liquoreux d’Alsace et de la Loire atteignent les sommets.

À Bordeaux, en rouge, un printemps chaud et sec, un été frais et ensuite, puis un très bel automne ont donné ce millésime séducteur, à la fois mature et distingué, on peut le rapprocher du beau 2008, tout aussi classique. C’est un très grand millésime en blanc sec comme en liquoreux.

 

 

 

 

CLIQUEZ ICI POUR TELECHARGER LE PDF HAUTE RESOLUTION

 

2010 : il fait partie, avec 2015 et 2009, de la splendide trilogie de ces vingt dernières années ! Très proche du 2009, il est plus fermé, et demande de la patience.

À Bordeaux, les rouges ont tout : belle robe rouge sombre, arômes de fruits noirs intenses, jolie fraîcheur en bouche, des tanins aux grains raffinés, une très belle structure, beaucoup d’ampleur, d’élégance, de finesse, un très grand millésime, très prometteur.

En Bourgogne, pour les rouges, vendanges fin septembre, très belle arrière-saison et des rendements très faibles, expliquent ces couleurs profondes et cette très bonne structure, des vins d’une grande maturité. En blancs, des vins bien équilibrés, qui se caractérisent par une belle minéralité, très charmeurs.

En Rhône, des vins colorés, avec de la mâche, une belle texture, beaucoup de fruité, de la puissance.

Les blancs secs comme les liquoreux sont à un très haut niveau en Alsace, dans le Sud-Ouest et dans la Loire, quant les rouges associent matière et distinction dans toutes les régions, particulièrement en Languedoc.

 

2009 : actuellement, c’est certainement le plus beau millésime qui soit, classique, à l’inverse d’un 2005, grand, certes, mais aussi atypique à cause de la chaleur intensive. En 2009, l’acidité est également présente, ce qui apporte cet équilibre entre la puissance et l’élégance, cette fraîcheur naturelle qui signe les vrais grands vins.
A Bordeaux, en Bourgogne, en blancs secs ou en liquoreux, ce millésime est réussi dans toutes les déclinaisons et dans l’ensemble des appellations.

– En rouges, Bordeaux et la Bourgogne atteignent vraiment les sommets, Le Rhône est également à l’origine d’un grandissime millésime.

– En blancs, la Bourgogne a sorti l’un de ses plus grands millésimes, dans la lignée du 2008 (garant d’une exemplaire minéralité), mais d’un style différent, les deux de garde, le 2009 provenant d’une année “solaire”, des vins racés, mûrs, remarquables, très sur le fruit, avec des notes toastées, grillées, un peu moins minéral. Le Rhône suit.

Dans toute la France, en librairies, gares, aéroports, grandes surfaces le 30 Août !

 

 

 

Aucun autre GUIDE sort à 12,90 € seulement (édition papier et pdf) !

 

ET
Aucun autre Guide a une telle présence et puissance sur le Net

 

ET
Aucun n’offre le Pdf du Guide pour smartphones et tablettes

 

ET
Aucun n’offre GRATUITEMENT la consultation de son Site

 

 

Auteurs Patrick DUSSERT-GERBER, Thibault DUSSERT et Mélodie BOILEAU

 

 

 

 

 

 

Le Guide fête ses 40 ans !
Et, en quarante ans, les manipulations œnologiques, la mode, l’appât du gain… ont bien souvent mis en avant des propriétaires où le snobisme passe bien avant la modestie, cherchant les louanges ou les honneurs, investissant dans les vignes comme d’autres dans des terres à maïs… voulant nous faire croire qu’il suffit d’un beau chai pour faire un grand vin.
Un (vrai) vigneron bourguignon, alsacien, rhodanien, sancerrois, saint-émilionnais ou champenois… sait qu’il faut un terroir qui s’allie au talent. Et un terroir, c’est l’osmose d’un territoire, d’un sous-sol, d’une histoire, de cépages spécifiques, d’une gastronomie régionale, d’un climat…, un grand vin, en soi, cela n’existe pas : il n’y a que les vins racés, et les autres. Et l’homme ou la femme qui les élèvent, “signent” de leur main, une véritable création.
Cette année, encore, nous avons été les seuls à parcourir autant les vignobles, déguster, partager, prendre des photos, tourner des vidéos… bref, aller rencontrer, sur place, les hommes et les femmes de talent qui ne voient pas beaucoup de “chroniqueurs”, dont la plupart se pressent pour se faire inviter dans un cru à la mode bordelais ou à un cocktail parisien d’une marque champenoise… Pas notre genre : nous aimons trop ce monde du vin pour ne pas prendre le temps d’une visite chez les vignerons.
Voici ce qu’il faut retenir, région par région :
C’est toujours un réel plaisir de séjourner en Alsace, car tout ici concorde à une grande convivialité du vin, où chaque vigneron s’emploie à faire ressortir la typicité de son Riesling ici, de son Gewurztraminer là… Ici, la force des terroirs et la main de l’homme sont toujours en osmose. On ne peut d’ailleurs pas confondre un vin d’Alsace avec un autre cru. Et les Crémants sont désormais les meilleurs de France, vifs, floraux, de mousse crémeuse et fine, à des prix particulièrement doux.
La région bordelaise est toujours un grand vivier de vins typés, mais encore faut-il ne pas se faire avoir.
Dans le Médoc, intrinsèquement, un Margaux n’a rien à voir avec un Pauillac (ni même avec un autre Margaux, tant les sols sont différents dans l’appellation), un Saint-Julien doit refléter l’élégance quand c’est la structure qui signe un Saint-Estèphe… Les terroirs signent les vins : graves garonnaises à Saint-Julien, quartz et cailloux roulés à Saint-Estèphe, croupes de graves maigres à Pauillac, graviers et cailloux à Margaux, formation caillouteuse mêlée de sable et d’argile en Médoc… Pourtant, il est parfois bien difficile aujourd’hui de retrouver cela, tant certains crus sont “lissés” par des vinifications sophistiquées.
Pomerol comme à Lalande-de-Pomerol, on trouve les vins les plus chaleureux de la région bordelaise, où les senteurs de truffe se mêlent à la mûre, à la cannelle, à la cerise ou à la réglisse, la chair s’associant à une texture dense, ample, veloutée, le tout donnant des vins que les propriétaires élèvent à leur image, chaleureuse.
Saint-Emilion, on a accès, soit, à de vrais vins racés, du plus grand au plus abordable, marqués par des sols historiques, soit à des vins surcôtés, où les sols ont peu de réelle influence, beaucoup plus “signés” par des vinifications trop sophistiquées qui donnent, soit des vins très concentrés au détriment de la finesse, soit des vins “sans âme, ni vertu”, dépersonnalisés, que l’on peut confondre avec un Pessac ou un Bordeaux Supérieur.
Les “satellites”, c’est-à-dire les appellations Montagne, Puisseguin, Lussac et Saint-Georges, regorgent de vins remarquables, dont la plupart sont au même niveau qualitatif que des Saint-Emilion, mais bien moins chers !
Dans les Graves, il y a d’incontestables vins de très haut niveau, dans une gamme de prix large, mais il y a également des vins décevants, souvent à des prix incautionnables. Il est donc indispensable de s’attacher à la réelle typicité des terroirs et de soutenir les hommes et les femmes qui restent fidèles à cette éthique. En Pessac-Léognan comme en Graves, dans ces sols très spécifiques où l’on peut élever, à la fois, de grands vins rouges et blancs secs, on accède alors à une gamme exceptionnelle et à des prix doux, de 10 à 30 euros.
Des prix encore plus accessibles, on en trouve évidemment dans les appellations de Côtes. Les propriétaires talentueux se démarquent aisément des autres, et c’est ainsi depuis des décennies. Selon les expositions, les sols, la complémentarité des cépages (Merlot souvent prépondérant), on peut en effet passer du très beau au très simple. De Bayon à Saint-Magne-de-Castillon, de Tauriac à Gabarnac, les meilleurs signent de beaux vins de caractère, puissants ou soyeux, vifs ou suaves.
C’est la même chose en Bordeaux et Bordeaux Supérieurs, où nous soutenons depuis longtemps les efforts accomplis par une poignée de vignerons passionnés qui élèvent des vins qui surprennent lors de dégustations “à l’aveugle”, écrasant parfois des crus beaucoup plus chers et renommés. On accède alors à des vins typés par des sols très différents (on ne fait pas les mêmes vins à Mesterrieux, à Frontenac, à Arveyres ou à Génissac), à des prix particulièrement abordables.
En Liquoreux, Sauternes en tête, l’équilibre géologique et climatique en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu’est le botrytis cinerea. Ces vins rares, du plus liquoreux au plus fin, dont les prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts des propriétaires, méritent toujours d’être appréciés tout au long du repas, et pas uniquement à l’apéritif ou sur les desserts (pour avoir des idées d’accords : www.ideevins.com).
La Bourgogne est “la” région où le terroir est omniprésent. Qui ne s’est jamais promené sur la route des crus, comprenant la force des sols de mi-pente, notamment, ne peut pas comprendre ce qu’est un terroir digne de ce nom. Aucun autre vin blanc ne peut rivaliser avec ces Crus (Grands Crus ou Premiers) de Puligny-Montrachet, Meursault, ou Chablis, qui dévoilent une minéralité envoûtante, magique et tiennent 15, 20, 30 ans sans décevoir ! Et, en rouges (superbes dégustations sur place en Gevrey-Chambertin, Fixin, Auxey-Duresses, Vosne-Romanée, Chambolle-Musigny, Pommard), pour lesquels certains dégustateurs incompétents n’ont toujours pas encore compris que la couleur ou la concentration n’ont rien à voir avec un réel potentiel de garde, on ne peut qu’exciter ses papilles avec ces crus racés.
En Beaujolais, cette belle région vallonnée regorge de crus dont la qualité s’associe à des prix très sages. Les sols comptent ici, autant qu’ailleurs, et on le voit bien lors de nos visites en débouchant les flacons de ces vignerons qui associent talent et convivialité, en élevant des vins racés, qui font partie de la cour des grands.
Nous avons fait de nombreux déplacements en Champagne, où le travail accompli par beaucoup de vignerons et “petites” maisons est exceptionnel. On reconquiert les lettres de noblesse de son terroir, car la force des sols est bien réelle ici et vient s’allier à cet art exceptionnel de l’assemblage que chaque vigneron ou maître de chai va marquer de sa “patte”, créant une bouteille unique, que personne n’a réussi à égaler, partout dans le monde.
Les cuvées deviennent plus passionnantes les unes que les autres, à des prix fort sages quand on les compare aux aberrations d’autres vins tranquilles, chaque cépage est désormais mieux mis en avant selon son territoire, et l’on ne peut que s’en réjouir.
En Languedoc, les vins n’ont jamais été aussi bons. De Faugères en Minervois, des Corbières à Saint-Chinian, en passant par les Languedoc ou les Vins de Pays (IGP)… on aime ces producteurs passionnés qui élèvent des vins racés, historiquement marqués par des cépages spécifiques.. le tout donnant de vrais beaux vins typés, qui parviennent à un haut niveau qualitatif, en blancs comme en rouges.
Néanmoins, pas mal de prix de “micro-cuvées” sont aussi inadmissibles et vous ne retrouverez pas ces vins dans notre sélection.
Les meilleurs vins de Provence sont vraiment loin devant les autres, et ils sont ceux de ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni blanc…). Alors, dans les trois couleurs, on accède à des vins très parfumés, denses, qui se marient parfaitement avec les plats épicés de la région. Comme en Corse, où les coups de cœur sont réels.
Par contre, certains rapports qualité-prix sont tout bonnement inexcusables. Il faut noter le grand charme des blancs de Cassis et de Bandol, les Coteaux Varois, une appellation parvenue à maturité, et les Coteaux d’Aix qui doivent aussi montrer leur potentiel en rouge ou blanc, sans se contenter de faire d’excellents rosés.
En Sud-Ouest, également, lorsque l’on est un vigneron qui sait mettre en avant son terroir et la puissance de ses grands cépages historiques régionaux, on élève alors, de Gaillac à Cahors, de Bergerac à Madiran… on élève alors des vins racés et charmeurs, même si on constate un “amorphisme” certain de la part de nombreux producteurs. Dans cette région, les cépages et les sols ont une véritable influence, une véritable présence historique. De quoi montrer sa propre personnalité quand on en a comme c’est le cas à Cahors ou à Madiran. À quoi bon avoir de beaux cépages de caractère comme le Tannat, le Cot, La Négrette ou le Gros Manseng si c’est pour “lisser” les vins et les dépersonnaliser au point que l’on ne sait plus ce que l’on goûte ?
Dans le Val de Loire, nos dégustations sont toujours formidables : la région est en effet garante d’une typicité hors normes, grâce à ses grands cépages spécifiques (Chenin, Sauvignon, Cabernet franc…) qui s’expriment pleinement dans ces terroirs de silex, de tuffeau, de craie marneuse, de marnes kimméridgiennes…, parfaitement “chouchoutés” par ces vignerons passionnés et passionnants, qui s’attachent à conserver une authenticité rare. De Sancerre à Saumur, de Bourgueil à Pouilly, la palette est grande et belle.
Dans la Vallée du Rhône, de Châteauneuf-du-Pape à Vacqueyras, de Beaumes-de-Venise à Vinsobres, de Côte-Rôtie à Cairanne… c’est la grande régularité qualitative qui prime, avec des vins racés, chaleureux, dont le rapport qualité-prix-plaisir est exceptionnel. En blancs, les vins sont de plus en plus séduisants, quant les rouges déploient une authenticité forte, et c’est tout ce que l’on aime.
Les vins retenus dans le Guide devraient faire revenir sur terre ceux qui font des vins qui ne leur arrivent pas à la cheville, à des prix bien plus élevés. Les rendements trop limités, l’élevage abusif en barriques… ne sont pas forcément les meilleurs choix.
Mais gare aux dérives, car, on nous fabrique aussi (quel autre mot ?) pas mal de vins “sans terroir“ (la mode des rosés en est un bon exemple) : concentration, osmose inverse, levures, enzymes, beaux dossiers de presse, termes de dégustations alambiqués… il y a de quoi faire chez certains producteurs, sans s’étendre sur ce que l’on appelle “le boisé alternatif”, ces morceaux de chêne employés à outrance pour donner un goût à un breuvage.
Le vin, cela doit sentir le raisin, pas le bois !
Mais, pour accéder au plaisir, au “goût du vin” comme l’expliquait si justement le grand Emile Peynaud, vous aurez compris que le hasard n’a rien à voir là-dedans, ni la frime, ni la triche.
Des vignerons formidables, il y en a beaucoup en France, dans toute la gamme, du plus grand des grands vins au plus modeste, du plus cher (le prix n’est évidemment pas un gage de qualité, ne l’oubliez pas) au plus abordable. Et ceux-là, ceux qui élèvent les vins dont on a du mal à se passer, ces vignerons, humbles et talentueux, passionnés et passionnants, vous allez les retrouver dans le Guide !
Merci de votre fidélité.
Patrick DUSSERT-GERBER

Dans toute la France, en librairies, gares, aéroports, grandes surfaces le 30 Août !

 

 

 

Aucun autre GUIDE sort à 12,90 € seulement (édition papier et pdf) !

 

ET
Aucun autre Guide a une telle présence et puissance sur le Net

 

ET
Aucun n’offre le Pdf du Guide pour smartphones et tablettes

 

ET
Aucun n’offre GRATUITEMENT la consultation de son Site

 

 

Auteurs Patrick DUSSERT-GERBER, Thibault DUSSERT et Mélodie BOILEAU

 

 

 

 

 

 

Le Guide fête ses 40 ans !
Et, en quarante ans, les manipulations œnologiques, la mode, l’appât du gain… ont bien souvent mis en avant des propriétaires où le snobisme passe bien avant la modestie, cherchant les louanges ou les honneurs, investissant dans les vignes comme d’autres dans des terres à maïs… voulant nous faire croire qu’il suffit d’un beau chai pour faire un grand vin.
Un (vrai) vigneron bourguignon, alsacien, rhodanien, sancerrois, saint-émilionnais ou champenois… sait qu’il faut un terroir qui s’allie au talent. Et un terroir, c’est l’osmose d’un territoire, d’un sous-sol, d’une histoire, de cépages spécifiques, d’une gastronomie régionale, d’un climat…, un grand vin, en soi, cela n’existe pas : il n’y a que les vins racés, et les autres. Et l’homme ou la femme qui les élèvent, “signent” de leur main, une véritable création.
Cette année, encore, nous avons été les seuls à parcourir autant les vignobles, déguster, partager, prendre des photos, tourner des vidéos… bref, aller rencontrer, sur place, les hommes et les femmes de talent qui ne voient pas beaucoup de “chroniqueurs”, dont la plupart se pressent pour se faire inviter dans un cru à la mode bordelais ou à un cocktail parisien d’une marque champenoise… Pas notre genre : nous aimons trop ce monde du vin pour ne pas prendre le temps d’une visite chez les vignerons.
Voici ce qu’il faut retenir, région par région :
C’est toujours un réel plaisir de séjourner en Alsace, car tout ici concorde à une grande convivialité du vin, où chaque vigneron s’emploie à faire ressortir la typicité de son Riesling ici, de son Gewurztraminer là… Ici, la force des terroirs et la main de l’homme sont toujours en osmose. On ne peut d’ailleurs pas confondre un vin d’Alsace avec un autre cru. Et les Crémants sont désormais les meilleurs de France, vifs, floraux, de mousse crémeuse et fine, à des prix particulièrement doux.
La région bordelaise est toujours un grand vivier de vins typés, mais encore faut-il ne pas se faire avoir.
Dans le Médoc, intrinsèquement, un Margaux n’a rien à voir avec un Pauillac (ni même avec un autre Margaux, tant les sols sont différents dans l’appellation), un Saint-Julien doit refléter l’élégance quand c’est la structure qui signe un Saint-Estèphe… Les terroirs signent les vins : graves garonnaises à Saint-Julien, quartz et cailloux roulés à Saint-Estèphe, croupes de graves maigres à Pauillac, graviers et cailloux à Margaux, formation caillouteuse mêlée de sable et d’argile en Médoc… Pourtant, il est parfois bien difficile aujourd’hui de retrouver cela, tant certains crus sont “lissés” par des vinifications sophistiquées.
Pomerol comme à Lalande-de-Pomerol, on trouve les vins les plus chaleureux de la région bordelaise, où les senteurs de truffe se mêlent à la mûre, à la cannelle, à la cerise ou à la réglisse, la chair s’associant à une texture dense, ample, veloutée, le tout donnant des vins que les propriétaires élèvent à leur image, chaleureuse.
Saint-Emilion, on a accès, soit, à de vrais vins racés, du plus grand au plus abordable, marqués par des sols historiques, soit à des vins surcôtés, où les sols ont peu de réelle influence, beaucoup plus “signés” par des vinifications trop sophistiquées qui donnent, soit des vins très concentrés au détriment de la finesse, soit des vins “sans âme, ni vertu”, dépersonnalisés, que l’on peut confondre avec un Pessac ou un Bordeaux Supérieur.
Les “satellites”, c’est-à-dire les appellations Montagne, Puisseguin, Lussac et Saint-Georges, regorgent de vins remarquables, dont la plupart sont au même niveau qualitatif que des Saint-Emilion, mais bien moins chers !
Dans les Graves, il y a d’incontestables vins de très haut niveau, dans une gamme de prix large, mais il y a également des vins décevants, souvent à des prix incautionnables. Il est donc indispensable de s’attacher à la réelle typicité des terroirs et de soutenir les hommes et les femmes qui restent fidèles à cette éthique. En Pessac-Léognan comme en Graves, dans ces sols très spécifiques où l’on peut élever, à la fois, de grands vins rouges et blancs secs, on accède alors à une gamme exceptionnelle et à des prix doux, de 10 à 30 euros.
Des prix encore plus accessibles, on en trouve évidemment dans les appellations de Côtes. Les propriétaires talentueux se démarquent aisément des autres, et c’est ainsi depuis des décennies. Selon les expositions, les sols, la complémentarité des cépages (Merlot souvent prépondérant), on peut en effet passer du très beau au très simple. De Bayon à Saint-Magne-de-Castillon, de Tauriac à Gabarnac, les meilleurs signent de beaux vins de caractère, puissants ou soyeux, vifs ou suaves.
C’est la même chose en Bordeaux et Bordeaux Supérieurs, où nous soutenons depuis longtemps les efforts accomplis par une poignée de vignerons passionnés qui élèvent des vins qui surprennent lors de dégustations “à l’aveugle”, écrasant parfois des crus beaucoup plus chers et renommés. On accède alors à des vins typés par des sols très différents (on ne fait pas les mêmes vins à Mesterrieux, à Frontenac, à Arveyres ou à Génissac), à des prix particulièrement abordables.
En Liquoreux, Sauternes en tête, l’équilibre géologique et climatique en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu’est le botrytis cinerea. Ces vins rares, du plus liquoreux au plus fin, dont les prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts des propriétaires, méritent toujours d’être appréciés tout au long du repas, et pas uniquement à l’apéritif ou sur les desserts (pour avoir des idées d’accords : www.ideevins.com).
La Bourgogne est “la” région où le terroir est omniprésent. Qui ne s’est jamais promené sur la route des crus, comprenant la force des sols de mi-pente, notamment, ne peut pas comprendre ce qu’est un terroir digne de ce nom. Aucun autre vin blanc ne peut rivaliser avec ces Crus (Grands Crus ou Premiers) de Puligny-Montrachet, Meursault, ou Chablis, qui dévoilent une minéralité envoûtante, magique et tiennent 15, 20, 30 ans sans décevoir ! Et, en rouges (superbes dégustations sur place en Gevrey-Chambertin, Fixin, Auxey-Duresses, Vosne-Romanée, Chambolle-Musigny, Pommard), pour lesquels certains dégustateurs incompétents n’ont toujours pas encore compris que la couleur ou la concentration n’ont rien à voir avec un réel potentiel de garde, on ne peut qu’exciter ses papilles avec ces crus racés.
En Beaujolais, cette belle région vallonnée regorge de crus dont la qualité s’associe à des prix très sages. Les sols comptent ici, autant qu’ailleurs, et on le voit bien lors de nos visites en débouchant les flacons de ces vignerons qui associent talent et convivialité, en élevant des vins racés, qui font partie de la cour des grands.
Nous avons fait de nombreux déplacements en Champagne, où le travail accompli par beaucoup de vignerons et “petites” maisons est exceptionnel. On reconquiert les lettres de noblesse de son terroir, car la force des sols est bien réelle ici et vient s’allier à cet art exceptionnel de l’assemblage que chaque vigneron ou maître de chai va marquer de sa “patte”, créant une bouteille unique, que personne n’a réussi à égaler, partout dans le monde.
Les cuvées deviennent plus passionnantes les unes que les autres, à des prix fort sages quand on les compare aux aberrations d’autres vins tranquilles, chaque cépage est désormais mieux mis en avant selon son territoire, et l’on ne peut que s’en réjouir.
En Languedoc, les vins n’ont jamais été aussi bons. De Faugères en Minervois, des Corbières à Saint-Chinian, en passant par les Languedoc ou les Vins de Pays (IGP)… on aime ces producteurs passionnés qui élèvent des vins racés, historiquement marqués par des cépages spécifiques.. le tout donnant de vrais beaux vins typés, qui parviennent à un haut niveau qualitatif, en blancs comme en rouges.
Néanmoins, pas mal de prix de “micro-cuvées” sont aussi inadmissibles et vous ne retrouverez pas ces vins dans notre sélection.
Les meilleurs vins de Provence sont vraiment loin devant les autres, et ils sont ceux de ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni blanc…). Alors, dans les trois couleurs, on accède à des vins très parfumés, denses, qui se marient parfaitement avec les plats épicés de la région. Comme en Corse, où les coups de cœur sont réels.
Par contre, certains rapports qualité-prix sont tout bonnement inexcusables. Il faut noter le grand charme des blancs de Cassis et de Bandol, les Coteaux Varois, une appellation parvenue à maturité, et les Coteaux d’Aix qui doivent aussi montrer leur potentiel en rouge ou blanc, sans se contenter de faire d’excellents rosés.
En Sud-Ouest, également, lorsque l’on est un vigneron qui sait mettre en avant son terroir et la puissance de ses grands cépages historiques régionaux, on élève alors, de Gaillac à Cahors, de Bergerac à Madiran… on élève alors des vins racés et charmeurs, même si on constate un “amorphisme” certain de la part de nombreux producteurs. Dans cette région, les cépages et les sols ont une véritable influence, une véritable présence historique. De quoi montrer sa propre personnalité quand on en a comme c’est le cas à Cahors ou à Madiran. À quoi bon avoir de beaux cépages de caractère comme le Tannat, le Cot, La Négrette ou le Gros Manseng si c’est pour “lisser” les vins et les dépersonnaliser au point que l’on ne sait plus ce que l’on goûte ?
Dans le Val de Loire, nos dégustations sont toujours formidables : la région est en effet garante d’une typicité hors normes, grâce à ses grands cépages spécifiques (Chenin, Sauvignon, Cabernet franc…) qui s’expriment pleinement dans ces terroirs de silex, de tuffeau, de craie marneuse, de marnes kimméridgiennes…, parfaitement “chouchoutés” par ces vignerons passionnés et passionnants, qui s’attachent à conserver une authenticité rare. De Sancerre à Saumur, de Bourgueil à Pouilly, la palette est grande et belle.
Dans la Vallée du Rhône, de Châteauneuf-du-Pape à Vacqueyras, de Beaumes-de-Venise à Vinsobres, de Côte-Rôtie à Cairanne… c’est la grande régularité qualitative qui prime, avec des vins racés, chaleureux, dont le rapport qualité-prix-plaisir est exceptionnel. En blancs, les vins sont de plus en plus séduisants, quant les rouges déploient une authenticité forte, et c’est tout ce que l’on aime.
Les vins retenus dans le Guide devraient faire revenir sur terre ceux qui font des vins qui ne leur arrivent pas à la cheville, à des prix bien plus élevés. Les rendements trop limités, l’élevage abusif en barriques… ne sont pas forcément les meilleurs choix.
Mais gare aux dérives, car, on nous fabrique aussi (quel autre mot ?) pas mal de vins “sans terroir“ (la mode des rosés en est un bon exemple) : concentration, osmose inverse, levures, enzymes, beaux dossiers de presse, termes de dégustations alambiqués… il y a de quoi faire chez certains producteurs, sans s’étendre sur ce que l’on appelle “le boisé alternatif”, ces morceaux de chêne employés à outrance pour donner un goût à un breuvage.
Le vin, cela doit sentir le raisin, pas le bois !
Mais, pour accéder au plaisir, au “goût du vin” comme l’expliquait si justement le grand Emile Peynaud, vous aurez compris que le hasard n’a rien à voir là-dedans, ni la frime, ni la triche.
Des vignerons formidables, il y en a beaucoup en France, dans toute la gamme, du plus grand des grands vins au plus modeste, du plus cher (le prix n’est évidemment pas un gage de qualité, ne l’oubliez pas) au plus abordable. Et ceux-là, ceux qui élèvent les vins dont on a du mal à se passer, ces vignerons, humbles et talentueux, passionnés et passionnants, vous allez les retrouver dans le Guide !
Merci de votre fidélité.
Patrick DUSSERT-GERBER

La caractéristique essentielle du terroir de Pomerol est de constituer, à lui seul, une entité, un ensemble géologique unique. Au long des millénaires, ont vu se succéder dépôts molassiques, sableux ou argileux, presque entièrement recouverts par la nappe alluviale de graves. Ce sont ces graves de surface plus ou moins compacte ou sablonneuse, et son sous-sol comportant des oxydes de fer, appelés régionalement “crasse de fer”, qui assurent aux vins leur personnalité. Des vins splendides, très typés par le Merlot, savoureux, de garde.

 

Vignobles et Domaines JANOUEIX Jean-FrançoisPOMEROL Vignobles et Domaines JANOUEIX Jean-François

Vignobles et Domaines JANOUEIX Jean-François 

(POMEROL)
Jean-François Janoueix
37, rue Pline Parmentier – BP 12
33506 Libourne
Téléphone :05 57 51 41 86
Email : info@j-janoueix-bordeaux.com
Site : www.josephjanoueix.com

Très grand Pomerol Château La Croix-Toulifaut 2015, avec ces connotations de cerise et d’humus, complexe et puissant, fondu en bouche, de couleur pourpre intense, aux taninssavoureux, très parfumé, associant gras et intensité, un vin généreux.  Aujourd’hui comme autrefois, les pélerins de Saint-Jacques ne manquent pas de se recueillir devant la belle croix de pierre érigée à proximité de La Croix Toulifaut. Le vignoble est remarquablement exposé sur le versant Sud du célèbre plateau de Pomerol.
On est également au sommet avec ce Pomerol Château La Croix 2015, très typé, corsé, aux tanins riches, au nez de mûre et de sous-bois, un vin riche en couleur comme en matière, dense et tenace qui associe structure et souplesse, de bouche dominée par la groseille et les épices. Depuis l’acquisition de La Croix par Joseph et Marie-Antoinette Janoueix, Château La Croix prend la valeur de symbole : celui de la pérennité à la tête de la propriété et sur trois siècles d’une élite viticole. La remise en état de la propriété témoigne bien de cette “façon Joseph Janoueix”, c’est à dire d’une synthèse viti-vinicole entre la modernité et la fidélité corrézienne à la terre. Vignoble de 11 ha, 90% Merlot et 10% Cabernet franc.
Le 2014, aux notes de fruits cuits (groseille, fraise des bois), fondu mais puissant en bouche, avec ces nuances de cassis et d’épices, associe rondeur et structure. Le 2012, aux nuances de petits fruits des bois (framboise, groseille), est ample, puissant et savoureux, très fin mais charnu, à dominante de rondeur, d’une longue finale, parfait aussi bien avec des bouchées aux cèpes que sur un pintadeau truffé. Superbe 2010, avec ces arômes de fruits surmûris, d’épices, de cuir, bien caractéristiques. Un vin charnu et bien charpenté, aux tanins riches et savoureux à la fois, de belle garde, évidemment. Dans la lignée, le 2009, de couleur pourprecharnu comme il se doit, aux tanins fermes et savoureux à la fois, très bien élevé, tout en nuances aromatiques avec des notes de poivre, de truffe, de griotte et d’épices, intense et charmeur, très typé.
Superbe 2008, de robe grenat soutenu, parfumé et persistant, aux tanins riches, très équilibrés, un vin corsé, aux notes de cassis mûr, d’épices et de fumé, très bien élevé, riche et savoureux en bouche.
On se fait aussi vraiment plaisir avec Saint-Émilion GCC Château Haut-Sarpe 2015, élevage sur lies jusqu’au printemps, puis 12 mois en barriques de chênefrançais, médaille d’Or au Concours Général Agricole de Paris, avec cette touche de griotte mûre au palais, est un vin dense, alliant souplesse et fraîcheur aromatique, aux tanins enrobés, très harmonieux. Le Château Haut-Sarpe, aménagé en côte et en bordure du plateau calcaire, est l’un des plus anciens et l’un des plus justement réputés de Saint-Émilion. Cet édifice de grand style, avec son pavillon central inspiré du Trianon, a belle allure; il est conforme à l’esprit de ce vinGrand Cru Classé, et très représentatif de l’essor viticole de Saint-Emilion au début du siècle et de la tradition de qualité que symbolisent, aujourd’hui comme hier, les enfants et les petits-enfants de Marie-Antoinette et de Joseph Janoueix.
Le 2014, au bouquet très développé avec des nuances épicées, est complet, aux tanins présents et harmonieux, riche en couleur.
Il y a encore le Saint-Emilion GC Château Vieux-Sarpe 2015, d’un beau rouge profond, aux notes épicées et légèrement toastées, de bouche riche et longue avec des tanins fondus, de bonne garde.
Il y a aussi le Castillon Côtes de Bordeaux Château La Gasparde 2015, de belle teinte grenat foncé, avec ce nez d’épices et de fruits rouges à noyau très mûrs, bien charpenté, parfumé en bouche, aux tanins bien présents mais soyeux. tout en subtilité, de couleur soutenue.


Château LAFLEUR du ROYPOMEROL Château LAFLEUR du ROY

Château LAFLEUR du ROY 

(POMEROL)
Laurent Dubost
Catusseau
33500 Pomerol
Téléphone :05 57 51 74 57
Email : sarl.dubost.l@wanadoo.fr
Site : fr.chateaux-dubost.com

Un domaine situé à 60 m d’altitude, exposé sud-ouest, avec des vieilles vignes d’environ 40 à 45 ans, et encépagement à prédominance de Merlot noir (85%), de Cabernet franc (10%) et de Cabernet-Sauvignon (5%).
Le vignoble bénéficie d’un sol de sable graveleux comportant une sous-couche abondante d’alios, appelée plus couramment dans la région “crasse de fer”.
Le vignoble n’est pas désherbé chimiquement mais travaillé régulièrement. Enfin, dans le souci de préserver la qualité de nos vins, les vendanges sont intégralement faites à la main, avec égrappage total. Les Châteaux de la famille Dubost ont été créés dès 1957 par Pâquerette et Yvon Dubost, ancien maire de Pomerol, fin connaisseur de l’histoire de la commune.
Aujourd’hui, c’est Laurent Dubost, leur fils, diplômé d’école d’agriculture, qui gère l’exploitation. Grâce à son travail et celui de son équipe, il place ses vins au tout premier plan de leur appellation respective : Château Lafleur du Roy à Pomerol, Château Bossuet en Bordeaux Supérieur, Château La Vallière à Lalande-de-Pomerol et Château Pâquerette en Bordeaux Blanc Sec.

Laurent Dubost nous indique que la récolte 2017 a été réduite en raison des conditions atmosphériques dans les 3 appellations : Bordeaux SupérieurPomerolet Lalande-de- Pomerol (22 hl/ha). Qualitativement, le millésime 2017 est bien réussi, il est rondfruité et se rapprocherait des 2009 et 2012.
Sur le marché en 2018 : un peu de 2013, 2014, 2015 et 2016 en Juillet. Il propose en primeur le 2017 en Mai-Juin.

Son Pomerol 2015, issu d’un terroir typique de sable graveleux comportant une sous-couche de crasse de fer (alios), avec des arômes de fruits noirs et d’épices, est un vin aux tanins veloutés de bouche ample et parfumée, tout en finale, généreux et persistant, de jolie structure.
Le 2014 est de couleur intense, au nez puissant marqué par des notes de fruits très mûrs (groseille, griotte) et de fumé, est dense et puissant en bouche. Le 2013 est tout en charme, souple, avec des notes de groseille surmûrie, bien corsé, bien ferme en bouche. Même propriétaire que le Bordeaux SupérieurChâteau Bossuet.


Château MAZEYRESPOMEROL Château MAZEYRES

Château MAZEYRES 

(POMEROL)
Direction : Alain Moueix
56, avenue Georges-Pompidou
33500 Libourne
Téléphone :05 57 51 00 48
Email : mazeyres@wanadoo.fr
Site : www.mazeyres.com

Voilà un très beau Pomerol 2015, 14 mois en barriques (30% de fûts neufs et 70% de fûts de un vin, 40 hl/ha), de robe grenat intense, au nez de fruits mûrs (griotte) avec quelques arômes de cuir et, en bouche, on retrouve les nuances de fruitsrouges avec un côté soyeux et une belle longueur, un grand vin alliant structure et velouté. “L’augmentation de la part de Cabernet franc (21%, colonne vertébrale) et l’arrivée du Petit Verdot (4%, acidité naturelle) dans l’assemblage, associé à la biodynamie (précision, élégance et fraîcheur) marquent une étape importante dans la définition tannique et aromatique de ce cru.”
Le 2014, très fin mais volumineux, coloré, où, au nez, se mêlent la griotte et l’humus, a une bouche séduisante dominée par les fruits à noyau et la réglisse. Le 2013 (12 hl/Ha seulement), pour lequel la sélection a été sévère, se goûte très bien, associant ampleur aromatique et finesse des tanins, avec des senteurs de fruits mûrs, de bouche harmonieuse. Le 2012, vraiment remarquable, est très typé Pomerol, au nez où s’entremêlent des notes d’épices et de fruits rouges mûrs, est un vin structuré, d’une bonne longueur en bouche, riche, très complexe. Le 2011, d’une grande fraîcheur, d’une grande netteté, de robe pourpre, est élégant aux tanins savoureux, très équilibré. Le 2010, plus dense, encore fermé, a un très joli nez où se décèlent les connotations de prune et de musc, un très beau vin qui associe puissance et distinction, très classique.
Le 2009, avec ce côté “fumé” classique des sols graveleux de Pomerol, est charmeur, plus rond, plus souple aux papilles, au nez de prune et de violette et une pointe d’épices, charnu en bouche, s’apprécie, notamment, sur des brochettes de filet mignon aux dattes et abricots secs ou un jarret de veau au citron.

Clos du PÈLERINPOMEROL Clos du PÈLERIN

Clos du PÈLERIN 

(POMEROL)
Norbert, Josette et Laetitia Égreteau
3, chemin de Sales
33500 Pomerol
Téléphone :05 57 74 03 66 et 06 45 02 35 59
Email : egreteau.norbert@orange.fr

Le vignoble est dans la famille depuis 3 générations (5 ha, essentiellement plantés de Merlot à 80 %, le Cabernet franc et le Cabernet-Sauvignon se partageant à parts égales les 20 % restants).
Nous avons la chance d’être sur une belle veine de terroir riche en crasse de fer, et nous avons aussi beaucoup de vieilles vignes, certaines ont même 50 ans, précise Norbert Égreteau. C’est leur fille cadette Laetitia qui reprend l’exploitation.
Plusieurs millésimes à la vente, dont des plus anciens parfaits aujourd’hui : 2007, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015.

Remarquable Pomerol 2015, charmeur, au nez subtil où dominent le cuir et le pruneau confit, d’une très jolie concentration en bouche, aux tanins bien réels et fins, légèrement épicé comme il se doit, de garde. Le 2014, corsé et gras, aux tanins bien présents et fondus à la fois, riche en couleur comme en matière, au nez de cerise et d’humus, un millésime très équilibré, classique. Le 2013, où la finesse prédomine, avec ces notes très caractéristiques de fruits légèrement confits, aux tanins amples, est tout en bouche, tout en charme. Le 2012, de couleur profonde, au nez de prune et de groseille, de bouche savoureuse, avec des tanins riches et veloutés à la fois, est ample et persistant aux papilles.
Excellent 2011, d’un beau rouge profond, au nez persistant, aux connotations d’humus et de petits fruits noirs bien mûrs, tout en finesse tannique, ample et de bonne structure.
Le 2007, de teinte grenat, chaleureux, au nez de fruits rouges surmûris et de violette, soyeux et charpenté, riche au nez comme en bouche, poursuit son excellente évolution, parfait avec un canard aux navets ou des escalopes de foie gras aux raisins.


Château PLINCEPOMEROL Château PLINCE

Château PLINCE 

(POMEROL)
Scev Moreau

33500 Libourne
Téléphone :05 57 51 68 77
Email : plince@aliceadsl.fr
Site : www.chateauplince.fr

D’une superficie de 8,7 ha, le vignoble est d’un seul tenant et se situe sur un sol de sable foncé largement pourvu en “crasse de fer”, ce qui contribue à la richesse du vin (74% Merlot, 26% Cabernet franc). Après une cuvaison en cuves ciment équipées d’un système de thermorégulation, la vinification (sous le contrôle de M. Toutoundji, œnologue) se fait pendant quinze mois en barriques de chêne dont un tiers est renouvelé chaque année. Le vin qui se caractérise par son moelleux et sa souplesse est un vin “qui plaît beaucoup aux dames”. La production moyenne est d’environ 4000 caisses de bois de 12 bouteilles et la commercialisation se fait principalement par le négoce et par vente directe.

Michel Moreau nous indique que le vignoble a été gelé à 40%, mais selon notre œnologue Stéphane Toutoundji, si la quantité est
moindre, il n’en demeure pas moins que le 2017 sera de très bonne facture : matière, densité, fruité, concentration sont bien là, et ce Millésime sera intéressant à suivre. Les ventes en 2018 se portent vers les 2015 et 2016, l’année du siècle, quantitativement et qualitativement, et quelques 2010 et 2009.

Son Pomerol 2015, élevé 12 mois en barriques, de couleur profonde, au nez de pruneau et de groseille, de bouche savoureuse, avec des tanins riches et veloutés à la fois, est un vin ample et structuré, d’une très belle persistance, de garde. Le 2014 développe un nez complexe de groseille et l’humus, ample et persistant en bouche, aux tanins harmonieux et riches, est très classique, de garde. Le 2013 est de belle robe soutenue et brillante, d’une très jolie concentration d’arômes (cassis, épices…), persistant et très bien équilibré. Le 2012, médaille d’Or au Concours Général Agricole, intense, épicé au nez, est velouté et structuré, de couleur profonde, avec cette bouche où prédominent le cassis bien mûr et le cuir, un vin que l’on peut déboucher sur une selle d’agneau rôtie à l’ail en chemise ou un salmis de bécasse, par exemple.
Très savoureux 2011, aux tanins soyeux, au nez intense de fruits (griotte) et de fleurs (pivoine), un vin très bien équilibré, de belle ampleur. Très beau 2010 , coloré et parfumé, volumineux et ample, d’une belle matière en bouche, aux notes de cuir et d’épices, qui allie distinction et richesse, de garde comme le 2009, avec ces notes de violette et de fumé, aux tanins souples, un vin gras et de belle charpente, harmonieux. Le 2008, au nez dominé par les épices et les petits fruits rouges à noyau, est un très joli vin, riche et parfumé en bouche, avec ces nuances subtiles de pruneau confit, qui mêle structure et velouté. Le 2007, classique, est de robe sombre, avec une belle matière présente et savoureuse, au nez dominé par le cassis, le cuir et la truffe, de belle garde. Après une médaille d’Or au concours Agricole de Paris pour le Millésime 2000, le Château Plince a obtenu cette même récompense pour le 2007.
Superbe 2006, de robe pourpre, intense, aux tanins amples, à la fois riche et souple, très équilibré, très charnu, au nez dominé par les fruits rouges et la truffe, de bouche puissante et fondue à la fois, exhalant des notes sauvages et persistantes.


Château de VALOISPOMEROL Château de VALOIS

Château de VALOIS 

(POMEROL)
Vignobles Leydet
Rouilledinat
33500 Libourne
Téléphone :05 57 51 19 77
Email : frederic.leydet@wanadoo.fr

Vignoble de 8,22 ha (âge des vignes 35 ans, 77% Merlot, 19% Cabernet franc, 3% Cabernet-Sauvignon et 1% Malbec). En Bio depuis 2015.
Coup de cœur pour son Pomerol 2015, parfumé, persistant, qui mêle finesse et richesse aromatique, au nez de pruneau, de cannelle et d’humus, de bouche veloutée, d’excellente évolution. Le 2014 est de robe intense, au nezpersistant (griotte, violette), très bien équilibrégras, aux tanins mûrs, riche en couleur comme en matière, aux nuances de fraise et d’humus, avec une pointe de poivre, un vin tout en bouche.
Goûtez aussi le Saint-Émilion Grand Cru Château Leydet Valentin 2015, dominé par les fruits rouges surmûris et les sous-bois, est un vin au nez intense, de bouche savoureuse, d’une belle robe pourpre, aux nuances de fruits (mûre, prune) et d’humus au palais.
Excellent 2014, corsé, au nez subtil marqué par des nuances persistantes de cassis et d’épices, aux tanins très élégants mais bien fermes, concentré mais tout en rondeur, parfait sur un chou farci aux châtaignes et au foie gras ou une poule au pot du Périgord.

 

Château BEAUREGARDPOMEROL Château BEAUREGARD

Château BEAUREGARD 

(POMEROL)
Directeur : Vincent Priou

33500 Pomerol
Téléphone :05 57 51 13 36
Email : beauregard@chateau-beauregard.com
Site : www.chateau-beauregard.com

Cette belle propriété d’un seul tenant bénéficie d’un emplacement privilégié sur le versant sud du célèbre plateau de Pomerol, sur un sol de gravesargileuses, de sables, de graviers et de crasse de fer en sous-sol. La famille Moulin a repris en 2014 cette propriété, ainsi que les trois autres vignobles, dont Bastor-Lamontagne.

Le 2015 est le premier millésime qui a été élevé et vinifié dans nos nouvelles installations, nous raconte Vincent Priou, le premier millésime de nos nouveauxpropriétaires, la famille Moulin. On voit bien dans le vin, dans le verre, le résultat du travail effectué depuis trois ans, des outils, process de vinification qui ont été utilisés. Que ce soient dans les vins Château Beauregard ou Benjamin de Beauregard, nous avons gagné en milieu de bouche, ce sont des vins tout en finesse, en délicatesse. Nous pouvons concrètement apprécier le résultat de tous les efforts d’investissements techniques qui ont été faits, l’effet gravitaire, le tri optique qui permet que seuls les meilleurs raisins soient sélectionnés, les cuves tronconiques, les pigeages très doux… J’étais vraiment curieux de vérifier l’impact de cet équipement sur la qualité du vin, et le 2015 en est l’illustration parfaite, le vin est plus précis, on a plus de volume en bouche, les arômes de fruits mûrs sont bien préservés et s’expriment pleinement, la finale est veloutée, persistante, on gagne en mâche, en profondeur, le vin est plus ample, plus complet, ce 2015 est vraiment exceptionnel.
Ces constatations sont aussi valables pour Benjamin de Beauregard, un vin vinifié dans le même chai, sa production représente 50%, 2015 est délicieux, complexe, peut-être plus accessible, un peu moins dense que Château Beauregard. Dans l’ensemble, 2015 est un vin très aromatique avec de la fraîcheur, un bel équilibre, des arômes persistants de fruits mûrs, beaucoup de charme, il est
d’ailleurs déjà très agréable à déguster
maintenant.
Château Pavillon Beauregard 2015, en Lalande de Pomerol, est très réussi, il a bénéficié de ce nouveau chai, l’apport de cette nouvelle technologie sur ce vin est encore plus marquant. C’est un vin “bonbon”, tout en rondeur, au volume fruité en bouche. Ce millésime 2015, assez solaire, participe à donner un côté plaisir au vin, on peut l’appréhender jeune et pour le consommateur d’aujourd’hui cela convient assez bien. Sur la rive droite, tous nos vins sont Bio, dans les vignobles de la rive gauche, tous nos vins seront Bio à partir du millésime 2016.

Voilà un très beau Pomerol 2015, 70% Merlot et 30% Cabernet francvignes de 35 ans en moyenne, parfumé en bouche, avec ces notes subtiles de pruneau confit, qui allie structure et velouté, un vin dense, tout en harmonie, riche au nez avec ces notes de mûre et d’humus, et des nuances de cuir et de prune en bouche. Le 2014, de robe intense, de bouche persistante avec ces arômes d’épices, de cuir et de myrtille, est d’une belle complexité au palais, aux nuances de fumé. Le 2013 (70% Merlot et 30% Cabernet francvignes de 35 ans en moyenne), parfumé en bouche, avec ces notes subtiles de pruneau confit, qui allie structure et velouté, est un vin tout en fruit, tout en charme. Le 2012, plus dense, associe charpente et distinction, au nez caractéristique où se devinent les fruits mûrs, l’humus et les épices, un vin racé, très typé, volumineux, de garde.
Beau 2011, coloré, alliant charpente et velouté aux papilles, très parfumé, très complexe, au nez comme en bouche, un grand vin qui poursuit son évolution et développe des arômes très séduisants de truffe et de groseille surmûrie au palais. Grandissime 2010 (75% Merlot et 25% Cabernet francvignes de 35 ans en moyenne), où la complexité est exacerbée, avec des nuances de cuir, de violette, de griotte confite, un vin aux tanins fermes et ronds à la fois, gras et corsé, racé, d’une très belle finale. Superbe 2009, de robe foncée, au nez légèrement épicé, ample, concentré, riche et parfumé au palais (griotte, mûre, humus), très charnu, d’une bonne longueur en bouche, aux tanins équilibrés et savoureux, de garde, bien sûr. Le 2008, très typé, associe une finesse tannique à une rondeur persistante, avec ces notes de fraise des bois surmûrie, un beau vin dense et velouté, aux tanins fermes mais distingués à la fois, de belle évolution.
Le Second Vin, le Benjamin de Beauregard, mêle puissance et distinction, il est charnu, d’une rondeur et d’une bouche persistantes, où dominent la prune et l’humus.
Goûtez le Lalande-de-Pomerol Pavillon de Beauregard 2015, de robe intense, aux tanins à la fois riches et souples, très équilibré, bien charnu, au nez dominé par les fruits rouges et la truffe, de bouche puissante. Voir le Château Bastor-Lamontagne, à Sauternes.


Château BELLEGRAVEPOMEROL Château BELLEGRAVE

Château BELLEGRAVE 

(POMEROL)
Jean-Marie et Pascal Bouldy
Lieu-dit René
33500 Pomerol
Téléphone :05 57 51 20 47
Email : chateaubellegrave@wanadoo.fr
Site : www.chateaubellegravepomerol.com

Cette propriété de 8,5 ha, sur un plateau de graves fines, 75% Merlot et 25% Cabernetfranc, appartient à la famille Bouldy de père en fils depuis plusieurs générations. Aurélie, la fille, travaille sur le domaine depuis deux ans (bureau, expédition), et Baptiste, le fils, depuis Août 2015 (vignechais et commerce). En Bio depuis 2001.
Vous allez apprécier ce superbe Pomerol 2015, épicé, généreux, aux tanins savoureux, ample et distingué, suave, dense, avec des nuances de mûre et d’humus, de bouche complexe. Le 2014, très typé, qui dégage un nez subtil où dominent la prune et les sous-bois, mêlant rondeur et structure, avec, en bouche, ces nuances de cerise, d’humus et de cannelle, est d’un bel équilibre, tout en nuances. Le 2013, très “sur le fruit”, où dominent des notes de cassis, de griotte et d’épices, est un vin savoureux, parfait avec un bœuf sauce Périgueux ou des cèpes à la bordelaise.
Remarquable 2012, tout en bouche, avec des nuances de cuir et de griotte confite, un vin gras et corsé, ferme et persistant, de très bonne évolution. Le 2011 dégage un nez riche et subtil dominé par les petits fruits rouges cuits, un vin tout en harmonie, structuré, généreux, très aromatique, avec des tanins mûrs.
Le 2010 est l’une des plus belles réussites du Château, de couleur grenat profond, un grand vin très équilibré, au nez comme en bouche, avec des nuances de groseille, de cassis et de truffe, avec des tanins riches, à la fois puissants et savoureux.
On poursuit avec ce remarquable 2009, charnu et charpenté, de bouche ample, au nez complexe (cuir, mûre, poivre), tout en puissance et finesse, un vin de belle couleur. Le 2008, où se mêlent la griotte et l’humus, est un vin classique comme nous les aimons, intense, de très bonne charpente, de belle matière où se développent des notes prononcées et persistantes de petits fruits noirs.
Le 2007 se goûte très bien, aux nuances de cerise noire et de poivre, de belle structure, un vin bien charnu et bien typé.

Château CERTAN de MAY de CERTANPOMEROL Château CERTAN de MAY de CERTAN

Château CERTAN de MAY de CERTAN 

(POMEROL)
Odette, Jean-Luc, Patrick, et Isabelle Barreau

33500 Pomerol
Téléphone :05 57 51 41 53
Email : chateau.certan-de-may@wanadoo.fr

À la tête des Premiers Grands Vins Classés. “Nous cultivons en Terras Vitis, nous explique Jean-Luc Barreau, donc de façon très raisonnée et parcimonieuse, nous avons d’ailleurs beaucoup d’insectes dans le vignoble. Nous avons la volonté de préserver ce patrimoine et de le faire perdurer. Je suis très concerné par la culture bio, cela fait déjà 12 ans que nous sommes certifiés Terra Vitis avec un cahier des charges à respecter. Il faut parfois jongler et accepter de faire tomber quelques grains, l’exposition des vignes… plusieurs paramètres ont joué en notre faveur. Depuis 20 ans, nous avons tous les moyens pour mieux maîtriser nos vignes et il faut être raisonnable sur les rendements, c’est fondamental pour la qualité des Vins. Tout se joue avec l’équilibre par pied de vigne: dimension des grappes, vendanges vertes, état sanitaire, aération pour éviter les maladies… Il faut savoir prendre les bonnes décisions et réagir vite. Je travaille avec passion en pratiquant une politique volontariste de qualité. Pour moi, ce qui importe dans le vin, c’est le fruit, le bois booste un peu le vin mais c’est le fruit qui prime. Nous allons refaire le cuvier à Pomerol car je souhaite avoir l’infrastructure pour faire du parcellaire, j’ai fait faire des recherches sur le sous-sol (carottage de 1,5 m) de chaque parcelle de Certan de May par la Chambre d’Agriculture. C’est surprenant, il y a des graves tellement compactes que les racines ont du mal à descendre.

Beaucoup de travaux en ce moment au Château Certan de May de Certan, nous raconte Jean-Luc Barreau. Nous avons décidé de refaire entièrement nos installations, à commencer par le chai à barriques et le lieu de stockage, la climatisation… Il y a eu beaucoup d’évolution dans les techniques, donc on en profite pour investir pour une vingtaine d’années. Je tenais beaucoup à moderniser la réception de vendange. J’ai décidé de ne plus travailler en cagettes, cela demandait trop de main-d’œuvre, mais d’utiliser de préférence des petites bennes vibrantes, égreneur à la table de tri que je règlerai pour obtenir la meilleure qualité. Mon ancien équipement avait déjà plus de 10 ans et les équipements ont évolué, nous optons pour du matériel récent, plus sophistiqué. Nous gagnerons en précision et en efficacité. Pour exemple, je n’aurai plus que deux personnes à la table de tri au lieu de dix. Ces nouvelles technologies au tri des raisins donnent des résultats surprenants d’une précision remarquable. Nous aurons des petites cuves plus pratiques pour sélectionner les lots, ma vinification sera plus affinée. Ces nouvelles cuves réfrigérées en Inox permettront de descendre à très basse température, très rapidement. Les cuves que nous avions dataient des années 1980, cela prenait plus de 10 heures avant d’atteindre 13°, et, en plus, elles étaient très énergivores, ce qui ne correspond plus avec notre éthique environnementale. Les travaux ont commencé en Janvier et ce nouveau cuvier sera opérationnel pour la récolte 2018.
Ma production représente 15 000 bouteilles du premier vin et 8000 bouteilles du Second Vin, Croix de Certan.
Je suis très satisfait des 2016, c’est dû aussi au nouvel encépagement, 65% de Merlot, 31% de Cabernet franc et 4% de Cabernet-Sauvignon. Le 2016 présente une jolie structure, une très belle trame tannique, très élégante, une certaine sucrosité, c’est un vin d’une grande finesse. Je pense personnellement qu’ils sont en peu en-dessous des 2015. Si l’on compare, le 2015 est d’une structure un peu plus imposante, en tous cas, ces deux millésimes sont très réussis avec des différences toutefois. Le 2016 a un très joli potentiel, c’est un vin avec des tanins qui vont bien se fondre, un vin sur la finesse, plus que le 2015.
En 2017, nous avons eu le privilège de ne pas être touché par la gelée. Nous n’avons pas fait de gros rendements puisque nous sommes à 30hl/ha. Le vin, à l’élevage, présente des notes florales, ce sera un vin assez accessible tout en ayant une certaine tenue, un très joli vin.

En effet, voilà un formidable Pomerol 2015, au nez dominé par les fruits rouges à noyau et des notes de fumé, ample, racé et volumineux, avec, en bouche, des connotations de cannelle et de petits fruits rouges macérés (fraise, myrtille), complexe et savoureux, de grande évolution. Le 2014, avec ces notes de fruits mûrs (cerise noire, myrtille), et de réglisse, est très structuré en bouche, puissant mais tout en élégance, parfumé au palais. “En 2014, le vin présente des arômes de fruits croquants, une belle persistance aromatique. C’est un vin complexe, structuré, qu’il faudra attendre.” Le 2013 est réussi, plus léger, certes, de belle teinte rouge intense, au nez marqué par des arômes de mûre et de réglisse, un vin ample (plus de Cabernet), persistant en bouche. “C’est un vin plaisir, d’une jolie couleur foncée, avec une belle fraîcheur aromatique. Je suis très satisfait de la qualité du 2013, un millésime de vigneron, il n’était pas facile, mais relever des défis, cela fait partie de notre métier !”
Le 2012 se goûte particulièrement bien, d’un joli pourpre foncé, un vin solide, complexe et corsé, avec ces notes subtiles de cerise et de pruneau confits, typé. Le 2011 est fin, de très belle robe d’un grenat profond, aux arômes de fruits rouges avec des notes fumées subtiles, parfait sur une omelette aux truffes ou un sauté de veau et de rognon à la crème.
Splendide 2010, d’une belle complexité aromatique fruité et élégant, bouche croquante, beaucoup de chair, un vin concentré en matière, aux tanins puissants et mûrs à la fois, très parfumé, dense et savoureux.
Formidable 2009, à la fois puissant et velouté, concentré et parfumé, aux connotations typiques de mûre et de sous-bois, de belle structure, de couleur grenat intense, distingué, aux nuances de cerise confite et d’humus en finale, un vin d’un grand équilibre, de garde. Le 2008, plus fermé, est bien représentatif de ce millésime classique bordelais, ferme, solide, de belle structure, encore jeune.
Très beau 2007, intense, d’une grande élégance, de couleur grenat, avec des notes subtiles de griotte, de truffe et de violette, un vin complexe et très persistant au palais. Superbe 2006, qui commence à peine à se dévoiler (les grands Vins demandent de la patience), riche en arômes, d’une belle structure avec beaucoup d’élégance, aux notes de fruits macérés et d’humus, très équilibré au nez comme en bouche, avec beaucoup de volume.
Exceptionnel 2005, dense, remarquable, de robe intense, de bouche persistante avec ces notes de kirsch, de cuir et de myrtille, d’une belle complexité, un très grand vin, très élégant, de garde. Mêmes propriétaires que le Lussac-Saint-­Émilion Château Poitou.


Clos RENÉPOMEROL Clos RENÉ

Clos RENÉ 

(POMEROL)
Jean-Marie Garde – Scea Garde-Lasserre

33500 Pomerol
Téléphone :05 57 51 10 41

Une propriété familiale de 15 ha (60% de Merlot, 30% de Cabernet franc et 10% de Malbec).
Vous allez aimer comme nous ce beau Pomerol 2015, puissant en bouche, corsécharpenté, avec des arômes intenses (cassis, sous-bois, cuir), d’un beau rouge profond, un vin dense, mais aux tanins fins, qui mêle structure et distinction. Le 2014, au nez subtil, avec ses notes très caractéristiques et très persistantes de fumé et de fraise cuite, de bouche pleine, associant structure et finesse, de robe intense. “En 2014, nous précise Jean-Marie Garde, nous avons une très belle cuvée où l’on retrouve les repaires des millésimes habituels. Qualité et quantité sont présentes. Les tanins sont soyeuxaimables, de jolis Merlots avec un apport de Cabernets pour une grande qualité.”
Le 2013, de robe pourpre, intense, est charnu, au nez dominé par les fruits rouges et la truffe, de bouche fondue, et s’apprécie actuellement avec des brochettes d’agneau ou une oie rôtie.
Très beau 2012, complexe, harmonieux, aux connotations fruitées et épicées, aux tanins mûrs et riches, classique, élégant, avec de la matière, de belle couleur soutenue. Le 2011 est velouté, au nez de prune et de violette et une pointe d’épices, charnu en bouche mais fin, tout en subtilité. Remarquable 2010, de robe pourpre, dense et très parfumé (mûre, humus), avec des tanins ronds mais présents, un vin au nez de fruits surûris, d’une finale intense et bien typé, un vin épicé, persistant, bien charpenté, de bouche souple et charnue à la fois. Le 2009, au nez de cassis et de truffe, aux tanins fermes, est bien charpenté, ample en bouche, un vin racé et dense, de Garde. Le 2008, dominé par le cassis et les sous-bois, est un vin puissant, harmonieux, aux notes fruitées et vanillées en finale, mêlant une bonne base tannique à une finesse persistante.

DUCLOTPOMEROL DUCLOT

DUCLOT 

(POMEROL)
Jean Moueix
3 place Rohan
33082 Bordeaux Cedex
Téléphone :05 56 48 01 29
Télécopie : 05 56 81 18 87
Email : contact@duclot-export.com
Site : www.chateaunet.com

Ariane Khaida dirige Duclot depuis trois ans. “Notre site internet Chateauprimeur est le seul site internet au monde dédié à la vente de vins en primeurs, faisant bénéficier nos clients de cet accès direct aux allocations des châteaux. Pour des achats aussi sensibles que les achats primeurs, pour lesquels il faut attendre de nombreux mois avant d’être livrés, la position de Duclot donne à nos clients une garantie incomparable : de disponibilité, de livraison, de provenance, d’authenticité, de qualité.

Château HAUT FERRANDPOMEROL Château HAUT FERRAND

Château HAUT FERRAND 

(POMEROL)
Henry Gasparoux et Fils
Chemin de la Commanderie
33500 Libourne
Téléphone :05 57 51 21 67
Email : contact@chateau-ferrand.com
Site : www.chateau-ferrand.com

Il y a 80 ans, Fernand Gasparoux, corrézien de souche et alors négociant en vins à Libourne, fit l’acquisition d’une propriété viticole de 4 ha dans une petite appellation d’origine contrôlée, Pomerol, qui ne possédait pas encore sa notoriété actuelle. Son nom, Château Ferrand, provient de la présence abondante de crasse de fer dans son sous-sol.
Les investissements soutenus et réguliers opérés depuis 30 ans permettent de disposer actuellement de locaux de vinification et d’élevage du vin des plus modernes. Le cuvier climatisé est équipé de cuves Inox thermo-régulées rendant possible les différentes étapes qui conduisent du raisin au vin : macération, fermentations, extraction en utilisant les techniques de vinification les plus modernes, les plus performantes et les plus sûres.
Quelque 250 barriques de chêne renouvelées par tiers chaque année permettent au vin de vieillir durant 12 à 18 mois en fonction des millésimes. Un espace a été aménagé dans les chais pour recevoir nos clients dans des conditions plus accueillantes. Egalement aménagement des cuviers.”

Hormis une perte de 55%, sur le Château Haut-Ferrand (45 hl/ha pour le Château Haut-Ferrand, 23 hl/ha pour le Château Ferrand), Henry Gasparoux est satisfait de la récolte, le millésime 2017 est fruité, coloré, avec des degrés plus faibles que le 2016 (13°) et se situe qualitativement entre le 2015 et le 2016. Seuls les 2016 sont proposés à la vente en 2018. Des travaux d’agrandissements sont prévus pour agrandir la salle de dégustation.

Vous allez aimer ce Pomerol 2015, marqué bien sûr par son Merlot très prédominant (80%, le reste en Cabernet franc, situés au centre et au nord du plateau de Pomerol, les sols sont composés de graves et d’argiles), élevé 18 mois en fûts de chêne renouvelés par tiers tous les ans, puissant mais tout en délicatesse, très parfumé, avec des senteurs de cerise, d’un beau rouge profond, concentré, ample, velouté et fruité en bouche, avec des tanins souples et enrobés, à prévoir, par exemple, sur des suprêmes de foies de volaille ou un paté chaud de canard sauvage en croûte.

 

La région du Médoc

Le vignoble s’étend du nord au sud sur quelque 80 km. Protégé de l’océan Atlantique par une importante forêt de pins, bordé par le vaste estuaire de la Gironde, le Médoc jouit d’un microclimat relativement chaud et humide, très propice à la ­culture de la vigne. On y compte huit appellations :

– Haut-Médoc. Superficie : 2.080 ha, 27% du vignoble médocain, 346 viticulteurs dont 195 en coopératives et 151 indépendants.

 

– Listrac-Médoc. Situé entre Moulis et Saint-Julien, le vignoble de Listrac (630 ha) possède trois croupes de graves pyrénéennes à l’ouest, une croupe de graves garonnaises à l’est et un plateau sur socle calcaire sur la partie centrale qui font la richesse de ce terroir frère de celui de Moulis. Les pentes naturelles favorisent le bon drainage des sols. La relative fraîcheur du climat, liée à la situation ventée et proche de la forêt, favorise la maturation lente et régulière propice aux grands vins. Les croupes graveleuses sont majoritairement plantées de Cabernet-Sauvignon, tandis que, sur le plateau calcaire, domine le Merlot.

– Margaux. À Margaux (1 500 ha) prédominent les graves garonnaises, sur un plateau central de 6 km de long sur 2 km de large. Au sud-est, le vignoble domine les terres basses de l’estuaire. Son versant oriental est légèrement échancré par des vallons secs qui le festonnent en croupes successives. Les graves de Margaux ont été étalées en nappe par une ancienne Garonne au Quaternaire ancien. De belle taille, elles sont associées à des galets de dimension moyenne qui constituent le plus bel ensemble günzien du Haut-Médoc. C’est sur cette nappe ancienne, qui repose sur un soubassement tertiaire calcaire ou argilo-marneux, que sont installés les meilleurs crus médocains. Beaucoup de graviers et de cailloux, des sols pauvres retenant mal l’eau, une vigne profondément enracinée, toutes les conditions de réussite sont réunies.

– Médoc ; Superficie : 5 700 ha, 29% du vignoble médocain, 613 viticulteurs dont 440 en coopératives et 173 indépendants.

 

– Moulis. À mi-chemin entre Margaux et Saint-Julien, l’appellation Moulis (630 ha) prend la forme d’un étroit ruban de 7 km de long, perpendiculaire à la Gironde. On y rencontre des graves garonnaises et pyrénéennes pures à l’argilo-calcaire.

– Pauillac (1 210 ha). Si le commerce portuaire est à l’origine de sa prospérité, il a fallu attendre le XVIIIe siècle et l’abandon du privilège de Bordeaux pour que Pauillac renaisse comme port du vin. Son modelé exceptionnel caractérise le terroir : le nombre élevé et le moutonnement de ses croupes en font une réussite morphologique tout à fait unique. Des conditions très favorables y ont facilité la dissection de la nappe de graves. Ces graves garonnaises, maigres, dont la pauvreté est l’essence même d’une grande richesse, bénéficient d’un drainage naturel très efficace (voir le Classement).

– Saint-Estèphe. L’appellation (1 230 ha) est située au centre du Médoc, tout près de l’estuaire de la Gironde, équidistante de Bordeaux et de la pointe de Grave. Son sol est caractérisé par la diversité remarquable de la composition de ses couches, conséquence de son modelé accidenté, et un excellent drainage naturel. Partout il est semé de quartz et de cailloux roulés, mêlés à une terre légère et sableuse en surface qui confère aux vins une finesse toute particulière. Quant au sous-sol, il est constitué du fameux calcaire qui affleure à l’ouest de la commune. Des vins très typés, marqués par leur terroir, intenses, du plus grand des grands crus à celui qui sera très abordable.

– Saint-Julien (920 ha).  Le terrain est pratiquement le même sur l’ensemble de la commune. Seule la proximité plus ou moins grande du fleuve peut entraîner quelques variations climatiques. En fait, la nappe de graves de Saint-Julien-Beychevelle prend la forme d’un grand rectangle de près de 5 km de longueur sur 3,5 km de largeur. Et la nappe alluviale est particulièrement bien disséquée en croupes de graves garonnaises du quaternaire ancien.

 

Château GRAND-PUY-LACOSTEPAUILLAC Château GRAND-PUY-LACOSTE

Château GRAND-PUY-LACOSTE 

(PAUILLAC)
Domaines François-Xavier Borie
BP 82
33250 Pauillac
Téléphone :05 56 59 06 66
Email : dfxb@domainesfxborie.com
Site : www.chateau-grand-puy-lacoste.com

Incontestablement au sommet. Le vignoble couvre 55 ha de vignes d’un seul tenant, âge moyen 38 ans, terroir de grosses graves profondes sur de superbes croupes typiques des grands terroirs du MédocCuvaison longue de 3 semaines, élevage en barriques de chêne français “grain fin”, dont 75% de bois neuf, élevage de 16 à 18 mois selon le millésime.
“Associé à notre connaissance approfondie du vignoble, parcelle par parcelle, tous nos derniers investissements nous permettent de très vite réagir les années un peu plus délicates, nous explique François-Xavier Borie. Nous ne regrettons surtout pas l’achat de matériel performant (tables de tris vibrantes, égrappage…), c’est ce qui fait la différence et permet d’optimiser le résultat. Nous n’avons pas vraiment changé notre méthode de vinification mais, grâce à une technique plus précise, nous l’avons améliorée sensiblement. Nous désirons nous donner les moyens de mener une viticulture plus perfectionniste.”
Formidable Pauillac 2015, un très beau vin de robe pourpre, volumineux, au nez dense avec des notes de violette, de réglisse et de pruneau, classique et concentré, mêlant puissance et distinction, finesse et structure, de garde. Remarquable 2014, de robe pourpreintense, aux tanins riches mais veloutés, très équilibrécharnu, élégant, au nez dominé par les fruits rouges et la truffe, de bouche puissante et fondue à la fois, d’évolution prometteuse.
Le 2013 est certainement l’une des plus jolies bouteilles de ce millésime, de grand charme, de jolie robe grenat soutenu, qui dégage un nezintense et subtil à la fois (groseille, humus), aux tanins soyeux, et développe au palais des connotations délicates de fruits noirs macérés, de cuir et de poivre. Le 2012 (76% Cabernet-Sauvignon, 24% Merlot), est remarquable, de couleur rouge sombre, corsé au nez comme en bouche, avec ses notes de fraise des bois surmûrie, de crème de cassis et de poivre, tout en complexité aromatique, aux tanins amples, tout en charme, un vin qui met en valeur son beau terroir de Pauillac. Le 2011, offre, une fois encore, un style structuré par une grande majorité de Cabernet-Sauvignon (78%), il présente une couleur rouge profonde et intense. Le bouquet dévoile des parfums très typiques de fruits noirs et de cassis complétés de notes légèrement épicées. L’attaque en bouche est précise, offrant une structure élégante et équilibrée.
Exceptionnel 2010, composé d’une très grande majorité de Cabernet-Sauvignon (83%) qui offre une couleur rouge profond. Le bouquet dévoile des parfums de cassis très mûrs, légèrement épicé révélant la belle maturité des raisins. L’attaque en bouche va crescendo, suave puis dense, se poursuit par une puissante structure tanique équilibrée. L’ensemble précis et complexe, enrobé d’une belle fraîcheur et d’une très longue persistance aromatique donnant beaucoup de classe à ce grand millésime.
Envoûtant 2009, qui présente une robe d’un rouge sombre intense. Le bouquet dévoile des arômes complexes de fruits et des notes de cassis très mûrs. L’attaque en bouche est précise, très dense, et développe une trame aux tanins suaves, élégants et charmeurs. L’ensemble forme une belle unité, alliant structure, pureté, finesse et fraîcheur. Le 2008, très représentatif du classicisme de ce grand millésime bordelais, est un grand vin très ferme, un vin tannique, associant structure et élégance, au bouquet concentré, aux nuances épicées, charnu, dense et velouté en bouche, vraiment très prometteur. Remarquable 2007, toujours très racé, au nez de prune et de framboise cuite, de robe grenat soutenu, un grand vin alliant puissance et souplesse, de bouche dominée par de très belles senteurs de fruits mûrs avec des notes de poivre, d’une grand subtilité, avec des tanins savoureux, très équilibré.

 

Château HAUT-MARBUZETSAINT-ESTÈPHE Château HAUT-MARBUZET

Château HAUT-MARBUZET 

(SAINT-ESTÈPHE)
Henri, Hugues et Bruno Duboscq
1, rue Saint-Vincent
33180 Saint-Estèphe
Téléphone :05 56 59 30 54
Email : infos@haut-marbuzet.net

 Au sommet, incontestablement, et cela vient récompenser un formidable rapport qualité-prix-plaisir. En effet, ce cru, marqué par la “patte” et la passion d’Henri Duboscq, renvoie à un jardin d’enfants un bon nombre de crus surbarriqués et beaucoup plus chers. Il faut dire qu’Henri, secondé par ses fils Bruno et Hugues, est particulièrement chaleureux et sait de quoi il parle quand on aborde le sujet de l’élevage en barriques ou du terroir.
Un vignoble de 66 ha, complanté à 50% de Cabernet-Sauvignon, 40% de Merlot, 5% de Cabernet franc et 5% de Petit Verdot. L’âge moyen des vignes est de 30 ans. Les vendanges sont manuelles avec recherche de surmaturité. Les vins sont élevés en barriques neuves pour chaque millésime, mais avec une maîtrise exceptionnelle pour choisir l’origine du bois et ne pas “abrutir” le vin, avec les essences à grain fin adaptées à son cru. Il faut dire qu’une expérience de quelque cinquante années, cela aide…
J’ai fait construire un chai de deuxième année d’élevage qui jouxte la vigne, nous dit Henri Duboscq, un joli bâtiment aux baies vitrées qui permettent de profiter de la proximité des vignes. Sont installées dans ce chai, des barriques qui sont au sol, ce qui permet des soutirages plus fréquents et plus faciles.

Formidable verticale sur place, des derniers millésimes à l’extravagant 1970.
Vous allez donc exciter vos papilles, avec ce Saint-Estèphe 2016, dense et corsé, aux notes fruitées, épicées, avec une belle concentration représentative du millésime, un vin charnu et structuré, de couleur pourpre, riche en arômes, où dominent en bouche les fruits rouges frais et une note poivrée, un vin qui mérite un peu de patience. Le 2015, de couleur grenat intense, bien charnu comme nous les aimons, aux notes de pruneau, un vin marqué par son équilibre et son harmonie, qui associe puissance et distinction, de garde, naturellement. Le 2014 sent les petits fruits cuits, mêlant puissance, typicité et souplesse, de robegrenat soutenu, très aromatique en bouche, aux tanins très équilibrés, classique et prometteur. Le 2013, bien corsé et savoureux, aux tanins riches, souples et très bien équilibrés, au nez intense (mûre, groseille, épices…), en bouche très parfumée, avec des notes de cerise mûre et de truffe, fondue et intense à la fois.
Superbe 2012, “chatoyant”, dit Henri Duboscq, d’une puissance en bouche, un grand vin, charmeur, très parfumé (griotte, humus…), mêlant exubérance au palais et finesse tannique avec une très jolie finale grillée, le style parfait de Haut-Marbuzet dans sa jeunesse.
Le 2011 est plus “Saint-Estèphe”, avec une belle structure, dense et persistant, bien corsé, qui sent bon la framboise, la prune et l’humus, d’excellente bouche. Très grand 2010, qui dégage un très beau nez intense, des tanins bien présents mais enrobés, un vin très équilibré, dense au palais, où dominent la fraisedes bois mûre et le poivre, mêlant structure et charnu, de grande garde. Le 2009 est splendide : de la finesse, de la complexité, de l’amplitude, un très grand vin où s’entremêlent la fraise des bois mûre, la griotte et l’humus, un vin corsé et gras, aux tanins bien présents et fondus à la fois, un millésime déjà très séducteur mais de grande évolution. On poursuit avec ce 2007, classique du millésime, ample, très parfumé, tout en souplesse, aux connotations de fruits, de cannelle et d’humus en bouche, un vin parfait, notamment, avec un rôti de veau en croûte ou des magrets de canard aux champignons.
Le 2006 semble se refermer, très typé par ce terroir de Saint-Estèphe, d’une complexité certaine, avec des nuances de myrtille et de grillé, de bouche puissante. Le 2005 se goûte très bien, dense, souple, structuré, au bouquet subtil et intense à la fois, un vin qui développe des arômes séduisants de cassiset de sous-bois, puissant.
Le 2004 est exceptionnel. Très parfumé, très complexe, aux nuances de fruits noirs macérés, de cuir et d’épices, de bouche charnue mais distinguée. Le 2002 est dans lignée, un beau vin ample, riche au nez comme aux papilles, avec ces notes de mûre et d’humus, aux tanins savoureux, coloré et dense.
Somptueux 2001, l’une des plus jolies bouteilles dégustées, à la fois très souple et dense, d’une grande ampleur, développant un nez envoûtant où les fruitscuits côtoient le poivre rose et le musc, d’une longue finale, idéal sur une cassolette de ris et rognons de veau à la moutarde ou un simple tournedos grillé.
On s’oriente ensuite vers ce qui fait la force d’un grand vin, sa capacité d’évolution, en faisant un “saut” vers ce 1990, d’une grande longueur, au nez comme en bouche, avec ce côté légèrement “rancio” qui lui va parfaitement, aux tanins généreux, avec cette bouche bien charnue, ample et séduisante. Le 1989 est plus “chaud”, dominée par les fruits à noyau et la cannelle, un vin que l’on appréciera sur un foie gras aux figues, par exemple. Le 1987 parvient à maturité, il est à son apogée.
Le 1986 est superbe, robe rouge teintée cerise noire, de bouche très équilibrée, au nez où se devinent les fruits mûrs, l’humus et les épices (cannelle, poivre), opulent, mêlant charpente et distinction, un très grand vin parfait avec un veau en cocotte aux épices ou une pastilla de pigeon. Le 1982 ne fait pas son âge, mêlant densité et harmonie, tout en nuances d’arômes, où dominent la réglisse et les épices, de bouche intense, vraiment remarquable. Le 1978 est très classique, et du millésime et de son terroir, où se décèlent des connotations de de fruits à noyau et de fumé, tout en bouche comme le 1975, surprenant par sa vivacité, sa couleur, son ampleur, comme ce grand 1970, lui aussi, d’une bouche dense, subtilement parfumée (champignons, cuir), avec des taninsraffinés, un vin qui emplit le palais. Voir également le Médoc Château Layauga-Duboscq.

 

Domaine de CARTUJACHAUT-MÉDOC Domaine de CARTUJAC

Domaine de CARTUJAC 

(HAUT-MÉDOC)
Bruno Saintout
20, Cartujac
33112 Saint-Laurent-Médoc
Téléphone :05 56 59 91 70
Email : contact@vignobles-saintout.fr
Site : www.vignobles-saintout.com

La famille Saintout, présente sur la commune de Saint-Laurent-Médoc depuis la fin du XVIIIe siècle, s’est installée au Domaine de Cartujac où elle élevait des moutons aux portes de la grande lande et cultivait déjà quelques arpents de vignes.

Le 2016, nous précise Bruno Saintout, représente l’année rêvée depuis 2009, gros volumes, maturité excellente des Merlots, état sanitaire parfait, plus homogène que le 2015, un millésime vraiment exceptionnel.
Il poursuit ses investissements pour parfaire toujours plus la qualité.

Son Haut-Médoc Cru Bourgeois Domaine de Cartujac 2015, vignoble de 10 ha, sols de graves graves, argilo-graveleux, Cabernet-Sauvignon, MerlotPetit Verdot, mêle finesse et richesse d’arômes, de bouche suave et veloutée, très parfumée (fruits rouges surmûris, cannelle), riche en couleur comme en charpente, d’une belle finale, un vin racé, de très belle évolution. Le 2014 est un vin plein, au nez de griotte confite, aux tanins intenses mais délicats, très équilibré au nez comme au palais, avec une finale de prune et d’humus, parfait sur un agneau aux pommes de terre nouvelles ou des rognons de veau à la bordelaise.
Superbe Saint-Julien Château la Bridane 2015, provenant d’un vignoble de 15 ha sur graves garonnaises (Cabernet-Sauvignon, MerlotPetit VerdotCabernet franc), un très beau vin, aux arômes persistants de petits fruits noirs mûrs avec des notes de cannellegénéreuxferme, très parfumé, qui marie élégamment une finesse tannique à une rondeur persistante. Le 2014, de robe soutenue, où s’entremêlent les saveurs de sous-bois et de fruits surmûris, aux tanins savoureux, est un grand vin typé, de bouche savoureuse, d’excellente garde.
Goûtez aussi son Médoc Cru Bourgeois Château du Périer 2014, vignobles de 7 ha de Cabernet-Sauvignon et Merlotsols similaires, de belle robe soutenue et brillante, d’une jolie concentration d’arômes (myrtille, épices…), ample, typé.


Domaine CHALET de GERMIGNANHAUT-MÉDOC Domaine CHALET de GERMIGNAN

Domaine CHALET de GERMIGNAN 

(HAUT-MÉDOC)
Luc Monlun
139, avenue de la Boétie ( Chai et Dégustation : 98, avenue de Germignan)
33320 Le-Taillan-Médoc
Téléphone :05 56 05 41 94 et 06 07 81 76 86
Email : contact@lesvignoblesdegermignan.fr
Site : www.lesvignoblesdegermignan.fr

Un domaine familial (6e génération) qui s’étend sur 7 ha. Il est composé de 4 grandes parcelles réparties sur les communes du Taillan-Médoc et Blanquefort. La particularité des sols (graveleux, sablonneux, argilo-graveleux) et sous- sols (graveleux, calcaires et argileux) a permis l’implantation de divers cépages ce qui en fait un des rares domaines comptant autant de variétés.
Coup de cœur pour ce Haut-Médoc 2015, fin, typé, de couleur profonde, au nez de mûre et de groseille, de bouche savoureuse, avec des tanins veloutés, un vin ample, d’une très belle persistance. Le 2014, où les Cabernets sont majoritaires, élevage de 18 mois en cuves et barriques dont 10 à 20% neuves, vinification traditionnelle en cuve Inox, mêle concentration aromatiquefinesse des tanins et puissance, avec des notes de fruits noirs cuits, de bouche harmonieuse et intense.
Le Haut-Médoc Origine 2014 est un vin tout en nuances d’arômes délicatement épicées, où dominent la mûre et le cassis, très riche au nez comme en bouche, de robe intense, aux tanins puissants, de très bonne garde, et peut commencer à s’apprécier avec, notamment, un lapin aux pruneaux ou un coq au vin.

Château de COUDOTHAUT-MÉDOC Château de COUDOT

Château de COUDOT 

(HAUT-MÉDOC)
Joël, Daniel et Rémy Blanchard
9, impassse de Coudot
33460 Cussac-Fort-Médoc
Téléphone :05 56 58 90 71
Email : ch.coudot@wanadoo.fr
Site : www.chateaudecoudot.fr

Le terroir du Château de Coudot est assis sur les deux types de graves que l’on rencontre sur Cussac Fort-Médoc : des graves du Mindel I et des graves du Mindel II. Le Cabernet-Sauvignon (60%) occupe les graves de la terrasse, le Merlot (35%) se plait dans les terres plus légères et le Cabernet franc (5%) trouve son équilibre sur des sols secs et bien drainés. Le vignoble dans la tradition médocaine : taille à deux astes avec trois bourgeons par aste, épamprages, effeuillages, vendanges en vert si nécessaire… Tous ces travaux sont effectués dans le plus grand respect de la vigne afin d’obtenir des raisins de la meilleure qualité possible. Les vignes sont alimentées exclusivement par des apports de matière organique naturelle déterminés en fonction d’analyses de sols régulières. Que ce soit pour la culture de la vigne ou dans les processus de vinification, le respect de l’environnement est un impératif pour les trois frères Blanchard, Joël, Daniel et Rémy.

Le Château Coudot a été épargné par le gel, nous dit Joël Blanchard. Nous avons cueilli de belles grappes de raisins très mûrs, ce qui nous donne des Cabernets fruités, bien colorés avec des degrés avoisinant 12,5 à 13°. Le millésime 2017 sera un excellent vin que je situerais entre le 2014 et le 2015. Cette année, nous mettons sur le marché les 2016.

C’est donc le moment d’apprécier comme nous ce beau Haut-Médoc 2016, issu de vignes d’une trentaine d’années, élevé 12 mois en barriques, avec des nuances de violette et de fraise des bois cuite, riche en couleur, classique, associant finesse et structure, séducteur, de garde. Le 2015 sent les petits fruits cuits, mêlant puissance, typicité et souplesse, de robe grenat soutenu, très aromatique en bouche, aux tanins très équilibrés. Le 2014 a des arômes aux connotations de cassis et de poivre, alliant couleur et matière, d’une jolie finale épicée, un vin très classique de ce joli millésime bordelais, avec un réel potentiel de garde.
La cuvée Excellence 2016 (parcellaire), de belle matière, aux tanins fermes, aux senteurs de fruits rouges, d’épices et de sous-bois, est un vin très prometteur.
Le 2015, aux tanins mûrs, très équilibrés, mêle charpente et souplesse, avec des senteurs complexes de prune et de réglisse, ample en bouche, de très bonne garde. Excellent 2014, aux tanins fermes et fins à la fois, gras, aux notes de fruits cuits, de cannelle et d’humus, très équilibré au nez comme en bouche, est un vin parfait avec des foies de poulet au raisin frais ou une épaule d’agneau braisée aux haricots.


Château DEVISE d'ARDILLEYHAUT-MÉDOC Château DEVISE d'ARDILLEY

Château DEVISE d’ARDILLEY 

(HAUT-MÉDOC)
Jacques et Madeleine Philippe
Vignobles Vimes – Philippe SAS – 5, Le Pateau
33112 Saint-Laurent-Médoc
Téléphone :05 57 75 14 26
Email : devise.dardilley@terre-net.fr
Site : www.chateaudevisedardilley.fr

Propriété rachetée en 2000 par Madeleine et Jacques Philippe qui réalisaient un rêve : elle, parce que d’origine bordelaise, retrouvait ses racines et, lui, ingénieur de formation, après une carrière dans un grand groupe de services désirait devenir vigneron. Rêve devenu réalité…
Leur Haut-Médoc Cru Bourgeois 2015 est vraiment excellent, aux nuances de cerise noire et d’humus, de bouche flatteuse et riche à la fois, où se mêlent la myrtille et l’humus, un vin classique comme nous les aimons, intense et complexe, de très bonne charpente.
Le 2014, de belle matière, au nez puissant de cassis, de musc et fumé, complet, avec des nuances en bouche de fruits surmûris et de poivre, bien persistant au palais. Le 2013 se goûte très bien, bien typé du millésime, un vin dense au nez comme en bouche, aux tanins soyeux. Beau 2012, aux tanins amples, à la fois riches et soyeux, aux notes de cassis mûr et de groseille, structuré, charnu, tout en bouche, qui poursuit une excellente évolution.

Château FONTESTEAUHAUT-MÉDOC Château FONTESTEAU

Château FONTESTEAU 

(HAUT-MÉDOC)
Dominique Fouin

33250 Saint-Sauveur
Téléphone :05 56 59 52 76
Email : info@fontesteau.com
Site : www.fontesteau.com

Le Château, bâti et fortifié au XIIIe avec les moellons arrachés aux terres qui l’entourent, a été entièrement rénové en 1997 et s’érige au sein d’un bel environnement naturel de 100 ha, dont 32 de vignes élevées dans les principes de lutte raisonnée qui minimisent l’emploi de produits de synthèse en intégrant les défenses naturelles de la vigne (60% Cabernet-Sauvignon, 29% Merlot noir, 10% Cabernet franc, 1% de Petit-Verdot). Terroir sablo-graveleux sur dalle calcaireVinification traditionnelle dans une cuverie moderne en Inox équipée d’une régulation thermique, cuvaison de 3 à 4 semaines, élevage de 12 mois dans quelque 700 barriques de chêne des meilleures origines françaises. Renouvellement de 25% de barriques neuves par an… Dominique Fouin apporte une attention particulière à l’état de ses ceps en remplaçant ceux qui méritent de l’être afin de maintenir toujours un niveau optimal, et propose 3 vins : Fontesteau, Messire de Fontesteau et Variation de Fontesteau.

Dominique Fouin nous dit, qu’en 2017, le Château Fontesteau a été marqué par le gel à 60%, d’où peu de volume, mais une qualité certaine. Le millésime2017 comporte de nombreux atouts : il est de belle couleursuavefruitétendre mais structuré, moins tannique que le 2016, et tout en élégance.
Julien Jonquet, Directeur technique, nous précise que les ventes pour 2018 se portent pour Château Fontesteau sur les 2015, 2014, 2013, 2012, 2011 et 2008.
Pour la cuvée Variation (plus tannique), ce sont les 2014, 2012, 2008 et 2007. Pour les Pauillac, le millésime 2014.
Le 2016 est parfait, une belle coloration, une acidité assez haute qui n’empêche pas un certain équilibre, des tanins très soyeux, la qualité est bien présente, mais quantité minimale. Le millésime 2016 est bien supérieur au 2015. Il n’y aura pas de cuvée Variation sur le 2016 car la qualité de la récolte est trop homogène. En projet, la construction d’une station d’épuration de traitement.

En effet, voilà un remarquable Haut-Médoc Cru Bourgeois 2016, 61% Cabernet-Sauvignon, 36% Merlot et 3% Cabernet franc, au nez à la fois complexe et intense dominé par les petits fruits noirs, aux tanins bien présents et savoureux, un vin tout en charpente, d’une finale persistante, de garde, naturellement. Le 2015, d’une belle couleur aux reflets violets, avec des nuances de groseille, de poivre et de cassis, un très joli vin, est charmeur et puissant à la fois, tout en bouche, de garde.
Le 2014 est très savoureux en bouche, structuré, bien marqué par son Terroirgras et persistant, intense en arômes comme en structure, avec ces nuances de cassis, de sous-bois et de réglisse. Joli 2013, de robe grenat, aux notes discrètes de sous-bois et de prune, qui mêle charpente et souplesse, bien typé, aux nuances de fraise des bois et d’épices au palais, de bouche à la fois puissante et velouté. Le 2012, de très belle robe d’un grenat profond, aux arômes de fruits rouges avec des notes fumées subtiles, est un vin chaleureux et riche, avec de la matière. Excellent 2011, qui développe des notes subtiles et intenses de petits fruits noirs cuits et de réglisse, un vin tout en bouche, à la robe foncée, légèrement épicé en finale, avec des tanins mûrs et une charpente ample.
Quant au 2008, parfait actuellement, ample, persistant au nez comme en bouche, gras, aux tanins mûrs et savoureux, avec des nuances de groseille et de fumé, c’est un vin très représentatif de ce grand millésime classique bordelais
Goûtez le Second Vin, le Haut-Médoc Variation de Fontesteau, équilibré, au nez expressif de cassis et de griotte, charnu, de bouche soyeuse, avec cette finale poivrée séduisante. Profitez également des sept chambres du gîte.


Château HENNEBELLEHAUT-MÉDOC Château HENNEBELLE

Château HENNEBELLE 

(HAUT-MÉDOC)
Pierre Bonastre
21, route de Pauillac
33460 Lamarque
Téléphone :05 56 58 94 07
Email : pierre.bonastre@wanadoo.fr
Site : www.chateau-hennebelle.com

Une propriété familiale de 11 ha de vignes, et des viticulteurs de père en fils depuis cinq générations, qui ont apporté leur savoir-faire et donné à leurs vinsune qualité croissante au fil du temps.
Son Haut-Médoc 2015 est de robe pourpre, au nez concentré (mûre et cassis), tout en charme, de bouche riche et harmonieuse, où l’on retrouve ces nuances fruitées et épicées, avec des tanins mûrs et pleins, classique. Le 2014 est de belle teinte rouge intense, au nez marqué par des arômes de mûre et de réglisse, un vin ample, chaleureux, très persistant en bouche. Joli 2013, de robe grenat, aux senteurs de prune et de mûre, de bouche équilibrée, idéal sur un pâté chaud de canard sauvage en croûte ou un rôti de bœuf farci aux pruneaux.
Le 2012 est excellent, bien typécharpenté, élégant, aux tanins denses, avec des senteurs de mûre et de musc. Le 2011, où se mêlent la griotte et l’humus, aux tanins soyeux, bien charpenté, de bouche séduisante dominée par les fruits à noyau et le fumé.
Beau 2010, intense en couleur comme en arômes, aux tanins présents, avec ces notes de mûre et de griotte, riche et généreux, de garde comme le 2009, au parfum de griotte et de sous-bois, d’une belle couleur profonde, de bouche puissante, très typé, un vin charnu.

Château HOURTIN-DUCASSEHAUT-MÉDOC Château HOURTIN-DUCASSE

Château HOURTIN-DUCASSE 

(HAUT-MÉDOC)
Michel et Marie-Noëlle Marengo
Scea des Vignobles Marengo – BP 89
33250 Pauillac
Téléphone :05 56 59 56 92 et 06 73 37 43 43
Email : contact@hourtin-ducasse.com
Site : www.hourtin-ducasse.com

Le Château produit un Haut-Médoc admis depuis 1932 au classement des crus bourgeois. La propriété comprend 24 ha de vignes âgées en moyenne de 15 à 20 ans, exploitées en agriculture de conservation.
“Depuis 10 ans, nous utilisons des méthodes et des produits naturels pour traiter nos plants, travailler nos sols, favoriser la diversité entre les rangs… et permettre aux vignes de se renforcer pour ainsi s’exprimer pleinement. Notre credo : produire un vin qui allie modernité et classicisme, élégance et finesse tout en révélant les spécificités de chaque millésime pour que chaque vendange exprime le meilleur du fruit.”

Au Château Hourtin-Ducasse, le gel nous a touchés à 70%, nous dit Michel Marengo. Pour les 30% restants, les fermentationsalcooliques et malolactiques se sont bien passées et cela donne un vin très fin, aux arômes de fruits frais, parfaitement réussi par rapport au stress que nous avons eu pendant toute la campagne.
Nombreux millésimes en vente en 2018 : du 2004 au 2016 (sauf le 2013).

Ce Haut-Médoc 2015 est très classique, au nez puissant, avec ses notes délicates de fruits rouges mûrs et de fumé, associant structure et élégance, un vinintense et distingué, de garde. Le 2014 est excellent, parfumé au nez (griotte, fumé), dense, tout en distinction, aux notes de cassis et de sous-bois au palais, aux tanins soyeux mais présents. Le 2011, de bouche ample, aux nuances de framboise, d’humus et de réglisse, d’une structure soutenue et bien charnue, est d’une finale savoureuse. Beau 2010, dense, aux nuances de fumé et de fraise des bois mûre, intense, de teinte foncée, au nez légèrement épicé (poivre rose), aux tanins bien présents, d’excellente garde comme ce 2009, classique, avec beaucoup de fruit, une belle matière, un vin charnu, parfumé, tout en bouche, d’excellente garde.
Le 2008 mêle puissance et distinction, très classique, aux puissants arômes de fruits rouges marqués par une finale de fraise et cerise, de bouche suave, soulignée par des tanins vifs mais étoffés. Le 2007, médaille de Bronze au concours Féminalise de Beaune, tout en charme, d’une belle ampleur, sent les fraises des bois et l’humus, un joli vincharpenté et souple à la fois.
Tout en bouche, le 2004 mêle concentration aromatique et souplesse, avec ces arômes caractéristiques d’épices et de griotte.


Château Le MEYNIEUHAUT-MÉDOC Château Le MEYNIEU

Château Le MEYNIEU 

(HAUT-MÉDOC)
Jacques Pedro
Domaines Pedro
33180 Vertheuil
Téléphone :05 56 73 32 10
Email : lesdomainespedro@orange.fr
Site : www.domaines-pedro.fr

Propriété de 45 ha dont 22 de vignes et une charmante demeure du XIXe siècle. Encépagement : 60% Cabernet-Sauvignon, 5% Cabernet franc et 35% Merlotvignes de 30 ans en moyenne.

Jacques Pedro peut se réjouir, le gel n’est pas apparu au Château Le Meynieu en 2017, tout est là : qualité et quantité ! Le millésime2017 est sur le fruit, gras, volumineux, des tanins fins, soyeux, un millésime qui s’apparente au 2015. Ventes en 2018 : les 2012, 2014, 2015.

Vous allez apprécier ce Haut-Médoc 2015, de base tannique importante et très équilibrée, dense, de robe soutenue, charnugras, au nez complexe et subtil à la fois, dominé par la griotte, la mûre et les sous-bois. Le 2014, de couleur rubis, tout en finesse comme il se doit, mêlant charpente et souplesse, aux senteurs de fruits rouges mûrs et de sous-bois. Le 2013, de belle robe rubis soutenu, est un vin très harmonieux, au nez de fruits rouges et une pointe d’épices, charnu en bouche, tout en subtilité.
Excellent 2012, qui a eu une médaille à Lyon en 2015, typé, développe un nez de fruits noirs surmûris, un vin ample, de jolie structure, légèrement épicé en finale, de bouche puissante et corsée. Remarquable 2011, de robe rubis profond aux reflets violets, au nez de prune, d’humus et d’épices, alliant finesse et charpente, aux tanins à la fois riches et soyeux, un vin qui emplit bien la bouche, bien typé.
Le Saint-Estèphe Château Lavillotte 2015, vignoble de 12 ha de vignes, 70% Cabernet-Sauvignon et 30% Merlotvignes de 30 ans, est un vin de couleur intense aux reflets noirs, aux puissants arômes de fruits rouges (mûre, fraise des bois…), d’épices, aux tanins bien enrobés mais équilibrés. Le 2014 dévoile un bouquet puissant de violette, de sous-bois et de cuir, un vin riche, souple et corsé à la fois, aux tanins savoureux, de belle complexité.


Château TOUR-DU-ROCHAUT-MÉDOC Château TOUR-DU-ROC

Château TOUR-DU-ROC 

(HAUT-MÉDOC)
Philippe et Emmanuel Robert
1, rue de l’Église
33460 Arcins
Téléphone :05 56 58 90 25
Email : tourduroc@wanadoo.fr
Site : www.chateautourduroc.fr

Situé à 4 kms au Nord de Margaux, le vignoble du Château Tour-du-Roc, propriété de la famille Robert depuis plusieurs générations, s’étend sur douze hectares de croupes graveleuses très bien exposées. L’encépagement se compose de 50% de Merlot et 50% de Cabernet-Sauvignon.
L’exploitation a conservé des méthodes traditionnelles de travail : taille Guyot double sans désherbage chimique, vendanges manuelles. La vinification est effectuée selon la tradition médocaine avec une cuvaison de trois semaines. L’élevage en fûts de chêne pendant douze mois est suivi d’un filtrage léger lors de la mise en bouteilles, laquelle a lieu au Château; autant d’atouts qui confèrent à ce Haut Médoc une grande qualité et une bonne aptitude au vieillissement.

Au Château Tour-du-Roc, Philippe Robert nous confirme la faible quantité de la récolte 2017, mais une qualité bien certaine : un vin bouquetécorsé, avec des degrés élevés qui se rapprocherait du millésime 2003. Ventes en 2018 : les millésimes 2014 et 2015.

Coup de cœur pour ce Haut-Médoc 2015, qui sent les petits fruits cuits, mêlant puissance, typicité et souplesse, de robe grenat soutenu, très aromatique en bouche, avec des nuances de cassis, de musc et de fumé, complet, charpenté et persistant, de garde naturellement. Le 2014, de très belle matière, aux connotations de cerise, de sous-bois et d’épices, un vin puissant mais déjà charmeur, qui mêle richesse et souplesse, généreux, de fort belle évolution, que l’on peut apprécier, par exemple, avec des aiguillettes de canettes aux fèves ou un chou farci aux châtaignes et au foie gras.


Château FOURCAS-DUPRÉLISTRAC Château FOURCAS-DUPRÉ

Château FOURCAS-DUPRÉ 

(LISTRAC)
Patrice Pagès
213, Fourcas-Est
33480 Listrac-Médoc
Téléphone :05 56 58 01 07
Email : info@fourcasdupre.com
Site : www.fourcasdupre.com

C’est avec Alex Laffont, œnophile éclairé et ami de toujours, que Guy Pagès rachète, le 24 Novembre 1970, les 2000 parts de la Sci et en devient le gérant. D’importants travaux sont alors engagés pour en faire l’une des valeurs sûres de son appellation. Listrac-Médoc est l’une des six appellations communales du Médoc….
En lui succédant en 1985, son fils, Patrice Pagès, conserve le même état d’esprit : minutie, savoir faire et passion. Ainsi, les vins du Château Fourcas Dupré n’ont cessé de progresser au cours des 30 dernières années. Reconnu par ses pairs, le Château Fourcas Dupré est membre de l’Union des Grands Crus de Bordeaux, de l’Académie du Vin de Bordeaux et de la Commanderie du Bontemps Médoc et GravesSauternes et Barsac

Pour Patrice Pagès, le 2015 est un millésime qui tient toutes ses promesses, nous avons eu des conditions climatiques quasi parfaites, une année chaude et ensoleillée, avec une période de sécheresse juste ce qu’il fallait avant les vendanges, le viticulteur que je suis était heureux.
C’est un millésime un peu différent, grande richesse, une acidité plutôt basse, un vin avec une structure tannique vraiment très harmonieuse, les tanins sont suaves, c’est vraiment une caractéristique du millésime, le fruité éclatant ! Ce 2015 plaira au plus grand nombre grâce à la douceur de ses tanins et à l’expression du fruit très agréable, il est très séduisant.
Le 2016 est un très grand millésime qui ne s’est révélé qu’à la fin car les conditions climatiques ont été un peu difficiles. Après une grande sécheresse, il y a eu une pluie mi- septembre très libératrice, si je puis dire, qui a donné une “respiration” à la vigne. Nous avons vendangé du 3 au 18 Octobre et avons donc eu l’effet bénéfique de cette pluie.
Les raisins avaient une constitution idéale, c’est un grand millésime typiquement médocain qui a une belle aptitude de garde.
Nous élaborons un vin blanc Château Fourcas Dupré depuis 4 ans, une petite production de seulement 7000 bouteilles. Il y avait une tradition de vigneblanche à Listrac, liée à la nature des sols, nous avons un terroir argilo-calcaire où les Sémillons et Sauvignons se plaisent particulièrement bien sur ce type de sol. Nous avons deux parcelles qui apportent des résultats très satisfaisants, l’effet terroir fonctionne merveilleusement bien. Nous sommes très exigeants car nous vinifions la totalité en barriques neuves durant
8 mois avec bâtonnages, nous recherchons à produire des vins qui ont de la chair et la capacité à vieillir. Nous proposons le 2016, et le 2017 est en cours d’élevage.

En effet, voilà un remarquable Listrac Médoc 2015, de couleur prononcée, aux tanins mûrs, bien corsé, avec ce nez de fruits surmûris et d’humus, de bonne bouche, bien persistant en finale, à dominante de fraise des bois cuite et d’humus. Le 2014, au nez où s’entremêlent des notes d’épices et de fruits rouges mûrs, est un vin structuré, d’une bonne longueur en bouche, riche, très complexe.
Excellent 2013, au bouquet de cassis et d’humus, un vin charmeur, de jolie structure, très parfumé en bouche, très fin, aux saveurs intenses à dominante de fruits macérés. Le 2012, parfumé (framboiseprunehumus), est un vin très classique, de bouche soyeuse mais corsée.
Goûtez le Listrac Médoc cuvée Hautes Terres (belle étiquette orange, version contemporaine du grand vin), 54% Merlot et 46% Cabernet-Sauvignon, avec de la charpente, aux senteurs de griotte et d’humus, subtilement poivré en finale. Quant au Bordeaux Grand Vin blanc Sec 2016, 67% Sauvignon blanc et 33% Sémillon, de robe jaune d’or, il est riche au nez, d’une jolie complexité d’arômes où l’on retrouve des notes de noix, de citron et de pêche.


Château MAYNE LALANDELISTRAC Château MAYNE LALANDE

Château MAYNE LALANDE 

(LISTRAC)
Bernard Lartigue
7, route du Mayne
33480 Listrac-Médoc
Téléphone :05 56 58 27 63
Email : blartigue2@wanadoo.fr
Site : www.chateau-mayne-lalande.com

“Le terroir de Listrac, explique Bernard Lartigue, se décompose géologiquement de la façon suivante : 50% de la surface viticole est composée de graves garonnaises et pyrénéennes, et 50% de terre argilo-calcaire. Les Cabernets-Sauvignons, Cabernets francs et Petit Verdot sont plantés sur les sols les plus chauds, graveleux, avec des porte-greffes à cycles courts afin d’optimiser la maturité de ces cépages plus tardifs.
Les Merlots sont sur les sols argilo-calcaires où ils s’adaptent le mieux. Pour élaborer un très grand vin, le travail commence bien entendu à la vigne : une grande connaissance de son terroir, et de chaque parcelle, le respect du travail traditionnel au sol (enherbement, aération du sol pour faciliter la vie microbienne, charge de raisin limitée pour atteindre des rendements raisonnés…), des vendanges vertes, l’effeuillage manuel, l’apport de fumure à dose très homéopathique après analyses, pas d’apport de matière azoté…”
Son Listrac Médoc 2015, d’une belle couleur profonde avec des arômes de fruits frais et de poivre, souple et ample en bouche, est d’un bel équilibre, au nez complexe à dominante de prune et d’humus, aux tanins bien présents, d’une finale dense avec cette saveur d’épices persistante. Le 2014, 60% Cabernet-Sauvignon, 30% Merlot, 5% Cabernet franc, 5% Petit Verdot, fort bien élevé en barriques (30% de barriques neuves) est riche en bouquet comme en matière, aux tanins équilibrés, complet, élégant, tout en bouche, aux nuances de cassis, de truffe et d’humus.
Le 2013 est très réussi, élégant, aux tanins riches et veloutés à la fois, tout en finesse aromatique (cuir, groseille…), un vin de robe grenat soutenu, corsé. Le 2012, particulièrement savoureux, de belle robe pourpre soutenu, aux notes de framboise et de cannelle, est d’une grande harmonie, très parfumé, séveux, un vin généreux et persistant, parfait sur un curry de mouton ou un confit d’oie. Le 2011 (50% de barriques neuves) est tout en bouche, à dominante de rondeur, ferme, tout en nuances aromatiques (cerise noire, cannelle…), de très bonne évolution. Le 2010 (50% de barriques neuves), de bouche riche, aux senteurs de mûre et d’humus, aux tanins équilibrés, est gras, distingué, de bouche flatteuse et riche à la fois, où l’on retrouve le fumé et la cannelle en finale. Belles chambres d’hôtes.


Château DESMIRAILMARGAUX Château DESMIRAIL

Château DESMIRAIL 

(MARGAUX)
Denis Lurton
28, avenue de la Vème République
33460 Cantenac
Téléphone :05 57 88 34 33
Email : contact@desmirail.com
Site : www.desmirail.com

Le Château, troisième Grand Cru Classé en 1855, bénéficie d’une situation exceptionnelle, en bordure de la célèbre Route des Châteaux. Derrière un majestueux portail de marbre rose se devinent une élégante chartreuse du XVIIIème siècle et un cuvier médocain typique de la fin du XIXe. Depuis 1992, Denis Lurton prolonge l’oeuvre de son père Lucien et apporte tous ses soins à l’élaboration de ce Grand Cru Classé. Le terroir : les vignes du Château Desmirail, d’un âge moyen de 25 ans, couvrent une superficie d’une quarantaine d’hectares. Le vignoble est à 60% Cabernet-Sauvignon, 37% Merlot et 3% Petit Verdot.
Vous allez apprécier son Margaux 2015, de robe pourpre soutenu, aux tanins denses, qui mêle une charpente réelle à une jolie rondeur, tout en charme et amplitude, avec, en bouche, des nuancess de fruits noirs, de cuir et de fumé, aux tanins équilibrés, un vin de très belle évolution. Le 2014, de teinte grenat, chaleureux, au nez de fruits rouges surmûris et de violette, soyeux et charpenté, riche au nez comme en bouche, qui poursuit son excellente évolution. Le 2013, avec ces connotations de prune et d’humus, est un vin classique, riche et coloré, corsé, ample, de bouche pleine avec des tanins bien soyeux.
Le 2012, corsé, au nez complexe (fraise des bois, réglisse), d’une grande intensité en finale avec ces notes persistantes et de fumé, de mûre et d’épices, de belle base tannique. Savoureux 2011, au nez de cannelle, de cuir et de petits fruits rouges macérés, riche, d’une longue finale, qui commence à très bien s’apprécier. Très beau 2010, aux notes de cassis mûr, d’épices et de fumé, riche et savoureux en bouche, idéal sur un carré d’agneau à l’ail ou un foie de veau à l’anglaise.

Château La GALIANEMARGAUX Château La GALIANE

Château La GALIANE 

(MARGAUX)
Christiane Renon
14, rue Alfred de Luze
33460 Soussans
Téléphone :05 57 88 35 27
Email : scea.rene.renon@wanadoo.fr
Site : www.vinsdusiecle.com/chateaulagaliane
Site : www.scea-rene-renon.com

A la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés, ce qui vient récompenser un formidable rapport qualité-prix-typicité.
Le Château doit son nom au Général Anglais Galian qui depuis ce lieu commandait les troupes anglaises pendant l’occupation de l’Aquitaine au XVe siècle. Exploitation familiale depuis plusieurs générations, plantée de 50% de Cabernet-Sauvignon, 45% de Merlot et 5% de Petit Verdot, ce qui présente un parfait équilibre, classique et traditionnel de l’appellation Margaux. Le vignoble est réparti sur des croupes de fines graves.

Pour Christiane Renon, ce 2016 est un très beau millésime à la superbe couleur, assez concentré. Nous avons vendangé sous un temps splendide, le vin est très fruité, je le trouve plus structuré qu’un 1990. Le 2016 est un millésime très agréable, bien structuré, bien charpenté, de garde avec du fruit mais aussi beaucoup de rondeur. C’est un vin très plaisant, je me demande s’il n’est pas supérieur au 2015. Ici, au Château La Galiane, nous travaillons beaucoup les sols, nous effeuillons, apportons beaucoup de soins à la vigne, c’est le début d’un grand vin !
Le 2015 est un vin magnifique, assez charpenté, bien structuré, avec du fruit, rond, les tanins sont bien agréables, des Vins qu’il faudra laisser vieillir. Le 2014 est un millésime souple, agréable, très plaisant et bien équilibré, bien structuré, de bonne garde.

En effet, fidèle à lui-même, voici vraiment un remarquable Margaux 2015, coloré, d’une jolie robe rouge sombre, au bouquet ample, riche, aux senteurs de réglisse et de mûre, aux tanins bien fondus, de bouche dense où s’entremêlent des nuances de cerise noire et d’humus. Le 2014, de couleur pourpre soutenu, riche mais très élégant, très savoureux, intense au nez comme en bouche (fraise des bois, épices), avec une structure très équilibrée et fondue, de très bonne garde. Savoureux 2013, de robe profonde, riche et complet avec des notes de réglisse et de cassis, un vin flatteur, rond, ample, avec des taninssoyeux.
Le 2012, typé, est racé, de robe grenat soutenu, qui allie une belle structure à une jolie souplesse, tout en nuances d’arômes avec des connotations de prune, de violette et de pruneau, de bouche chaleureuse dominée par la fraise macérée, à déboucher, par exemple, sur une épaule d’agneau braisée ou un fricandeau de veau à l’ancienne. Le 2011 est vraiment remarquable, aux tanins fermes et bien équilibrés, aux notes de prune mûre, un vin puissant, très savoureux, de bouche fondue où domine le pruneau confit, d’excellente évolution, que l’on peut commencer à servir sur des feuilletés aux morilles.
Très beau 2010, riche en bouquet comme en matière, tout en bouche avec des nuances de fruits noirs compotés, aux tanins équilibrés, complet, de garde. Le 2009 est puissant au palais, aux tanins mûrs, un vin qui sent bon la groseille mûre et l’humus, tout en rondeur, de bonne charpente, structurée et fine à la fois, de très bonne garde, à déboucher sur un carré d’agneau à l’ail. Le 2008 est tout en couleur et en matière, au nez de griotte et de fumé, riche et gras, intense, d’un bel équilibre, un vin aux tanins bien présents mais soyeux, prometteur. Le 2007, de belle robe soutenue, au nez légèrement épicé, avec des nuances de mûre, mêle une jolie charpente à une rondeur séduisante aux papilles, et se goûte sur une cuisse de canard confite ou des côtes de veau sautées.
Redégusté cette année, le 2005 se goûte parfaitement, au nez dominé par les épices et les petits fruits rouges à noyau, fondu en bouche, avec des connotations délicates de pruneau, de violette, de cuir et de sous-bois, tout en séduction.
Il y a également son autre Margaux Château Charmant, dont le vignoble de 5 ha est planté sur des croupes de fines graves, qui possède des ceps de vignescentenaires, la culture se fait par une fertilisation réalisée à base de fumure organique. Le 2015, de très bonne bouche, est bien charnu, aux taninsharmonieux, avec des nuances de fruits surmûris et d’épices, de belle couleur cerise noire, riche et velouté au palais avec de la personnalité.
Le 2014 est un vin qui révèle un bouquet de notes épicées et poivrées, ample en bouche avec des tanins denses et veloutés, d’une finale persistante. Joli 2013, qui a de puissants arômes de fruits noirs, un vin bien charpenté, aux tanins mûrs, à la fois riche et souple, d’une belle finale.
Le 2012, de bouche classique, de structure soutenue, riche et parfumé, avec ses tanins ronds et riches, avec ces notes de mûre et de cassis en finale, est un vin qui allie finesse et charpente, aux tanins denses et soyeux. Le 2011, au nez riche dominé par les petits fruits noirs mûrs, est tout en harmonie, un vin aux tanins soyeux et savoureux, vous allez l’aimer avec un ragoût de bœuf aux champignons ou un rôti de dindonneau en terrine.


Château LASCOMBESMARGAUX Château LASCOMBES

Château LASCOMBES 

(MARGAUX)
Dominique Befve
1, cours de Verdum
33460 Margaux
Téléphone :05 57 88 70 66
Email : contact@chateau-lascombes.fr
Site : www.chateau-lascombes.com

Voilà un grand Margaux 2015, de bouche profonde, de robe rouge sombre, aux notes de prune et de cuir, avec des nuances épicées, un vin complexe, harmonieux, est très prometteur. Le 2014 est savoureux, charnu, au nez d’épices et de griotte mûre, très riche, d’une longue finale avec des nuances mûres et complexes de fruits rouges, de sous-bois et de réglisse, de très bonne garde. Le 2013 est de robegrenat, concentration moyenne qui correspond bien au fruité et à la fraîcheur du millésimeTanins fins et réguliers, vin équilibré dominé par les fruits, classique et élégant. Le 2012 a une belle robe pourpreintense, joli bouquet de fruits rouges et noirs bien mûrs assortis de notes de pain grillé, torréfaction. Bel équilibre entre alcoolacidité, concentration et structure. Milieu de bouche gras et velouté, belle finale longue qui promet une bonne garde. Le 2011 est vraiment très réussi, attaque franche et douce à la fois, arômes intenses de fruitsnoirs, notes florales, mais aussi d’épices et de réglisse. Volume et concentration emplissent la bouche, les Tanins sont denses, le boisé intégré, bel équilibré entre alcool acidité et structure. Le 2010 est de robe noire très profonde, arômes très présents de mûre, notes de chocolat et de moka. Attaque fraîche et moelleuse, belle rondeur épaulée par une structure présente mais pas dominante, du gras, de la vivacité, arômes très élégants de fruits noirs, d’épices, superbe finale.
Excellent Chevalier de Lascombes 2015, de couleur rubis, aux Tanins fermes, au nez où dominent les fruits mûrs et les sous-bois, un vin de bouche flatteuse et riche à la fois.

Château BOIS CARRÉMÉDOC Château BOIS CARRÉ

Château BOIS CARRÉ 

(MÉDOC)
David Renouil
1, rue de Mazails
33340 Saint-Yzans-de-Médoc
Téléphone :05 56 09 08 12 et 06 08 68 45 61
Email : vanessadavid33@hotmail.fr

Vignoble de 6 ha (50% Merlot, 50% Cabernet-Sauvignon), planté sur des croupes caillouteuses, sablo-argileuses et argilo-calcaires.
Voilà un excellent Médoc 2015, médaille d’Or au concours de Mâcon, qui développe des arômes de fruits mûrs, classique de ce millésime, le vin est corsé, aux taninsdenses et bien équilibrés, à la bouche parfumée (prune, épices), il faut attendre un peu pour profiter de son potentiel. Le 2014, alliant rondeur et charpente, marqué par la prune et la griotte, légèrement poivré comme il le faut en finale, à ouvrir sur une côte de bœuf flambée ou une épaule d’agneau braisée. Le 2013 est de bouche intense et dominé par la mûre, alliant souplesse et intensité aromatique. Beau 2012, aux tanins mûrs et fermes à la fois, de bouche parfumée (fraise des bois), riche et fondue, au nez où se mêlent la truffe et l’humuscharnu comme il se doit, de jolie garde mais que l’on peut déjà apprécier avec une selle d’agneau en persillé de truffe ou un ragoût de bœuf.

Château Le BOURDIEUMÉDOC Château Le BOURDIEU

Château Le BOURDIEU 

(MÉDOC)
Guy Bailly
1, route de Troussas
33340 Valeyrac
Téléphone :05 56 41 58 52
Email : guybailly@lebourdieu.fr
Site : www.lebourdieu.fr

Vignoble de 38 ha plantés sur un sol de formation caillouteuse mêlée de sable et d’argile (c’est ce que l’on appelle des croupes). Construit vers 1830 par Philippe Delacourt, reconnu Seigneur du Bourdieu, dans le style architectural des maisons de maître du XIXe siècle, le Château apparaissait déjà dans la 2e édition du Féret (1878) ainsi que dans la 1ère classification des Crus Bourgeois de 1932.
Vous allez apprécier ce Médoc 2015 (50% Cabernet-Sauvignon, 50% Merlot), vieilles vignes de 35 ans, élevage 12 mois en barriques de chêne, vraiment remarquable, de robe grenat intense, équilibré, aux notes de cassis bien mûr, avec des nuances fumées, puissant, corsé, un