- Graves et Pessac-Léognan : les vins typés et les autres

Avec le recul, en Pessac-Léognan comme en Graves, on se rend compte qu’il y a d’incontestables vins de très haut niveau, dans une gamme de prix large.

Pourtant, il y a également des vins décevants, trop marqués par des élevages qui les dépersonnalisent, chaque millésime ressemblant à un autre, et… des prix injustifiables.

Gare à la mode, ici, à des propriétaires imbus d’eux-mêmes ou à d’autres qui apprécient plus d’échapper à l’Isf que… la vigne elle-même.

Il est donc indispensable de s’attacher à la réelle typicité des terroirs et de soutenir les hommes qui restent fidèles à ces sols très spécifiques. Aux côtés des grandes figures qui méritent d’être au sommet, les voici.

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LE MEILLEUR DE PESSAC-LEOGNAN

Château BROWN
Domaine de CHEVALIER
Château ESPIOT
Domaine de GRANDMAISON
Château HAUT-LAGRANGE
Château HAUT-PLANTADE
Château HAUT BAILLY
Château LAFARGUE
Château MALARTIC-LAGRAVIÈRE
Domaine de la SOLITUDE

LE MEILLEUR DES GRAVES

Château CAILLIVET
Château CANTELOUBE
Château CHANTEGRIVE
Clos BELLEVUE
Vignobles COUNILH et Fils
Château des FOUGÈRES
Château du GRAND BOS
Château des GRAVIÈRES
Château HAUT-CALENS
Château du HAUT MARAY
Château HAUT-REYS
Château de MAUVES
Château LA PERRUCADE
Château LA ROSE SARRON
Château ROUGEMONT
Château SAINT-AGRÈVES
Château le TUQUET
Château de VIMONT

* Saint-Emilion : le terroir ou le maquillage ?

Ici, l’humilité des uns lutte contre le snobisme des autres, la force du terroir contre l’aseptisation des vins, les querelles de clochers côtoient les absurdités des Classements “officiels”, qui pourraient prêter à sourire, si cela ne laissait pas planer -aussi- un doute sur toute l’appellation.

Il faut dire qu’il y a de quoi s’y perdre, entre des crus racés par leur sol et d’autres qui baignent les “pieds dans l’eau” à la première averse…

Les terroirs ont donc une influence incontournable, et toutes les techniques œnologiques ou viticoles employées par certains ne changeront rien à l’affaire, que cela plaise ou non. Il ne suffit donc pas de s’adresser à des techniciens de vinifications pour donner une “âme” (celle du terroir) à un vin qui n’en a pas. Pas plus qu’il ne suffit d’augmenter ses prix pour entrer dans la cour des grands.

Quelque 1 000 crus, du Premier Grand Cru Classé à la simple AOC Saint-Émilion, en passant par le Grand Cru Classé et le Grand Cru, dont la situation géographique fait la différence.

- Le secteur le plus simple à définir, historiquement et géologiquement, c’est celui du plateau qui culmine à quelque 100 m d’altitude, caractérisé par des coteaux et des pentes aux expositions variées et aux sous-sols tout aussi variés (dépôts marins et continentaux, calcaires marins à astérie, molasse…), qui font la diversité de son terroir et la typicité de chaque cru. C’est un territoire où l’on retrouve un sous-sol de molasses et de sables éoliens, et quelques-uns des plus grands vins de la région.

- Le deuxième secteur est celui qui se rapproche de Pomerol. Ici, les châteaux possèdent leur propre personnalité, et les sols sont des graves profondes, plus ou moins riches en argiles, en silices et en sables selon les sols, en alios en sous-sols.

- Le dernier secteur s’étend sur la plaine de la Dordogne, autour de Libourne (les sables), des communes de Vignonet et de Saint-Sulpice-de-Faleyrens, des territoires issus de formations alluviales qui se trouvent de l’autre côté de la nationale Libourne-Castillon, où les sables sont également omniprésents, avec des graviers. On y fait généralement des vins plus souples, l’exception confirmant bien évidemment la règle. En fait, pour s’y retrouver, mieux vaut se fier à notre Classement…

Voici les vrais beaux vins de la région.

Voir aussi le Classement des Satellites de Saint-Emilion

 

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Château BALESTARD la TONNELLE
Château BEAURANG
Château CADET-BON
Château CANTENAC
Château de la COUR
Château La CROIX D’ARMENS
Château La CROIX MEUNIER
Château DARIUS
Château GRAND CORBIN DESPAGNE
Château FONROQUE
Château FRANC LARTIGUE
Château GESSAN
Château la GRÂCE DIEU LES MENUTS
Château GROS CAILLOU
Château HAUT-ROCHER
Clos LABARDE
Château LAROQUE
Château des LAUDES
Château MANGOT
Château la MARZELLE
Château MAUVINON
Clos des MENUTS
Château de PASQUETTE
Château PETIT-BOUQUEY
Château PETIT MANGOT
Château PIGANEAU
Château PINDEFLEURS
Château CLOS DES PRINCE
Château du ROCHER
Château la ROSE- POURRET
Château SAINT-JEAN
Château CLOS de SARPE
Château TAUZINAT L’HERMITAGE
Château TOUR GRAND FAURIE
Château LA TOUR DU PIN FIGEAC
Clos TRIMOULET
Château TROTTE VIEILLE
Château VIEUX RIVALLON 

 

- L’homme, c’est l’âme du vin

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Pourquoi s’attarder à déboucher une bouteille avec un producteur imbu de lui-même ou un simple bon vin, sans personnalité réelle ?

En trente ans, les manipulations œnologiques, la mode, l’appât du gain… ont bien souvent mis en avant des propriétaires où le snobisme passe bien avant la modestie, cherchant les louanges ou les honneurs d’un gourou, investissant dans les vignes comme d’autres dans des terres à maïs… croyant -ou voulant nous faire croire- qu’il suffit d’un beau chai pour faire un grand vin.

Ce serait bien trop simple. Aucun vigneron bourguignon, corrézien, alsacien, sancerrois ou champenois… digne de ce nom, ne se risquerait à déclarer de telles inepties : ils savent qu’il faut surtout un terroir.

Et un terroir, c’est quoi ? C’est l’osmose d’un territoire, d’un sous-sol, d’une histoire, de cépages spécifiques, d’une gastronomie régionale, d’un climat, et… d’un homme (ou d’une femme).

Le hasard n’a rien à voir là-dedans, ni la frime.  Et ceux-là, ceux qui élèvent les vins dont on a du mal à se passer, les voici.

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Château BELLEGRAVE

Château BELLEGRAVE 

(POMEROL)
Jean-Marie Bouldy

33500 Pomerol
Téléphone :05 57 51 20 47
Télécopie : 05 57 51 23 14
Email : chateaubellegrave@wanadoo.fr
Site : www.chateaubellegravepomerol.com

Cette propriété de 8,5 ha, sur un plateau de graves fines, 75% Merlot et 25% Cabernet franc, appartient à la famille Bouldy de père en fils depuis plusieurs générations.
Le Pomerol 2011 dégage un nez riche et subtil dominé par les petits fruits rouges mûrs, un vintout en harmonie, structuré, généreux, très aromatique, avec des tanins mûrs. Le 2010 est l’une des plus belles réussites du Château, de couleur grenat profond, un grand vin très équilibré, au nez comme en bouche, avec des nuances de groseille, de cassis et de truffe, avec des tanins riches, à la fois puissants et savoureux. Remarquable 2009, charnu etcharpenté, de bouche ample, au nez complexe (cuir, mûre, poivre), riche, tout en puissance et finesse, un vin de belle couleur, très prometteur. Le 2008, où se mêlent la griotte et l’humus, est un vin classique comme nous les aimons, intense et complexe, de très bonne charpente, de belle matière en bouche où se développent des notes prononcées et persistantes de petits fruits noirs cuits. Le 2007 se goûte très bien, aux nuances de cerise noire et de poivre, de belle structure, un vin bien charnu et bien typé. Le 2006, au nezà la fois intense et subtil où s’entremêlent la griotte mûre et une touche épicée bien caractéristique, est bien corsé et persistant au palais comme il le faut. Très beau 2005, solide, aux tanins riches, au nez de mûre et de sous-bois, un vin riche en couleur comme en matière, dense et tenace qui associe structure et souplesse, de bouche dominée par la groseille et les épices.


Château Le CAILLOU

Château Le CAILLOU 

(POMEROL)
André Giraud Sarl
41, rue de Catusseau
33500 Pomerol
Téléphone :05 57 51 06 10
Télécopie : 05 57 51 74 99
Email : contact@vins-giraud-belivier.com
Site : www.vins-giraud-belivier.com

Le Château appartient depuis plus d’un siècle à la famille Bélivier de Pomerol qui le transmet, en 1975, à la famille Lucien Giraud. En 1905, le domaine de Lacombe y fut annexé et en 1974, le Clos Lacombe. Aujourd’hui, c’est André Giraud qui conduit cette propriété. C’est à une parcelle dénommée par le cadastre « Le Caillou » que ce vignoble doit son nom. Les 7 ha devignes d’âge moyen de 30 ans sont particulièrement bien situés sur le plateau de Pomerol, sur un sol sablo-graveleux riche en crasse de fer bien typique (75% Merlot et 25% Cabernet franc).
Voilà un chaleureux Pomerol 2011, complexe, harmonieux, aux connotations fruitées et épicées, aux tanins mûrs et riches, classique et puissant, élégant, avec de la matière, de bellecouleur soutenue. Beau 2010, de couleur profonde, au nez où dominent le cassis bien mûr et les sous-bois, alliant concentration aromatique, ampleur des tanins et distinction en bouche, degarde. Remarquable 2009, au nez subtil où dominent les fruits très mûrs et le fumé, alliant rondeur et charpente, un vin riche, dense et persistant, très prometteur. Le 2008, parfumé (cassis, myrtille), est un vin classique, ample et solide, de bouche puissante, ample et fondue, d’excellente évolution. Le 2007, de couleur pourpre, au bouquet développé avec des nuances fruitées et giboyeuses, auxtanins harmonieux, tout en bouche, fin et corsé à la fois, gras, bien charnu. Le 2006, de couleur pourpre, au nez confit, aux tanins trèsharmonieux, est un grand vin typé, avec des senteurs de cassis et de cuir.



Château CERTAN de MAY de CERTANPOMEROL Château CERTAN de MAY de CERTAN

Château CERTAN de MAY de CERTAN

(POMEROL)
Odette Barreau

33500 Pomerol
Téléphone :05 57 51 41 53
Télécopie : 05 57 51 88 51
Email : chateaucertandemay@vinsdusiecle.com

Historiquement, le nom du Château est celui d’une grande famille écossaise, installée en France dès le Moyen Âge, et à Pomerol à la fin du XVIe siècle. La noblesse de cette famille lui permit d’obtenir le fief de Certan par ordonnance royale. Selon les archives locales, la propriété fut la première à être autorisée par le roi à pratiquer la culture de la vigne à Pomerol. Le domaine fut ensuite partiellement morcelé sous la Révolution, et repris par la famille Barreau-Badar en 1925. LeChâteau est situé au sud-est du (très) fameux plateau de Pomerol, les 5 hectares de vignes très anciennes se trouvant plantées sur ce terroir argilo-siliceux qui produit les meilleurs crus de l’appellation. Le vin (2/3 de Merlot, 1/3 de Cabernet franc) est élevé de la façon la plus traditionnelle : une récolte manuelle à parfaite (et tardive) maturité, des fermentations à l’ancienne, lentes et longues, vieillissement de 20 mois en fûts de chêne, dont 80% renouvelés chaque année…, pour seulement quelque 24 000 bouteilles, et moins selon les millésimes. Certan de May de Certan est un très Grand Cru extrêmement charmeur, puissant, charnucorséet souple à la fois, d’une structure de « cathédrale », d’une grande élégance, très riche en arômes avec cette note de truffe fraîche caractéristique.
« Nous cultivons en Terras Vitis, nous explique Jean-Luc Barreau, donc de façon très raisonnée et parcimonieuse, nous avons d’ailleurs beaucoup d’insectes dans le vignoble. Nous avons la volonté de préserver ce patrimoine et de le faire perdurer.
Je suis très concerné par la culture bio, cela fait déjà 12 ans que nous sommes certifiés Terra Vitis avec un cahier des charges à respecter. Il faut parfois jongler et accepter de faire tomber quelques grains, l’exposition des vignes… plusieurs paramètres ont joué en notre faveur. Depuis 20 ans, nous avons tous les moyens pour mieux maîtriser nos vignes et il faut être raisonnable sur lesrendements, c’est fondamental pour la qualité des Vins. Tout se joue avec l’équilibre par pied de vigne : dimension des grappes, vendanges vertes, état sanitaire, aération pour éviter les maladies… Il faut savoir prendre les bonnes décisions et réagir vite. Je travaille avec passion en pratiquant une politique volontariste de qualité. Pour moi, ce qui importe dans le vin, c’est le fruit, le bois booste un peu le vin mais c’est le fruit qui prime. Nous allons refaire le cuvier à Pomerol car je souhaite avoir l’infrastructure pour faire du parcellaire, j’ai fait des recherches sur le sous-sol (carottage de 1,5 m) de chaque parcelle de Certan de May par la Chambre d’Agriculture. C’est surprenant, il y a des graves tellement compactes que les racines ont du mal à descendre. Je travaille de la même façon sur les autres vignobles, vendanges vertes, récolte à la main, tables de tri, je fais des vinifications un peu plus modernes que pour le Pomerol mais je limite les rendements, toujours au-dessous de ceux fixés par l’appellation. Notre Lussac Château Poitou vieillit en barriques 12 mois, ce qui lui donne une belle aptitude de garde. Je tiens à valoriser mes Vins qui sortent toujours parmi les premiers en dégustation à l’aveugle. Je pars du principe que dans le temps les bons Vins se vendent toujours, donc mon objectif reste toujours la qualité. Je vais présenter ce vin en bouteilles lourdes, changer l’étiquette, des efforts qui soulignent la qualité des Vins. »

Excitez vos papilles avec ce Pomerol 2011, de couleur cerise intense aux reflets pourpres, au nez distingué et persistant de fruits noirs et d’épices, aux tanins bien enveloppés, un vin puissant, de belle matière, de bouche riche et harmonieuse.  »Le 2011 a été un millésime un peu particulier par ses températures fluctuantes, caniculaires presque, en avril, puis plus fraîches en juillet, précise poursuit Jean-Luc Barreau. Cela pouvait être déstabilisant, mais nous sommes habitués à anticiper et, grâce à tout le travail réalisé en amont à la vigne et à notre expérience nous avons obtenu le meilleur. La maturité a été longue à arriver mais, ensuite nous avons su parfaitement tirer partie de la vendange. Sur le plateau de Pomerol, c’était homogène, tout s’est rééquilibré et nous n’avons vendangé que les beaux raisins mûrs en étant très vigilants sur la table de tri. C’était vraiment un millésime à vendanger à la main, un vrai millésime de vigneron, nous sommes passés pas loin de la catastrophe, et avons eu la chance d’avoir de belles conditions climatiques à la fin de l’été. »

Très grand Pomerol 2010, d’une belle complexité aromatique fruité et élégant, bouche croquante, beaucoup de chair. Exceptionnel 2009, de belle couleur profonde, nez fruité, très belle attaque, dense, charnu, joli fruité. Bonne concentration beaucoup de fraîcheur en finale, encore fermé, bien sûr. Superbe 2008, avec ce nez où domine le pruneau, associant structure et élégance, parfumé, dense, aux tanins bien présents, bien corsé, finement épicé, classique de son appellation, un vin riche et complet. « Pour le 2008, poursuit Jean-Luc Barreau, j’avais vendangé tard, les 4 et 6 octobre pour le Merlot et le 11 au matin pour le Cabernet franc et l’après-midi par leCabernet-Sauvignon. La maturité s’était beaucoup accélérée à partir du 15 septembre, nous avons eu des journées chaudes et, grâce à nos très faibles rendements (32 hl/ha), nous obtenons une très belle qualité. Nous avions moins de décalage de maturité par rapport au 2007. Nous avions pris la précaution de ne pas trop extraire et, malgré cela, la couleur est très foncée, preuve d’une belle maturité. Nous avions des taux d’anthocyanes très élevés, supérieurs au 2007. J’avais commencé ma vinification tout en douceur, privilégiant des remontages fréquents et très courts (7 à 8 par jour durant 4 à 5 minutes). Notre équipement en remontage automatique, avec thermorégulation, permet plus de souplesse et de précision. »
Le 2007, riche en couleur, bien charnu, qui sent bon la griotte et les sous-bois, de bouche puissante, vraiment réussi, un vin qui allie ampleur et souplesse. Superbe 2006, dans la lignée du 2005, qui a une robe sombre et violine, le nez révèle un joli fruit, avec des nuances toastées, un vin d’une grande finesse et élégance. En bouche, il est charnu, d’une belle structure, bien équilibré, un vin tout en « dentelle » avec une belle finale soyeuse et veloutée, d’un très beau potentiel de garde, à boire avant le 2005. Exceptionnel 2005,corsé et généreux, de bouche puissante et ample, avec ces nuances bien caractéristiques de fruits mûrs et de réglisse, de charpente solide et fine à la fois, de grande évolution. Superbe 2004, associant concentration aromatique et souplesse, corsé et typé. Le 2003 est un grand vin, racé, d’une belle couleur grenat, charnu et parfumé, au nez persistant de petits fruits rouges mûrs, de cuir et de sous-bois, avec beaucoup de matière, de garde. Le 2002 est complexe, de couleur pourpre soutenu, très typé, très corsé, aux taninspuissants et équilibrés, au nez intense, de bouche harmonieuse.

Même propriétaire que le Lussac-Saint-­Émilion Château Poitou.


Clos RENÉ

Clos RENÉ 

(POMEROL)
Scea Garde-Lasserre

33500 Pomerol
Téléphone :05 57 51 10 41
Télécopie : 05 57 51 16 28

Une propriété familiale de 11 ha (60% de Merlot, 30% de Cabernet franc et 10% de Malbec).
Vous aimerez ce Pomerol 2011, de robe pourpre soutenu, dense et très parfumé (mûre,humus), avec des tanins ronds mais présents, un vin qui emplit bien la bouche, d’une finale intense. Le 2010 est typé et intense, au nez de fruits surmûris, épicé, persistant, bien charpenté, de bouche souple et charnue à la fois, associant concentration et finesse, prometteur. Le 2009, au nez de cassis et de truffe, aux tanins fermes, est bien charpenté, ample au palais, un vin racé et dense, prometteur. Le 2008, dominé par le cassis et les sous-bois, est un vin puissant,harmonieux, aux notes fruitées et vanillées en finale, alliant une bonne base tannique à unefinesse persistante. Le 2006 est savoureux, bien charnu, riche en bouquet comme en matière, aux tanins très équilibrés, ferme et complet, très élégant comme il se doit, tout en couleur et en matière, avec ces notes caractéristiques de griotte, d’humus et de cannelle au palais. Superbe 2005, une grande valeur sûre, de robe soutenue et brillante, tout en nuances aromatiques, aux notes de truffe, de prune et de groseille, un vin puissant, typé, élégant, qui allie structure et rondeur, richesse et distinction, de garde.

Goûtez son Pomerol Château Moulinet-Lasserre 2010, associe structure et finesse, de robe intense, au nez complexe, un grand vin auxtanins fermes et ronds à la fois, d’une belle finale en bouche, avec ces notes subtiles d’épices et de cuir.


Château HAUT FERRANDPOMEROL Château HAUT FERRAND

Château HAUT FERRAND 

(POMEROL)
Henry Gasparoux et Fils
Chemin de la Commanderie
33500 Libourne
Téléphone :05 57 51 21 67
Télécopie : 05 57 25 01 41
Email : contact@chateau-ferrand.com
Site : www.chateau-ferrand.com

Un vignoble de 4,5 ha (80 % Merlot et 20 % Cabernetfranc). Le Château Haut-Ferrand résulte des regroupements de diverses parcelles situées autour de l’église de Pomerol et achetées depuis 1970. Situés au centre et au nord du plateau de Pomerol, les sols sont composés de graves et d’argiles.
“Je ne suis pas mécontent de la qualité du 2013, nous dit Henry Gasparoux. Les rendements sont plus réduits qu’à l’accoutumée àPomerol. Nous avons rentré les raisins en un jour et demi début octobre et je fais 35 hl/ha, ce qui est très bien. Il y a de la couleur, ce ne seront pas des vins de très grande garde, ils se caractérisent surtout par leur fruité. Ce sera un vin très agréable à boire sans attendre trop longtemps, il me fait penser aux 2004 et 2006.”
On patiente avec ce remarquable Pomerol 2011, tout en nuances aromatiques, où dominent la fraise des bois mûre et l’humus, un vin très bien élevé, dense, qui emplit bien la bouche et prometteur. Très beau 2010, particulièrement charmeur, coloré et puissant, aux saveurs fruitées, avec ce nez caractéristique d’épices et de sous-bois, exhalant des notes persistantes, aux tanins présents, de garde. Beau 2009, aux connotations caractéristiques de fruits frais, de cannelle et d’humus, ample, un vin corsé, ferme et persistant, de très bonne évolution. Le 2008, de belle couleurcorsé, est charpenté, avec une dominante de fruits rouges et une pointe de fumé.
Beau 2007, très typé, concentré et charnu, un vin riche en bouquet comme en matière, tout en bouche, aux tanins équilibrés, élégant. Le 2006 est très réussi, corsé et charpenté, avec des arômes puissants et persistants de griotte et de framboise macérées, un vin ample, complexe, étoffé, qui poursuit son évolution. Le 2005, opulent, aux nuances délicates de fruits des bois et de fumé, typé, est un beau vin qui convient particulièrement aux plats épicés. Le 2004 est un vin où la finesse prédomine, avec des notes très caractéristiques de cuir et de fruits légèrement confits, aux tanins amples. Beau 2001, au nez complexe (truffe, cuir, humus), avec ses notes fumées et réglissées, des tanins mûrs et suaves, d’une finale savoureuse, et le 2000, harmonieux, aux senteurs intenses de groseille et d’épices, de très bonne bouche, alliant richesse et finesse, avec de l’étoffe et de l’élégance.

Leur Pomerol Château Ferrand 2011 (12 ha, 60% Merlot et 40 % Cabernet franc), issu d’un terroir situé sur les pentes Sud du plateau de Pomerol, où les sols sont composés de sables anciens légèrement graveleux, caractérisés par une présence importante de crasse de fer, un vin de belle couleur grenat, intense, corsé, velouté, avec des notes subtiles de sous-bois et de truffe, aux tanins fermes maissouples, un vin puissant et chaleureux. Le 2010 révèle un bouquet de notes épicées et poivrées, ample avec des tanins denses etveloutés, remarquable, d’une finale persistante comme le 2009, un vin de caractèrecorsé, avec des senteurs subtiles de sous-bois et de truffe, aux tanins amples, déjà velouté mais qui demande un peu de temps pour dévoiler son potentiel.


Vignobles et Domaines Jean-François JANOUEIXPOMEROL Vignobles et Domaines Jean-François JANOUEIX

Vignobles et Domaines Jean-François JANOUEIX 

(POMEROL)
Jean-François Janoueix
37 rue Pline Parmentier
33506 Libourne
Téléphone :05 57 51 41 86
Télécopie : 05 57 51 53 16
Email : info@j-janoueix-bordeaux.com
Site : www.josephjanoueix.com

Menés par le talentueux Jean-François Janoueix, les nombreux vignobles familiaux sont à la tête de leurs appellations respectives.
Faites-vous plaisir avec le Pomerol Château La Croix-Toulifaut 2011, d’une belle couleurpourpre, tout en puissance et finesse, avec de la matière, des arômes de fruits rouges surmûris présents et complexes. Très beau 2010, de belle robe rubis intense, très équilibré, riche et subtil au nez comme en bouche, aux nuances de fruits macérés et de sous-bois, vraiment remarquable. Beau 2009, charmeur, généreux, coloré, au nez dominé par l’humus et la fraisedes bois, de belle couleur rubis profond, charnu, de bonne base tannique, riche, ample et structuré, d’une belle finale. Le 2008 est très parfumé, ample, d’une grande harmonie avec desarômes de fruits surmûris, d’épices, de cuir. de garde, naturellement. Excellent 2007, aux tanins très bien équilibrés, de bouche chaleureuse dominée par la framboise, qui associe une charpente réelle à une jolie souplesse, à déboucher sur un agneau rôti. Le 2006, un vin avec beaucoup de structure, tout en bouche, très équilibré, au nez de cerise confite et d’humus, de charpente très élégante, tout en nuances aromatiques, de robe soutenue. Très beau 2005, typé et intense, au nez de fruits surmûris, épicé, persistant,charpentésouple et charnu à la fois, mêlant concentration et finesse, qui commence à s’ouvrir.
Le Château Haut-Sarpe, aménagé en côte et en bordure du plateau calcaire, est l’un des plus anciens et l’un des plus justement réputés de Saint-Émilion. Cet édifice de grand style, avec son pavillon central inspiré du Trianon, a belle allure; il est conforme à l’esprit de ce vinGrand Cru Classé, et très représentatif de l’essor viticole de Saint-Émilion au début du siècle et de la tradition de qualité que symbolisent, aujourd’hui comme hier, les enfants et les petits-enfants de Marie-Antoinette et de Joseph Janoueix.

Superbe Saint-Émilion GCC Château Haut-Sarpe 2011, de belle couleur rouge grenat, au nez de fruits rouges croquants (framboise, groseille, cassis), avec des nuances épicées en bouche, un vin vraiment réussi, soyeux, de très bonne structure tannique et d’une belle harmonie, avec beaucoup d’élégance. Le 2010 est particulièrement charmeur, coloré et puissant, aux saveurs fruitées, avec cenez caractéristique d’épices et de sous-bois, exhalant des notes persistantes, aux tanins présents, prometteur. Remarquable 2009, avec des arômes très présents d’épices, de cerise confite, de mûre, de réglisse et de violette, bien structuré et gras, ample, de très bonne évolution. Beau 2008, bien corsé, au nez complexe où se mêlent la griotte bien mûre et la fraise des bois, de teinte grenat soutenu, un vin dense, ample.

Goûtez aussi le Castillon Côtes de Bordeaux Château La Gasparde cuvée Prestige 2011, au nez de petits fruits cuits, qui allie puissance et souplesse, de robe grenat soutenu, aromatique en bouche, une nouvelle fois très charmeur.


Château LAFLEUR du ROY

Château LAFLEUR du ROY 

(POMEROL)
Laurent Dubost
Catusseau
33500 Pomerol
Téléphone :05 57 51 74 57
Télécopie : 05 57 25 99 95
Email : sarl.dubost.l@wanadoo.fr

Une propriété de 4 ha créée en 1958 par Yvon Dubost et son épouse, Pâquerette. Domaine situé à 60 m d’altitude, exposé au sud-ouest, vieilles vignes de 40 à 45 ans, et encépagement à prédominance de Merlot noir (85 %) complété par du Cabernet franc (10%) et du Cabernet-Sauvignon (5%).

Leur fils Laurent élève ce Pomerol 2011, issu d’un terroir typique de sable graveleux comportant une sous-couche de crasse de fer (alios), qui associe couleur et matière, au nez complexe à dominante de fruits frais et d’humus, aux tanins puissants et moelleux à la fois. Le 2010 est unvin avec beaucoup de structure, tout en bouche, très équilibré, au nez de cerise confite et d’humus, de charpente très élégante, tout en nuances aromatiques, de robe bien soutenue. Le 2009, un vin typé ce millésime chaleureux, est de bouche dense, aux nuances de framboisecuite, d’humus et de réglisse, d’une structure soutenue, de belle évolution. Le 2008 est puissant et complexe, avec des saveurs intenses (fruits cuits, poivre…), aux tanins présents, riche en couleur.

Même propriétaire que le Bordeaux Supérieur Château Bossuet.


Château MAZEYRES

Château MAZEYRES 

(POMEROL)
Direction : Alain Moueix
56, avenue Georges-Pompidou
33500 Libourne
Téléphone :05 57 51 00 48
Télécopie : 05 57 25 22 56
Email : mazeyres@wanadoo.fr
Site : www.mazeyres.com

Un vignoble de 25,5 ha de vignes sur des parcelles morcelées qui apportent leur complexité et leur complémentarité. Sols de graves et de sables de la terrasse de Pomerol et sous-Sols de graves ou demolasse riche en crasse de fer. L’encépagement a été repensé lors de l’achat récent d’une parcelle de 4 ha : 73% Merlot, 24.4% Cabernet franc et 2.6% Petit Verdot pour sa fraîcheur.
Alain Moueix, également propriétaire de Château Fonroque à Saint-Émilion, a amené à Mazeyres son expertise et surtout une ouverture d’esprit certaine. La conversion à la biodynamie a débuté par quelques parcelles en 2011. En 2012, la totalité de la propriété a été convertie.
Grâce à la Biodynamie, les vins de Château Mazeyres ont, en plus de cette fraîcheur assez caractéristique, un côté aérien et une belle verticalité.

Beaucoup apprécié ce Pomerol 2011, gras et corsé, d’une grande finesse, au nez subtil où dominent les fruits mûrs et les épices, aux tanins denses, d’une jolie finale, un vin qui a de la structure mais tout en élégance, très équilibré en bouche, avec des nuances de cerise confite et d’humus. Superbe 2010, tout en bouche, avec des nuances de cuir et de griotte cuite, un vin gras et corséferme et persistant, de très bonne évolution. Remarquable 2009, de belle robe rubis soutenu, un vin très harmonieux, complet, au nez de prune et de violette et une pointe d’épices, charnu en bouche, tout en subtilité. Beau 2008, qui allie puissance et distinction, parfumé, charpenté, un vin d’une jolie concentration, aux connotations de petits fruits mûrs et de truffe.


Clos du PÈLERINPOMEROL Clos du PÈLERIN

Clos du PÈLERIN 

(POMEROL)
Josette et Norbert Égreteau
3, chemin de Sales
33500 Pomerol
Téléphone :05 57 74 03 66
Télécopie : 09 70 61 56 76
Email : egreteau.norbert@orange.fr

Le vignoble est dans la famille depuis 3 générations (5 ha, essentiellement plantés de Merlot à 80 %, leCabernet franc et le Cabernet-Sauvignon se partageant à parts égales les 20 % restants). « Nous avons la chance d’être sur une belle veine de terroir riche en crasse de fer, et avons aussi beaucoup de vieillesvignes, certaines ont même 50 ans », nous précise Norbert Egreteau. C’est leur fille cadette Laetitia qui reprend l’exploitation.
Très savoureux Pomerol 2011, d’un beau rouge profond, au nez persistant, aux connotations d’humus et de petits fruits noirs bien mûrs, tout en finesse tannique, ample et de bonne structure. Remarquable 2010, au nez puissant où se mêlent les épices et la prune, ample et solide, riche en couleur comme en structure, aux tanins très équilibrés, persistant, de garde. Beau 2009, qui allie finesse et structure, au bouquet concentré, de couleur profonde, de bouche fondue où domine le pruneau confit, corsé, aux tanins enrobés. Le 2008 est de belle matière, de truffe et de cuir, d’un équilibre soyeux, complexe, avec ces nuances de fruitsrouges bien mûrs et une touche de cannelle caractéristique. Le 2007, très parfumé, très rond, ample au nez comme en bouche, très réussi, aux tanins fondus, permet d’attendre l’évolution des millésimes précédents. Beau 2006, très classique, fin, élégant, avec de la matière, de belle couleur soutenue et des arômes de fruits rouges intenses, d’une jolie finale, un vin bien charnu, épicé, de très belle évolution. Le 2004, de couleur rubis, très bien élevé, est très équilibré, aux tanins fermes, au nez dominé par les fruits mûrs et les sous-bois.
Le Lalande-de-Pomerol Château La Maréchaude 2010, issu de 5 ha situés au cœur de l’appellation, qui reçoit les mêmes soins attentifs, au bouquet subtil et intense à la fois, aux notes de sous-bois et de fruits rouges mûrs, de bouche ample et fondue, tout en persistance, vraiment très abordable. Le 2009, aux tanins très équilibrés, à la fois puissants et savoureux, de couleur pourprecorsé, est ferme et d’une belle intensité, épicé comme il se doit, mêlant distinction et richesse.

PETRUSPOMEROL PETRUS

PETRUS 

(POMEROL)
Jean-François et Jean Moueix
VIDELOT – 3, rue Macau
33027 Bordeaux
Téléphone :05 56 50 25 62
Télécopie : 05 56 50 85 07
Email : duclot@duclot.fr
Site : www.chateaunet.com

Depuis plus de 30 ans, Jean-François Moueix est l’une des plus grandes figures bordelaises. Aussi talentueux que discret, il est aujourd’hui Président de la holding familiale, Videlot, et a laissé la direction opérationnelle de son groupe à son fils, Jean, depuis trois ans.
Fantastique Pomerol 2007, un grand vin, de robe brillante, très complet, avec une belle matière présente et savoureuse, aux senteurs de petits fruits noirs (cassisprune), de cuir et de violette, de belle garde. Le 2006 est succulent mais encore fermé, avec ce nez légèrement épicé, avec des tanins bien présents qui commencent à peine à se fondre, aux nuances de myrtille et de truffe. Grandissime 2005, puissant, très complexe, d’une très grande structure, aux arômespersistants et subtils de petits fruits rouges mûrs à noyau, de truffe, de cuir, très structuré, avec des tanins soyeux mais intenses, tout en distinction, de grande évolution. Le 2004 est splendide, dans la grande tradition bordelaise, et l’on ne peut que regretter que ce millésime se situe entre les 2005 et 2003, la mode risquant de le laisser à l’écart. À ses côtés, ce 2003, un vin dense, tout en harmonie, riche au nez, avec ces notes de mûre et d’humus, et des senteurs de cuir et de pruneau en bouche, aux tanins fermes mais toujours très savoureux, de grandegarde. Le 2000 possède une structure hors normes. Puissance et distinction, chaleur et ampleur, une très grande complexité d’arômes (cuir, griotte confite…), un vin d’une grande harmonie, d’une très belle matière en bouche, majestueux, de très grande garde. Le 1999 est la saveur même. Complexe et gras, aux tanins présents, parfumé, un beau vin charnu, charmeur, qui fleure les épices et les fruits frais, alliant puissance et finesse, dont le velouté est très caractéristique des vins de Pomerol.

Château PLINCEPOMEROL Château PLINCE

Château PLINCE 

(POMEROL)
Scev Moreau

33500 Libourne
Téléphone :05 57 51 68 77
Télécopie : 05 57 51 43 39
Email : plince@aliceadsl.fr
Site : www.chateauplince.fr

D’une superficie de 8,7 ha, le vignoble est d’un seul tenant et se situe sur un sol de sable foncé largement pourvu en « crasse de fer », ce qui contribue à la richesse du vinEncépagement : 74% Merlot, 26% Cabernet franc. Après une cuvaison en cuves ciment équipées d’un système de thermorégulation, la vinification (sous le contrôle de MM. Pauquet et Toutoundji, oenologues) se fait pendant quinze mois en barriques de chêne dont un tiers est renouvelé chaque année. Le vin qui se caractérise par son moelleux et sa souplesse est un vin« qui plaît beaucoup aux dames ». La production moyenne est d’environ 4000 caisses de bois de 12 bouteilles et la commercialisation se fait principalement par le négoce mais également par vente directe.
Coup de cœur pour ce Pomerol 2011, corsé et typé, aux tanins soyeux, au nez intense de fruits (griotte) et de fleurs (pivoine), un vintrès bien équilibré, de belle ampleur, qui demande un peu de patience pour mieux se dévoiler. Très beau 2010, coloré et parfumé, volumineux et ample, d’une belle matière en bouche, aux notes de cuir et d’épices, qui allie distinction et richesse, de garde, naturellement. Le 2009, avec ces notes de violette et de fumé, aux tanins souples, est un vin gras et de belle charpente, harmonieuxen bouche. Le 2008, au nez dominé par les épices et les petits fruits rouges à noyau, est un très joli vin, riche et parfumé, avec ces nuances subtiles de pruneau confit, qui mêle structure et velouté. Le 2007, classique, est de robe sombre, avec une belle matière présente et savoureuse, au nez dominé par le cassis, le cuir et la truffe, de belle garde. Après une médaille d’or au Concours Agricole de Paris pour le millésime 2000, le Château Plince a obtenu cette même récompense pour le 2007.
Le 2006, tout en bouche, où dominent les groseilles et l’humus, est charnu, très harmonieux et très équilibré. Le 2004 est dense etcorsé comme il le faut, subtilement bouqueté, au nez de truffe et de pruneau. Remarquable 2001, aux tanins équilibrés, à la fois puissants et savoureux, un vin de couleur pourprecorséferme et d’une belle intensité, épicé, qui poursuit son évolution.

Château de VALOIS

Château de VALOIS 

(POMEROL)
Vignobles Leydet
Rouilledinat
33500 Libourne
Téléphone :05 57 51 19 77
Télécopie : 05 57 51 00 62
Email : frederic.leydet@wanadoo.fr

Un vignoble de 7,66 ha (âge moyen des vignes 35 ans, 77% Merlot, 19% Cabernet franc, 3%Cabernet-Sauvignon et 1% Malbec). Depuis 1997, Frédéric Leydet dirige l’exploitation familiale. Depuis cette date beaucoup de choses ont changé tant au vignoble que dans les chais dans le but d’améliorer la qualité des raisins et donc du vin. Par ailleurs, depuis 2008, afin de préserver l’environnement les désherbants ont été supprimés et les produits chimiques de synthèse ont été diminués de plus de 85%.
Vous aimerez comme nous ce Pomerol 2011, avec ces notes de mûre et de prune, riche encouleur, alliant finesse et structure, aux tanins soyeux mais présents, de bouche ample. Remarquable 2010, bien charnu, aux tanins souples et équilibrés, de belle couleur, bien parfumé, aux notes de sous-bois et de griotte, structuré, fondu, de très bonne garde comme le 2009, complexe, avec des arômes de fruits noirs, d’épices, un vin très harmonieux, de bouche ferme, qui marie élégamment une finesse tannique à une rondeur persistante. Le 2008 est très classique, très parfumé, un vin bien typé, qui associe couleur et matière, au nez complexe à dominante de fruits frais et d’humus, bien charnu comme il le faut. Excellent 2007, dense et veloutécorsé, aux tanins fermes et soyeuxà la fois, typé, riche, associant structure et finesse, de belle robe intense, au nez complexe. Le 2006 est un vin généreux en bouquetcomme en matière, aux tanins équilibrés, de belle robe pourpre soutenu, aux notes de cuir et de cassis confit.

Le Saint-Émilion GC Château Leydet Valentin, où se mêlent la truffe et l’humus, est un vin dense, coloré, intense et charmeur, riche encouleurcharpenté, de bouche ample.


VIDELOTPOMEROL VIDELOT

VIDELOT 

(POMEROL)
Jean Moueix
3, rue Macau
33027 Bordeaux
Téléphone :05 56 48 01 29
Télécopie : 05 56 81 18 87
Email : intendant@moueix-export.fr
Site : www.chateauprimeur.com

Depuis plus de 30 ans, Jean-François Moueix est l’une des plus grandes figures bordelaises. Aussi talentueux que discret, il est aujourd’hui Président de la holding familiale, Videlot, et a laissé la direction opérationnelle de son groupe à son fils, Jean, depuis trois ans.
Fantastique Pomerol 2007, un grand vin, de robe brillante, très complet, avec une belle matière présente et savoureuse, aux senteurs de petits fruits noirs (cassisprune), de cuir et de violette, de belle garde. Le 2006 est succulent mais encore fermé, avec ce nezlégèrement épicé, avec des tanins bien présents qui commencent à peine à se fondre, aux nuances de myrtille et de truffe. Grandissime 2005, puissant, très complexe, d’une très grande structure, aux arômes persistants et subtils de petits fruits rouges mûrs à noyau, de truffe, de cuir, très structuré, avec des tanins soyeux mais intenses, tout en distinction, de grande évolution. Le 2004 est splendide, dans la grande tradition bordelaise, et l’on ne peut que regretter que ce millésime se situe entre les 2005 et 2003, la mode risquant de le laisser à l’écart. À ses côtés, ce 2003, un vin dense, tout en harmonie, riche au nez, avec ces notes de mûre et d’humus, et des senteurs de cuir et de pruneau en bouche, aux tanins fermes mais toujours très savoureux, de grande garde. Le 2000 possède une structure hors normes. Puissance et distinction, chaleur et ampleur, une très grande complexité d’arômes (cuir, griotte confite…), un vin d’une grande harmonie, d’une très belle matière en bouche, majestueux, de très grande garde. Le 1999 est la saveur même. Complexe et gras, aux tanins présents, parfumé, un beau vin charnu, charmeur, qui fleure les épices et les fruits frais, alliant puissance et finesse, dont le velouté est très caractéristique des vins de Pomerol.

 

- MILLESIMES 2014 : numéro Collector, 35 ans !

C’est UNIQUE, INTERACTIF ET GRATUIT : CLIQUEZ ET FEUILLETEZ MILLESIMES EN TOURNANT LE PAGES, COMME UN VRAI MAGAZINE

A une époque où beaucoup de choses sont en quête de sens, où des « critiques » friment dans un salon ou une dégustation, brassant du vent pour pas grand-chose, il me semble important de rappeler quelques vérités car nos GUIDE DES VINS et MILLESIMES sont devenus bien plus que de « simples » Guide et Magazine comme les autres;

35 ans, c’est :

- mes débuts, à 22 ans… avec la création du 1er GUIDE DES VINS de « terrain » et de MAGNUM -qui deviendra MILLESIMES- en parallèle. En 1980, il n’existait que celui d’Alexis Lichine, très encyclopédique), grâce au soutien des plus grandes figures françaises œnologiques de l’époque (Jacques de Loustaunau de Guilhem et Emile Peynaud), qui m’ont appris, certes l’art de la dégustation, mais surtout celui de l’humilité en la matière. Ceci étant largement galvaudé aujourd’hui par une multitude de « dégustateurs » d’opérette qui se pavanent dans des salons ou écrivent des blogs que personne ne lit.

- une collaboration formidable entre les Editions Albin Michel et moi, une fidélité réciproque, jamais vue dans l’Edition française. Les premiers MILLESIMES ont d’ailleurs été édités avec Albin Michel, avant que nous volions de nos propres ailes. – une réussite continue, incontestable, forcément critiquée, jalousée, enviée… et c’est toujours cela qui me donne la « pêche » !

- une puissance incomparable sur le Net : quelque 200 Sites et Blogs reprennent les contenus du GUIDE et de MILLESIMES, des centaines de « mots-clés », des milliers de pages rédactionnelles listées dans les moteurs de recherche… le tout drainant des millions d’internautes.

- la marque d’un homme passionné, fidèle, qui défend une éthique et aime autant les vignerons (pas tous) que leurs vins, ne s’est jamais laissé prendre au jeu de la frime de certains producteurs, de l’arrogance d’autres, ni aux relations publiques ou aux invitations (intéressées) dans des châteaux, c’est moi qui choisis, sans aucune influence. – un groupe familial, gage de fiabilité et d’authenticité quand d’autres passent leur temps à se faire racheter, changer d’éditeur, d’auteur, de format…

- des innovations majeures, jamais réalisées (ni avant, ni maintenant) :

* une accessibilité totalement GRATUITE pour les amateurs et professionnels aux sites www.guidedesvins.com quand d’autres mettent en ligne un contenu payant ou d’anciens commentaires… Sur nos 5 sites majeurs, durant l’année 2013, plus de 1,7 MILLION DE LECTEURS ont vu près de 10 MILLIONS de nos pages ! * une création exceptionnelle l’an dernier avec l’intégration dans le Guide « papier » de QrCode personnalisé pour chaque producteur qui permet d’accéder immédiatement aux commentaires de dégustation, de son fauteuil, dans un train ou de n’importe où dans le monde : c’est certainement l’une de mes plus grandes satisfactions puisque l’on va bien au-delà du monde du vin : aucun autre support n’a pu le faire !

* la vente du GUIDE et de MILLESIMES en PDF, lisible sur un ordinateur, une tablette, un smartphone et, surtout, interactifs, puisqu’il suffit de cliquer sur un site ou un mail pour y accéder.

Mais il n’y a aucune nostalgie dans tout cela, c’est un rappel de faits et -ceux qui me connaissent le savent- je pense déjà à de nouvelles innovations : la preuve, notre nouvelle charte graphique, moderne, attractive, avec une maquette exceptionnellement visuelle, qui fait la part belle aux vignerons qui le méritent !

* MILLESIMES 2014 EST PARU et offre des innovations majeures !

MILLESIMES 2014 est paru ! C’est le 35e ANNIVERSAIRE : un tel succès est très rare, comme celui de mon GUIDE (voir Edito, en cliquant ICI).

MILLESIMES se présente désormais sous 4 formes et supports différents, ce qui est UNIQUE dans l’édition française :

- L’édition PAPIER, naturellement, dans une présentation de plus en plus luxueuse et avec une nouvelle charte graphique qui présente une maquette moderne, très visuelle grâce à des centaines de photos.

- Le site www.millesimes.fr, qui reprend l’édition papier et draine des centaines de milliers de lecteurs (voir pages 14 et 15).

- L’édition numérique interactive en Pdf (CLIQUEZ ICI POUR VOIR) qui permet de télécharger la totalité de MILLESIMES sur son ordinateur, sa tablette ou son smartphone.

- L’édition Worldwide (CLIQUEZ ICI POUR VOIR) consultable gratuitement en ligne, comme le vrai magazine, en feuilletant les pages : les mails et sites sont cliquables, c’est exceptionnel.

Toutes ces réalisations sont avant-gardistes, interactives et offrent ainsi la possibilité de lire MILLESIMES des 4 coins du monde, chez soi comme au bureau, en vacances comme dans sa chambre, sur une tablette ou un smartphone. What’else ?

Merci de votre fidélité.

EXCLUSIF

Feuilletez gratuitement MILLESIMES en ligne comme le vrai magazine en tournant les pages

- Vins et Gastronomie : Le meilleur de la Bourgogne

GUIDE DUSSERT GERBER 2005 EXEJ’apprécie ces vignerons talentueux et passionnés, pour lesquels il n’y a nul besoin de fioritures ni de vinifications “gonflées”, et dont les prix sont bien souvent justifiés. Ici, en effet, on ne s’excite pas à faire des vins “putassiers”, privilégiant ce qui doit l’être : le terroir et le fruit. L’altitude des vignes, l’inclinaison des pentes, la richesse des sous-sols en ressources minérales… Tout concourt donc ici, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime, et cela explique l’extrême diversité des grands vins bourguignons, qui leur donne cette typicité unique, où l’élégance prédomine toujours, en rouge comme en blanc.

Les millésimes  
Pour les rouges
- les grands : 2010, 2009, 2008, 2005, 2003, 2002, 2000, 1999, 1995, 1990, 1989, 1985, 1983, 1979, 1978, 1976, 1978, 1971, 1970.
- les bons : 2012, 2011, 2007, 2006, 2004, 2001, 1998, 1996, 1993, 1988, 1986, 1979.

Pour les blancs

- les grands : 2010, 2009, 2008, 2007, 2006, 2005, 2004, 2002, 2000, 1999, 1998, 1995, 1990, 1989, 1986, 1985, 1983, 1982, 1979, 1978, 1976, 1970.
- les bons : 2012, 2011, 2003, 2001, 1997, 1996, 1994, 1988, 1987, 1971.

 

Quand boire les millésimes : voir la VINTAGE CODE

Classement Bourgogne Rouges 
Classement Bourgogne Blancs 
Tout savoir sur le vignoble

Cliquez sur le nom pour accéder gratuitement aux commentaires du Guide Dussert-Gerber des Vins 2014 (ALBIN MICHEL)

Domaine Pierre AMIOT
Robert AMPEAU et Fils
Pierre ANDRÉ
Domaine Charles AUDOIN
Vins AUVIGUE
Domaine Vincent BACHELET
SARL BADER MIMEUR
Clos BELLEFOND
Domaine BERGER-RIVE
Domaine BERTAGNA
Domaine François BERTHEAU
Sce du Domaine du Château Charles BLONDEAU-DANNE Père
Domaine Guy BOCARD
Domaine Albert BOILLOT
Marc BROCOT
Domaine René CACHEUX et Fils
Nicole et Jean-Marie CAPRON-CHARCOUSSET
Domaine du CHALET POUILLY
Domaine du CHARDONNAY
Domaine Jean CHARTRON
Domaine CHEVILLON-CHEZEAUX
Domaine de la CHOUPETTE
COLLOVRAY et TERRIER
Domaine COQUARD-LOISON-FLEUROT
Domaine COUDRAY-BIZOT
Domaine CRUCHANDEAU
Domaine Daniel DAMPT et Fils
Domaine Bernard DELAGRANGE et Fils
Domaine DENIS Père et Fils
Earl Jean-Pierre DICONNE
Gérard DOREAU
Domaine P.DUBREUIL-FONTAINE et Fils
Domaine ELLEVIN
Domaine FERREIRA CAMPOS
Domaine FOUGERAY de BEAUCLAIR
Château de FUISSÉ
Domaine Pierre GELIN
Sarl Alain GEOFFROY
Domaine François GERBET
Claude GHEERAERT
Domaine Jean-Jacques GIRARD
Domaine Jean GIRARD
GLANTENET Père & Fils
Domaine GONDARD-PERRIN
Domaine ANTONIN GUYON
Domaine HEIMBOURGER Père et Fils
Domaine Pascal HENRY
Domaine Roger JAFFELIN et Fils
Domaine Marc JOMAIN
Clos des LAMBRAYS
Philippe LECLERC
Domaine Roger LUQUET
Domaine Pierre MAREY et Fils
Domaine Michel MARTIN
Domaine des MEIX
Gilbert MONIOT-DEFRANCE
Sylvain MOSNIER Earl
Domaine MUSSY
Jean-Marie NAULIN
Domaine Manuel OLIVIER
Jean-Paul PAQUET & Fils
Cave du Père TIENNE
Romain PERTUZOT
Domaine de PISSE-LOUP
Domaine de la POULETTE
Domaine POULLEAU Père & Fils
Domaine PRIEUR-BRUNET
Domaine Michel PRUNIER et Fille
Domaine Henri REBOURSEAU
Domaine Pascal RENAUD
Earl Domaine Guy ROBIN
Domaine SEGUIN-MANUEL
Gérard TREMBLAY
Domaine Alain VIGNOT
Château de VINZELLES
VIOLOT-GUILLEMARD
Domaine VIRELY-ROUGEOT
Domaine du VOISINET
BOURGOGNE : une gastronomie formidable
Sans nul doute le pays bourguignon possède les meilleurs atouts avec la qualité de ses produits de terroir. Pays où la viande est excellente, comme le Charolais qui est, à juste raison d’ailleurs, fort réputé. Particulièrement appréciés également, les veaux en provenance de Saint-Martin-en-Haut, toujours dans le pays charolais, les volailles des Amoges et de la Marche, les canards sauvages, ainsi que les porcs et leurs cousins, les sangliers, rehaussés par la célèbre moutarde de Dijon.Le plateau de charcuteries pourrait faire pâlir d’envie celui des viandes. On y trouve toute sorte de jambons, crus, braisés, persillés, les andouillettes et andouilles, les pâtés en croûte, les pieds truffés à la dijonnaise, le boudin de campagne, les tripes préparées avec du gras-double, des oignons, des œufs, des champignons, de la mie de pain, des échalotes, du persil et des câpres. Il vous faut absolument goûter les « attereaux », spécialité bourguignonne composée de porc en petits morceaux, mélangés à des œufs et des herbes, enveloppés de crépine, puis recouverts de vin, agrémentés d’épices et cuits au four. Également bourguignonne, la tourte à la chair à saucisse, les « beursaudes », préparation à base de poitrine de porc coupée, légèrement revenue, dont la cuisson est continuée en cocotte après avoir rajouté des herbes. Mise en pots de grès, elle peut se consommer plusieurs jours. Enfin l’on retrouve les grattons ou rillons, qui font la joie de certains.

Les escargots, qui demeurent l’emblème de la Bourgogne, trouvent leur pleine saveur préparés au chablis. Parmi les poissons, nous trouvons tous ceux des fleuves et rivières dont le brochet, apprécié en quenelles, la brème, la carpe, l’anguille, le poisson-chat. Et n’oublions pas les grenouilles, dont les cuisses sont rissolées avec de l’ail et du persil. Escargots et grenouilles étant les rois de la Bourgogne, dégustez le plat régional où ces deux produits se côtoient, préparés à l’ail et au persil.

Il serait erroné de croire que la Bourgogne cultive peu de légumes. Leur récolte y est abondante : carottes, cornichons, échalotes, et oignons dont Auxonne en Côte-d’Or tire sa réputation. Ainsi le pays bourguignon propose-t-il de nombreuses soupes, dont celle dite  « aux appétits » à base de vert d’oignons frais, que l’on verse sur du pain beurré. Mais aussi la « soupe au saucisson » composée de choux, rondelles de saucisson et croûtons, ou encore le potage de Nevers, mélange de choux et carottes, et la « trempée » où se côtoient seulement vin rouge et pain selon les goûts ou l’humeur, elle peut être sucrée ou salée, ou préparée avec du vin blanc. Les deux spécialités traditionnelles sont la « soupe aux gaudes », sorte de bouillie faite avec des galettes de maïs chaudes, additionnée de lait froid, et la « soupe aux beursaudes », à base de lard, pain et bouillon.

Le plateau de fromages vous propose un choix étendu, au lait de chèvre ou lait de vache. Nous retrouvons l’époisses au goût prononcé dû à des macérations dans du vin blanc ou un mélange d’eau et d’eau-de-vie de marc. Autre fromage non moins célèbre, le citeaux, fabriqué par les moines de l’abbaye du même nom, tout comme celui d’une autre abbaye, celle de La Pierre-qui-Vire. Pour compléter ce plateau, il nous faut citer le claquebitou, présenté avec ail, oignons et herbes. L’époisses a un dérivé fort bon également, le cendré d’Aisy, qui doit son appellation à son affinage sur la cendre de sarments de vigne. La liste n’est pas exhaustive, il y a encore les « boutons de culotte », le toucy, le charolais, des chèvres à consommer frais ou secs. Un bon plateau de fromages se doit d’être bien accompagné, d’abord par les pains : goutez les pains régionaux, le « pain à soupe », le « pain marchand de vin » et le « cordon » (à voir absolument : le musé du Blé et du Pain à Verdun-sur-le-Doubs).

La Bourgogne est aussi une grande productrice de miel, et de nombreuses spécialités sucrées sont conçues à partir de cet élément. Nous retrouvons toute sorte de pains d’épice, notamment à Dijon, des biscuits à la cuiller, des friandises à base de chocolat, les baladins et les grumes à Mâcon, les nougatines, odettines, caramels dits « négus » ou « lolottes » à Nevers, les nonnettes à Auxerre, les bûchettes et marquises à Clamecy. Les bonbons à l’anis, les sucres d’orge, les grabaches, les graviers, les pâtes de fruits à base de cassis, les « cassissines », font partie intégrante des sucreries bourguignonnes, ainsi que les « douceurs de Gianduja » aux noisettes (il ne manque plus que Tchaïkovski !).

Côté gâteaux, la Bourgogne n’est pas vraiment à plaindre : vous pourrez y déguster de succulentes tartes aux pruneaux, les « nids d’amour », sorte de beignets confectionnés pour la Saint-Nicolas, le 6 décembre. Toutefois le produit clé de la Bourgogne est le cassis. On l’utilise sous forme de confitures, bonbons. Tel quel, mélangé à du bourgogne aligoté, il compose cet apéritif fort répandu, le kir. Moins connues mais tout aussi délicieuses sont les « perles mâconnaises » au kirsch ou le « raisiné », un concentré de jus de raisin dans lequel sont cuits poires et coings.

Enfin, notez sur vos tablettes les « jacquelines ». C’est en 1383 que Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, guerroyant pour Charles IV, vainquit les Gaulois à Courtrai. Il offrit à la ville de Dijon l’horloge à automates qui surmontait le beffroi et la fit placer en haut de l’église Notre-Dame. Au XVIIe siècle, les Dijonnais adjoignirent à l’automate baptisé Jacquemart une épouse, Jacqueline, et plus tard Jacquelinet et Jacquelinette. De nos jours, la famille Jacquemart sonne toujours, sans jamais faillir, heures, quarts et demies. En 1926, Michelin présenta au Conseil des prud’hommes de la ville de Dijon l’échantillon d’une succulente friandise qu’il déclara vouloir appeler « jacqueline », modeste hommage à la fidèle épouse de Jacquemart et en remerciement de leurs longs et loyaux services.

 

* Bordeaux sera toujours Bordeaux : encore faut-il savoir frapper à la bonne porte !

GUIDE DUSSERT GERBER 2005 EXEJ’aime vraiment les vrais vins de Bordeaux, du plus grand au plus modeste, et les consommateurs comme les producteurs savent que je défends ce qui les intéresse, et les distingue : le rapport qualité-prix-typicité. Si l’on fait un grand Margaux ou un Pomerol racé à 40 ou 80 €, il les vaut bien. Idem pour une gamme plus abordable, en Graves, dans les Satellites, les Côtes ou en Bordeaux Supérieur, où les progrès sont exceptionnels.

En-dehors de quelques crus mythiques pour lesquels le prix n’est plus un facteur estimatif (on entre alors dans le monde du luxe), ce qui n’est pas du tout justifié aujourd’hui, et on l’a vu -hélas- avec les augmentations de prix des derniers millésimes, c’est un Saint-Émilion “fardé” comme un acteur du carnaval de Venise à 80 € (voire bien plus), un “simple” Médoc à 25 €, un “bon” machin à 30 € ou un Bordeaux Supérieur ultra-barriqué à 50 €.

Il y a -hélas, un bon nombre de vins, à Bordeaux, trop chers ou trop sensibles à la mode, des propriétaires trop imbus d’eux-mêmes, alors que le respect des consommateurs (proposer un vrai rapport qualité-prix cohérent) est impératif.

On parle beaucoup trop d’argent, de prix, de bonnes notes glanées chez un “gourou” quelconque, alors que, bien sûr, ceci ne concerne qu’une petite minorité.

Les “primeurs” (depuis 2000, et surtout 2005 où certains crus ont sorti des prix déments et incautionnables) font des vins bien trop chers, et cela commence à créer un sérieux malaise à Bordeaux, tant il y a de différence entre 2 vins d’une même appellation.

Il semble que le 2013 ne soit pas en reste, alors que la qualité sera très délicate »…
Pourquoi payer une bouteille à 50 ou 200 € quand on peut trouver du plaisir dans une bouteille 4 à 10 fois moins chère (même si, et je le sais, les vins ne sont pas “comparables”) ? Je n’ai jamais soutenu ces vins “parvenus” qui se moquent bien du marché français (et de ses consommateurs). Je ne suis pas non plus intéressé par les vins “confiturés”, sans âme ni vertu, qui font tort à la grande spécificité bordelaise.

Pour faire ces “vins”, on récolte des raisins surmaturés, on concentre à outrance (avec des concentrateurs) lors des vinifications, on met le tout dans des barriques où le bois peut, sur demande auprès des tonneliers, vous donner le goût que vous recherchez (de la vanille, du sirop, de la confiture…), et on vous sert un vin à la limite de l’écœurement, noir comme de l’encre, gras comme de l’huile et parfumé comme votre bureau en bois…

 

Cliquez sur le nom pour accéder gratuitement aux commentaires du Guide Dussert-Gerber des Vins 2014 (Editions ALBIN MICHEL)

Château D’ANNA
Château des ARNAUDS
Château des ARRAS
Château LES ARROMANS
Château ARROUCATS
Château BALESTARD la TONNELLE
Château BASTIAN
Château BASTOR LAMONTAGNE
Château BATAILLEY
Domaine de BAVOLIER
Château BEAURANG
Château BEAUREGARD
Château BÉCHEREAU
Château BEL AIR
Château BELLE GARDE
Château BELLES-GRAVES
Château BELLEVUE-FAVEREAU
Château de BERNADON
Château Le BERNAT
Château BERTHENON
Les Vignobles BESSINEAU
Château BEYZAC
Château BICHON-CASSIGNOLS
Château BOIS CARRÉ
Vignobles BORDERIE
Château BOSSUET
Château La BOUADE
Château le BOURDIEU
Château BOURSEAU
Château BOUSCAUT
Château BOUTILLON
Château BRAN de COMPOSTELLE
Château BRANE-CANTENAC
Château BRETHOUS
Château LE BREUIL RENAISSANCE
Château BROUARD
Château des BROUSTERAS
Château BROWN
Château CADET-BON
Château de CAILLAVET
Château CAILLIVET
Château Le CAILLOU
Château CANON-CHAIGNEAU
Château CANTELOUBE
Château CANTENAC
Château de CARLES
Château de CASSANA
Château CERTAN de MAY de CERTAN
Vignobles CHAIGNE ET FILS
Domaine CHALET de GERMIGNAN
Château CHANTEGRIVE
Château CHENE-VIEUX
Domaine de CHEVALIER
Château CHEVALIER SAINT-GEORGES
Château CHEVROL BEL AIR
Château CLAUZET
Château LA CLAYMORE
Clos BELLEVUE
Château CLOSIOT
Domaine des COLLINES
Château CORNEMPS
Château de COUDOT
Vignobles COUNILH et Fils
Château de la COUR
Château de CRAIN
Château La CROIX D’ARMENS
Château La CROIX-LAROQUE
Château La CROIX MEUNIER
Château La CROIX de QUEYNAC
Château LA CROIX-TOULIFAUT
Château CROIX du TRALE
Château du CROS
Château CROUTE-CHARLUS
Château DARIUS
Château DAVID
Château DESMIRAIL
Vignobles DEVAUD
Château DURAND-LAPLAGNE
Domaine L’ENTRE DEUX MONDES
Château ESPIOT
Château d’ESTEAU
Domaine de FAUGEROUX
Château FAYAU
Château FILHOT
Château FILLON
Château LA FLEUR GRANDS-LANDES
Château FONBADET
Château FONROQUE
Château FONT-VIDAL
Château FONTBONNE
Château FONTESTEAU
Château des FOUGÈRES
Château FOURCAS-DUPRÉ
Château FOURCAS HOSTEN
Château FRACHET
Château FRANC LARTIGUE
Château la GALIANE
Vignobles GASSIES-GAUTEY
Château GESSAN
Château la GRÂCE DIEU LES MENUTS
Château du GRAND BOS
Le GRAND CORMIER
Château GRAND FRANÇAIS
Domaine du GRAND ORMEAU
Château GRAND PUY LACOSTE
Domaine de GRANDMAISON
Château GRANGE-NEUVE
Château GRANINS GRAND POUJEAUX
Domaine des GRAVES D’ARDONNEAU
Château AUX-GRAVES-DE-LA-LAURENCE
Château les GRAVES de LOIRAC
Château Les GRAVES
Château des GRAVIÈRES
Château de la GRENIERE
Château GROS CAILLOU
Château LA HAIE
Château HAUT-BATAILLEY
Château HAUT-BERGERON
Château HAUT-BEYNAT
Château HAUT-CALENS
Château HAUT CRUZEAU
Château HAUT-LAGRANGE
Château du HAUT MARAY
Château HAUT-MARBUZET
Château HAUT-PLANTADE
Château HAUT-REYS
Château HAUT-ROCHER
Château HAUT-SAINT-CLAIR
Château HAUT BAILLY
Château HAUTE FAUCHERIE
Château HOURBANON
Château HOURTIN-DUCASSE
Vignobles et Domaines Jean-François JANOUEIX
Château JURA-PLAISANCE
Clos LABARDE
Château LAFARGUE
Château LAFLEUR-BEAUSEJOUR
Château LAFLEUR du ROY
Château LAFON
Château LAGARDE
Château LAGRANGE les TOURS
Château LAJARRE
Château de LAMARQUE
Château LAMBERT
Château LAMOTHE-DESPUJOLS
Château LAMOTHE de HAUX
Château LAMOTHE VINCENT
Château LANGOA-BARTON
Domaines LAPALU
Château LAROQUE
Château LARRAT
Château LARTIGUE-CÈDRES
Château LASCOMBES
Château de LAUBERTRIE
Château des LAUDES
Château LAUDUC
Château LAVERGNE DULONG
Château LÉOVILLE-BARTON
Château LOIRAC
Château LOUPIAC-GAUDIET
Château LUANA
Château MACQUIN
Château des MAILLES
Château MAISON NOBLE
Château MALARTIC-LAGRAVIÈRE
Château de MALLE
Château MALLIÉ CHANTE L’OISEAU
Château MANGOT
Château Les MARCEAUX
Château la MARZELLE
Château MAUCAILLOU
Château de MAUVES
Château MAUVINON
Château MAZEYRES
Château MELIN
Clos des MENUTS
Château le MEYNIEU
Château des MOINES
Château les MOINES
Château MONCETS
Château MONTROSE
Château MOULIN DE GRENET
Château du MOULIN VIEUX
Château de PANIGON
Château PARENCHÈRE
Château PASCAUD
Château de PASQUETTE
Château du PAYRE
Vignobles PELLE
Château PENIN
Château PERAYNE
Château LA PERRUCADE
Château PETIT BOCQ
Château PETIT-BOUQUEY
Château PETIT BOYER
Château PETIT MANGOT
Château du PETIT PUCH
PETRUS
Château la PEYRE
Château PICHON-BELLEVUE
Château PICK-LABORDE
Château PIGANEAU
Château PILLEBOIS
Château PINDEFLEURS
Château de PIOTE
Château PLANTIER ROSE
Château PLINCE
Château POMYS
Château PONT les MOINES
Château PONTAC-LYNCH
Château La PONTETE
Château PREUILLAC
Château PRIEURÉ MARQUET
Château CLOS DES PRINCE
Château PUY D’AMOUR
Château PUYFROMAGE
Château RAYMOND-LAFON
Château de REIGNAC
Château REYNATS
Château du ROCHER
Château de ROQUEBRUNE
Château LA ROSE BRANA
Château la ROSE- POURRET
Château LA ROSE SARRON
Château ROUGEMONT
Château ROUMAGNAC La MARÉCHALE
Domaine Le ROUSSEAU
Château SAINT-AGRÈVES
Château SAINT AHON
Domaine de SAINT-AMAND
Château SAINT-JEAN
Château CLOS de SARPE
Château SIGOGNAC
Château Le SIRON
Domaine de la SOLITUDE
Château Le SOULEY-SAINTE-CROIX
Château TAILLEFER
Château TAUZINAT L’HERMITAGE
Château THURON
Château TOULOUZE
Château la TOUR BLANCHE
Château TOUR GRAND FAURIE
Château TOUR DE GRENET
Château TOUR du PAS SAINT-GEORGES
Château LA TOUR DU PIN FIGEAC
Château TOUR-du-ROC
Château TOUR SIEUJAN
Cru TRENQUINE
Clos TRIMOULET
Château TRONQUOY-LALANDE
Château TROTTE VIEILLE
Château la TUILERIE du PUY
Château le TUQUET
Château VAISINERIE
Château VALENTIN
Château de VALOIS
Domaine de VIAUD
Château VIEUX BUSQUET
Château VIEUX RIVALLON
VIEUX CHATEAU DES ROCHERS
Château de VIMONT
Château VOSELLE
Château VRAI CAILLOU
Yvon MAU et Fils

- Loire : les vignerons talentueux de l’année

Les grands cépages spécifiques (Chenin, Sauvignon, Cabernet franc…) qui s’expriment pleinement dans ces terroirs de silex, de tuffeau, de craie marneuse, de marnes kimméridgiennes…, sont parfaitement “chouchoutés” par ces vignerons passionnés et passionnants, qui s’attachent à conserver une authenticité rare. Du rouge le plus gouleyant à celui qui demande de la patience, des blancs secs aux moelleux, des demi-secs aux rosés ou aux Crémants… la palette est grande. C’est très bon, très typé, et c’est tout ce que l’on aime.

Millesimes
Vins du Siècle

Les meilleurs vignerons de l’année
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Prix d’Honneur

 
 
 
 
Famille Duveau (Guilloterie)
Pascal Gitton
Famille Poiron (Poiron-Dabin)

Prix d’Excellence

Patrice Barc
Pierre Picot (Chaillot)

Satisfecits

 
 
 
 
Famille Le Fournis (Haut-Perrays)
Henry Marionnet (Charmoise)
Anne-Cécile Roy

Lauréats

 
 
 
Famille Daheuillier (Varinelles)
Famille Fouassier
Famille Luneau (R de La Grange)
Yves Provost

 

 

Choississez une région :  
ALSACE LANGUEDOC-ROUSILLION
BEAUJOLAIS PROVENCE-CORSE
BORDEAUX SUD-OUEST-PERIGORD
BOURGOGNE VAL DE LOIRE
CHAMPAGNE VALLEE DU RHONE
JURA-SAVOIE  

Les vins de l’année avec Vins du Siècle

* Alsace : le succès est mérité

Des villages fleuris, des winstubs, des collines ondulées, des crus les uns plus typés que les autres… tout ici concorde à une grande convivialité du vin, où chaque vigneron s’emploie à faire ressortir la typicité de son Riesling ici, de son Gewurztraminer là… On élève alors des vins sans concurrence, dans une large gamme où se cotoient des Vendanges Tardives rares, un vin suave, un autre sec, un rouge savoureux ou un Crémant tout en fraîcheur. On comprend alors que la force des terroirs et la main de l’homme sont en osmose.

Guide des vins
Millesimes

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Domaine des 7 VIGNES
André ANCEL
Domaine Christian BARTHEL
Charles BAUR
Claude BERGER
BESTHEIM
BINNER
Domaine Paul BLANCK
Domaine Léon BLEESZ
Domaine Claude et Christophe BLEGER
Domaine BROBECKER
Cave vinicole de CLEEBOURG
Domaine de La CROIX de MISSION
Domaine du MOULIN de DUSENBACH
Fernand ENGEL et Fils
Robert FALLER &Fils
Domaine René FLECK et Fille
Domaine FREY Charles
Domaine FREY-SOHLER
Pierre FRICK
Domaine Armand GILG et Fils
Domaine Henri GSELL
Bernard HAEGELIN
Domaine HAEGI
Vignoble André HARTMANN
Louis HAULLER
Domaine Victor HERTZ
Domaine HORCHER
HUBER et BLÉGER
CAVE de HUNAWIHR
Jacques ILTIS & Fils
Cave KAES
Jean-Louis KAMM & Fils
Domaine Damien KELHETTER
KIRSCHNER
Georges KLEIN et Fils
René KOCH & Fils
KUENTZ Romain & Fils
Jacques et Christophe LINDENLAUB
Vignoble des 2 LUNES
Gérard METZ
Vignobles MUHLBERGER
Château D’ORSCHWIHR
Maison PETTERMANN
Domaine du REMPART
Domaine Edmond RENTZ
Hubert REYSER
Maison REYSZ-JOST
Domaine SAINT-RÉMY
Domaine Philippe SCHAEFFER
SCHAEFFER-WOERLY
SCHAETZEL
Lucien SCHIRMER & Fils
Charles SCHLÉRET
Domaines SCHLUMBERGER
Domaine SIMON
Earl STINTZI
Domaine STOEFFLER
André VIELWEBER
Domaine Claude VOSGIEN
Domaine WALTER
Domaine WITTMANN André et Fils
ZOELLER 

- Dix coups de cœur pour le week-end

CHAMPAGNE BOULARD-BAUQUAIRE


CORMICY

Forte de sa tradition familiale, la famille Boulard-Bauquaire se consacre à la culture de la vigne avec passion, depuis 8 générations. Denis Boulard a choisi de s’établir avec ses frères à Cormicy vers 1960. Il a participé à la renaissance de ce vignoble. Aujourd’hui, son fils Christophe et son épouse Christiane allient savoir-faire et modernité. Leurs vignes, issues des zones viticoles du massif de Saint-Thierry, de la Montagne de Reims et de la Vallée de la Marne, permettent d’élaborer des vins aux goûts uniques et complexes. Adeptes de la viticulture durable, ce couple de vignerons s’attache à la préservation du milieu, au maintien de la biodiversité et au respect de la qualité des sols, tout en œuvrant dans la plus pure tradition champenoise. Vous aimerez ce Champagne cuvée Mélanie, un Blanc de blancs vinifié en fûts de chêne, médaille d’argent au Concours des Vignerons Indépendants, qui mêle structure et vivacité à la fois, est d’une jolie complexité aromatique où l’on retrouve des nuances de citron, distingué, d’une très belle persistance. Beau Champagne Vieilles Vignes Premier Cru, 100% Chardonnay, de jolie robe dorée, aux connotations de pêche, de beurre frais, d’amande, avec une finale intense, subtilement épicée. Très réussi également, le Champagne brut Carte Noire, 50% Pinot noir, 50% Pinot meunier, médaille d’Or Vignerons Indépendants 2012, est persistant, de belle robe d’or pâle, aux notes d’abricot, de noix fraîche et de miel, un Champagne où s’associent rondeur et distinction, à la fois fin et charpenté, d’une belle finale. Le Grande Réserve est une cuvée dominée par une élégance persistante en bouche, à la fois très fine et mature, alliant rondeur et nervosité, tout en charpente, d’une belle finale. Tout en nuances, le brut rosé, de mousse abondante et fruitée, est une cuvée tout en fraîcheur aromatique, avec des notes de fruits frais et de violette, qui associe saveur et distinction au palais. Goûtez aussi le brut Tradition, 40% Chardonnay, 40% Pinot noir, 20% Pinot Meunier, finement bouqueté, de bouche persistante, avec ces notes florales subtiles auxquelles s’ajoutent les fruits secs.

 

CRU LAMOUROUX


JURANCON

Le Cru Lamouroux a été acheté en 1895 par l’arrière-grand-père de l’actuelle propriétaire, Mme Ziemek-Chigé. Ce très joli vignoble est situé sur des coteaux de terrain argilo-siliceux assez profonds avec des pentes exposées sud-sud-ouest, bien abritées du vent par des talwegs boisés, à une altitude de 300 m. Certaines vignes sont plantées sur des terrasses disposées en amphithéâtre. L’encépagement est constitué de 3,50 ha de Petit Manseng et de 1,77 ha de Gros Manseng, 0,51 ha de Cabernets franc et Sauvignon. Les vendanges se font par tris successifs. Les raisins, pour l’élaboration du Jurançon sec, sont récoltés à parfaite maturité vers le 30 octobre, alors que les vendanges surmûries pour le Jurançon débutent après le 15 novembre jusqu’à Noël. Les vendanges de raisin rouge débutent vers la 2e semaine d’octobre. La vinification fait l’objet de soins très attentifs (la pressée se fait à faible pression, grande maîtrise des températures…). Les vins sont ensuite élevés en cuves Inox pour les vins secs ou en barriques de chêne pour les autres. Certaines cuvées restent entre 1 an (cuvée Amélie-Jean) et 2 ans (cuvée Nathalie) en vieux fûts. Formidable Jurançon moelleux cuvée Amélie-Jean 2005, en hommage à leurs parents, pur Petit Manseng, issu de vignes sans désherbage, sans foulage, élevé durant 1 année en vieux fûts de chêne, un vin superbe, aux notes de rose et de petits fruits confits, un vin d’un très bel équilibre, riche et fin à la fois, savoureux, dense et bien velouté, dominé en bouche par des nuances de brioche, de grande évolution. On se fait tout autant plaisir avec ce Jurançon moelleux 2006, (80% Petit Manseng et 20% Gros Manseng), un vin suave, très parfumé, de bouche flatteuse et persistante, tout en bouquet, mêlant puissance et distinction vraiment remarquable. Superbe Jurançon cuvée Nathalie 2004, pur Petit Manseng, à la bouche fondue, un vin ample, aux notes discrètes de citron et de fleurs blanches, tout en bouche, tout en finesse, de jolie robe dorée, dominé par des effluves de petits fruits confits et de noisette en finale, de garde. Le 2003, d’une belle persistance et complexité aromatique au palais, subtil au nez comme en bouche, est un vin de jolie robe brillante, très séduisant avec ces nuances d’acacia, de fruits confits et de fleurs blanches. Le Jurançon Tradition sec est une réussite, de jolie teinte soutenue, très frais, avec des notes de fruits blancs et d’amande, à ouvrir sur une langouste grillée.

 

CHATEAU DU MASSON


BORDEAUX

Les vignobles Gassies-Gautey sont l’œuvre familiale de plusieurs générations de viticulteurs (3ème), producteurs d’un merveilleux Bordeaux et pionniers parmi tant d’autres de ce terroir de l’Entre-Deux-Mers dont la réputation mondiale est reconnue. L’ensemble du vignoble s’étale sur la rive gauche de la Dordogne, réparti en zone de coteaux argilo-calcaires et de plateaux de même nature, et contiguë au fleuve d’une plaine au sol siliceux avec en fond les filons de grave de la Dordogne qui se prolongent dans le sous-sol. Découvrez ce très beau Bordeaux rouge cuvée Passion 2009, 80% Merlot, 10% Cabernet franc, 5% Cabernet-Sauvignon, 5% Malbec, de belle robe pourpre, un vin généreux, dense, à dominante de petits fruits noirs et de musc, qui marie élégamment une finesse tannique à une rondeur persistante, de garde. Le 2006 se goûte actuellement très bien, à dominante de pruneau, un vin très savoureux, ample en bouche grâce à des tanins soyeux, avec des nuances de cerise noire et d’humus, de belle évolution. Excellent Bordeaux rouge Château du Masson 2009, charnu, aux senteurs de sous-bois et de groseille, riche et persistant en bouche, gras, aux tanins mûrs et savoureux. Le Bordeaux rosé Fleur du Mayne 2011, est toujours l’un des meilleurs de l’appellation, d’une belle harmonie, avec des notes de rose et de mûre, légèrement épicé, associant nervosité et suavité, de belle finale, parfait sur une terrine.

CHATEAU LE SOULEY-SAINTE-CROIX


HAUT-MEDOC

Au 17e siècle, il était de bon ton qu’une famille noble, notable ou aisée possède un domaine en bordelais et y fasse planter un vignoble. François de Chadirac crée son domaine à Vertheuil, il est célèbre pour son roman Uranie et Lucidor, son fils Jean, Conseiller à la table de marbre de Louis XV, lui succède après une jeunesse tumultueuse, et se retire au Souley. Le Château connut une brillante période au XIXe siècle, car son vignoble planté de ceps centenaires et moussus, suscitait la curiosité. L’histoire contemporaine du Château Le Souley Sainte Croix, se confond avec celle de la famille Riffaud. En 1959 alors que le domaine est à l’abandon, son vignoble vendu à l’arrachage, Denise et Paul Riffaud l’achètent et décident de lui rendre son lustre d’antan, car depuis le XVIIe siècle, et la première plantation, aux environ de 1616, le domaine a connu des périodes de grandes prospérité, mais également des moments d’oubli. Depuis maintenant 50 ans la famille Riffaud toute entière, a consacré son temps, les revenus de la propriété et surtout sa passion inébranlable, pour tout d’abord faire renaître, puis protéger le domaine. Paul et son fils Jean ont replanté le vignoble sur un territoire de 25 ha. Aujourd’hui, Paul et Denise sont décédés, mais le vignoble constitue un lien puissant entre tous ; Jean et son épouse Marie-José gèrent le domaine, Frédéric le fils aîné occupe les fonction de maître de chai, Vincent, le cadet a en charge le matériel et l’entretien des bâtiments, Jean-Baptiste le petit dernier règne en maître sur les vignes. Vous retrouverez cette osmose familiale dans leurs vins. Le Souley frappe à votre porte. Ouvrez la toute grande et laissez le entrer, il vous perlera de sa vigne et de son vin. Ne niez pas que le vin est le produit d’une plante magique, connue des hommes depuis la plus haute antiquité, renfermant des substances aux vertus inconnues. Nous ne sommes que vignerons, nous ne savons que soigner vigne et vin. Et leur Haut-Médoc 2009 est généreux et persistant, très bien élevé, de belle robe soutenue, ample et gras en bouche, très équilibré, un vin charnu, vraiment très réussi, aux tanins présents et savoureux, légèrement épicé comme il se doit. Le 2008, classique, est riche et élégant à la fois, de couleur intense, ample et parfumé, typé et ferme, qu’il faut savoir attendre pour mesurer son potentiel.

 

DOMAINE DE LA GUILLOTERIE


SAUMUR-CHAMPIGNY

Exploité par la famille Duveau depuis plusieurs générations, le vignoble du Domaine de la Guilloterie s’étend aujourd’hui sur 50 hectares. Au sud de la Loire et au bord de son confluent le Thouet, ce terroir bénéficie de conditions climatiques particulièrement favorables à la culture de la vigne. Sur ce sol argilo-calcaire, les cépages s’épanouissent pour donner des vins expressifs et de caractère, bien typés. Le Domaine de la Guilloterie produit un excellent Saumur blanc issu exclusivement du cépage Chenin, frais, avec des arômes flatteurs, bien typé. Le Saumur rouge est souple et très aromatique avec de la charpente qui supporte un léger vieillissement. Le Saumur Champigny est très harmonieux, bien typé avec des arômes très persistants de fruits rouges, complexe et très élégant. Le Saumur Mousseux brut et le Crémant de Loire sont deux vins aux bulles fines élaborés selon les méthodes traditionnelles, très agréables à déguster bien frais.

 

CHATEAU LESTAGE DARQUIER


MOULIS

Créée par des ancêtres en 1868, cette propriété a été un peu plus importante, s’étendant sur des communes voisines de Listrac et Arcins. Brigitte et François Bernard l’ont reprise en 1982 alors qu’elle ne produisait plus que quelques bouteilles. Après avoir reconstruit en grande partie le vignoble, ils développent aujourd’hui de gros efforts dans le chai, tant au niveau de la vinification que de l’élevage. Le vignoble de 10 hectares, dont 8,5 en production, est situé sur la groupe graveleuse Ouest du Grand Poujeaux et bénéficie d’une très grande qualité de terroir (Qualification Agriculture raisonnée et certification Terra Vitis depuis 2004). Après une vendange manuelle et des tris sévères, les vinifications sont très bien maîtrisées (contrôle des températures, remontages journaliers par pompage lent avec petit débit, cuvaisons longues de 21 jours, débourbages fréquents avec aération…). Le vin est élégant, souple, fruité, bien charpenté, aux tanins riches et savoureux à la fois, bien typé, aux notes d’humus et de petits fruits rouges mûrs, puissant et souple à la fois, aux tanins riches, de garde. Beau Moulis Terra Vitis 2010, encore très jeune, aux arômes de fruits mûrs (cerise noire) et d’épices (cannelle), légèrement poivré, riche et coloré, de belle teinte pourpre, dense au nez comme en bouche. Le 2009, aux nuances de cerise noire et d’épices, est de belle charpente, riche, charnu, tout en subtilité, de couleur soutenue, très parfumé. Le 2008 est de couleur grenat, complexe, avec des nuances de fruits rouges cuits, un vin tannique et charnu.

 

DOMAINE BERTAGNA


CLOS SAINT-DENIS

En 1983, le Domaine Bertagna a été acheté par la famille Günther Reh qui possède d’autres domaines viticoles à travers le monde. Au cours de la dernière décennie, le Domaine s’est modernisé à travers un vaste programme d’investissements techniques. La vinification se déroule dans le respect de la tradition bourguignonne tout en faisant appel aux techniques nouvelles mais expressément réfléchies et adaptées. Le travail de la vigne se fait en continu, tout au long de l’année. Il est dicté par le cycle végétatif de la plante. La philosophie est basée sur l’écologie donc sur le respect des équilibres naturels. Elle impose de refuser l’utilisation systématique de produits chimiques, afin de préserver les sols et l’environnement et de favoriser le développement spontané, sur les grappes, des populations indigènes de levures indispensables à la fermentation. Un vrai coup de cœur pour le Vougeot Premier Cru rouge Clos de La Perrière Monopole 2010, un grand vin racé, très élégant, tout en bouche, aux notes de cerise mûre et de cuir, légèrement épicé, d’une grande harmonie. Très beau 2009, aux connotations subtiles d’humus, de mûre et d’épices, tout en arômes, ample en bouche, fin et puissant à la fois, d’excellente évolution. Le 2008 est riche au nez, avec des connotations subtiles de cerise, d’humus, charnu, bien élevé, aux tanins présents et savoureux à la fois, un vin dense, de garde. Le Clos Saint-Denis Grand Cru rouge 2008, aux connotations d’épices, de fruits rouges cuits et de violette, de fort belle structure, est un vin très harmonieux, d’excellente garde. J’ai beaucoup aimé également le Chambolle-Musigny Le Village 2010, de bouche dense, aux tanins bien fondus, au bouquet complexe où s’entremêlent des notes de petits fruits rouges bien mûrs, de vanille, d’humus et de réglisse, tout en séduction. Exceptionnel Clos de Vougeot Grand Cru rouge 2010, un très grand vin, tout en distinction, fin mais puissant, racé, de bouche parfumée, de couleur soutenue, aux tanins fermes et fondus à la fois, très structuré, aux connotations de champignons et de fruits macérés, un grand vin charnu comme il le faut. De plus, le Domaine a transformé une partie de la propriété en hôtel, ce qui permet aux hôtes de résider au cœur de la Bourgogne.

 

DOMAINE CRET DES GARANCHES


COTE-DE-BROUILLY

Au sud du Mont Brouilly, Sylvie Dufaitre-Genin, viticultrice, produit du Brouilly et Côte-de-Brouilly et cultive avec conviction ses 11,60 ha de vignes, cépage Gamay noir à jus blanc. Elle élève patiemment son vin pour obtenir des millésimes dignes de ses aïeuls vignerons, présents à Odenas depuis 1752. Le vin prend alors sa robe rubis et ses arômes de fruits rouges et de fleurs dans la cave. L’attention permanente et la passion de Sylvie Dufaitre-Genin font le reste. “Depuis plusieurs années, précise-t-elle, le Crêt des Garanches s’est engagé dans une démarche respectueuse de la nature en supprimant l’utilisation des insecticides sur son exploitation. Afin de garantir le bon développement des vignes de Gamay noir à jus blanc qui produisent le vin du domaine, c’est la régulation naturelle de la faune et la flore locale qui remplit son œuvre. Tous les ans, les vignes, d’une moyenne de 40 ans d’âge, sont vendangées à la main. Ensuite ces raisins sont vinifiés selon la méthode traditionnelle beaujolaise, ce qui confère au Brouilly et Côte-de-Brouilly leurs caractères si particuliers.” Voilà un bien beau Brouilly 2011, provenant de vignes de 40 ans vendangées manuellement, il est élevé 7 mois en cuves, de couleur soutenue, équilibré, parfumé, au nez de cassis et d’épices, un vin opulent aux tanins soyeux. Le 2010 est excellent, de couleur profonde, ample, au nez où prédominent les fruits cuits, aux tanins mûrs, tout en persistance, un beau vin classique, intense et charmeur au palais. Excellent Côte-de-Brouilly 2009, aux arômes subtils où dominent les fruits mûrs et la violette, tout en structure, très typé, alliant finesse et charpente, un vin de bouche puissante, d’excellente évolution comme en atteste le 2006, un vin de très belle robe pourpre soutenu, aux notes de mûre et de cuir, légèrement épicé, poursuit une fort belle évolution. Le Brouilly 2009, Sélection du Tastevinage d’Automne 2010, au nez dominé par la fraise et la mûre, est riche, structuré, d’une jolie finale, un vin classique, aux tanins mûrs mais bien présents. Goûtez aussi le Brouilly 2009, production limitée à 500 bouteilles, élevé 18 mois en fûts de chêne français (neufs), pas filtré, degré naturel 14,4°, un vin de couleur soutenue, de bouche corsée et puissante, de belle matière, aux connotations de cerise, de sous-bois et d’épices, aux tanins étoffés, qui mérite de la patience.

EARL CHAMPAGNE P. LANCELOT-ROYER


CRAMANT

Exploitation créée en 1960 par Pierre Lancelot, et reprise en 1996 par sa fille Sylvie et son gendre Michel Chauvet. Les caves sont creusées dans la butte de craie juste derrière la maison. Le pressoir se trouve au sommet de la butte, le moût est acheminé dans les cuves par gravité. On se fait plaisir avec leur Champagne Millésime 2004, de bouche élégante et profonde, avec ces notes de raisins noirs, de fruits frais et de biscuit, c’est un Champagne dense et raffiné, qui mérite une cuisine élaborée. Excellent, le 2002, de robe jaune or, avec une bouche parfumée aux nuances florales et légèrement miellées, intense, à la fois charpenté et distingué, aux notes de petits fruits mûrs et de tilleul, d’une bien jolie finale. Le brut cuvée des Chevaliers Grand Cru, un pur Chardonnay, issu de vignes de 30 ans, où toute la distinction de ce cépage s’exprime, généreux et élégant, de mousse persistante, très fruité, une cuvée d’une belle finesse aromatique (brioche, pêche), intense au nez comme au palais. Goûtez également le Blanc de blancs cuvée de Réserve R.R, un Grand Cru pur Chardonnay, tout en finesse aromatique, une cuvée harmonieuse et distinguée, de mousse onctueuse et très fine, aux notes subtiles de petites fleurs fraîches.

 

DOMAINE DU CLOS DU FIEF


JULIENAS

Le Domaine s’étend sur 6 ha de Juliénas, 1 ha de Saint-Amour et 5 ha de Beaujolais-Villages sis sur la commune de Jullié, le tout provenant de cépage Gamay noir à jus blanc. L’exploitation comporte 1/2 ha de Beaujolais-Villages blanc issu du cépage Chardonnay sur la commune de Saint-Veran en Saône-et-Loire avec en parallèle le développement du Crémant de Bourgogne. Vinification différente selon les vignes et les appellations. Traditionnelle, semi-carbonique pour le Juliénas, chapeau immergé pour le Saint-Amour. Francis Tête, tonnelier, régisseur de cave, a créé l’exploitation pour la transmettre ensuite à son fils Raymond, pionnier de la vente directe en bouteilles à la propriété. Depuis 1980, Michel (3 ème génération) et Françoise ont développé l’entreprise et fondé, en 1988, le “Domaine du Clos du Fief”. Superbe Juliénas cuvée Prestige 2010 (sol argilo-siliceux), très représentatif de ce que doit être un vin de cette appellation, où s’entremêlent les épices, la griotte et les sous-bois, un vin fondu, puissant au nez comme en bouche, aux tanins fermes et soyeux à la fois, d’excellente évolution. Le Saint-Amour Les Capitans 2010 est une référence. Les raisins viennent d’une petite parcelle au lieu dit Les Capitans, situé sur la montagne de Bessay, avec une exposition sud-sud-est. Installée sur un sol argilo-calcaire, la vigne de Gamay, âgée de 35 ans, est conduite en gobelet, avec des rangs enherbés pour une culture raisonnée. Une vinification de raisins entiers, avec chapeau immergé (le raisin est maintenu sous son jus avec un dispositif de grille dans la cuve) pour une macération longue permet d’obtenir cette cuvée unique. Le Juliénas 2011 est classique et racé comme nous les aimons, chaleureux, à la robe rubis intense, avec ce nez de mûre et de griotte. Remarquable Juliénas Tête de Cuvée 2006, vinification à la bourguignonne, égrappage à 100% de la vendange, macération d’une dizaine de jours, avec pigeage (foulage manuel) régulier dans une cuve traditionnelle en bois, 18 mois dont 6 mois en fûts, d’un beau grenat foncé, au nez de cassis et de framboise avec des notes de violette et d’épices, un vin chaleureux. Goûtez le Beaujolais-Villages rosé Fleur de Gamay 2011, vif et fruité comme le Beaujolais-Villages 2011, classique et régulièrement réussi. Le Beaujolais-Villages blanc Fleur de Chardonnay 2011, aux notes d’agrumes et de lis, séduit par une touche d’acidité alliée à une jolie rondeur.

* Champagne : le Classement 2014 vient récompenser des cuvées formidables

Le Champagne a franchi les simples barrières du luxe et de la fête pour devenir un vin à part entière. Il faut dire que la force du terroir est bien réelle ici et vient s’allier à cet art exceptionnel de l’assemblage que chaque vigneron ou maître de chai va marquer de sa “patte”, créant une bouteille unique, que personne n’a réussi à égaler, partout dans le monde, où l’on n’est jamais parvenu à inquiéter la “marque” Champagne… Certes, les références ont évolué, des grandes maisons sont toujours au sommet mais un nombre de vignerons ou de “petites” maisons familiales les rejoignent, et c’est bien naturel. Qu’elles dégagent des notes de chèvrefeuille, de rose ou d’abricot, développent des nuances de noisette, de brioche ou de fruits mûrs, les cuvées deviennent les plus passionnantes les unes que les autres, à des prix vraiment fort sages quand on les compare aux aberrations d’autres vins.

Les Classements du site sont réactualisés en permanence dans l’année en fonction des dernières dégustations (derniers ou anciens millésimes, coups de cœur, déceptions…) et peuvent donc être différents de ceux du Guide « papier », qui ne peut être remis à jour avant la prochaine édition 

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(EN BLEU)

PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

Il y a une vingtaine de maisons qui atteignent le haut du pavé cette année, certaines d’entre elles bénéficiant d’un exceptionnel rapport qualité-prix-régularité. On remarquera que la plupart sont des maisons familiales (certaines marques ne sont plus que des noms qui changent régulièrement de main), et qu’une seule coopérative y est présente. Les (très) grandes maisons historiques, qui ont su préserver, voire accentuer, leur suprématie qualitative, méritent un véritable “coup de chapeau”. Pas si facile pour ces maisons de rester au “top” depuis bien longtemps, d’autant plus que l’on peut estimer que leurs plus grandes cuvées méritent leur prix, alors que pour d’autres marques, il est difficile de justifier les prix atteints par certaines cuvées de prestige, sans parler de certaines marques qui font des cuvées de base qui n’ont aucun intérêt. Ces grandes maisons sont souvent propriétaires d’importants vignobles et dirigées par des hommes pour lesquels la continuité patrimoniale prime, ceci expliquant cela. Celles que nous mettons au sommet sont des marques qui réussissent également remarquablement leurs “simples” cuvées, et c’est très difficile. Aux côtés de ces maisons incontournables (Dom Perignon, Pol Roger, Charles Heidsieck, Gosset, Krug, Roederer..), d’autres sont donc au sommet, notamment pour récompenser un savoir-faire et/ou un rapport qualité-prix indéniable (Thiénot, Ellner, De Sousa). Quatre autres sont à leurs côtés dans le haut du Classement : Bara, Pierre Arnould, Lombard et Legras et Haas, où la force des terroirs de Grands Crus joue à plein, à des prix défiant toute concurrence. Chaque marque n’est, bien sûr, pas à “comparer” à une autre, et le tout est de rester maintenant à cette place. Il est impératif de suivre à la lettre la hiérarchie interne de notre Classement 2014, les Premiers des “Premiers” étant intrinsèquement “supérieurs” aux autres “Premiers”, et ainsi de suite, en sachant que, toujours, le rapport qualité-prix prime et explique bien des choses.

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
KRUG (Grande Cuvée) (r)
DEVAUX (D) (r)
DOM PÉRIGNON (r)
CHARLES HEIDSIECK (Millénaire) (r)
POL ROGER (Sir Winston Churchill) (r)

BOLLINGER (RD) (r)
LAURENT-PERRIER (Grand Siècle)
TAITTINGER (Comtes de Champagne) (r)

ELLNER (Réserve) (r)
PHILIPPONNAT (Clos des Goisses)
ALAIN THIÉNOT (Grande Cuvée)

CATEGORIE B
Priorité à l’élégance
GOSSET (Grand millésime) (r)
ROEDERER (Cristal)
DE SOUSA (Caudalies)
DE TELMONT (O.R.1735)
VEUVE CLIQUOT (Grand Dame) ®

Pierre ARNOULD (Aurore)
PAUL BARA (Réserve) (r)
PIPER-HEIDSIECK (Rare)
DE VENOGE (Princes)

LEGRAS et HASS (Blanc de Blancs)
LOMBARD (Grand Cru) (r)

DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

Une mine d’or pour les amateurs exigeants, passionnés par les terroirs qui permettent cette mosaïque unique avec un exceptionnel rapport qualité-prix-plaisir. Une hiérarchie forte se met également en place à l’intérieur de cette catégorie, les Premiers des “Deuxièmes” étant aussi intrinsèquement “supérieurs” aux autres “Deuxièmes”, et ainsi de suite. Il y a donc des propriétaires qui peuvent prétendre atteindre les sommets, globalement ceux qui sont dans le peloton de tête des Deuxièmes Grands Vins Classés, élevant des cuvées les unes plus séduisantes que les autres, garantes d’une typicité et d’une régularité qualitative exemplaires, un bon nombre exploitant des terroirs situés en Grands (et Premiers) Crus, ceci expliquant cela, et prouvant que, ici comme ailleurs, la force du terroir est primordiale, même si l’art de l’assemblage, les stocks et l’élevage feront la différence. À leurs côtés, le plus souvent très proches qualitativement (voire meilleurs selon les cuvées), on trouve des maisons et vignerons exemplaires qui bénéficient également de rapport qualité-prix-typicité exceptionnels, et peuvent aussi prétendre aux plus hautes places. À la suite, une bonne cinquantaine de maisons, caves et vignerons, fer de lance de cette exceptionnelle révolution qualitative qu’a connue la Champagne, chacune avec sa spécificité, chacune pouvant mériter mieux… C’est ce qui fait tout l’intérêt de ce Classement, récompenser les meilleurs, les plus connus comme les autres, en étant réactualisé en permanence.

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
Guy CADEL (Grande Réserve) (r)
CHARPENTIER (Terre d’Émotion)
COLLET (Esprit Couture)*
De CASTELNAU (Millésimé) (r)
LAURENT-GABRIEL (Prestige) (r)
MOËT ET CHANDON (Grand Vintage)*
RALLE (Réserve)*
Maurice VESSELLE (Millésimé)*

BARON FUENTÉ (Cuvée Prestige) (r)
Michel ARNOULD (Grande Cuvée)*
BOURDAIRE-GALLOIS (Prestige)*
BRIXON-COQUILLARD (Prestige)
CANARD-DUCHÊNE (Charles VII)
Dom CAUDRON (Cornalyne)*
GOUTORBE (Spécial Club)
Guy CHARBAUT (Millésimé)*
Guy CHARLEMAGNE (Millésimé)*
Philippe DUMONT (Prestige)
Nathalie FALMET (Nature)*
FLEURY (Fleur de l’Europe)*
GATINOIS (Millésime)*
Pierre GOBILLARD (Prestige)*
GREMILLET (Evidence)*
LAFORGE-TESTA (Millésime)*
LANCELOT-ROYER (Chevaliers)
Laurent LEQUART (Prestige)*
Philippe de LOZEY (Cuvée des Anges)*
Etienne OUDART (Référence)*
Jean-Michel PELLETIER (Anaëlle) (r)
PERRIER JOUËT (Belle Epoque)*
Gaston RÉVOLTE (3e Millésnaire)
René RUTAT (Millésimé)*
THÉVENET-DELOUVIN (Carte Noire)
VAUTRAIN-PAULET (Grande Réserve)*

BARON ALBERT (La Préférence) (r)
BOULARD-BAUQUAIRE (Mélanie)*
BOURGEOIS-BOULONNAIS (Premier Cru) (r)*
Christian BOURMAULT (Grand Éloge)*
Jacques DEFRANCE (Nature)*
Michel GENET (Grand Cru)*
Marc HEBRART (Special Cub)*
HUOT (Carte Noire)*
MALETREZ (Premier Cru)*
PRESTIGE DES SACRES (Privilège)*
Rémy MASSIN (Prestige)*
MOREL Père et Fils (Cuvé Gabriel)*
OLIVIER Père et Fils (Aparté)
Claude RIGOLLOT (Millésimé)*
ROGGE-CERESER (Excellence)*
SIMART-MOREAU (Millésimé)
André TIXIER et Fils (Millésime)*
VEUVE OLIVIER (Grande Réserve)*
VIGNON Père et Fils (Marquises)

BARDOUX (Millésimé)*
Alain BERNARD (Blanc de noirs)
Fgrançois BROSSOLETTE (Millésime)*
R. DUMONT et Fils
GARDET (Prestige)*
Jean-Pierre LEGRET (Millésimé)
MORIZE (Grande Réserve) (r)
Prestige des SACRES (Privilège)*
Yvon MOUSSY (Prestige)*
Pascal WALCZAK (Nature)*
ASPASIE (Brut de Fût)*

AUTRÉAU-LASNOT (Millésimé)
BAILLETTE-PRUDHOMME (Millésime)*
BONNET-GILMERT (Millésimé)*
BOUCHÉ (Millésimé)*
Christian BRIARD (Rubis)
Lionel CARREAU (Préembulles)*
J.CHARPENTIER (Pierre-Henri)
Nicolas FEUILLATTE (Grand Cru)
HENIN-DELOUVIN (Grand Cru)*
HUGUENOT-TASSIN (Réserve)*
Olivier et Laetitia MARTEAUX (Millésimé)
PANNIER (Vintage)
PLOYEZ-JACQUEMART (Passion)*
Veuve Maurice LEPITRE (Heritage)*
LAMBLOT (Premier Cru)*
Bernard LONCLAS (Millésimé)

CATEGORIE B
Priorité à l’élégance
Gaston CHIQUET (Blanc de Blancs) (r)*
DELAUNOIS (Sublime)*
Edouard BRUN (Élégante)
Charles MIGNON (Grande Cuvée)*
Pierre MIGNON (Madame)*
Michel TURGY (Blanc de blancs)
VINCENT D’ASTRÉE (Millésimée)*
Zoémie DE SOUSA (Merveille)

BEAUMONT DES CRAYERES (Fleur de Prestige)*
BOIZEL (Ultime)*
COUTIER (Henri III)
FLEURY-GILLE (Grande Réserve)*
DRAPPIER (Grande Sendrée)
GIMONNET Pierre (Fleuron)*
Guy LARMANDIER (Grand Cru)*
JEAUNEAUX ROBIN (Extra)
LECLERC-BRIANT (Les Crayères)*
MÉDOT (Blanc de blancs)
PERSEVAL-FARGE (Jean Baptiste)
ROBERT-ALLAIT (Prestige)
ROYER (Grande Réserve)
ROLLIN (Privilège)
SADI-MALOT (Cuvée SM)*
J.M TISSIER (Apollon)*
VARNIER-FANNIÈRE (Grand Vintage)*

BARDY-CHAUFFERT (Réserve)*
DANGIN (Prestige)*
GABRIEL-PAGIN (Grande Réserve)*
GRASSET-STERN (Millésimé)*
XAVIER LECONTE (Vent des Anges)*
MOUZON LEROUX (Prestige)*
WIRTH et MICHEL (Brut)*

 

LE GOUIVE (Réserve)
HAMM (Signature) (r)
Michel LABBÉ (Prestige)
PIERRE LAUNAY (Grandes Réserve)*
NAPOLEON (Blanc de blancs)*
Hubert PAULET (Risléus)*
Alexandre PENET (Nature)*
MARGAINE (Spécial Club)*
PETITJEAN-PIENNE (Millésimé)*
PRIEUR (Millésimé)
TISSIER et Fils (Saveur de Juliette)*

BRIGITTE BARONI
BERTEMES (Extra)
BLIARD-MORISET (Réserve)*
BOREL LUCAS (Séléction)*
Daniel CAILLEZ (Héritage)*
COLIN (Grand Cru)*
Didier DUCOS (Absolu Meunier)*
FOISSY JOLY (Grande Cuvée)
GALLIMARD (Quintessence)
ERIC LEGRAND
Xavier LORIOT (Élégance)*
Jean MICHEL (Spéciale)*
LOUIS de SACY (Inédité)*
PENET-CHARDONNET (Extra Réserve)*
SENDRON-DESTOUCHES (Millésimé)*
VELUT (Tradition)
VERRIER (Fleuron)*

Claude BARON (Topaze)*
DUMENIL (Prestige)
Vincent COUCHE (Perle Nacre)*
PIERRARD (Blanc de blancs)
VOLLEREAUX (Marguerite)*

TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
DE CARLINI (Grand Cru)
Claude MICHEZ (Antan)

(GIMONNET-GONNET (Prestige))
(FENEUIL-POINTILLART (Premier Cru))
Robert JACOB (Collection Privée)*
LENIQUE (Millésime) (r)
(THIERCELIN (Carte Noire))

CATEGORIE B
Priorité à l’élégance
BLONDEL (Blanc de blancs) (r)*
BONNAIRE (Millésimé)*
VEUVE LANAUD (Prétrosses)*
(PREVOTEAU-PERRIER (Adrienne Lecouvreur))
Jean-Marc VATEL (Millésimé)*

 

IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements
 

 

- Quels plats avec les formidables Bandols de La BASTIDE BLANCHE ?

Mon ami Michel Bronzo élève l’un des plus grands crus de la région, où la sagesse des prix s’allie à une structure et à une typicité hors-pair. 
La restructuration du Domaine par la famille Bronzo remonte au début des années 1970. L’encépagement est constitué pour plus de la moitié de Mourvèdre ce qui confère au vin ces arômes si profonds. Le vignoble de 28 ha est planté tout en coteaux sur des parcelles aménagées en restanques pour une partie, sur des sols très profonds graveleux et caillouteux de typeargilo-calcaire.Les méthodes de culture restent très traditionnelles avec des labours fréquents, une fertilisation organique et aucun emploi de désherbant chimique. Les vendanges entièrement manuelles s’effectuent dans de petits bacs pour que le raisin parvienne intact à la cave. Le terroirtrès fracturé produit de faibles rendements, ce qui permet d’obtenir des Vins à forte personnalité, très concentrés avec des arômes puissants tout à fait exceptionnels. Le vin est riche associant structure et finessecharnu et racé en bouche, d’une belle persistance aromatique, de très bellegarde.

« blancs et rosés 2012 sont très bons, me dit Michel Bronzo, nous avons eu un bel été, pas de soucis dans les vignes, il a fait très beau et les Vins sont très jolis, très aromatiques. Nous avons fait desrendements normaux, toujours très maîtrisés dans l’appellation Bandol, ainsi nous produisons desVins de qualité, de caractère, avec de la matière, du gras et des notes épicées, très savoureuses, typiques de notre terroir. Les blancs et les rosés sont très marqués par des arômes flatteurs d’agrumes mûrs et des notes florales, bien typiques du Mourvèdre. L’assemblage du rosé étant de 30% de Mourvèdre et le reste de Grenache. Ils devraient beaucoup plaire. Les robes sont naturellement très claires, belle amplitude en bouche avec du gras. Un millésime bien typé Bandol, de vrais Vins blancs et rosés de gastronomie.

Les rouges sont à l’élevage. Le rouge 2011 est un très beau millésime, bonne extraction, beaucoup de matière, couleur très foncée, du volume en bouche, des tanins présents, de la persistance aromatique, c’est un vrai Bandol de garde, épicé comme on les aime (poivre, clou de girofle, noix de muscade). »

Bandol (Rouge)

Bandol (Rosé)

Bandol (Blanc sec)

Exceptionnel Bandol rouge cuvée Fontanéou 2009, marqué par son du Mourvèdre planté sur un solargilo-calcaire (rendements de 30 hl/ha, vignes de 35 ans), non filtré, de bouche puissante et dense, de couleur intense, racé, aux tanins riches et soyeux à la fois, aux connotations de cassis et de poivre, de belle garde. « Le rouge 2009 est un très très beau vin, poursuit Michel Bronzo, un vraiBandol. Il a fait beau temps et on obtient des Vins avec beaucoup de matière, de fruité, les Mourvèdres étaient bien mûrs. Les tanins sont assez soyeux, polis, pas du tout agressifs. L’élevage de 18 mois en foudres associé à l’effet terroir, apporte au vin des arômes de fruits rouges et des notes épicées. Un vin bien typé, déjà agréable à boire jeune, ce qui est le cas des derniers millésimes et 2009 en est une très belle illustration. Bien sûr, ce sont des Vins d’une belle aptitude au vieillissement et d’une grande complexité que l’on apprécie encore plus après quelques années de bouteilles. Blanc et Rosé 2010 sont des Vins délicieux, très aromatiques avec moins de degrés que l’an passé ce qui n’est pas plus mal, aux notes de fleurs, d’agrumes, des Vins bien équilibrés avec du gras, de jolies couleurs, des Vins bien marqués par le Mourvèdre, de délicieux rosés gastronomiques. Depuis 1998, nous avons eu des millésimes extraordinaires, peut-être avec une note en dessous pour le 2002, mais nous sommes très chanceux. En rouge, il reste un peu de 2005 et de 2006, un vin qui a bien évolué, dans la lignée du 2005, où l’on retrouve des arômes de fruitstrès mûrs, très flatteurs, avec des tanins denses et soyeux. »

Puissant 2008, de couleur grenat, complexe, avec des nuances de fruits rouges bien mûrs et une touche d’épices, un vin tannique et charnu, de garde.
Le 2007, est dense, au nez complexe où dominent la fraise des bois mûre et l’humus, un vin très bien élevé, de robe profonde, de bouche classique, un vin corsé et gras, aux tanins bien présents et fondus à la fois, un millésime riche.

Beau Bandol cuvée Estagnol 2009, intense en couleur comme en bouche, de couleur profonde, très persistant, un vin bien charnu, racé et concentré, très équilibré, riche et dense, tout en bouche (20€).
La Bastide Blanche Bandol rouge 2010 est classique, de robe pourpre, corsé, au nez complexe (cerise, épices…), riche et rond à la fois, bien ferme en bouche (15€). La Bastide Blanche rosé 2012 (11,50€), un vin remarquablement vinifié comme ce blanc 2011, ample, aux notes d’agrumes mûrs, un vin qui allie élégance et puissance en bouche, et se déguste sur une sole meunière (14,50€).

« Château de Castillon, précise Michel Bronzo, est un vignoble de 9 ha d’un seul tenant que nous avons racheté en 2010, il se situe à 50 m seulement de La Bastide Blanche. Le terroir de la Bastide Blanche est très complexe, ici, nous rencontrons des similitudes de terroir, toutefois, il est un peu plus graveleux, avec en sous-sol des argiles et du calcaire. Les très belles parcelles de vignesanciennes sont idéales pour les rosés et rouges. » Goûtez donc le Bandol Château de Castillon rouge 2010, et ce Château de Castillon rosé 2012, rond, parfumé et puissant, à découvrir sur des paupiettes de veau. Pas la moindre hésitation.

Michel et Louis Bronzo

367, route des Oratoires
83330 Sainte-Anne-du-Castellet
Tél. : 04 94 32 63 20
Fax : 04 94 32 74 34
Email : contact@bastide-blanche.fr
www.vinsdusiecle.com/bastideblancheVoir son classement dans le Guide des Vins
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* De Telmont, toujours au sommet

Je soutiens avec plaisir depuis longtemps cette maison familiale, dont la place enviée dans le Classement s’explique naturellement par une exemplaire régularité qualitative, à des prixqui devraient faire réfléchir quelques marques plus réputées. 

C’est l’une des dernières maisons authentiquement familiales en Champagne. Fondée en 1912 par Henry Lhopital, c’est aujourd’hui, Bertrand Lhopital, représentant la 4e génération, qui est l’actuel directeur avec sa soeur Pascale, et son beau-frère Philippe Parinet. Ils oeuvrent chaque jour pour que la Maison conserve sa place parmi les 20 plus grandes Maisons de Champagne. Le vignoble est constitué de 36 ha en propriétés réparties sur 8 crus. Au total, leur approvisionnement porte sur 146 ha de vignes sur 40 crus différents dont près de 20 % proviennent de villages classés Premiers et Grands crus.

« Il est indéniable que nous avons un « style Maison » qui caractérise nos Champagnes, me précise Bertrand Lhopital. Je privilégie le vin avant tout, j’aime les bulles mais je soigne d’abord l’élaboration de mes vins. L’effervescence apporte le rafraîchissement, du picotement mais doit aussi amener le goût du vin à s’exprimer. Dans chaque cuvée, je veille à ce qu’il y ait une effervescence la plus délicate possible, de très fines bulles qui accompagnent le vin. Une bulle doit être présente au début, s’effacer ensuite pour laisser arriver les premiers arômes et réapparaître à la fin associée à l’acidité, pour tirer en longueur la persistance des arômes. C’est une quête chaque année renouvelée, Dominique Jondreville, Chef de caves, et moi-même, essayons de produire des vinsqui nous ressemblent et dont nous sommes fiers.

Le tiré liège apporte vraiment beaucoup au Champagne, cette technique va se généraliser à notreBlanc De Blancs, nous avons suffisamment de recul maintenant pour véritablement apprécier le résultat qualitatif. Avec le tiré liège, nous obtenons des intensités aromatiques supérieures, un nezqui explose, une longueur et une complexité en bouche beaucoup plus importantes, des notes de mie de pain fraîche, une belle minéralité qui apparaît c’est vraiment dû au tiré liège. Grâce à ce système et, contrairement à ce que l’on pourrait croire, cela préserve beaucoup plus la fraîcheur et la jeunesse des Champagnes. Nous sommes très attachés à produire des cuvées de garde, et nous sommes une des rares maisons à proposer des Champagnes avec un vrai temps de garde, une véritable élaboration des vins par le vieillissement, ce qui est de plus en rare dans la région. Le dégustateur dans son verre a la chance ainsi d’avoir l’expression d’un vin abouti.

La nouvelle foudrerie a accueilli notre vendange 2011 : 7 foudres de 50 hl seront dédiés à la Cuvée Grand Couronnement. Chaque cuvée aura son propre chemin de vinification, sa propre personnalité, La Cuvée 3 Cépages va être vinifiée avec les vins issus de ces foudres.
Nous proposons en complément de notre accueil-dégustation, des ateliers autour du Champagne. Nous tenons à traiter chaque personne comme un hôte privilégié de la Maison J. de Telmont. C’est ouvert à tout le monde. »

Superbe Champagne cuvée O.R. 1735 Millésime 2001, au nez dominé par les fruits mûrs et les petits fruits secs, légèrement miellé, tout en finesse aromatique, d’une belle longueur en bouche, un Champagne qui associe charpente et distinction, d’une longue finale. « Cuvée or 2001, poursuit Bertrand; un millésime décrié, une année excessivement difficile, cela m’est apparu comme un challenge et cela prouve que lorsque l’on pousse la sélection à l’extrême on obtient des résultats très satisfaisants. Nous n’en produirons que 3000 bouteilles, ce qui est très peu, mais nous avons réussi à extraire la « substantifique moelle ». C’est une fierté pour la maison de Telmont, le 2001 est tout enfinesse, en fraîcheur, avec une certaine personnalité évidemment, que je trouve assez pertinente, pour ma part.
Le 2002 est aujourd’hui à la vente. Le 2001 était 100% fûts c’était le choix que nous avions fait alors que le 2002 a bénéficié d’un élevage de 40% en fûts, on revient à notre vinification traditionnelle, on retrouve un peu moins de boisé. O.R. 2002 présente une belle fraîcheur et une belle maturité, un vin gourmand un peu moins évolué. »

Formidable cuvée O.R. 1735 Millésime 2000, tout en bouche, où l’on retrouve des nuances de fruitsjaunes, de brioche, avec des notes boisées délicatement fondues. Un Champagne racé, d’une grande complexité, de mousse aérienne et veloutée, caractérisée par la finesse et la fraîcheur. « J’aime beaucoup la finesse et l’élégance de ce Champagne notre Cuvée O.R. 2000, nous dit Bertrand Lhopital, avec une note saline très légère et subtile qui me charme beaucoup. L’élevage en fûts apporte de la maturité, l’élevage sur lies et le liège lui donnent un registre d’arômes. LeChardonnay reste un cépage qui apporte plutôt des arômes floraux et minéraux avec des notes beurrées, briochées (médaille d’argent au IWSC). La Cuvée O.R. est présentée dans une bouteille au col long et fin dessinée par André Lhopital, une création originale et exclusive d’inspiration des anciennes bouteilles  »soufflée-bouche ». Bouchage à la ficelle et scellée par un cachet de cire pour raison de sécurité mais aussi pour perpétuer une tradition vieille de 300 ans. Le nom O.R. rend hommage à l’ »Ordonnance Royale » établie en 1735, sous Louis XV, régissant le mode de fermeture des vins effervescents de l’époque. »

À la suite, ce Champagne cuvée Grand Couronnement brut Millésime 2002, issu exclusivement duChardonnay sélectionné dans les meilleurs crus et lieux-dits de la fameuse Côte des blancs (Avize et Chouilly), un grand vin au nez subtil et persistant, avec des nuances de noisette, de poire et de pain grillé, tout en bouche persistante, une cuvée ample, suave, tout en harmonie, qui réunit élégance et charpente, finesse et densité, d’une grande finale aromatique. « Couronnement 2002 un des plus beaux millésimes de la décennie 2000, poursuit-il. Un Champagne tout en fraîcheur avec la grande expression des Chardonnays de Avize et Chouilly qui s’expriment particulièrement bien. Il y a une dominante de raisins provenant des vignes de Avize c’est signe d’une grande année ! Les chardonnays qui sont plantés sur le terroir d’Avize apportent une grande fraîcheur et de notes d’agrumes, de citrons très caractéristiques, c’est mon terroir fétiche, je trouve qu’il apporte beaucoup d’élégance dans cette Cuvée Grand Couronnement. C’est une histoire affective, familiale, mon grand-père a eu l’idée de planter du Chardonnay sur ce terroir alors qu’avant tout était planté enPinot Meunier. C’est un vin qui a dix ans de cave ce qui est tout à fait exceptionnel en Champagne, ce Champagne présente une très belle tenue, et fraîcheur gustative, mais aussi des notes évoluées de fruits mûrs, de caramel un grand Champagne tout en finesse. »

Il y a encore la très belle cuvée Consécration brut 2000, pur Chardonnay, issue d’un vieillissement de plusieurs années en cave, une savoureuse cuvée, aux arômes d’amande, de pomme et de miel, tout en bouche, de belle couleur jaune ambré, très réussie, alliant rondeur et vivacité, persistante. Du caractère et de la fraîcheur, pour cette cuvée Grande Réserve brut 2002, au fruité bien caractéristique (pêche de vigne, noix fraîches), très persistante au nez comme en bouche, unChampagne très élégant, le fer de lance de la Maison qui est couronné de médailles de toutes parts.

Le Blanc De Blancs brut 2006, alliant subtilité et complexité, intense au nez, tout en arômes où dominent les fleurs (lis, genêt) et les fruits jaunes mûrs, de bouche très élégante. Un Champagnecaractérisé par du Chardonnay mûr, très gourmand axé sur le fruit avec une belle finale, une belle rondeur, ce qui en fait un excellent vin d’apéritif, avec des notes de fruits (pêche blanche, abricot) qui traduisent la très belle maturité des raisins.
Le 2005 est un Champagne minéral et dense, une cuvée puissante, très parfumée (agrumes, amande…), de bouche riche. « En Blanc De Blancs, précise Bertrand, nous terminons les 2005 et passons au 2006, un petit changement mais dans la continuité. Le 2005 était mon coup de coeur, un peu atypique mais très charmeur, un Champagne complexe, rond avec de la longueur en bouche, la vendange était très mûre. Le 2006 offre plus de fraîcheur, des notes d’agrumes, beaucoup de minéralité, ce qui devrait beaucoup plaire, un vin bien typé Chardonnay, un Champagne plus classique. » Le 2004, puissant et fin à la fois, est très équilibré en bouche, avec des notes florales persistantes puis des nuances de coing et d’amande fraîche, ample et charmeur, une cuvée tout en fraîcheur aromatique, alliant saveur et distinction.
Remarquable Champagne Grand Vintage brut 2004, puissant et distingué, de robe dorée, avec ces nuances envoûtantes d’anis, de notes beurrées et briochées, d’amande et de pain grillé parfait au cours du repas. « Très beau Champagne plus subtil et mieux équilibré que le 2003, poursuit Bertrand Lhopital, qui était lui, tout en puissance et en vinosité. Le 2004 offre de la vinosité mais aussi et surtout, une belle fraîcheur, un bon équilibre acidité. À partir de 2011, le Vintage sera vinifié en totalité en foudres. » Il y a encore ce Grand rosé brutChardonnay majoritaire, élaboré à partir d’une sélection minutieuse de 15% Pinot Noir, de robe rose saumonée avec des reflets cuivrés, aux connotations de fruits frais (cassis, myrtille) et de pain brioché, de bouche intense avec une finale fraîche. Goûtez le Coteaux Champenois cuvée Insolite 2005, pur Chardonnayfermentation en fûts de chêne dont 1/3 neufs, élevage en fûts avec bâtonnage une fois par semaine durant 14 mois, derobe séduisante, tout en arômes (fruits secs, citron), de bouche élégante, dense au nez comme au palais. Exceptionnel rapport qualité-prix-typicité est, lui aussi, exceptionnel. Pas la moindre hésitation.

Bertrand et Serge Lhopital

* L’exemplaire Sancerre du Domaine de Sarry

À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Un domaine constitué d’une vingtaine d’hectares. repris par le sympathique Nicolas Brock à la suite de son père, Michel, qui a créé presque entièrement le domaine dans les années 1960, en replantant notamment un ancien domaine viticole inexploité depuis le Moyen Âge. Le domaine (11 ha d’un seul tenant), perché sur la Montagne Noire (l’un des points culminants de la région, 353 m d’altitude), est constitué de marnes argilo-calcairesdu kimméridgien, les « terres blanches ». Puis le coteau et la côte de la Roche forment une dizaine d’hectares de caillottes. Aucun herbicide, ni insecticide n’est employé. Les sols sont travaillés mécaniquement. L’enherbement existant est naturel et varié (diversité). Le retour à des pratiques agraires ancestrales contribue à favoriser la vie des sols (cycles) à travers le respect des équilibres naturels de la flore et de la faune.

Excitez donc vos papilles avec son Sancerre Les Mille Sens blanc 2012, d’une grande finesse, aunez complexe et puissant, bien équilibré, de bouche très harmonieuse, avec des nuances délicates de pêche blanche et de narcisse, très classique. Beau 2011, tout en subtilité, avec cette touche épicée persistante, un vin ample et suave, tout en nuances d’arômes (pivoine, abricot frais). « L’année 2011 nous avait offert une vendange exceptionnelle, me dit Nicolas Brock. Avec quinze jours d’avance sur le cycle végétatif habituel, nous avons connu jusqu’au 15 juillet une situation de sécheresse qui a occasionné un stress hydrique et qui a réduit la vigueur de la vigne. De telles conditions si elles s’étaient prolongées auraient compromis la récolte ainsi que la croissance desjeunes pieds qui ont nécessité plusieurs arrosages. Fin juillet des pluies salvatrices ont permis à la vigne de combler ses carences alimentaires. Le mois d’août pendant lequel nous aurions pu vendanger (100 jours après la fleur) nous a offert des précipitations fréquentes mais de faibleampleur qui ont pu pénétrer la terre asséchée et permettre à la vigne de  » s’alimenter  » correctement. Tandis que les températures ne rentraient pas dans l’excès, fin août, la vigne nous a gratifié de magnifiques grappes à maturité optimum. Nous avons commencé les vendanges le 5 septembre et pendant 15 jours, un temps sec nous a permis de récolter un raisin dans un état sanitaire exemplaire (exempt de pourriture).
Les Vins sont structurés et aptes au vieillissement, tout en présentant un fruité remarquable. C’est une année exceptionnelle qui demandait toutefois pour une bonne réussite, une bonne compréhension des terroirs, de la plante, et des phénomènes de concurrence hydrique et azotée (avec l’enherbement naturel), associée à une disponibilité sans faille du vigneron pour aider une vigne parfois en souffrance, par le travail du sol, et une nutrition foliaire d’appoint. Le climatautomnal (l’été indien ?) est également une récompense pour la vigne comme pour le vigneron qui tous deux doivent constituer des réserves énergétiques pour affronter l’hiver dans les meilleurs conditions. »
Le Sancerre Domaine de Sarry rouge 2012, vignes âgées de 40 ans et élevage durant une année en fûts de chêne, bien marqué par son Pinot Noir, de robe brillante, est remarquable, charnu, puissant et complexe, de bonne garde, épicé, un vin qui emplit bien la bouche. Si vous en trouvez, foncez sur ce Sancerre Montagne Noire 2005, un grand vin minéral, où s’entremêlent des notes d’amande, de fruits mûrs et de bruyère, harmonieux en bouche, de belle couleur jaune ambré, tout en finesse aromatique (fleurs fraîches, tilleul…), complexe au nez comme en bouche, avec des nuances de musc en finale, de remarquable évolution. Pas la moindre hésitation.

Nicolas Brock

Le Briou de Veaugues
18300 Sancerre
Tél. : 02 48 79 07 92
Fax : 02 48 79 05 28
Email : info@sarry.org
www.sarry.orgVoir son classement dans le Guide des Vins
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- Mon grand coup de cœur pour le Clos de l’Epinay

À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Belle propriété du xviiie siècle pour la partie la plus ancienne. Le Domaine est un Clos avec des vignes, un verger, un jardin et des arbres centenaires. 

« Notre chai semi-enterré est enfin terminé, me dit Marie-Claire Dumange, la nouvelle cuverie tout en Inox avec drapeaux pour la thermorégulation est en place pour les prochaines vendanges, tout à côté de nos vignes. Notre fille Pauline, qui souhaite reprendre le domaine, suit une formation en alternance à Vayres en Gironde. »
« Que dire de plus sur ce millésime 2012, me raconte Marie-Claire Dumange, sinon qu’il a été très difficile en Loire comme un peu partout pour beaucoup de vignerons, en raison des conditions climatiques peu favorables. Une floraison difficile, donc obligatoirement une répercussion sur les quantités. Nous sommes seulement à 2/3 de la récolte. Il faut prendre ce que donne la nature. C’est vrai que c’est bon, on a fait des choses très agréables, mais c’est quand même vraiment une petite récolte. Concernant notre 2011, nous avons eu une médaille de Bronze pour notre cuvée Marcus 2011, au 11e Challenge To the Best French Wine For the USA à Miami. C’était notre première participation, et je suis très contente de cette médaille, il y a eu seulement deux Vouvray médaillés, dont nous ! Je pense que ce millésime devrait être bien accueilli auprès de notre clientèle. Chez nous, le Chenin est un cépage très qualitatif mais qui a besoin de temps pour vraiment révéler tous ses arômes, et il est souvent un peu trop tôt. Cet été, j’ai ressorti un demi sec 1995, et tout le monde se l’est arraché, il avait encore une fraîcheur incroyable ! Nous ne faisons pas des Vins primeurs, il faut leur laisser du temps. Les 2011 se présentent bien, ce sont des Vins très agréables mais il est encore tôt. Il reste encore un peu de 2009 pour les amateurs. »
Vous allez aimer comme moi ce Vouvray cuvée Marcus 2011, médailles de Bronze au Challenge International du Vin de Blaye 2013 et au Challenge To the Best French Wines for the USA, finementmoelleux, de bouche ronde à dominante de pêche et d’amande, harmonieux, puissant et persistant, d’une jolie fraîcheur en finale mais tout en suavité. Excellent Vouvray demi-sec 2011, classique, avec un nez intense et frais, où dominent les fruits mûrs, les fleurs et le pain brioché (7,65€). Superbe demi-sec 2009, médaille d’Argent au concours des Journées Gastronomiques deRomorantin 2010, tout en subtilité d’arômes (fruits cuits, aubépine), d’une douce onctuosité, tout enfinesse (un vrai cadeau pour 5,25€ les 50 cl). Superbe Vouvray moelleux 2009, médaille d’Or au concours des Journées Gastronomiques de Romorantin 2010, mêlant richesse aromatique et persistance en bouche, un vin qui dégage de subtils arômes d’amande et de tilleul, tout en harmonie (10,70€). Le Vouvray sec 2010 sent bon son Chenin, un vin marqué par son terroir, complexe, aunez intense et floralfrais et puissant à la fois en bouche, d’une très bonne persistance aromatique, à un prix lui aussi défiant toute concurrence (7,20€). Beau Vouvray doux 2009, d’une belle couleurdorée, élégant, avec des nuances de miel d’acacia, d’orange mûre et de fleurs blanches, est gras et typé (16,60€ en 50 cl, il les vaut).
Excellent Vouvray cuvée Le Clos de L’Épinay brut Millésime 2006, médaille d’Or au concours desvignerons Indépendants 2012, de belle couleur jaune ambré, qui sent la pomme mûre et les noisettes, harmonieux et savoureux, de belle structure, tout en finesse d’arômes en bouche, très bien dosé (11,30€). Le Vouvray Tête de Cuvée brut, médaille d’Argent au concours des grands VinsMâcon, est de belle robe, aux parfums de fruits et de noix fraîche, dense, de belle mousse légère (8,85€) comme le Vouvray brut Classique, tout en harmonie, avec ces notes de fruits frais et d’acacia, un vin vraiment séduisant, très frais avec une finale tout en souplesse (7,95€). Il y a aussi cette Tête de cuvée Extra Dry 2009, médaille de Bronze à Mâcon 2013, particulièrement séduisant, de très belle teinte, avec ce nez dominé par les fruits secs et la rose, ample, un vin d’une belle persistance aromatique en bouche, parfait à l’apéritif ou sur des sushis. Exceptionnel rapport qualité-prix-typicité. Pas la moindre hésitation.

Luc et Marie-Claire Dumange

* Des Bordeaux particulièrement Supérieurs…

En bouclant MILLESIMES, je commence à déguster les millésimes 2012 et 2011 des premiers échantillons qui me parviennent pour le prochain GUIDE. Le Classement va donc s’étoffer. Pour l’instant, voici les valeurs sûres.

Les Classements du site sont réactualisés en permanence dans l’année en fonction des dernières dégustations (derniers ou anciens millésimes, coups de cœur, déceptions…) et peuvent donc être différents de ceux du Guide « papier », qui ne peut être remis à jour avant la prochaine édition
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PREMIERS GRANDS VINS CLASSES

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
BÉCHEREAU
BOSSUET
BRAN DE COMPOSTELLE
CRAIN
FILLON
HAUT-CRUZEAU
LAGRANGE LES TOURS
PANCHILLE
PARENCHÈRE
THURON

BELLEVUE-FAVEREAU
FONTBONNE
PASCAUD
PIERRAIL
PIOTE

ARRAS
BRANDILLE
LAMOTHE VINCENT
LAVERGNE DULONG
VRAI CAILLOU

HAUT-BRANA
CHANTEMERLE
FRACHET
(REIGNAC)

CATEGORIE B
Priorité à l’élégance
BOUTILLON
CORNEMPS
MASSON/GASSIES-GAUTEY (BX)
GRAND FRANÇAIS
LAUBERTRIE (BX)
LAUDUC
PENIN
SIRON

BELLE GARDE
BERNADON (BX)
COLLINES
ENTRE-DEUX-MONDES
AUX-GRAVES -DE-LA-LAURENCE
LAJARRE
MALEDAN (BX)

BASTIAN
CROIX DE QUEYNAC
GAYON
LARTIGUE-CÈDRES
MAISON NOBLE
TUILERIE du PUY

BEAU RIVAGE
ELIXIR de GRAVAILLAC
FONT-VIDAL (BX)
LUANA
PERAYNE
DUCLA

 

SUITE DU CLASSEMENT

- Le Top vignerons : des Prix d’Honneur aux Lauréats…

On ne peut aimer un vin qu’en appréciant celui qui le fait. Derrière une étiquette, il y a un viticulteur (ou une viticultrice) et c’est fondamental de ne pas les dissocier. Je sais tout-de-suite, lors de mes déplacements à travers les vignobles (et je passe l’année à faire cela) si un propriétaire est réellement passionné par son vin, ou non. Cela se “sent”.

Les Prix d’Honneur Les références de leur appellation, que je connais généralement depuis quelque 10 à 30 ans (eux et/ou ceux qui les ont précédé, en ce qui concerne les marques et certains crus), certains ont été retenus depuis le 1er Guide (ou patiquement), ce qui -en soi- mérite un véritable “coup de chapeau”, tant il est difficile de se maintenir au plus haut niveau, chacun dans sa gamme, naturellement. Pour preuves, des milliers d’autres ont été éliminés… Eux, associent le talent et la passion, sans se faire avoir par les modes… tout ce que l’on aime. Pas mal sont des amis, comme ceux d’autres catégories, d’ailleurs. 

Les Prix d’Excellence 

D’autres grandes valeurs sûres, dans toute la gamme, dans le Guide depuis très longtemps ou qui sont de grands coups de cœur de ces dernières années. Ils sont également garants d’une régularité qualitative exemplaire et d’un attachement réel au terroir. Du grand art encore, chacun possédant son originalité. Pour certains, s’ils confirment cette excellence, dans 3 ou 4 ans, ils atteindront le Prix d’Honneur.

 

Les Satisfecits 

Les grandes satisfactions de ces dernières années, ceux dont les vins m’ont particulièrement séduits cette année, qui se distinguent et dont le talent se confirme. Ils peuvent prétendre au Prix d’Excellence.

 

Les Lauréats

Les coups de cœurs de l’année. Ils élèvent des vins typés, qui atteignent bien souvent le haut de leurs Classements respectifs. Du solide, qui peuvent (et doivent, logiquement) monter en Satisfecits.

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Défendre une éthique, sinon rien